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Tome quatrième. M - P.
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fossés servent de défenses à la ville, & lui fournissenten même-tems de bon poisson , ôc particulièrement des'carpes. Muhlhouse a beaucoup souffert durant les brouil-leries des empereurs avec les papes. Elle fut toujoursfidèle aux empereurs , & par-là s’attira la haine des ec-clésiastiques ôc de la noblesse du voisinage. L’an i r46 ,les partisans de l’empereur Frédéric II, ayant perdu unebataille contre Berchtold de Teck, évêque de Stras-bourg , & ses adhérons, la ville de Muhlhouse, quiétoit du nombre des premiers, quoique fous la juri-diction de l’évêquc de Strasbourg - fut fort maltraitée,jusqu’à ce que quinze ans après , Rodolphe de Hab-sbourg la délivra du joug de l’évêque, & prit avecle secours des bourgeois - la forteresse que l’évêque yavoir, ôc la démolit, n’y laissant que deux tours quisubsistent encore. Ce prince ayant été, douze ans après,élevé à l’empirc » il récompensa la fidélité que cetteville avoir eue pour les empereurs, ôc la rendit ville li-bre ôc impériale, lui donnant divers privilèges. L’an1347, Fempereur Charles IV lui en donna encore denouveaux, permettant aux bourgeois de choisir eux-mêmes leurs chefs. Ils font partagés en six tribus , dontchacune a deux maîtres ou chefs particuliers, & donneencore deux autres conseillers, qui composent ensem-ble un corps de vingt-quatre personnes. Le chef géné-ral de la ville a le titre de bourguemaître , & il y ena ordinairement trois, & quelquefois quatre, qui y pré-sident tour-à-tour, chacun durant une demi-année.

Cette ville, & les autres qûi étoient impériales, souf-frirent beaucoup des landgraves , des avoués & des pré-fets d’Alsace , sans néanmoins perdre la prérogative devilles impériales. Enfin ceux de Muhlhouse craignantpour leur liberté, à cause que la noblesse voisine lesharcelois continuellement, firent alliance avec les Suis-ses. Elle s’allia premierement avec Berne & Soleurrel’an *1400, pour l’espace de vingt-cinq ans, à l’occa-sion des insultes & des hostilités qu’elle avoit perpé-tuellement à essuyer de la part de la noblesse Autri-chienne. L’an iy06, elle s’allia encore avec Basse pourvingt ans. Et comme elle avoit toujours marqué beau-coup d’affection ôc de fidélité aux Cantons, elle futreçue de tous dans une alliance étroite ôc perpétuelle ,ôc ,incorporée par-là dans le corps Helvétique ; en vertude quoi elle a toujours joui de l’avantage de la neutra-lité ôc de la paix, au milieu des guerres presque per-pétuelles qu’il y a eu depuis deux cens ans entre lesempereurs d’AIiemagne & les rois de France. Elle a vutous ses environs exposés au-x horreurs de la guerre ,pendant qu’elle jouissoit du repos, à cause de son allian-ce avec les Suisses. II arriva un jour à M. de Tu-renne de livrer bataille aux Allemans presque fous lecanon de Muhlhouse, Les Allemans furent battus, ôcplusieurs centaines d’entre eux se sauvèrent à Muhl-house & dans ses terres. Ce prince , quoique vainqueur.,respecta les frontières de cette petite république, ôcse contenta de poster des gardes à toutes les avenuespour attraper les fugitifs.

La petite république de Muhlhausen possède un pé-rit territoire, composé des bourgs ôc paroisses de Mont-heim , Iltzach .Sawisheim , Ôc quelques autres de moin-dre conséquence.

MUI, ville de la Chine, dans le province de Xensi ,au département de Fungciang, seconde métropole dela province. Elle est de neuf degrés neuf minutes plusoccidentale que Péking , fous les trente-cinq degréscinquante-neuf minutes de latitude. * Atlas Sinen/ts.

MUJAC , royaume d’Afrique , dans la Nigritie. II aau nord les royaumes de Courourfa ôc de Gorham ;à l’orient, les états du roi de Gingiro ; au midi, le royau-me de Biafara ; & àl’occident, les royaumes d’Istanna& de Banin. Il scpourroit faire que le royaume de Mu-’ jac ne seroit que la partie septentrionale du royaumede Biafara, ou que ce dernier seroit la partie méri-dionale du premier : du moins ne connoîr-on pas lesbornes qui les séparent. * De l'IjU , Atlas.

