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Tome quatrième. M - P.
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y a dans ce lien fine ancienne abbaye , d'où lui vient lenom de Moustiers. Cette abbaye , qui est dédiée à faineEtienne , est de f ancienne congrégation de Cluni, &cfa communauté est composée de huit ou dix religieux.Moustiers d’Hun est situé > partie en plaine, partie enmonticules : les terres & les pacages y font très bons, &l’on y fait un grand commerce de bestiaux.

MOUSTIQUE, bourg de T Amérique septentrionale,dans l’isle de saint Domingue , au couchant de la rivierenommée Trois Rivières , à une lieue du port dePaix.

MOUSTIQUOIS : c’esl la même nation que Dam-pierre appelle Moskites. Voyez, ce mot.

MOUTER ( La ), riviere de la Basse-Alface. Elle fortdes montagnes de la petite Pierre, au levant desquelleselle coule, passe par Ingwiller, Pfaffenhoff, Hague-neau 8c Drufenheim, au-dessous duquel elle tombe dansle Rhin, à une lieue de l’embouchure de la Soor. * Sup-plément au manuscrit de la Bibliothèque de M. de Corbe-ron , premier président au Conseil souverain d’Alsace.

MOUTIER LA CELLE, abbaye de Bénédiótins,de la congrégation de saint Vannes,en Champagne,au diocèse 8c près de Troyes.

MOUTIER-GRAND-VAL, en allemand, Muns-terthal , grande Vallée en Suisse, enclavée dans lesterres que possede l’évêque de Baie. Elle comprend ungrand nombre de villages,dont les principaux font Mou-tier, Bevillars, Sernetan , Court, & c. Voyez. Mou-tjers a. Les habirans de cette Vallée font alliés avecle canton de Berne , par un ancien traité de combour-geoisie , fait environ cinquante ans avant qu’ils embras-sassent la religion Protestante ; c’cst pour cela que ce can-ton les protégé dans leurs libertés spirituelles & tempo-relles. Les évêques de Baie 3 c le prévôt de Delemontont dans cette vallée le droit de collation pour les églisesProtestantes ; mais comme on prétendit qu’ils y met-toient les ministres les plus ignorans qu’ils pouvoienttrouver , les Bernois ont réglé, qu’aucun ministre n’ypourroit être établi qu’après avoir été examiné & ap-prouvé à Berne. Tous les ans les magistrats de Berneenvoient dans cette Vallée un des membres du conseilEtroit, pour visiter les églises 8c pour mettre ordre auxabus qui pourroient fc glisser.

MOUT 1 ER-SAINT-JEAN, ou Saint-Jean Reau-me , Keomcnse Monaflerium , abbaye d’hommes , deTordre de saint Benoît, en France , dans la Bourgogne ,au diocèse de Langres, à une lieue de la riviere d’Ar-mançon , & à deux de Semur, dans le bourg de mêmenom , fur un ruisseau nommé Reaume. Le bourg doitson origine à l’abbaye , qui fut fondée Tan 486, par lesaint abbé Jean , dans remplacement que lui donnèrentà cet effet Hilarius & Quiéta , c’cst-à dire , saint Hiìaite& sainte Tranquille, ses pere 8c mere. Clovis en con-firma rétablissement Tannée même qu'il embrassa leChristianisme , Patientius tenant pour lors le siège épis-copal de Langres, c'est-à-dire, vers Tan yoo. Le saintabbe fut dix-huic mois absent de ce monastère , 8c s’éioiccache, pendant cet intervalle, dans l’isle de Lérins ;mais saint Grégoire , sixième évêque de Langres, l’en fitrevenir Jean reprit la conduite du monastère : il trouvaces religieux très-incommodés par la disette d’eau quileur manquoit. Un basilique, serpent affreux , infectoitcelle d’un puits profond dont on fe fervoir auparavant.Jean, tua le monstre, & rendit l’eau potable, II mou-rut âgé de cent vingt ans, le 28 Janvier, fans aucunealtération , ni de fa vne, ni de ses dents. Saint Sylves-tre , dont on célèbre la fête le 15 Avril, lui succéda.Saint Guillaume , abbé de Dijon , y mit ensuite une ré-forme. Puis la régie de saint Benoit y fut introduite. IIy avoir douze religieux , & un abbé qui éroir seigneurdu lieu ; mais depuis 1731 , la mense abbatiale a étéunie à Tévêché de Langres-

1. MOUTIERS. Voyez. Moustiers I.

2. MOUTIERS ou Moutier , village de Suisse ,dans les-états de Tévêque de Baie, & le chef-lieu d’uneprévôté appellée Moutier-Grand-Val. Voyez. cet ar-ticle. Moutiers tire son nom dune ancienne 8c richeabbaye dc chanoines réguliers, fondée dans le huitièmesiécle, dont les chanoines résident présentement à De-

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lemont. Ils quittèrent le séjour de Moutiers en 1parce que ce village avoir embrassé la religiontestante. he

3. MOUTIERS , bourg de France , dans le 1 er 'élection de Mortagne.

4. MOUTIERS, bourg de France, dans le ^

nois, élection de Gien. , ur g

5. MOUTIERS , ou les Trois Moutíers , 0°,^de France , dans le Poitou , élection de Loudun. ^le même qué Notre-Dame des Trois Moutie

sc nomme ainsi à cause des trois églises qui J f° nt ' oX(í .

