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pour déterminer la hauteur du pôle de Marseille, (a) les bassins où l’on construit les galères. C est un agréableTournefort , Voyage du Levant, t. 1. p. 3. (b) Eujïat. ad spectacle que ces constructions , lòr-tout s 1 L » que-quDionys. Perie?, v. 7 r galère prête à mettre a la mer. Elle est alors soutenue
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galère prête à mettre a ia mti, uu __
en l’air dans un grand bassin long, où on sait venir l’eau.Quand il y en a assez la galere se met à flot. 11 n’y aqu’à ouvrir, elle entre dans le port, & l’eau abat aussi-tôt tout ce qui la soutenoír.
La plaine de S. Michel est propre pour faire faire
l’exercice aux troupes des galères.
La manufacture royale est pour les étoffes d’or & d’ar-gent. On trouve dans la sale 8 c dans les chambres plusieursouvriers & ouvrières occupés à ces ouvrages. Les mé-tiers font dans les sales basses.
uiaic qui eu auc^ gianuc, uv i UU y VU11 uu ^ _ On scair que le maréchal de Vauhan avoir fait le projec
mar re ur laquelle on lit une inscription arabe , qui d’une nouvelle enceinte pour aggrandir Marseille. 11 dévoieaete tra uite par plusieurs personnes. Voici la traduction pratiquer des places dans la ville Sc repousser l’enceinte
ou en a aite Laurent d Arvieux, qui 11’est point fortifiée. 11 affuroit que par-là on ren-
droit Marseille imprenable du cote de la terre. 11 avoic— --- ° ~r-,j r >Up_ dont le fort de Notre-»
Honyj. teneg, v. 75.
Marseille avoir été bâtie sor une presqu’isle, environnéede la mer, excepté dans un espace assez étroit, qui étoitfermé d’une ancienne muraille. Tout a été démoli, Sc ona étendu la ville le long du port, où on a bâti de bellesmaisons avec des rues droites Sc Ipacieuses ; de fortequ’elle s’est beaucoup accrue en perdant fa liberre.
On divise Marseille en ville vieille Sc en ville neuve.La vieille est un assez vilain endroit : elle est situee fur 1 e-minence au dessus du port. Les rues sont sales & les mai-sons mal bâties. On y remarque la majour ou la cathé-drale qui est assez grande, & l’on y voie une pierre demarbre fur laquelle on lit une inscription arabe, qui
•3 ArA r n rtmrf' mr nlnfi^nrc nrrsnnirpç V ìriri la. traduction
qu’en a faite Laurent d’Arvieux.
Dieu efi le Seigneur seul permanent.C*.'pQ ìr'ì //» sÂtMjftUv'P Ao ssiin sp-ì*rtìltP1Jr f'
martyr ,
J etani eonpe en ta mij encorne »» Dieu Très haut11 la lui a accordée en pardonnant ses fautes.
Joseph fis d Abdallach de la ville de jMettellin , deccdeDans La Lune Zilhugé.
* Piganiol , Descr. de la France, r. 4. p- 1 5 5 •
Le sieur de Rufsodans son histoire de la ville de Mar-seille , croit que c’est i’épitaphe de quelque Cacis > ou prê-tre de Mahomet, de Tordre des Almudènes, qui appellentses peuples en criant du haut des mosquées. Le même au-teur conjecture quelle est du tems du comte Maurant,qui favorisant les Sarrazins, qui , étant venus en Pro-vence , leur livra les villes d'Avignon & de Marseille. LesAcoules sont une paroisse à la porte de laquelle on voltnn Crucifix auquel on a grande dévotion.
La nouvelle ville est parfaitement bien bâtie Sc bien per-ce e. Elle est séparée de l’ancienne par une des plus bellesrues qu’cm puisse voir , & qui régné depuis la porte d Aixjusqu’à la porte de Rome. C’est cette même rue qu’on ap-pelle le Cours. Elle a deux rangs d’arbres & des maisonsdes deux côtés, toutes de même fy mmétrìe, ornées de por-tiques & de grandes colomnes avec leurs chapitaux. Ontrouve dans la ville neuve de belles maisons.
