MON
sous ì invocation de la sainte Vierge. Le couvent des Do-minicains fut fondé par Aimon , comte de Savoie ; horsde la ville il y a un couvent de Capucins. Les habitansont généralement l’humeur martiale , Sc ils apprennentvolontiers le métier de la guerre. Les environs de Mont-mélian sonttrès-agréables, étant entrecoupés de plaines,de collines & de montagnes, fur lesquelles il croît du vinassez bon que l'on transporte dans les contrées voisines. *Blaeu , Atlas.
2. MONTMELIAN, château de Sàvoie, fur une mon-tagne , au pied de laquelle passe Liséré, Sc se voir uneville qui prend son nom de ce château. Les ducs deSavoie y avoient fait faire de bons bastions , Sc cetteplace qui étoit inaccessible , excepté d’un côté , passoitpour imprenable. Cependant ( a ) François I & Hen-ri IV , rois de France . s’en rendirent maîtres ;mais ils durent cette conquête à leur argent plutôt qu’àia force de leurs armes. On ne fir pas le même repro-che à Louis Xlll , aussi ses troupes furent-elles contrain-tes de lever le siège après treize mois d’attaque (b). Lefeu roi Louis XIV , la prir de force en 1691. 11 la renditen 1696 en exécution de la paix de Turinjmais durant laderniere guerre , Montmélian n’ayant pu être ravitaillé ,fut contraint d'ouvrir ses portes aux François qui le rui-nèrent de fond en comble. ( a ) Blaeu , Atlas. ( b ) Lon-guerue , Descrip. de la France, part. 2. p. 3 z.
MONT-MERllÉ 011 Montmaire , én latin MonsM.ijoris ou Mons Matrúí , village de France, au diocèsede Seez , à trois lieues de Seez , fur la route d'Argen-tan; proche la petite riviere de Touane, dans le bail-liage & vicomté d’Essey. Le véritable nom est MonsMajoris . ainsi qu’il est marqué dans la vie de saint Evre-mond , abbé, au septième siécle , qui bâtit en ce lieu unmonastère. C’est par corruption que quelques-uns ontécrit Mons Mœroris , depuis trois cens ans. La traditionest cependant qu’il s’cst donné en ce lieu quelque grandcombat ; & ce qu’on voit à £ercueil, village voisin , le.suppose, Le monastère que saint Evremond y bâtit ,étoit composé de trois églises, dont une étoit originaire-ment fous le titre de saint Martin de Verrou. La nomi-nation de !a cure, 8c une partie des dîmes appartiennentà Fabbayc de saint Martin de Seez , par concession depìusiestrs seigneurs vers l’an 1080. Cette église a étéquelquefois appellée Santìi Martini de Pagode Mont-merre. Le territoire de la paroisse est assez étendu, maismédiocrement fertile. M. de Medavy , évêque de Seez ,grand oncle du maréchal, qui en a été depuis seigneur ,s’étoit flaté qu’à cause de la belle exposition du lieu & deson tcrrein pierreux, la vigne pourroit y venir : onl’essaya , mais fans succès. Cette paroisse est riche encarrières de pierres de taille , qu’on estime beaucouppour se blancheur & la finesse de son grain. II y en aauíîl d’aucres qui sont très-propres à foire de la chaux.
MONTMOREL, Mons-Morelli, abbaye d’homhies enFrance , de l’ordte de saint Augustin, dans la basse Nor-mandie,au diocèse & à deux lieues d’Avranches, an midi,fur une petite riviere près de son embouchure dans l’Ar-dée, fondée Fan 1180 , par .Jean de Hascotietde Subligny,ôc par Rolland du Homet, seigneur de Charvilly.
I. MONTMORENCI, cnXzxìw Monsmorenciacitm,petite ville de l’Isle de France , sur une colline, à deuxlieues de Saint Denys, & à quatre de Paris. Elle est bornéed un côté par une forêt qui contient près de six lieues, &où est un .vieux château , appellé le château de la Chasse.De l’autre , régné une longue vallée , appellée la Val-lée de Montmorenci , fertile en bons fruits , & sur-tout en cérises-, qui passent pour rrès-bonnes. Les sei-gneurs de la maison de Montmorenci ont pris leur nomde cette ville. Ils y ont fondé Féglisc de saint Martin.Cette église est paroissiale > Sc la cure en est gouvernéepar desperes de ['Oratoire, qui y ont une maison, Scqui y font Foffice divin , à la maniéré des collégiales ,remplissant la place des chanoines qui desservoient au-trefois cette église. On y voit le magnifique tombeau desanciens ducs de Montmorenci, représentés en marbreSc en bronze. II y a aussi des religieux de la Sainte Trini-té de la Rédemption des captifs. Ils gouvernent FHô-tel-Dieu pour les malades. On y trouve encore un prieu-re simple sous le titre de Notre-Dame , & une chapellefiìus celui de lâint Jacques, Ce qui reste des murs de
MON
certe ville paroît très-ancien Sc d’une hauteur extrao^dinairc. L’air de cette ville est très sein, Sc du gra^portail de Féglisc de saint Martin on voit Paris > 31Denys, des bois , un étang , & des dépendances de Pde soixante paroisses ; ce qui, joint à la beauté Si a 3 ^riété^des productions de la terre de cette vallce , raides plus beaux points de vue de Fiance.