MUICHEU, ville de la Chine, dans la province deSuchuen , où elle a le rang de seconde grande cité. Elleest de douze degrés quarante-deux minutes plus occi-dentale que Péking, fous les trente degrés dix-huit mistutes de latitude, ôc au midi de Chingtu, première

MU L

, -st est”

métropole de la province. Tout Ion terriruue ^touré des deux bras de la riviere Kiang, ôc la vxsituée au milieu du lac Hoan , qui lui sert de sc ’& sur lequel il y a quelques ponts de pierres q ulnent la communication avec la campagne. On y co rquatre grands temples. Elle a dans fa dépendance qucités :

Muicheu, Pengxan, Tanleng, Cins^sc* A tlas Sinenfis.

MUIHOA , forteresse de la Chine, dans lace de Fokien. Elle est de trois degrés vingt-ust 6 /tes plus orientale que Péking, fous les vingt' 6 * 4grés cinquante deux minutes de latir. j. lC g

MU1LIN, montagne de la Chine , dans kP r °/>ttede Quangtung, auprès de la ville de Nanhinn&^^j,,montagne étoit autrefois escarpée & difficile à pan ergouverneur, nommé Changkieuling, la fit appU 11 ’ 1 ^ stravail étoit immense. En,, reconnoissance le S ^ 0lldu pays ont bâti en son honneur sur cette montag 11temple, auquel ils ont donné le nom d’iunfimsc ^MUJU, riviere de F Amérique méridionale, d a acapitainerie de Para. Elle prend sa source au sud,se jetter dans le canal qui sépare la terre ferme dra de l'isle des Joanes, à lendroit où est placee » ^de Para. Cette riviere,deux lieues dans les terres »trouvée large de 749 toises. * Voyage en ^

par de la Condamine. . íC \e.

MULA , ville d’Espagne, au royaume de NCette ville, située dans une plaine très-fertile, eu ^leurs très-peu considérable. * Délices d’EspagM > v

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MULBRAÇHT, petit bourg d’AIiemagne, a *!,pj e nrf: Juliers. 11 a l’avantage d’avoir été la patries ^

de

Goltz ou Goltzius , qui naquit en 1338. II étoit n ^Jean Goltz, renommé par son habileté à p e > n . S > e stle verre, ôc peignoir lui-même fort bien-, mais >* j arendu particulièrement célèbre par les chosesdessinées à la plume, & qu’il a gravées ensuite \ tlin. En 13-91 , il fit un voyage en Italie ,ôc peu a 0 -tems qu’il s’arrêta à Naples & à Venise , il deffi° a ^rS-tiré d’excellens ouvrages de peinture, qu’il g rava estqu’il fut de retour en Allemagne. II rooU r

MULCETO, abbaye d’hommes, ordre de C*en Italie, dans le diocèse de Pise. , nS le

MULCIEN ou Multien , pays de France, ú .jj e degouvernement de Fisse de France, autour dc l* vMeaux, en latin Meldiciamtm ou Pagus Mel^ eCII est parlé de ce pays dans la légende de saint OtstS^ ^que de Meaux , au cinquième siécle , & dans Ç qqsaint Patu , chanoine de Meaux > au huitième ‘ ie S _ne connoît guère aujourd’hui les bornes de ce PMULDAU , riviere de Bohême : elle a fa l" oU , r Bi-les montagnes qui séparent la Bohême du duché s»viere, au midi occidental de Prachachatiz. D ^stzstsource jusqu’à Roscnberg , elle coule du n ° l ’“'% pte^sud-ouesl : près de Roscnberg elle fait un coude, r èsson cours du nord au midi, en serpentant , -r ' va seavoir baigné Budweiss ', Teyn & Prague , . ^ £)» llSperdre dans l’Elbe , un peu au-dessus de Mesc 1 . ^ deson cours elle reçoit les rivières de Lausn> c ^ jjllot ,Blanitz > g. de Sazawa, d. & de Cadburz. S-y\tlâ5

MULDE , riviere d’AIiemagne : elle a fa so^Uj^ ,la partie méridionale de la Misnie, passe 3 j^julte ’ôc, après avoir grossi ses eaux de celles de a v jlleelle va sc rendre dans l’Elbe auprès deDessavv. . ^tiS 1*

MULDOBLACHIENSIS , siège épicop 3 *’ c0 st'

Thessalie. Damianus , son évêque, souscti vlcile de Ferrare, tenu l’an 1438. „

MULDORFF. Voyez. Muhldokff.

MULDOW , riviere de l’empire Russiemme que la Narva , ou Welikarzeka, noms q udans fa course. Voyez, ces mots.

MULEBERG. Voyez. Muhlberg.

MULE DE GALLOWAY , ou Bec ^jdifl»w ay , promontoire d’Ecossc, dans la P artI