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Tome quatrième. M - P.
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bâtir, à condition qne lc curé auroit les droits curiaux ,& que la nomination appartiendroit à l’abbé. Cettechapelle ne subsiste plus. Le nouveau pouillé du dio-cèse de Chartres marque le château de Trois fontainesfur le territoire de Montchauvet. Ce village est éloi-gné de douze lieues de Chartres. Le dictionnaire uni-versel de la France rappelle mal-à-propos Montchau-vet te.

MONTE, cap d’Afrique. Voyez, au mot Cap, l’ar-ticle Cap de Monte.

1. MONTE-AGUDO, château d’Espagne, au royau-me de Murcie, près de la ville de ce nom, à laquelleil peut servir de défense en cas de besoin : il est bâtisur une hauteur. * Délices d'Espagne , p. yz8

z. MONTE-AGUDO, petite ville d’Espagne, dansla Nouvelle Castille, au midi d’Arcos. Elle a titre decomté & appartient aux marquis d’Almazan.

MONTE-ALFONSO , forteresse d’Icalie, dans leModénois , près de Carfagnana du côté du couchant.Elle a été ainsi appellée d’Alfonfe, duc de Modéne,qui la fit bâtir. * Magin , Carte du duché de Mo-dère.

MONTE- ALVERNO, montagne d’Italie , dans laToscane , à quatorze milles de Florence , à deux de lasource du Tybre. Cette montagne est célèbre par uncouvent de religieux réformés, de l’ordre de saint Fran-çois ; Sc qui est tomme un des trois sanctuaires du pays :car c'esl ainsi qu’on appelle les trois couvens ou mo-nastères de Camaldoli , de Valombreusc & du Mont-Alverno. J’ai déja parlé de cette montagne au mot Al-Verne; j’ajouterai ici que c’est une des plus stérilesde l'Apennin. Saint François aimoit ce lieu , parce quec’étoit une solitude, où il pouvoit vaquer à ses dévo-tions & à ses exercices de pénitence , fans crainte d’êrreinterrompu. Ce fut dans cet endroit qu’il reçut les sti-gmates qui l’ont rendu st célèbre. On montre encoreaujourd’hui le lieu où la tradition du pays assure qu’ilétoit à genoux quand il reçut cette faveur si singulière.On y a bâti une chapelle qui pourroit passer pour uneéglise médiocre, avec des cellules pour douze ou quinzereligieux, & d’autres pour des étrangers qui y vont fairedes retraites. * Labat , Voyage d’Iralie, t. 6. p. i/6.

Environ à un mille à coté, il y a un fameux couventde religieux du même ordre : on pourroit l’appeller unepetite ville, tant il est vaste , & contient de logemens,soit pour les religieux , qui y sont toujours plus de cent,soit pour les étrangers, qui s’y trouvent quelquefois aunombre de deux ou trois cens, & qui y sont logés &nourris gratis. La providence n’a jamais manqué dansce lieu. Il est arrivé une infinité de fois que les reli-gieux sc trouvant réduits au dernier mouton, on a vuarriver des troupeaux de cinquante ou soixante bœufs ,& de deux ou trois cens moutons , des convois decharrettes & de mulets chargés de vin, de farine & detoutes sortes de provisions. Tous les pèlerins y sontreçus pendant trois jours. Les hommes sont toujoursséparés des femmes , mariés ou non, il faut que lescompagnies se séparent en entrant dans ce saint lieu. Cesont des religieux qui ont soin des hommes, Sc des re-ligieuses Tierçaires , de l’ordre de saint François, quifont chargées des femmes.

II ne va point de religieux au Mont-Alverne , qui nesc fasse un devoir d’assistcr au chœur, aux offices di-vins , Sc sur-tout à celui de la nuit. Après qu’on a chantéle Te Deum , tous les religieux vont proceffionnellementen chantant les laudes au petit couvent de la sacrée grotte.Les douze ou quinze religieux de ce petit couvent lesy attendent. Ils disent ensemble une antienne , aprèsquoi on lit le sujet de la méditation, qui dure uneheure. Chacun prend, pendant la lecture, la posture danslaquelle il doit demeurer pendant 1 oraison. Les uns setiennent debout les bras en croix ; les autres a genouxdans la même posture : il y en a qui sont prosternéstout de leur long ; d’autres ont la face contre terre ; enun mot, on choisit une posture gênante & incommode,afin de souffrir en priant ; ce qui ne peut manquerd’arriver, quand il faut demeurer immobiles, commedes statues, pendant une heure, qui commence , lorsquecelui qui préside dit pour la troisième fois ces paroles :Signajii , Domine, servum hic ; c’est-à-dire, Vous avez

