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Tome quatrième. M - P.
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Guienne établie à Botudeaux, pour en ériger u'ne àMontauban, & jusqu’à la création de la cour ces ai-des de Montauban, cette généralité a toujours été durèsiòrt de la cour des aides de Montpellier. En 1641,le roi créa tine cour des aides pou t la haute Guienne.Elle fut d’abord établie à Cahots * & transférée à Mon-tàuban en 1 66z, pour y attirer les Catholiques. Sonressort s étend fur onze élections, qui font de la gé-néralité de Montauban ou de celle d’Auch. Ces éle-ctions font

Montauban, Rodez j Armagnac,

Cahots, Milhaud, Astarac,

Figeac, Riviere-Verdun, Comminges.

Ville-Franche, Lomagne,

La cour des aides est composée d'un premier pré-sident , de deux présidens, de vingt conseillers, dedeux avocats généraux & d’un procureur général. Lebureau des finances est composé de vingt-rrois tréso-riers de France, dont le doyen fait les fonctions deprésident', d’un avocat Sc d’un procureur du roi. Lestailles four réelles dans toute la généralité.

Le domaine du roi dans la généralité de Montauban&-dans les pays qui en ont été démembrés, Sc quifont présentement de la généralité d’Auch, monte en-viron à cent trente cinq mille livres , fans y compren-dre les domaines aliénés, ni ce qui provient de la ven-te des forets, ni le revenu des greftés qui est de dou-ze ou treize mille livres par an , ni le droit de la mar-que du fer qui fe íeve dans le pays dé Foix , ni la fer-me du cóntrolle des actes des notaires, ni celle dupapier & parchemin timbré, ni celle du petit sceaudes jugemens, ni ce qui revient au prince des Traitesforaines Sc des droits d’entrée Sc de sortie. Les char-ges auxquclles le roi est tenu font peu de chose, &ne montent qu’à neuf mille sept cens soixante-quinzelivres par an. Le commerce du sel est libre dans lapairie de la généralité de Montauban qui fe trouvedans le gouvernement de Guienne. La pârtie qui estsituée dans le Languedoc, est un pays très-fertile en bleds6 c en vins. On convertit une grande quantité de cesderniers en eaux-de-vie. Les paroisses de Figeac des Ca-talans Sc de S. Porquier produisaient autrefois beau-coup de tabac. On recueille dans cette partie de lagénéralité beaucoup de pastel, & on y éleve beaucoupde chevaux, que l’on vend aux foires de Grifole. L’é-lection de Montauban produit des grains, des vins,des prunes , & du safran : la plus grande partie deces denrées descendent à Bourdeaux par le Tarn & parla Garonne.

2. MONTAUBAN, ancien château de France, enGuienne, fur la’Dordogne, entre Liboufne & Bourg.André du Chefne dit que ce château est remarquablepar la valeur de ce Raynaud, surnommé de Montau-ban , & l’un des quatre fils Aimon, tant célébré dansles romans. Aujourd’hui il n’en reste plus que les rui-nes & masures.

Z. MONTAUBAN, baronnie de France, dans leDauphine, au diocèse de Gap. Autrefois cette baronnieetoit libre Sc indépendante d’aucun autre seigneur quede l’empereur, ayant été possédée héréditairement parles barons, vassaux du royaume d’A ries, durant troiscens ans. Voyez, l’article Baronnies. * Longuerue ,Defcripr. de la France, p. 329.

MONTAUBEUF, bois de France , en Normandie,dans la máitrife des eaux Sc forêts de Bayeux. Il est dedeux cens quarre-vingt-dix-hu-it arpens.

MONTAUD, bouig de France , dans le Forez,élection de S. Etienne.

MONTAUDlN . bourg de France, dans le Maine,élection de Mayenne.

MONTAULE . bourg de France , dans la Gascogne,élection de Larmes.

MONTAURE , en latin Mons Anreus & Mons T*u-rus bourg de France , dans la Normandie , diocèsed'Evieux , à une lieué de bouviers. II y a des Carmesdéchaussés Leur monastère s appelle le Defert, Sc estconnu par le zèle Sc l’austériré de ces religieux.

