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Tome quatrième. M - P.
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ttiîdie. La notice épiscopale d’Afrique met PudentîUs Ma-daurenfis entre les évêques dé Numidie. Apulée qui ditdans un passage, Metamorph. L n.ôc de Platon. Phil. L

qu’il écoit né à Madaure , dit dans un autre , in apolog.qu’il étoit demi Numide & demi Gétule, parce que, dit-il,fa patrie étoit située aux confins de la Numidie & de laGétulie. Cependant le Madurus de Piolomée étoit bienloin de la Gétulie & des Gétules , à moins qu’on n’en-tende les Gétules dont les ancêtres dépendoient de Jubaroi de Numidie ,6c qui ayant reçu quelques bienfaits deCaius Marins , quittèrent le parti de Juba pour embras-ser celui de César. 11 ne convieudroit guères à la fainegéographie de transporter la Madaure cf Apulée aux fron-tières de la Gétulie proprement dite. Madaure devoirn’être pas fort éloignée de Tagaste, patrie de S. Augustin,car il dit lui-même dans ses confessions, /. 2. c. 3. Cetteannéc-là on me fit revenir de Madaure, ville voisine dulieu de ma naissance , où fou uf avoir envoyé d’abord pourapprendre les lettres humaines tk les principes de lelo-quence; & il y eut de l’interruption à mes études pendantque mon pere, qui n’étoit qu’un simple bourgeois de Ta-gaste & des moins accommodés, mais à qui son courage Sc1 envie qu’il avoir de m’avancer faisoit faire plusqictl nepouvoit, travailloit à faire le fonds nécessaire pour Tn en-voyer à Carthage où il falloir aller pour les achever. CeSaint écrit MadauRis al’ablatif pluriel. Aîthicus ,Cosmog.dit de même Madauros à l’accusatif pluriel. On diíoitaussi Medaura. Une ancienne inscription rapportée parGruter, p. 600. n. 10. porte Joservil. Medaujuanus.Cette ville avoir anciennement appartenu à Sqssiax, com-me Apulée le témoigne dans Ion Apologie. Les Romainsla donnerent ensuite à Masinisse, & avec le tems elle de-vint une colonie très-florissante, parce que des soldats vé-térans s’y établirent. Cette ville de Madaure n’a rien decommun avec le Matarense oppidum de Pline. * phflor.AJnc. bell. c. 25. & 32.

MADDALA, pour Magdalena.

MADDENI. Voyez. Madena.

1. MADELEINE , (La) bourg de France en Poitou,élection de Loudun.

2. MADELEINE, ( La ) abbaye de France au diocèsede Chartres. Ce sont dés Chanoines réguliers de la Con-g’ égadon de France. On en rapporte la fondation à Char-iemagne.

3 MADELEINE, (La) prieuré de France en Noí-înaudie dans la ville de Rouen. II est double : il y a deshommes & des filles , & les uns & les autres sont de Per-dre de saint Augustin, Sc destinés à servir les pauvres del’Hôrel-Dieu. II a été uni à la congrégation de Francevers l an 1634. Le roi qui y nommoit, Fa uni à cette con-grégation qui lui présente trois sujets , dont le roi en choi-sit un. On ne connoît point d’acte qui prouve l’existencede cette maison avant le douzième siécle.

4. MAGDELEINE , ( La ) léproserie de France enNormandie, à un quart de lieue de la ville de Séez aumidi. Le fief du lieu y est attaché , & elle a droit de foirele ]ourde la fête de la sainte sa patrone. Ce droit lui futaccordé par Guillaume comte de Ponthieu vers Pan1 tjo , & elle fur unie à l’hôpital de Séez par un arrêt duconseil en.1693.

j. MADELEINE de Chessy , ( La) prieuré deFran-ce au diocèse de Paris.

6. MADFLE 1 NE fur Heudre ( La ) ville de France enNormandie au Diocèse d’Evreux,

7 - MADELEINE , ( La ) prieuré de France en Nor-mandie près de Vernon. 11 dépend de l’abbaye de Bernai.

8 MADELEINE, ( Le Cap de la) cap de F Amé-rique dans la nouvelle France. 11 est à l’embouchure dela rivière de Meìfiabirofine , à deux lieues de la ville desTrois - Rivières.

, 9 - MADELEINE, ( La prairie de la ) terre de1 Amérique septentrionale au Canada, au gouvernement^Montiéal, vis-à-vis de Ville-marie , qui est la villemême de Montréal. II y a un fort bon port à trente pasî" grand fleuve de S, Laurent ; il s’y est donné un com-très- rude fous les ordres de M. Callieres , pourors gouverneur de Montréal.