Saint Victor de Marseille est uue des plus bellesabbayesdu monde Chrétien. Son antiquité remonte jusqu’aux pre-mières années du Christianisme. Elle est de Tordre de S.Benoît. On volt dans cette abbaye deux églises, Tunesupérieure & l’autre inférieure. Elles furent consacréespar faine Léon le Grand dès le cinquième siécle. Les reli-ques de S. Victor que l’on y conserve lui ont donné lenom qu’elle porte aujourd’hui à la place de celui de S.Pierre qu’elle portoit autrefois. Elle a donné deux papesà plusieurs cardinaux à l’Eglile & un grand nombre d eve-<jues à plusieurs diocèses. Le pape Urbain V. étoit reli-gieux de cette abbaye & il en étoit abbé lorsqu’il fut«levé au pontificat. C’est lui qui a achevé d’embellircette maison de la maniéré qu’on la voie à présent, touterevetue de pierres de taille, ornée de plusieurs bellestoucs carrées d’une grosseur & d’une élévation extra-ordinaires. II voulut être enterré dans cette abbaye : ilest inhumé à côté du makre-autel, où quantité de lampesbrûlent continuellement. Tout le mondé convient qu’il«’y a pas en France d’abbaye qui soit à la sots plus ancienne& plus célébré, ni qui ait plus d’exemtions & de plus beauxprivilèges. Parmi une grande quantité de reliques que Tonconserve dans le thrésor, on remarque la croix de S.André. Elle est revêtue d’un ouvrage d’orfévrerie, dont•tn camérierdela maison avoir apporté le dessein d’Italie,êe qui au goût des connoiffeurs est un morceau fini enCe genre. Cette abbaye a été sécularisée depuis peu.
L’hôtel de ville a une belle façade. On y volt quel-ques ornemens ; mais on vante principalement T écussondp p.-...-- ^pnv Anppç ! il p st- de la main de
droit Marseille imprenable ou --— --
aussi projette une autre citadelle, dont le fort de NôtresDame de la Garde, seroit le donjon. Ce fort, dont Cha-pelle nous a donné une description si ingénieuse & si badi-ne, est sur le sommet d’un rocher presque inaccessible,
Sc si élevé,qu'il commande à tour ce qui estau voisinage. Onvoit de cet endroit la pleine mer, la ville Sc le port de Mar-seille Sc toutes les bastides des environs. Ces bastidesdont tout ce territoire est couvert, font de petites maisonsde campagne, dont le grand nombre est plus surprenant
que la beauté.
11 y a à Marseille une chambre de commerce. C’estun tribunal particulier composé des échevins de la ville& d’un certain nombre de députés > qui font les plusgros marchands de la ville. L’intendant de justice est àla tête de ce corps, qui prend connoissance des affairesdu commerce. Cette chambre fair une pension de dix-huit mille livres à Tambassadeur de France à la Porte,pour soutenir les droits que donnent les capitulationspar rapport au commerce du Levant. Elle paye six millelivres par an à Tintendanr, comme juge du commerce,
& d’aillems elle fait toucher dans les Echelles du Le-vant des appointemens considérables aux consuls Fran-çois Sc à leurs chanceliers. Les consuls sont propre-ment des avocats d’épée, s’il est permis de parler ainsi »
Sc les chanceliers sont des notaires de la nation. Lachambre est souvent obligée à des dépenses extraordi-naires , sur-touc à faire des présens aux hachas qui ar-rivent dans les Echelles, & à payer les avanies que lesTurcs font quelquefois aux François ; mais elle se dé-dommage de tous ces frais, & fair encore de gros pro-fits fur les droits de consulat, que payent dans le Lc*vant les marchandises que Ton charge dans les villesoù il y a des consuls François : ces droits sont remis en-tre les mains des députés de chaque Echelle, Sc cesdéputés en rendent compte à MM. du commerce deMarseille. Ils ont disposé des consulats pendant quel-ques années : aujourd’hui la cour y pourvoit » Sc lachambre ne juge des affaires, qu’autant que luipermerle ministre, qui a la surintendance du commerce.
Les boutiques des marchands de corail ; ses maga-zins des droguistes ; les rafineries de sucre ; les manu-factures d’étoffes de soie & celles de savon, méritentd’êcre vues avec foin. On ne trouve des marchands dccorail qu’à Marseille & à Gènes ; ceux de Marseille endébitent beaucoup plus. Tout TOtient est rempli deleurs colliers & de leurs brasselets. Ce commerce esttrès-ancien ; car Pline, /. 3z. c. z. assure que les Gau-lois manquoient de corail chez eux pour en faire gar-nir leurs armes, parce qu’on le transportoir tout ànsles Indes, où les prêtres enscignoienc qu’il préíervoitde tous dangers. Celui que Ton pêchoit fur la cote deProvence, autour des isics d’Hières & fur les cotes deSicile, étoit le plus recherché. On en pêche encoredans ces quartiers là ; mais la plus grande quantité se-j r Ares d’Afrique» auprès du bastion de
L Hôtel de ville a une oeue iaçaue. v-m 7 -t-— --- - - . - k 1, DluS -,
rjues ornemens -, mais on vante principalement l écusson dans ces quartiers 5 aU près du bastion de
dc France, soutenu par deux Anges : il est de la main de prend vers les cotes fl ai q vi ar seillc pour le mettrePugec fameux sculpteur. L’hôpital Sc Tarsenal ou la sale France , dou on env
d’armes, font de beaux bâtimens & bien entretenus. La en œuvre. _ Avo&se.s , on trouve fur le port
c orderie est le long du port; elle ne cède à aucun des Pour ce qui e e Vstn app0 ’ '
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