La terre de Montmorenci fur érigée en duche-pai »Fan IJ5 1 , par Henri II, en faveur d’Anne de Montwrenci, connétable de France, avec l’union d Escoua >Chanrilli, MonrepiJloir , Chamversi, Courroir, *
lez-Creil, Tillais, le Plessier, la Ville Neuve Scdépendances. C’éroit auparavant une des ancienu^^,tonifies du royaume, tenue immédiatement de I 3tonne, à un faucon d’or de relief, Sc ayant piuscens fiefs qui relevoient de se seigneurie. Ce duché ayété éteint par la mort du maréchal, duc de Mbn rI ”renci, Louis XIII en 1633 , érigea de nouveau c ^terre en duché > en faveur d’Henri 11 du nom, “ uCBourbon, prince de Coudé, à la*réserve de * atcr cS ’seigneurie & justice de Chantilli & de ses dépend 3 ".^,Le nom de Montmorenci fut changé en celui d'EngU* 'par lettres-patentes du mois'de Septembre ió$9 , r °tirées au parlement de Paris le 2 de Janvier 1690. ,
Jean le Laboureur , prieur de Juvigné, renommeson savoir , étoit originaire de Montmorenci- E» 1 ^ril publia les tombeaux des personnes illustres avecgénéalogie, & fit imprimer cinq ans après le voyag^la reine de Pologne. II mourut au mois de J u m 1
2. MONTMORENCI ( La vallée de ). Voyec Mo*
MORïNCI 1. Jj.
3. MONTMORENCI BEAUFORT. Voyez. v ílí
FORT 2. *
4. -MONTMORENCI ( Le fouit de ). lieu de *0
mérique septentrionale , dans le Canada. C’est u » e c cte d’eau de deux cens cinquante pieds de haut. Sa napP^’qui est fort large, tombe à pic dans un abvme fi° r ^gros rocher, Sc forme une pluie continuelle. Ce H cUpare la seigneurie de Beaupré de celle de Beaupoft, P .de QuebeC. ,
MONTMOROT, ville de France, dans laFran c ^ eComté, chef-lieu dt? bailliage de même ti« ra > 3lieue & demi au couchant d’été de Lons le-Saunse s • . ^toit le siège du Bailliage d’Aval : il est aújoui'dh 11Lons-le Saunier. -îéa-
MONTOIRE , petite ville de France, dans 1 in e,nois fur le Loir, à quatre lieues au-dessous de V eil< A 0 #S'Certe ville est celle que les anciens nommoient A ^Aureus , dit Corneille. II fout qu’il ait pris Geo»Vendôme pour un écrivain ancien , puisque »° ^jretrouvons personne qui, avant lui, ait appellé ^ 0 ° r]t jtéMons-Aureus. Montoire est renommée par la ss l<1 ^ cC ,de toiles qui s’y fait. * Piganiol , D esc. de la Ftt. 6. p. 116. ,. n é,
MONTOISON , lieu de France , dans le Daup^ j 3près de Valence. Çe lieu fait le titre d’nne branche ^ sCmaison de Clermont, & son nom est devenu bien > ^ fdepuis Philebert de Clermont, seigneur dc Mont 0 ^capitaine de cinquante hommes d’armes, lieurcn 3 ^néral des armées du roi Louis XII, mort en H 1 ’foslqui passoit pour un des plus grands capitainetems. 11 est enterré dans Féglisc de Montoison > jj eà lui à qui on fait honneur de cette devise : A l ar c0l) fMontoison , qui est écrite en lettres d’or dans la ha j adu château de cette terre. On prétend en ester ^journée de Fornoue , Châties VIII > se voyant preles ennemis, se servit de ces termes : A la recoll y c0 at S ‘toison, en appellant Philebert de Clermont à foi* eOn ajoute que ce seigneur chargea alors Fennec*tant de vigueur, qu’il dégagea le roi. * Voyez.d’Expilly fur la nie du chevalier Bayard, Oliv#'
MONÍOLIEU , ou Montolivet , ^° n \ lC SoC >rum , petite ville de France , dans le Hant-Lan8^^^^,au diocèse, & à deux lieues au nord de dc
fur l’Alrau : il y a une abbaye d'hommes de ° p c joslsaint Benoît, congrégation de saint Maur, f° n Eta-les uns, par Charlemagne, & selon d’aurres v , onger , premier comte de Toulouse. Entre ses a ,
remarque principalement D. Guillaume de y^fíçin-docteur en droit canon , qui, en 1 3 3 S , assista