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La chapelle qu’on y voie est sous le titre de Notre-Damede Lorette, ôc à la nomination du roi. L’historien deMeaux dit, pag. 167 , que ce château tombe en ruine.Quelques géographes, & même le dictionnaire univer-sel écrivent Morcerf, ce qui est s éloigner de plus en plusde lecymologie. 11 est vraisemblable que ì’origine deMoressart vient de Mauriejsartum , un coin de forêt dé-friché qui appartenoit à un nommé Maur.
MORET , en latin Muritum , Murittum & More-tum, ville de France , dans l’Isie de France, fur le Loing,environ à une lieue de Fendroit oà cette riviere se jettedans la Seine. Cette ville est ancienne (a ) , puisqueVemilon , archevêque de Sens , y assembla un concileoù il présida, & dont Lupus Servatus, abbé de Ferrie-res, fait mention dans la 115 de ses épîtres. Moret a titrede comté depuis long-tems. Henri Je Grand le donnaà Jacqueline de Beuil, son amie , qui le porta dans lamaison des marquis de Vardes, de laquelle cette ville apassé dans maison de Chabot-Rohan , par madame laduchesse de Rohan, fille unique du dernier marquis dcVardes : il y a un château qui n’est presque qu’un donjoncouvert d’une terrasse. La principale église est dédiée àNotre-Dame : elle est proche du marché & bien bâtie:ony volt aussi un couvent de religieuses. Les murailles deMoret sont d’assez bonne défense , principalement ducôté de la porte par où Ton y entre en venant de Fontai-nebleau , à cause d’une grosse tour qui en défend Feu-trée, comme fait celle du Ponr.On trouve ensuite un faux-bourg dont l’église porte le titre de prieuré ; celui de saintMamert n’est éloigné que d’un quart de lieue. Ceux quiont été mordus de quelque chien enragé y vont porterleurs offrandes. La chapelle de saint Nicaise où vontceux qui sont incommodés dc la toux , n’est pas éloignée' de là.
Le bailliage de Moret a dans son ressort plusieursprévôtés ; & du comté de Moret relevent quantité defiefs > de comtés & de baronnies, & même la seigneurie& le château de Fontainebleau, (a) Longuerue , Desc.de la France, part. 1. pag. 29. (b) Piganiol , Desc. de laFrance, t. 3. p. 101.
MOREUIL , en latin Morelmm , bourg de France,1 dans la Picardie, élection de Monr-Didier, fur la petiteriviere d’Aurégue, dans le Lan terre , entre les villes deCorbie & de Mont-Didier. II y a dans ce bourg uneabbaye régulière de l’ordre de saint Benoît, & qui futfondée en 1109, par Bernard, seigneur de Moreuil. Lesreligieux non-réformés qui l’occupoient, ayant dissipéune partie des biens de cette abbaye, ôc vendu jusqu’auplomb des cercueils des seigneurs de la maison de Crequy,leurs bienfacteurs, en ont été chassés par arrêt du parle-ment de Paris : on a mis à leur place des religieux de lacongrégation de saint Maur. Voyez, au mot Saint ,l’article Saint-Wast de Moreuil.
MORGANT 1 UM , ville de Sicile , dans la partieorientale de cette isle, au midi deCatane, assez près del’embouchure du fleuve Simaethus. C’est une ville très-ancienne, dont le nom fe trouve écrit différemment dansles auteurs, Silius ItalicusécritMoRGENTiA, & Etienne legéographe, tantôt Mcpyivrià,Morgentia,xztnòt Mopyt'i'Ticc,JMorgtntiiim. Strabon lit McpyávTic.', Morgantìum, & Tite-Live Murgantia. Leshabitans sont nommés Murgantinïpar Cicéron , in Verrina 3 ; MurgeTftini par Pline, 3.
c. 8 , Sc Morgentinì par Etienne le géographe. Enfin,Diodore de Sicile écrit Mop^arr íva., Morgantina. 11 ne fautpas confondre cette ville avec la ville Murgantia, enItalie, dans le Samnium. Voyez. Murgantia. Ph. Clu~ver. Sicilia antiq. 1 . 2. c. 8.
MORGARTEN, lieu de Suisse , dans le canton deZug, remarquable par la victoire que les Suisses y rem-portèrent fur les Autrichiens en 13 iy , & qui assura leurliberté. Délices de la Suijse.
1. MORGE. Voyez. AmoRGOs.
z. MORGE, petite riviere de France, dans la Bassc-Auvergne.
MORGENTIA. Voyez. Morgantìum & Murgan-
tia.
