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Tome quatrième. M - P.
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tîer. Le territoir produit des grains » & il y a quelques vi-gnes & des prairies. Deux choses ont rendu ce nom cele-bie. i. Ce fut près du bourg de Maintenon que Louis XIVfit faire de prodigieux travaux en 1684 & les années su Lvantes , pour conduire une partie des eaux de la rivièred’Eure à Versailles. Ces travaux ont été célébrés par unpoëme de l’abbé Régnier Desmarais. II commence par cequatrain.

Quels ouvrages nouveaux s’éìevânt dans les airs >

A leur vaste grand euc font céder toute chose 1C'est ainsi que Louis dans la paix se repose ,

JBt jouit du loisir qu’il donne à l’univers.

On les abandonna en 1688 à cause de la guerre qui sur-vint alors, & ils fout restes inutiles. On y voit encore unmagnifique aqueduc d’une prodigieuse longueur qui tra-verse l’Èure & la prairie.

La terre de Maintenon appartenoit au seizième siécle àla maison de Cotereau, qui y commença le château oàsont ses armes. Cette terre passa à Jacques d’Angennes ,sieur de Rambouillet, par Isabelle de Cotereau , & fut 1»partage de Louis leur sixième fils. Ses descendans la ven-dirent a Louis XIV vers fan 1679. Ce roi l’érigea en mar-quisat , & en fit présent à Françoise d Aubigné , qui parles qualités de son esprit, & par les foins qu elle avoir eusde leducation des enfans du roi & de la maiquise de Mon*tespan, s’étoit acquis l’eítime & la confiance de ce monar-que. Elle sçut se les conserver sans aucune diminution du-rant trente-six années , quoiqu’elle fût plus âgee que lui.Elle prit le titre de marquise de Maintenon fous leque ell»devint rrès-célèbre Elle étoit veuve de Paul Scarron , fa-meux par ses poésies burlesques. * Mémoires du teins .

MA 1 NUNGEN, ville d’Allemagne en Franconie - aumilieu du comté de Henneberg fur la Werre. C’est la test"dence ordinaire d’une branche de la maison de Saxe - Go-tha , & le chef lieu d’un petit état dont elle jouit, davKlequel on trouve

Masfeld château & bailliage >

Wasungen, petite ville & bailliage sur la Verre JSaltzungen , petite ville avec des salines.

* Hubner , Geogr. p. 484.

MAINXE, bourg dc France dans l’Angoumois, éleSstion de Coignac.

MAIOCARIRUM , lieu de la Mésopotamie. 11 en eKfait mention dans ia notice de FEmpire, Jeét. 16.

MAJOM A ou Majuma , port de mer de la Palestine»Voyez. Gaza.

M AJOR ADA, ville de l’isle Espagnole, bâtie au milieudes mines d’or , qui ayant été bientôt fermées faute d’oUfVíiers, cette ville ne subsista pas long-tems.

1. MAIORQUE. C’est ainsi qu’on doit écrire ce nom.pour le prononcer comme s’il y avoir Mayorque,8c appro-cher de la double l. des Espagnols qui écrivent Mallorca tdc prononcent ces deux //. mouillées comme nous saisonsdans meilleur ,mouiller , fille, &c. isie de la Méditerranée,& l’une de celles que les anciens ont connues fous le nom.de Baléares. Voyez, ce mot. Ils ont connu celle-ci fous lehom de Balearis Major. Elle est entre l’isle d’Ivica au.couchant. & celle de Minorque au levant. Elle a environ,cent dix mille pas de circuit, ëc est naturellement divises., . - en trois parties. 11 semble que la nature se soir jouée agvéa-

MAINSAT , prieuré de France au diocèse de Limo- blement dans la disposition de tout ce cerrein. Elle est ter*

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sélection du Mans, & les étamines de ce nort font con-nues & recherchées dans tout le royaume. On dit que lamanufacture des toiles fut établie à Laval vers l’an 1299*par quelques ouvriers Flamands qui avoient suivi Béa-trix , femme de Gui de Laval neuvième du nom » Sc quienseignèrent leur secret à ceux du pays, lesquels trouvè-rent ensoite celui de blanchir ces toiles. Cette manufa-cture occupoit autrefois jusqu a vingt mille ouvriers ;mais il n’y cn a pas aujourd’hui le quart. Dans la fuite , à1 exemple de Laval, on établit des manufactures de toilesau Mans, à Maïcnne & dans sélection de Château duLoir. Mais on n’y fait que de grosses toiles, que l’onvend toutes écrues , au lieu que celles de Laval font fi-nes & blanchies.

II y a dans le Maine plusieurs verreries. Les plus consi-dérables font celles de Gastines , de Marcil & de saintDenys d’Orques.