1. MONTAUT, bourgade de France, dans le comtéde Foix, recette de Roussillon.

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2. MONTAUT , bourgade de France, dans l’A s 'magnac. Lc baron de Montant est un des c 3 uat ^ e .Pig rmiers barons du comté d’Armagnac. II a droit d’afliau chœur des chanoines de la métropolitaine d Auc •MONTBELLIARD , ville d’Allemagne , capf ra j £d’un comté de cè nom. Elle est située.aux confinsl’Alface Sc de la FrancheComté, entre EorendU ^Basle , au pied d’un rocher occupé par un grand Sc 0 ^château en façon de citadelle, que l’assiette rendquelque forte imprenable , le rocher étant escarpe P rcque par-cout. La ville est aussi très forte. Elle a P° -rempart d’un côté la riviere d’HalIe ou d’Alaine > Hfe jette un peu au-dessous dans le Doux, & qui fass fila placé est d’un accès difficile de ce côté-la, P aqu’elle y forme un grand marais toujours couvert d 'La même riviere remplit les fossés de Monthelh^^qui est défendue de plusieurs grands bastions Schauts remparts terrassés. Le dedans de la ville est Pde chose, il n’y a que deux ou trois rues tirées 3ligne : elles commencent à la porte par où l’on £íi ^en venant de Basle » & finissent à celle par où Fo" ^pour aller à Vefoul. Les habitans de Montbelliam 0de la Religion prétendue réformée. . nC

Montbelliard étoit déja une place considérable avle milieu de l’onziéme siécle', .& elle étoit tenue PLouis, comte de Monfon ou Mousson fur la M°* c ’Sc de qui font descendus les comtes de Bar. , n .

MONTBELLIARD ( Le comté de ), est enclavetre la Franche-Comté, FAlface Sc la principa ute ^Porentru ou l’état de levêque de .Basle. Le M otltliard est composé du comté de Montbelliard, &seigneuries d’Héricourt, de Clermonr, de Os af £ ^de Piste Sc de Blamonr, qui ont été autrefois poU £par divers seigneurs^ • jg

Louis, comte de Montbelliard, dont je viess^gparler, avoir épousé Sophie, fille de Fridéric H»de Mofellane. Henri le Noir confia à ce comte I e c j £Smandement de l’armée qu’il envoyoit pour raflg £C ^rébelles de Bourgogne qui s’étoient révoltés apr eSmort de Conrad le Salique. * Longuerue , D e ‘ c 'la France, part. 2. p. 24p. q U í

Renaud, comte de Bourgogne, outre Saôneétoit à la tête de ce parti, fut vaincu & pris F* 1nier par le comte Louis, qùi n’étoit pas alors va* aRenaud. hi£rt i,

Le comte Louis eut pour héritier son fils Dqui fut comte de Montbelliard, de Mousson Sc ® 5 . oJl pSc laissa à Thierri, un de ses fils, le comté de .belliard. Celui-ci eut un fils nommé Thierri, q 1 ' 1 (tl erut fans postérité , Sc deux filles, dont l'aînée, c ° (i£ll rnous l’apprenons d’Albcric, épousa Richard, l e) &de Montfaucon. Us eurent un fils nommé AAmedée , qui fut comte de Montbelliard, Sc ftl tau comte Thierri, son oncle maternel. Ame > 0 -

sans en fans. Sc eut pour héritier Renaud de “ egne, mari de Guillemette de Neufchâtel, fille st 11 ^ Ll pede Neufchâtel, Outre - doux , en Suisse , & patfille de Thierri , comte de Montbelliard :C jp e $oficette Guillemette que Renaud obtint enfin la P°du comté de Montbelliard, dont il laissa une Y $à Marguerite de Montbelliard , tante de Ta sort 1 ^,fille du comte Thierri, laquelle avoir épouse 1sire de Neufchâtel en Bourgogne. , f)thon >

Renaud Sc Guillemette entent un fils nomme e \\í&qui mourut jeune, fans postérité, & une fille a P^g fieAgnès, qui fut comtesse de Montbelliard Sc t deGranges en Bourgogne : elle épousa Henri, s ,e

Montfaucon , qui fut établi vicaire de l’Emp ire | a jssaissroyaume de Bourgogne, & mourut Pan 1 397 ’ )l0 nsan ede sa femme Marguerite de Châlons un fils ’.^e d eHenri, qui n’eur que des filles : l’aînée, . en bctëMontbelliard, épousa Eberhard, comte deSc mourut Pan 1431. C’esl d’eux que descen ^ le*deric, duc de Wirtenberg, qui ,'avec ce dnc c0lll teautres terres de fa maison en Souabe, avoir ir g <y

de Montbelliard, & les biens d’Alsace Sc degne , qu’il donna en partage à son fils Fortric. j a pri*

Montbelliard fut restitué à cette maison P ade Westphalie.