( 6 MOUTIERS , abbaye des Pays Bas, dans dcté de Namur , fur la Sambrc, à une lieue aU . nC fles.Tabbaye dc Fioreff. (Test une abbaye de chan°'

* Diít. géographique des Pays Bas. gu

MOUTIERS EN-PU 1 S AYE, village de fr anC ’ a ]ediocèse d’Auxerre, à sept lieues de la ville epis c ss s£vers le couchant. Ce lieu est mémorable dans 1 udu pays ; parce qu’il y a toute apparence qu et an 1près le centre de la Gaule, c’esl en ces quartiers-sc > fîfur Textrémité du pays des Carnutes, à quelques ^de la Loire, que les Druides faisoient leur a ^ or ét sannuelle, ainsi qu’il est rapporté dans César.couvroient alors ce pays : on ne fait en quel íC , glJ[a commencé à cultiver les terres. Les étangs y £l , cefort communs & très-profonds, ce qui fit do«” e . L lieterritoire le nom celtique de Mêlered. C’est c£les historiens des évêques d’Auxerre ont empj 0 ^ ^neuvième siécle, aussi bien que quelques capitulé j £nos rois du même tems, en parlant de ce lieu > ^^11monastère qui y avoir été fondé, fit éclipser * anom , 8c on sc contenta de dire Moutiers > f 6 . aU xqui diroit Monastère. Si Ton pouvoir ajouter *°^ es0 jtautels consacrés, Virgini p an t ur et , ce lieu-ci P j apour avoir contenu un de ces autels , du moins c >j|tradition du pays ; mais elle n’est pas si cerra”” 4 ^Test que Quintillicn , pere de l’évêque d’Au xerfmême nom, au huitième siécle , bâtit à Melered 1111 a .pital pour y loger les Bretons qui entreprenoierit sc . ^ e .ge de Rome ; & en même tems un monastère >puis, étant ruiné , fut uni à celui de saint Germai” ^xerre, suivant un titre autorisé au concile de D" ,neuvième siécle. Depuis ce tems Melered ne fi” sa-

lifié que du nom de Celle, qui signifioit un pet”.stere. Oncroit que ce fut le comte Conrad ,

procuré cette union. Hildçric , abbé de saint Gel' 1 olífit réparer ce monastère.sur la fin du dixième »ec 'au commencement du suivant ; & Hugues de N ’^,,tévêque d’Auxerre, y fit transporter le corps á ( 0 iïDidier » Tun de scs prédécesseurs. Glabert, wo^ jj £Uconnu parmi les historiens de France, parle de ,j.de Moutiers, comme y ayant demeuré quelqnf c eL’églisc est fous le titre de Notre Dame. II paro” T a t .qui en reste depuis les guerres de la Religion - dtoit un très-bél édifice du treize ou quatorzie”” d eLa paroisse est aujourd’hui séparée, ôc porte I e ” £ p 3 jritsaint Pierre. On y conserve beaucoup de reliq ueSBon, qui ne peut être autre que saint Didier, dont

pie a changé le nom.

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Le bourg de saint Sauveur, qui est dans sc ^' eU tfa rc deélevé des montagnes de Puiíaye, n’esl qu’à n» 4 rC ndlieue de Moutiers. Glabert, lib.$.c. 7. nop 5 ^ a [ jn-que le nommé Robert , que quelques Franço'j j £t tf eSteUtionnés envoyerent au roi de Babylone avec v0 ul°”qui Texcitoient à ruiner les lieux Saints, s’d ” c n do-lui-méme être détruit par les Chrétiens, ét°”meílique fugitif du monastère de Melered.

MOUTIERS RAMEY. Voyez. MoNTiER' K ^ dill es 'MOUTONS, prieuré de religieuses b^^^ches 'en France, dans la Normandie, au diocèse d A v sc-né'

Bénf

près de Mortain. II a été réuni au monassc 1 *^. £t t é ve 'dictines d’Avranches, par les foins de feu M- onta tef re ’que de certe ville, 8c par ceux de madame Msupérieure de ces deux communautés. Picardie, a __MOU Y, bourgade de France , dans sc , p Lir leBeauvaisis, avec titre de comté. Elle est *” u ^é &rain, entre Béarn ais & Creil. On y rient toi p 0 nt e>re , 8c les habitans y travaillent à des serges

rrenaemenr recherchées

MOUZAY , bourg de France, dans sc

foura

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