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Tome troisième. G - L.
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LYC

le Géographe, qui ájoûte que Ménélasls la nomme Ly-catha. Pausanias, /. 8, c. 30, fait mention d’une campagned’Arcadie, qu’il nomme Lycizates ager , le champ Ly-céate , à l’occasion de l’Hélisson, rivière qui l’arrofe.

2. LYC ALÂ , lieu dont parle Orphée dans ses Argo-nautes, où il dit qu’il y avoit une maison Consacrée àCérès. Ortélius juge que ce lieu devoit être vers l’océanAtlantique.

LYCAEATES AGER. Voyez Lyc.ea i.

1. LYŒUM, lieu, ou ville de la Thessalie, selonOrtélius.

2. LYCEiUM , lieu de Rome, que nous appellerionsLyc^EUM , dit Denys d’Halicarnasse. Voyez Lupercal.

1. LYCiEUS MONS , montagne de Péloponnèfe ,dans l’Arcadie. Horace, /. 1 , ode 17 , dit:

Velox amcenum sœpè Lucretilem >

Mutât Lycceo Faunus.

Virgile, Géorgie. L 1, v. 16, dit :

Jpse nemus lïnquens p atrium saltusque Lyctei $

Pan ovìum cusos.

& Georg. 1 . 3 , v. 2 :

Vos Sylva amnesque Lyçœì.

Pausanias, qui parle fort au long de cette montagne,/. 8, c. 39 , dit qu’on la nommoit aussi Olympe , &. mon-tagne sacrée , Sc sommet d'Arcadie. Une tradition veutque Jupiter y ait été élevé. II y a dans le Lycée unchamp nommé Cretea , à la gauche du bois consacré àApollon surnommé Parrhasen. Les Arcadiens préten-dent que c’est-là que Jupiter a été élevé, 8t non pasdans l’iíle de Crète. Ils nomment trois nymphes qui eneurent soin , savoir, Thisoa , Neda , 8t Hagno. La pre-mière, dit cet auteur, donna son nom à une ville, autre-, fois fort peuplée aux frontières des Parrhasiens, quoiquece ne soit plus à présent qu’un village, qui fait partie duterritoire de Mégalopolis. La seconde donna son nom àune riviere, qui a sa source dans la montagne , & latroisième à une fontaine qui coule dans le mont Lycée.Pausanias s’étend eníuite fur les vertus de cette fontaine ;parle du temple de Pan & des autres merveilles de lamontagne, entr’autres , d’une plaine consacrée à JupiterLycéen, &qui est inaccessible aux hommes. Si quelqu’unau mépris de la défense, franchit le pas , il meurt dansí’année. II rapporte un autre prodige, c’est que les ani-maux , tant hommes que bêtes, qui y entrent par ha-zard , ne font plus d’ombre avec leur corps : un cjiasseur,qui y poursuit son gibier, ne l’y prend point ; 8c quand ilen est sorti, il volt que son corps ne jette plus d’ombreautour de lui. Au sommet de la montagne est une éléva-tion de terre, d’où l’on peut voir tout le Péloponnèfe,8c sur laquelle est un autel. Devant cet autel, sont deuxpiliers surmontés par des aigles dorées. Le temple d’A-pollon Parrhasien est à l’orient. Le champ de Thisoa estau nord.

2. LYCjEUS, lieu de Gréce, dans l’Attique* Stra-bon , l. 9 , p. 400, dit que c’est d’où sortoit l’ilissus. Celieu ne doit pas être différent de la promenade où lesdisciples d’Aristote disputotent : Qui erant cum Anf 0 ule^dit Cicéron , Acad. Quais. 1 . 1 , c. 4. Peripaùtici dielisunt quia disputabant inambulantes in Lycceo. DiogeneLaërce, au commencement de la Vie d’Aristote , dit qu’ilprit pour lui la promenade du Lycée, iKmS u , CTÉelW-rcy,TÒy ly Aviceíai. Harpocration dit : a? t£i/ ^«.p 5 AôwaJoit3 viavotmóvidTÍ \vy.Hev ; le Lycee est un des collèges d’A-thènes.

3. LYC^EU S CAMPUS, campagne d’Asie, aux en-virons d’Héraclée , ville du Pont, selon Memnon citépar Ortélius, Tlietfaur.

LYCAMBETUS. Voyez Lycabethus.

LYCANDUM. Voyez LaparA.