Le Maine se divise en haut Maine, qui est vers le Mans& du côté du midi, & en bas Maine , qui est vers leseptentrion du côté de la Normandie - , à quoi on ajoutele comté de Laval, qui est proprement la partie occiden-tale du haut Maine.

Les villes & lieux les plus considérables de cette pro-vince sont :

Le Mans, Gorron, Laffay >

Laval, Marne rs. Montfort »

Ma'ienne , Montdoubleau, Ballon ,

Château du Loir, Fresnay , Bonnestable,

Sillé , La Ferté - Ber- Sainte SusannC ,

Saint Calais, nard, La Su se*

Ambrieres, Sablé, Vibrais,

Evron, Entrasme, Gravelle.

Ernée > Beaumont,

MA 1 NEVILLÊ, bourg de France en Normandie > kneuf lieues de Rouen, à trois de Lions Sc de Mortemer ,à deux deGournai& d'Etrepagni , aune d’UdicourtSc de Boucheviller. La paroisse , qui est fous le titredes saints Gervais & Protais, portoit autrefois le nom de S.Jean-Baptiste. On tient à Mainevílle un marché tous lessamedis fous des halles couvertes , Sc tous les ans unéfoire à la S. Simon S. Jude. La maison seigneuriale est aupied de la forêt de Lions. au-dessus d’un moulin à eau ,fur un ruisseau qui va tomber dans la petite rivierè d’Etré-pagny , entre Bai su & Neaufle. On sait des dentelles dansle bourg de Maineville, & son territoire produit des grains& des fruits. * Corn, Dict. Mém- drêjséssur les lieux.

1. MA 1 NLAND ( l’Isle de ), isie située au nord del’Ecosse entre celles de Schetland. Elle s’étend en longueurl’espace de soixante milles, Sc dans fa plus grande largeurjusqu’à seize. Ses côtes sont les plus fertiles & les plus peu-plées j les parties médirerranées sont montagneuses &pleines de lacs & de marais. U y a deux petites villes -, Ra-voir , Lerw;ch Sc Scollowai ; celle-là à l’orient , &l’autre au couchant de Piste. Lerwích est la plus consi-dérable à cause de son commerce, & l’on y compte jus-qu’à trois cens familles ; mais ScolloWay est la plus an-cienne , 8c il y a un château à quatre étages. Ce que cetteisie a de commun avec les autres isies de Schetland, setrouve au mot Schetland. Elle est à la couronne Britan-nique,

2. MAINLAND , l’une desOrcades, P'ôyez.PoMoNA.

ges j frontière d’Auvergne. II fut fondé par Guillaume ducd’Aquitaine , l’an 912 , fous le titre de S. Laumér, dontles reliques y avoient été apportées dès satinée précé-dente ; ce prieuré fut dans la fuite soumis à S. Laumer deBlois , mais ce fut contre l’intention du fondateur , quiavoir prétendu que ce monastère fût une abbaye , &avoir même obtenu qu’elle ne dépendroit que du Saint

Siège.

minée à son nord par'des montagnes assez hautes, donttous les sommets sont autant de rocs escarpés qui s’entr’ou-vrent en une infinité d’endroits. II sort de ces ouvertures,oc de ces fentes des oliviers sauvages cn si grand nombre ,qu’jls y composoient une espece de forer. Les habitans in-dustrieux ont pris soin d'enter ces oliviers sauvages. Us enont fi bien choifi les greffes > qu’il ify a gueres àc meilleiuesolives que celles qui en proviennent, ni de meilleure huiléque celle qu’on en fait. Ces rochers & ces arbres entremê-les , forment de près ôc de loin un coup d oeil charmant»On voir au bas de ces montagnes de fort beBes collines ,

MAINTENON , bourg de France avec un château sorla rivière d’Eure > à quatre lieues de Chartres, dans une

Vallée entre deux montagnes- U y a une église collégiale vm .w au oa-> ^ , qui fournit dex-

ÍQl 's le titre de S. Nicolas ; le chapitre est compose d’un ou régné un vignoble tres-men ^ ^ vìgnoble commen>^yen & de six chanoines, une paroisse bâtie en 1687 par cellent vm en abondance, au d>auffi ^ froment queLouìc 1. r .—j * " ce une belle P la, "^£ cïsit é de cerrein a donné lieu à

CC ‘auteur Espagnol KWquins ce pafla-

V°uìs le Grand, & dédiée sous l’invocation de S. Pierre

l-e sLlw,., J._ . 1 _..__ n 1_ _ . ' J.. - T T y . _ ...

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■ doyen du chapitre est le curé du château. Il y à, outre■ ^ a Maintenon , un prieuré commendaraire fous le titre

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