‘dionale. E'!e n’a rien de fort remarquable, que le titrede comté, qu’elle porte. * Délices de Portugal, p. 81 r.
LOUNI, ville d’Asie, dans'Fíndoustan, près deDehii.*fíijl. de Tìmur-Bec , 1 . 4 , c. 17. ,
LOVOLOÏRENSE - CASTRUM. S. Grégoire âèTours, Iíijl. Franc. 1 . 3 , c. 13 , dit : Lovolautrum au-tan. cajlrum hojles expugnant, Froculumquepresbytérien !,qui quondam fanclo Quintiano injuriant intulerqt ad al-tarìum ecclefice mïserabìlìter ìnterficlunt. II dit ailleurs :tune & Proculus ille presbyter inruptis Lovolautrenjîscajîri mûris , ab ingredientibus hojlibus ante ipsum ecclt-jitz altare gladiorum icíibus in frufia discerptus ejl. C’estune répétition de la même histoire dans le premier pas-sage ; au lieu de Lovolautrum , un manuscrit porte No-volotrum , dont la situation est incertaine, au sentimentde D. Thierri Ruinart, éditeur de Grégoire de Tours.De Valois, Notit. Gall. croît que c’est le Heu nomméVolorre, auprès de Thiern, bourg d’Auvergne. Gré-goire de Tours parle de ce château comme d’upe placequi ávoit été imprenable jusques-là , & que Dieu sem-bla n’avoir livrée aux ennemis que pour le châtiment duprêtre Proculus, qui s’y étoit réfugié.
LOUP, (le) petite riviere de France, en Provence.
LOUPADI, riviere d’Aíîe, dans la Natolie, où ellea fa source au mont Olympe. Elle traverse, de l'orientà Foccident, le lac de Loupadie : en sortant de ce lac,elle mouille la ville de même nom ; &, prenant soncours vers le nord, ën serpentant, elle se joint à la r *viere de i’Artachi, & vase perdre dans la mer de Alar-mera, près de Palonne.'C’est le Rhyndacus des áa-ciens.
LOUPE, (la) bourg de Trance, dans la Beaucë;diocèse St élection de Chartres.
LOUPELANDE, bourg de France, dans le Mairie.
LOUPIAC , bourg de France, en Guienne, dansl’Armagnac, à la source de la Gélise.
LOUPIAN, bourgade de France, au bas Languedoc,au diocèse d’Agde, sur Fétang de Thau. Les auteursde la France eri font une ville. * Robert de Vaugondy,Atlas.
LOURDE, ville de France, en Gascogne , fur légave de Pau, dans le Lavedan; dont elle est la villeunique Ôt le chef-lieu, à quatre lieues deBagnieres, Lechâteau est fur un rocher. On en attribue la structureaux Romains, auffi-bien que celle d’une partie des murâde la ville. Sa situation est assez importante, puisqu’elieferme l’entrée de la vallée du côté de. la Gascogne. Elleà eu autrefois ses seigneurs particuliers ; & ayant étéensuite possédée par les comtes de Bigorre , elle vintavec ce comté aux maisons de Foix 6c d’Albert. * Pi-ganiol de la Force, Descr. de la France, t. 4, p. 585.Longuerue , Descr. de la France, p. 205.
Scaliger avoir cru que Lourde étoit Fancienne La-purdum ; mais ne fait, à ne pas en .douter, que c’estBayònne.
LOURE. Voyez Lure.
1. LOUROUX, (le) bourg de France', en Tou-raine, élection de Loches.
a. LOUROUX, (le) bourg de France , dans F An-jou, élection d’Angers. Voyez LOROUX.
LOUROUX DE ROUBLES, village de France,dans le Bourbonnois, élection de Gannat. Son surnomvient de la petite riviere de Roubles, sur laquelle il estsitué. II y a beaucoup de bois de haute-futaie, qui ap-partiennent au v roi ; ce bois sert â une verrerie où Fonne sait que du verre commun.
LOUS. Voyez Aìas 2.
t. LOUTH , petite ville d’írlande, dans la provincede Leinster, dans le comté auquel elle donne son nom.Elle est située à sept milles au lud-ouest de Dundaik ,& à six milles au nord d’Atherdée. Elle a droit de te-nir marché public, 6c donne le titre de baron à la fa-mille Catholique de Plunket. *Etat présent de Vlrlande,p. 66-
2. LOUTH , canton d’Irlande, avec titre de comté,dans la province de Leinster. II étoit anciennement ap-pellé LtJVA 6c Luda , en irlandois hui. II a le canalde S. George à l’est ; Monaghan à l’ouest ; Armagh 6cla baie de Carlingford, qui le sépare de Down, au nord;& Eastméath dont la Boyne le sépare , au sud-est. 11 n’aque vingt-cinq milles de long, 6c treize de large. C’est
Jg._ j
UN pays rempli de pâturages, 6c assez fertile. On le diviften quatre baronnies qui sont:
Dundaik,Louth,
Âtherdée ,Ferrand.