LYCAONIE, (la} province de l’Afie mineure, en-tre la Pamphilie , la .Cappadoce, la Pisidie , & l a Phry-gie , selon Cellar. Geogr. ant. 1. 3 , c. 4. Ptolomée faitmention des peuples Lycaones , qu’il place dans la Phry-gie. Mais ces peuples ne diffèrent nullement de ceux qui

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ihabitoient la Lycaonie , proprement dite, dont il donneailleurs le nombre des villes.

II y en a qui tirent le nom de cette province, du fleuveLycus. Mais duquel fleuve entendent-ils parler, puisqu’i?y a plusieurs fleuves de ce nom ? Seroit-ce <Tîin fleuve déCappadoce ? Seroit - ce d’un fleuve de Phrygie ? car lesautres font trop éloignés'. Mais dans un de ces deux ças ,il seroit toujours vrai de dire que ni l’un ni l’autre deces fleuves n’a aucun rapport avec la Lycaonie propre.D’autres ( a ) vont chercher l’origine de ce nom dansl’Arcadie , où le nom de Lycaon étoit célébré. Rien deplus incertain que cette origine, pour ne pas dire, riende plus fabuleux, à moins que l’on ne convienne que ( b )les habitans de la Lycaonie descendoient des peuples Ly-caones , qui habitoient fur les bords du fleuve Lycus, dansla Phrygie, du côté qu’elle confine à la Lycie. *( s )Eus-tathius ad PeriegeS. vers. 8^7. ( b ) Guill. Hilla , Com.in Períeges. p. 300.

La Lycaonie ( a ) voisine du Taurus, quoiqu’en partiesituée dans cette montagne , lut réputée appáhenir àl’Asie , au-dedans du Taurus {Asa intrà Taurum.) LesRomains la regardèrent comme telle, du teins de la guerrecontre Antiochus. Ils avoient ôté à ce prince les terresqui étoient en-dedans du Taurus. Le traité de paix por- .toit ( b ) : Excedito urbibus , a gris , vicis , casellis , cisTaunun montem usque ad Halyn amnem, & à yalltTauri usque ad juga , quà in Lycaoniam vergit. Maisquoique ces termes semblent exclure la Lycaonie , lasuite fait voir qu’ils ne doivent pas être pris dans cesens; car lorsque les Romains donnerentau roiEumenèsla Lycaonie qu’ils avoient ôtée à Antiochus : Adjecerunt ,dit Tite-Live , c. 39 , in AJìâ Phrygiam utramque .. .& Myjîam quam P rusas rex adtmerat , ei resituerunt ,& Lycaoniam &Mylada & Lydiam. Eustathe, adPerie-ges. Vers. 620, confirme la chose par ces paroles : A fiaquee intrà Taurum ejl compleclitur Lydos , C ares , Lyc-ao-nesy &c. *( a ) Cellar. Geogr. ant. L 3 , c. 4. ( b ) Tit. Liv .1. 38 , c. 38.

Cette province étoit divisée en certaines parties, dontPline , /. 5 , c. 27, en appelle une tetrarchia ex Lycaoniâ, quâ parte Galatiœ contermina ejl , & il ditqn’elle avoit quatorze villes. Strabon veut que l’Ifauriquefit une partie de la Lycaonie ; &£ Ptolomée, au contraire,comprend une partie de la Lycaonie dans la Pamphilie.Voici les villes que ce dernier place dans la Lycaonie;

Adopissus , Paralais ,

Canna, Corna,

Iconium, Casbia ,

Baratha.

La Notice de l’empereur Léon le Sage, & relie deHiéroclès, s’accordent pas fur le nombre des villes qui.étoient épiscopales dans la province tie Lycaonie. Voicicelles qu’ils donnent l’un 8c l’autre:

Léon le Sage.

Hiéroclès.

Iconii,

Iconium metropolis

Lystrorum,

Lystra,

5 Anafadte,

Mysthea,

Amdadorum,

Amblada ,

Larandorum,

V asada,

Beretes,

. Umanada ,

Derbes,

Listra,

Hydes,

Luranda,

Sabatrorum,

Derbae,

Cani,

Baratte,

Berinopolis,

Hyde,

Galbanorum, ou Eu-

Isauropolis/

docialis,

v^orna,

Helistrorum,

Sabatra,

Pterna ,

Pertorum.

Carna,

Glauama,

Rignum.

Cette province eut l’avantage d’avoir S. Paul 8c saintBarnabé pour apptres. II est marqué dans les Actes,c. 14, v. 16, que ces deux apôtres, consugerunt ad ci -