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Tome quatrième. M - P.
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fuite par ceux qui ont possédé le Milanez. LeS baillis quel’on envoic-là, & que les habitans appellent commissai-res , ont une autorité absolue pour le civil & pour le cri-minel- Ils mènent toujours avec eux un interprète pourparler à ces peuples qui sont Italiens de langue , aussi-bíenque de mœurs, & un huissier de leur nation qui leur sertde garde. 11s ont un procureur fiscal , un intendant despéages, Sc un lieutenant qui remplit leur place en leurabsence. De ces trois officiers les deux premiers sont choi-sis par les Cantons, & le troisième par les baillis. Tous lesans les douze Cantons envoyent chacun un député , quivont ensemble sur les lieux pour recevoir les comptes desbaillis, pour donner les péages à fermes, Sc pour y pren-dre connoissance des affaires les plus importantes. Cesdéputés n’y manquent pas d’occupation ; car la plusgrande partie du pays est remplie par un petit peuple très*-scélérat. En 1595 entr’autres, il s’y commit une si grandequantité de vols & d’homicides, que les Cantons furentcontraints d’y envoyer des troupes pour y rétablir la sû-reté. * Etat C-r délices de la Suijj’e , t. 3. p. 2.16.

i.MADIAN, pays d'Asie dans le voisinage de la Pa-lestine ,à l’orient de la mer morte., au midi du pays deMoab, Eufek. & Hieronym . Loc. Hebr. 11 y a appa-rence qu’il fut peuplé par Madan Sc par Madian , troi-sième & quatrième fils d’Abraham Sc de Cethuta , Genef.2y. z. Les Madianites dont il est parlé dans le livre desnombres , c. z z, 4,7 , 2 y , t 5 Sc 31, z. Sc dont les fillesengagerent les Israélites dans le crime & dans l’adorationde Phégor , étoient des descendans de ÌVladian , fils d’A-braham. Les Madianites, qui furent battus par Adad , fils■de Badad roi d’Idumée , dont il est parlé dans la Genèse,c. 36. 3j.& ceux qui opprimèrent les Israélites fous lesJuges Sc qui furent défaits par Gédéon , Jud. 6- 1. z. &feq. Sc 7.1.1. &c. étoient aussi de ces descendans de Ma-dìan, fils d’Abraham & de Cethura. Leur capitale étoitnommée Madian.

z. MADIAN , ville d’Asie dans le pays de même nomdont elle étoit capitale , à l’orient de la mer morte. Elleéfoit fur l’Arnon , Sc au midi de la ville d’Ar, ou Aréo-pclis. On en voyoit encore des restes du rems de S. JeromeSc d’Eufébe. * D. Calmet , Dictionn.

3. MADIAN , paysd’Asie dans l’Arabie à l’orient de la

il a été détruit par les Calvinistes. C’est encore un titréd’abbaye valant deux cens livres de rente.

z. MADIQN , principauté d’Asie dans l’isledeJava*au nord-est dc Mataran. C’étoit autrefois une souverai-neté; mais aujourd’hui le prince est vassal de Mataran.

MADISANITES , golfe d’Asie au golfe Persique, dontil fait partie fur la côte. de l’Arabie Heureuse, selon Pto-lomée , L 6. c% 7, D’autres exemplaires portent Mesani-tes , qui est plus juste. Etienne le géographe dit aussi ms-truvmK , Melanites. Dion Cassius , /. 68. y place uneisleappellée Messana ; Sc Nicéphore Calisic, /. 9. c. 19. pi784. après Philostorge dit que l’embouchure du Tigre Scde l’Enphrate forme une ií] e habitée par un peuple ap-pelle Meseni.

MADOCE , ville de 1 Arabie Heureuse , selon Pto-lomée, /. 6. c. 7. dans fa partie méridionale.

MADON, ville du pays de Chanaan. Johab roi deMadon, sc ligua avec Jabin roi d Asor , & avec plusieursautres contre Jofué , 11. 1. & I2 ( * 19- mais il fut pris Sctué , & fa ville fut détruite & pillée. On ne fait pas quelleétoit la situation de cette ville de Madon , & il n’en est:parlé que dans Jofué. Dom CalmÇt dans son dictionnaire ,croit qu’il faut lire Maron , au lieu de Madon. Oncon-noîrun lieu nommé Maronie, dans la Syrie, à trentemilles d'A mioche , au nord du mont Liban. Maron selit dans Phébreu de Jofué, c. 1 z. v, 2.0 , * Hieronym, irtvita Malachi,

MADONIA , Madronu Montes, anciennement Nt-

brodes , Nevrodes Mons , montagnes de Sicile. Ellesfont dans la vallée de Démona , Sc s’étendelit en long en-tre Traîna à l’orient & Termine à l’occident. * Baudrand,édition 1705.

MADRA , royaume d’Afriquc dans la Nigritie. Il a leroyaume deBorno au septentrion , celui de Gorhan aulevant, celui de Semen au midi, & celui de Damna aucouchant. La capitale est à 45 deg. 10 m. de longitude,& à 11 deg. 20 min. de latitude septentrionale.

MADRAN > en latin Madranum , village d’Allema-gne dans la Carinthie , entre Willach & Saltzbourg. Quel-ques auteurs le prennent pour l’ancien Magiftrica , bourgdu Norique. * Baudr and , Diction, édit. 1705.