- lc >MADELEINE , (Riviere de la ) ou de Gua-£ °upe en Amérique dans la Louisiane. Elle prend faUtCe dans les montagnes qui séparent la Louisiane d»

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nouveau Mexique, Sc après un cours d’environ cent lieuesnord-ouest sud est, elle se rend dans la mer au sud-ouestde la baie de S. Louis. Cette riviere arrose de belles cam-pagnes remplies de bœufs sauvages, & fréquentés de plu-sieurs peuples errans dont les plus considérables sont lesKino cosses.

11. MADELEINE, ( Riviere de la ) autre rivieredans la Louisiane. Elle se dégorge dans le golfe de Mexi-que, entre la riviere de Cénis& leMissislipij après uncours de soixante à soixante-dix lieues dans de belles prai-ries. Le haut de son cours est bordé de peuples , la plu-part sédentaires ; mais le bas n’est fréquenté que par despeuples sauvages, errans , vagabonds, & très-cruels. Onla nomme ordinairement petite riviere de la Madeleine ,pour la distinguer de l’autre donc q p ai lé dans Partielsprécédent,

12. MADELEINE est encore une grande riviere de l’A-mérique septentrionale , qui prend sa source dans le nou-veau royaume de Grenade, d’ou elle coule au nord jusqu’àune ville de la province de sainte Marthe nommée TVh-erise ,où elle se joint avec la Cauca. Enrichie parles eauxde cette riviere qui est considérable , elle continue de cou-ler fur le même rhumb de vent sous le nom de Riogrande ,faisant la séparation de Carthagène Sc de celle de sainteMarthe, jusqu’à son embouchure dans la mer du nord.

MADENA Regio , pays d’Asie dans F Arménie , doncil est le meilleur canton , au jugement de Sextus Rusas.Le même auteur dit dans un autre endroit: Marc-An-toine étant entré dans la Médie que Pou appelle présen-tement Madena» porta la guerre chez les Parthes. MttrcusAntonius Mediam ingrejfus , qua nunc Madena ap^ella-tur , hélium Parthis intulit. Cuspinien croit qu’il faut lireMygdonia au lieu de Madena. Procope appelle Madâeniles Sarazins sujets des Homérites, au rapport d’Ortelius,Thefaur.

MADENSIS , siège épiscopal d’Afrique. On trouvedans la notice épiscopale d’Afrique etitte les évêques déNumidie, Petrm Madenfis , Sc la notice de l’empite faicmention deMADENSiA castra , mais dans la Tripo-litaine. Elle nomme aussi Madenfis Limes dans la mêmeprovince.

MADERASPATAN. Voyez. MadraS.

MADERE, ( L’isie de ) isie de l’Océan Atlantique. LesEspagnols la nomment Mapera, & les Portugais Ma-deira , c’est-à-dire bois ou forêt , parce quelle étoit toutecouvertp d’arbres Sc de forêts, lorsque les Portugais latrouvèrent. Elle est environ à treize lieues de Porto j'anto ,Sc à soixante des Canaries, sous le 30 degré 31 min. delatitude septentrionale , entre le détroit de Gibraltar Scles Canaries. Elle est en forme de triangle , & â, suivantSanut, 140 lieues d’Italie de circuit, ou 33 d’Allemagne,13 de longueur de l’orient à l’occident , & six de lar-geur. Ovington dans son voyage de Surate nous apprendqu’en 1344, un gentilhomme Anglois nommée Machan,voulant passer de Bristol en France, fut jerté dans cette isie.II y prit terre ; mais la trouvant fanshabitans Sc fans cul-ture, il tomba dans une mélancolie dont il mourut. Ce-pendant les matelots regagnèrent la côte de Barbarie, &firent à quelques Portugais le récit de leur voyage , ens’offrant de les y conduire. On profita de ces instructions,& le prince Henri y envoya une colonie fous la conduitede Jean Gonzalès & Tristan Vaz. Etant arrivés à cetteisle, ils voulurent abbattre une patrie des bois donc elleétoit tonte couverte. Mais comme il auroitété trop longde couper les arbres, ils y mirent le feu. Cet embrase-.ment, dit-on , dura plus de sept ans, & rendit la terresi fertile > que dans les commencemens elle produisoicsoixante pour un z que les vignes avoient plus de grapesque de feuilles > & que plusieurs de cesgrapes avoient deuxou.trois palmes de long. On jouit à Madere d’un air tempé-ré & d’un ciel toujours pur & íerain. * Ovington, Voyages.

Cette isle fut divisée au commencement en quatre par-ties , qui sont Manchïco , Santa Cruiz ., Funcbal , & Ca*mer a de Lobos , c’est-à-dire chambre des loups > qui sucainsi nommée > parce qu’au tems de la découverte de cetteisie, on n’y trouva point d’aurre place qui ne fut plantéed’arbres , qu’une grande caverne en soi me d’uhe cham-bre voûtée, autour de laquelle il y avoir des vestiges deloups de iner. La principale ville est Funcbal, qui est lesiège de Févêque Sc la résidence du gouverneur. II y a si*

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