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Ion Gesner, 4. Aqitatil. de Serpente, lî dit, d’aprcs So-tion & Isigonus, que les habicans de cette ville fuientcontraints de l’abandonner par la grande quantité d’hy-dres qui s’y trouvoient. Au lieu de Myclea , Pline/. 8. c. 29. lit Amicl^e 0 & dit que cette ville périt parles scrpens.
MYCONE, isle de la mer Egée , Sc l une des Gy-clades. Elle s’étend de Test à l’ouest. On lui donne tren-te-six milles de tour, & on la met à trente milles deNaxie , -à quarante milles de Nicaric, Sc à dix-huirmilles du port de Tine , quoique le canal, qui est en-tre le cap Trullo de Mycone Sc le Tine , n’ait que dix-buit lieues de largeur : celui de Mycone à vélos n’estque de trois milles, depuis le cap Alogomandra deMycone à la plus proche terre de vélos; car Pline,qui a peut-être compté d’un port à l’autre, donne jus-qu’à quinze milles à c c canal. On y voit les deux pe-tits écueils de Praíonisi, que MM, Spon Sc Wheler ontpris pour Tragonisi ou Dragonera, autre écueil du cô-té de Test sud-est, 8 c par conséquent hors du canaldont nous parlons. * Tournefort , Voyage du Levant,lettre 6. p. 106.
Le port de Mycone est fort découvert Sc regarde en-tre l'ouest & l’ouest-nord-ouest ; mais le golfe qui està côté de ce port Sc qui se termine en cul de-sac, estassez bon pour les plus gros bâtimens, qu’une jettée na-turelle , formée par des rochers presque à fleur d’eau,met à couvert du vent du nord. L’entrée de ce golfeest entre le nord & le nord ouest. Le port d’Ornos estopposé au fond du golfe , Sc regarde entre le sud Scle sud-sud-est. L’istede Saint George se trouve à la pointedu golfe à main droite, tout près de deux rochers iso-lés , avec la grande Sc la petite iste aux Ecrevisses. Lesautres ports de l’islc font Palermo Sc Sainte Anne :le port Palermo est fort grand, mais trop exposé auvent du nord. Celui de Sainte Anne est fort découvertaussi, Sc regarde le sud-est.
Les matelots de Mycone passent pour les plus ha-biles de tout le pays. II y a pour le moins cinq censhommes de mer dans cette iste, & l’on y compte plusde cent bateaux , outre quarante à cinquante gros cas-ques destinés pour le négoce de Turquie Sc de la Mo-rée. Celui de Turquie se fait en cuirs & en maroquins,qu’on va chercher à Siagi, proche de Smyrne, Sc à Sca-la-Nova: celui de la Morée roule présentement sur levin. 11 y a des casques à Mycone qui portent jusqu’àsept ou huit cens barils de vin : le baril pèse lyo liv.de France : ce n’est souvent que de l’eau rougie ; maison le paye suivant sa force Sc sa qualité. On recueilleordinairement à Mycone vingt-cinq ou trente mille ba-rils de vin par an, Sc l’on y cultive la vigne depuisfort long-tems.
L iste de Mycone est fort aride , Sc ses montagnesfont peu élevées. Les deux plus considérables portentle nom de Saint Heue. L’une est tout près du capTrullo, à l’entrée du canal de Mycone Sc de Tine:1 autre à l’extréroité de Mycone, vis-à-vis Tragonisi.Le nom Dimastos que Pline, /. 4. c. 12. donne àla plus haute montagne de Piste, convient égalementà toutes les deux, puisque chacune a leTommet fenduen deux parties. Ovide, Metamorph. I. 7. qui dans sonvoyage du Pont avoit vu Mycone de plus presque Vir-gile , M » cid. 3. a eu raison de dire que c’étoit une istepeu élevee ; Virgile dit tout le contraire : ce n’est pas quehurnìlis Insula ne signifie aussi une isle méprisable Scvile , comme Stace , Achil. 1. a appellé Piste de Se-riphe,
Srrabon rapporte que les poètes ont fait de Myconele tombeau des Centaures , défaits par Hercule ; d’oùétoit venu le proverbe : fout efi dans Mycone , pourdire qu’un homme vouloir parler de tout dans le mê-me discours. Etienne le géographe , qui a copié Stra-bon, assure que cette iste a pris son nom d’un certainMyconus, fils d’zEnîus ; mais on connort aussi peu Pu nque l’autre, Sc la plupart des anciens font tombes dansle même défaut. La remarque de Strabon, /. io. ScdEustathe, A d Dyonif vers. y 26. est mieux fondée.11 s disent que les Mvconiotes étoient sujets à devenirchauves , puisqu’atijourd’hui la plupart des habirans yperdent leurs cheveux à Page de 20 ou 2j ans. Pline
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/. n. c. 37. a outré l’observati on , en assurant Senfans y naissent fans cheveux. Cependant les ha 1de cette isle sont bien faits. íe .