MADRAS ou Madraspatan , que les Indiens nom-

se sauva, Sc qu’il épousa Séphora, fille de Jétbro , Exod..2- 1 y. &c. Ce font ces Madianites qui tremblèrent, lors-qu’ils apprirent que les Hébreux avoient passé la mer

•j.* D. Çtilmet , Dictionn.

mer Rouge , Sc qui selon les apparences fut peuplé par ment Gennapattenam. Ville des Incíes fur la côte de Co-Madian fils de Chus, puisque Séphora femme de Moysc, romandel, à une lieue au nord de S. Thorné. Cette villeJaquelle étoit Madianite, est cependant appellée Chufite-, qui est fort belle , appartient aux Anglois. Elle s’est con-j 2 ' m ^ e ^ r ‘ & qu’Habacuc,3. jé ìn Hebr. mer sidérablement augmentée depuis par la ruine de S. Thomé,cs 1 adianites avec les Chusites, comme synonymes, ou des débris de laquelle elle s’est accrue. Elle est ceinte deu moins comme voisins. C’est dans ce pays que Moysc murailles. 11 y a un fort quarté , mais fans ouvrages exté-

'iPÍ'imn C.Í.-U . r n , , , , T -- J 1 . ■ 1. «« . * r . ^ _

- ^ r, j rieursìon 1 appelle le fort saint George. On y volt une

seconde ville habitée par les Arméniens & par les mar-chands des nations étrangères ; Sc ensuite une troisièmeoù résident les Indiens ; cette derniere est beaucoup plusgrande que la premiere , quoiqu’elle en soit comme lefauxbourg. On compte dans les trois villes près de centmille âmes. Les Anglois, à ce qu’on dit, en tirent plus desoixante mille pagodes de droits ; ce qui fait trente millepistoles. Les Missionnaires catholiques , qui sont quelque-fois obligés d aller à Madras, sc louent fort de la poli-tesse des Anglois, Sc des marques d’amitié qu’ils en ontreçues. * Lettres édifiantes ,t. ly. p. ry.

MADRE, rivière de la Turquie en Asie dans laNa-tolie. C’est le Méandre des anciens. Voyez, ce mot, n°. i.MADREBOMBE , rivière d’Afrique. Voyez., Scher.-

Rotlge à pied sec , Habac . z.4. MADIAN ou Madyan

capitale du pays de mêmenom, à forìent de la mer Rouge. Voyez. Madyan.

MADIANlTyE ,en françois les Madianites, peuplesd’Asie, où ils habitoient deux pays très-différens l’un del’autre; l’un fur la mer Morte , l’autre fur la mer Rouge ,vers la pointe qui sépare les deux grands golfes de cettemer, selon D. Calmet dans ses cartes.

MADIENA , Mahtm, ville d'A table fur la mer Rou-ge. C’étoit la capitale, Sc peut-être l’unique ville du peu-ple Madianite de ce canton-là. Joscphe , Antiq. L z. c. y.en fait mention. Etienne le géographe en nomme les ha-bitans Madreni , Metéptivo). C’est une faute, il faut lireMaJW/, Madieni. 11 dit aussi Mandianitai pour Ma-dianit^.

MADIGOUBBA , bourgade des Indes dans le royau-me de Carnate, au paysd’Andevarou. Les peres Jésoitesy ont bâti une église avec la permission du prince. * Let-tres édif. 1.16. p. 237.

MADINAT, ancien peuple de Sicile, selon Diodorebe Sicile, 16. cité par Ortelius, Thefaur.

i.MADION ûuMasdion , Masdio , Mafum Diony-f 11 , Masàionnm , monastère d’hommes , ordre de saint

nouvelle Ca-

On

bro.

MADRENI. Voyez Madiena.

1. MADRID , ville d’Espagne clans lafolle, Sc la résidence ordinaire des rois d’Espagne.croit assez communément que c’est la Mantua Carpeta -norum des anciens, & ori lui donne ordinairement ce110m dans le pays , lorsque l’on parle latin. Cependantd’autres prétendent qu’elle s’est accrue des ruines de Villa.Marna , qu’ils croyent erre un reste de Mantoue des Car-petains. Ce netoit autrefoisqu’une bourgade inconnue Sctrès-peu considérable, qui appartenoic en propre aux ar-

. . iiiouaueic; u * . —- - *-**" mais depuis que l’cmpereurCharles

Benoît, sous l’invocation de la sainte Vierge. H est situe cheveques de T_ «mir v sair P ri ,™r

bans la Saintonge au diocèse de Saintes , environ à quatreBettes d’Archiac dans la paroisse de saint Geimain de

fendre. La petite rivière de Seudre arrose le bas du rocherUr lequel ce monastère étoit autrefois placé- On ignoreç têtus & les auteurs de la fondation de ce monastère, &

riCfcta&ÙTlCîchoiíie pour , à leu, séjourj- - u n Advenue la pi' em,erc ville d’Espagne „ordinaire , elle est, Tolède le nom de capitale

Ller-îo^M- eft grande, er.rèjn,™peuplée. située fur * ta “ te ^ r * doà de collines -1»