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marqué, Seigneur, votre serviteur dans ce lieu>. ed n( jquant avec le doigt Tendroit où étoit saint François,il reçut les stigmates. II demeure lui-meme dans ^posture pendant tout le tems de la méditation. Ce ^cice est suivi tous les jours d’un exercice de p enl ^après lequel on s’en retourne au grand couvent en . stant d’autres prières, à la fin desquelles il est V zde s’aller reposer. Les femmes ne sont pas aces exercices nocturnes de piété. II n’y a q ue ‘ e c >mes ; & ceux qui demandent au gardien cette gdoivent imiter en tout les religieux. z la

Quoiqu’il y ait un bon mille du grand coUV í! ue l-grotte sacrée, on y alloit autrefois à découvert, ^

que tems qu’il fit, personne ne se dispensott ^exercice de piété & de pénitence. II s’est rI0UV p er vi-gens riches Sc charitables qui ont eu pitié de cesteurs de Dieu > & fait faire une galerie bien cote, pavée & bien close, qui va depuis le S ra ” cQ(í i-vent jusqu’à la sacrée grotte. C’est par ce chem in . ^mode qu’on y va à présent toutes les nuits a t z _injures de l’air, qui est très-froid dans ces n, J? nt , ga l,MONTE - ANSIDIANO, montagne de, P° r ^| C sdans TEstramadure , près de Coimbre , dit 1 at st edélices de Portugal, p. 730. il y a une chaîne de ^tagnes qui semble se diviser en deux branches, ^o^ztTune s’étend droit au midi de Coimbre jusqu 3 tjTespace de douze lieues, & l’autre tourne à 1 °^

Sc s’étend entre les deux rivières de MondegP f .Ze zare, jusque vers la source de la derniere. L lt c

miere chaîne de montagnes étoit nommée anctri^

e nn en „ l£ou

Taniacus Mons , &c aujourd’hui AnfiaianitS 0d’Ançaon , du nom d’un bourg qui s’y trouve- cC $verse des chemins fort rudes & fort pierreux á ^ c0 n-montagnes ; & à quatre lieues de Coimbre, ° n re LfsiiStre un bourg nommé Rabaçal ( Rapaciale ) 3 , l£ s,

duquel est la partie la plus haute de ces mon^êqui retient encore l’ancien nom , Porto Tapai0.

MONTE-ARAGON,montagne d’Espagne, aume d’Aragon, avec une abbaye & un bourg FF'rent Flumen , à une lieue d’Huesca au levant.drand , Dict. édit. 1705. .. e [t

MONTE-BALDO, haute montagne d’Italic :de rochers escarpés proche d’un autre d’auffi “r. jeaccès, toutes deux situées entre l’Adige Sc 1 e o(l -Garde, vers les frontières du Trentin, Ces deuxtagnes, avec leurs rerranchemens & redoutes,fendoient le passage de la gorge , gardée par un j e jchemcnr de troupes impériales, furent forcées PFrançois le 26 de Juillet 1703, lorsque le duc «c ^5dôme, avec une partie de Farinée de France, pap 3 ’^environs de Mantoue, dans le Trentin , pouf 'jsélecteur de Bavière qui venoit de faire la consi ueTirol. * Corn. Dict. Mémoires du tems.

MONTE-BARBARO , montagne d’Italie, aU ^ e (lme de Naples, dans la province de Labour : cproche de la côte de la mer , auprès de la ville de <jS ,zol, Sc est n'ommée Gaurus par les ancie* 1 *'Gaurus. píl ys

MONTE BERNINA , montagne des Alp eS ». *{\)t

des Grisons, Sc dans la ligue de la Maison-D ie 'y.les confins de la Valteline. * Baudrand , Dict- c j àMONTE-BRAULIO. C’est le nom qu’o» d °î ro c'une partie des Alpes, entre le pays des Grisescident, Sc le comté de Tirol à l’orient, vers lade l’Adda, à dix milles de Bormio vers le not ■ 3 gncMONTE-CAMELIONE, en latin Cerna , »

de France > dans la Provence, au comté de N 1 ePqui fait partie des Alpes maritimes : elle s . £s £stev elong entre les vicariats de Barcelone Sc de eP‘

au midi, Sc le marquisat de Saluces au scptc nttl 5

tre la source du Var & celle deSture.

ver s

le

MONTE-CANIGO, montagne d’Espag 11 ^.Rouffillon : elle fait partie des Pyrénées. *pagne, p. ZO. . , np l’ 3 P'

MONTE-CARSO , pays d’Italie au Frioul. .pelle ainsi parce qu’il est montagneux,ferme une partie du pays de Carso : les A # 1 »

l’appellent Karsten : il est entre l’Istrie au W* ^ e-riviere de Lizonso au couchant ; Sc dépend ercur. * Baudrand, Diét. édit. 170J.