Ì1 y â dans cette petite étendue cinq villes, savoir :
Carlingford, Louth,
Dundaik, Atherdée,
6c Droghéda ouìsrédach.
3. LOUTH, bourg d’Angleterre, dans la provincede Lincoln. On y tient marché public, selon f Etat pft"sent de la Gr. Bretagne, t. 1,
LOUVAIN, vihe des Pays-bas, dans le Brabant, onelle est la capitaled’un duché, dont nous parlerons dansla fuite ; 6c elle est encore iapremiere à l’assemblée de*états de Brabant. Louváìn est située fur la Dyle, à qua-tre lieues de Bruxelles & de Malines, & à trois de T‘hlemont. Sosl ancien nom latin est Lovonum ou Lov°~nium, changé depuis en Lovanium, & en flamand L®'VEN. II n’en est fait aucune mention avant le régne despetíts-fils de Louis le Débonnaire. L’auteur des Annalesde Metz marque un lieu nommé Lovon , dans I eroyaume de Lothaire , à Farinée 886 : Locum LovoNin regno Lotharìi. Les Annales de Fulde disent que lesNormands fe fortifièrent dans ce lieu là, l’an 89Í : Aser-niani p r ope suvìum Dila , loco qui dicïtur LovonruttrU »II y avoit un château nommé Loven , où s’arrêta lacourse de ces Normands. Ils avoient ravagé la plus <grande partie du pays, 6c vinrent camper fur la Dyle»dans la plaine de Louvain. Ils se retranchèrent auprèsdu château, ôc bâtirent des cabanes pour mettre leucbutin à couvert. Juste-Lipse croît que ce sut-là le com-mencement de la ville de Louvain. Ce ne sut d’abordqu’un château, auquel se joignit un bourg que le ducGodefroi fit entourer de murailles, en 1152, selon Fabbéde Longuerue, on , eri 116s, selon l’auteur du GrandThéâtre profane de Brabant. Cette ville s’aggrandit &fe rendit célébré par se commerce 6c ses manufactures.Le nombre des habitans, qui venoient de tous côtés pour5 y établir, obligea d’en étendre considérablement Fen-ceinte, Fan 1356; 6c cet ouvrage fut achevé fous Ven-ceílas, duc de Luxembourg, 6c fous la duchesse Jeanne,fa femme. Ce commerce cessa, Fan 1382. Les tisserands6c autres gens de métier se révoltèrent contre Vericestas»duc de Brabant, 6c jetterent cruellement par les fenêtresde Fhôtel de ville dix-sept, tant échevins que conseil"lers. Ils prirent ensuite ses armes contre leur prince, 6 edesolerent le Brabant ; étant enfin assiégés, ils implo-rèrent fa clémence, 6c obtinrent leur pardon à l’ins-tance d’Arnould de Home, quarante-neuviéme évêquede Liège. Les plus coupables furent néanmoins punis ; &ses tisserands, auteurs de cette révolte, exilés. Ils se reti-rerent, pour la plupart, en Angleterre, où ils furent reçu 5a bras ouverts. Jean IV, duc de Brabant, pour rétablircette ville, presque dépeuplée 6c fans commerce,y fonda*lan 1426, du consentement du pape Martin V, l’univér-ité, qui y est devenue depuis si célébré. Louvain estmaintenant du diocèse de Malines pour le spirituel; maisav ? ns Réfection de cet archevêché , la moitié de Lou-v ain étoit fous l’évêché de Liège, 6c l’autre fous celuide Cainbray. II y a huit portes, la vieille, 6c la nouvelleporte de Bruxelles ; cette derniere étoit autrefois nom-mée la porte.de Vìlvorde; celle de Malines, celle d’Ars-chot, autrement dite la porte de seau y celle de Diest »celle de Tirlemont ; celle du Parc 6c celle de Heverlé.
, Les bâtimens publics font magnifiques. La maison deville est d’une architecture fort chargée d’ornemens. Lapremiere pierre fut mise en 1440, 6c le bâtiment ne futachevé que ‘tìix ans après. On Fa fort embellie en-dedans,depuis 1710.
Les églises font fort bellés. La principale est la collé-giale de S. Pierre, qui est une des plus magnifiques dupays. Un gros vent en emporta la tour, en 1606; ce-toit un chef-d’œuvre; elle avoit 533 pieds de haut,
6c étoit accompagnée de deux belles tours latérales, q u ?en avoient chacune 430. Lambert, duc de Brabant. 9 U *fit bâtir Fégliíe, vers l’an 1045, y fonda dix-huit preb endes, qui ont pour dignités un prévôt, un doyen, 6C un