Les Francs appellent cette iste Micoun. On J ^cueille assez d’orge pour les habirans, beaucoup ^ ^gués, peu d’olives. Les eaux y sont assez rares en ^un grand puits en fournit à tout 1e bourg, q u * - sseul de l iste, Sc qui ne renferme guère plus de ^mille âmes; mais pour un homme qu’on y v01ty trouve quatre femmes : il est vrai que les hommcs^^queutent la mer. On y nomme tous les ans deux __fuis pour y prendre soin des affaires. En 17co l e -^ ^conioces páyerenc cinq mille écus de capirationtaille réelle. L’iste dépendoit alors de Mezorslo^ 0 > ^pitan bacha : dans la derniere guerre, elle obéi* ^bey de Stanchio, Mehemet Bey, dit Cassidi, ^
mandoit quelques galiotes pour purger l’Archip epetits corsaires.* Ftolomée , I. 3. c. ty. j e s
Le séjour de Mycone est assez agréable p° uétrangers : on y fait bonne chere, quand on a un _cuisinier > car les Grecs n’y entendent rien. P- eSdrix sont en abondance Sc à bon marché dans eettede même que les cailles , les bécasses , les tottrtere ^les lapins & les beefigues. On y mange d’excelle 11sins Sc de fort bonnes figues : ordinairement les k ^s’y font avec une espèce de laitteron tout-à-fahJ ■
tante, quand on a froté le plat avec de l’ail. L ’. rSc la Radice y sont assez recherchées : 1 a prem ,e ^ j aune espèce de racine de scorsonère, Sc la ra£ *’ ce h .-/feiitchicorée épineuse, dont les jeunes pousses se blai^L y a jtnaturellement dans le fable le long de la mer ’.|r e s. L cun bon ragoût en carême avec les Vroulasfromage mou qu’on prépare dans cette isle est de* 1 £ j, 0 -il n’y a que les cailles confites au vinaigre q al ^quent les étrangers ; car ces oiseaux sont réduits ^espèce de bouillie : les gens du pays les préfeten 1 ’ q^edoute, aux cailles fraîches. On ne brûle à My c ° nedes broffailles tirées des istes de vélos. ^ic*
Mycone a été possédée quelques années patde Naxie. Le pere Sauger , tìst. des ducs de ^^ £ i, 1 *dit, que Jean Crispo .vingtième duc de l’Archipdonna en mariage avec l’isle de Zia à fa fille- 1épouse de François de Sommerie. Ce seigneur npas long-tems, Sc les Vénitiens étant maîtres deprirent Mycone, d’où vient que le provéditeur ásc dit encore aujourd’hui provéditeur de Myeoh *berousse, capitan bacha, la soumit à Soliman **, ^presque toutes les istes que la république postesl’Archipel. Mycone Sc Tine fuient conquises (° u a pfèsperçut Henri par André Gizi, quelques annees j c sla prise de Constantinople par les François Sc 10V énitiens. Jérôme Gizi, son frère, eut pour partag p ie asSc Scopoli. C’est de cet André Gizi que desce» a tiJanachi Gizi, qui étoit consul à Mycone Sc a , , £0 iiCcommencement de ce siécle , & qui fit ériger 2une chapelle en l’honneur de saint Louis. t t K ^L’églisc Latine du bourg dépend de l’cveq^^ éc llSne, qui la fait desservir par un vicaire à víng 1 " ij cromains d’appointemens. L’aumônier de k c X 0 p n’ asaint Louis en avoit de plus considérables j 111 j 3 co* 1 'rien à reprocher à l’évêque de Tine, puisst 0 ^ j a vah*grégation de propaganda Fide u’en donne P , £S éve-tage aux vicaires des autres isles. 11 y a ir,e ? Qtí i H° li 'ques qui ne leur donnent que quinze écus, ^ llC lesvent plus de vicaires qu’ils n’en veulent ; P at ^ £S p o l ' rprêtres de l’Archipel sont ravis d’occuper c es p°rester honorablement chez eux. lC s da nS
II y a à peu près cinquante églises Greest _„ lie toti s
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l’ille de Mycone : chacune a son papas , Sc P* rC qu’* 111les habitans sont du rit grec. II n’y a de c0 &'cadi ambulant. Ces sortes de cadis achetent t j ’M
mission du grand cadideScio, & parcoures fient»chipel, faisant afficher dans les bourgs par ou ^ ^ î$ pïque tous ceux qui ont des procès appâte" j £S de
piers
ou amenent les témoins nécessaires, st u
à
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pêchera promptement Sc à bon marché. c h 3 pel IeSII y a plusieurs monastères Sc quelqu^ ^Mycone : Paleocastriani est un monai e piste»ou quatre religieuses, situé presque au ffií r ui> r 1
autour dc Fakocastro , ancienne sortec