1. MORGES, ville‘de la Suisse, dans lc pays Ro-mand sor le bord du lac de Genève , environ à deuxlieues de Lausanne, & la capitale d’un bailliage auquelelle donne son nom. Cette ville est jolie , rrès-propre
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& composée de deux grandes rues parallèles > & ^petite qui s’étendent le long du lac, dans une PK IslC ;f lC !etrecoupée de vignes & de champs. Le château ° u r . »le bailli, est à l’un des bouts de la ville s & le tenl ^ or £
l’autre. Les Bernois ont pratiqué à Morges, u» t. ^assez spacieux, fermé de murailles, avec un bon q . sdes halles. C’est le lieu où sc déchargent les marchait ^qui viennent de l’Allemagne pour la France ouGenève » ou qui viennent de Genève & de lapour l’Allemagne. Par le moyen de ce port, j a vl ^Morges s’est fort enrichie & embellie : elle étoif P e ^chose dans le XI siécle. Conrad, duc de Zéring- n ’ ^ferma de murailles dans le Xll siécle. Elle a une ^belle avenue du côté de l’orient : c’est une plai oe ç cverte en partie d allées d’arbres sous lesquels on Ppromener à couvert des rayons du soleil. * Etstt olices de la Suijje , t. 1. p. 275. ,
2. MORGES (Le bailliage de ) , comp'^ ^cote , ou du moins une partie de cette contrée, F j dSpour Fan des deux meilleurs vignobles qu’il y a' 1 d* £(ltreize cantons de la Suisse. On en a transporté & ^ £lJtransporte encore en Hollande, en BrandeboM'g j fSItalie , où il est autant estimé pour la délicatesse ssmeilleurs vins de Champagne & de Bourgogne* ^pelle la côte , ce petit quartier de pays qui s'eteu ^puis la riviere de l’Aubonne, jusqu’au torrent de f* ,maxthousc, qui coule à demi-lieue de Nyonàl° ^& comprend ainsi trois petites lieues de long ; I e ^ àn’y est pas si raboteux que celui de la V aux , il f £ ju-quelque espace de chemin au bord du lac , il S ’ e e ^ e i,Asensiblement jusqu’à une lieue de marche. La vl ] C ^ eX cfl tCote & celle de la Vaux , deux contrées qui
au bord du laccn forme d’amphithéâtre, & qui j" 0 ' 1 Jussemées de villes , de villages & de châteaux , fa' 1 e £ eí )Cagréable aspect du monde aux yeux de ceux qui g ífl fisur le lac de Genève. Le doéteur Borner en p ai ^ jedans son voyage de Suisse. Le rivage du lac estdivers pelotons de terre , si bien pris & si bien o t do cSqu’on diroit que le plus fin art y a travaillé. Et P 0 ^ fisqui est du pays qui touche au rivage, Je penchantcoteaux droits & uhis, & le ras de ses campagu e jL ve ,cultivées & peuplées font une si agréable pei'lp e S»ll ì n íTl klo «la rian *.„».* /la nliir ha,ll . A u J j J
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qu’il est impossible de rien voir de plus beau.
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vernier dit dans quelque endroit de ses voyages, ' c£f .n’avoit rien vu de comparable à ce pays, sinon 1tain endroit de l’Arménie qui est aussi près d’un ^ aC> fi pTout le bailliage de Morges est rempli degneuciales : on y voie les baronnies de Rollc & detricher, les seigneuries d’Allaman, de Bienne, c ; e „s ,flens-le-château, de Wufflens-la-ville , de Vull' e yjyde FIsle, de Perroy , de la Chaux, d’Aclens >manel & plusieurs autres. . yíot"
Généralement parlant, le terroir du baíiliag e vi"ges est très-fertile en bleds , en vins & en fruits. jrqui croît aux enviions de Morges & au-delà, Ì ltS ’ c eluíriviere de FAujjonne, est passablement bon ; m 3 ^ c£ lissde la côte l’emporte de beaucoup, particulierem eIdes environs de Rolíc Sc de Bursins. . fj/iá'
5. MORGES, petite riviere de Savoye, dans ^ jyabiais, qu’elle sépare du V allais. Son cours eia u Nord , & son embouchure dans le lac de* Robert , Carte dc Savoie. nrnOt ílC , '
MORGETES , peuples d’Italie, dans s^ tC jiass eSStrabon, /. 6. p. zyy , nous apprend qu’ils ^ aceì l £tC iít el ?de leur pays par les Oenotriens , & qu'ils p al fíO 0 aSicile , où, selon quelques-uns, ils donnèrent le c£ sla ville Morgantìum. Pline, /. 3. c. y. fait ment 10peuples. ruaud' 0 f
MORGNY, bourg de France, dans la N° rélection de Lions, j e gc°'
MORGYNA, ville de Sicile, selonEtienfgraphe. . b oU s '
MORHANGE, en allemand, Moerchi^ 0 c ’ of nt e >gade de la Lorraine allemande , avec tltre j, l u x> ni ^donr les seigneurs n’ont reconnu au-dessus j/seul®'
seigneursducs de Lorraine , ni les
évêques de Metz, 11 “ e ét o ilment les empereurs. Cette seigneurie de Mo* ,„ t3 yestenue , il y a près de quatre siécles, par les Vsi ^comtes Sauvages, dont le dernier fut Jean-Sin 3 &grave , comte de Saline , qu j ne laissa u
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