S 7 °
NI S
entr aurres une granae , oeauconp plus elevee que lesautres , 6c que l’on découvre de fort loin ; il n’y a qubdeux portes. Les fauxbourgs sont très-grands, íur-toutcelui qui est du côté de la riviere, & où il y a plu-sieurs églises de pierres. La montagne qui est séparée endiverses parties, fur lesquelles il y a des églises & desmaisons, fait un très - bel aspect. Les hauteurs & lesvallées empêchent cependant d’en voir le tour. La ri-viere est toujours remplie d’un grand nombre de bar-ques, qui vont 6c viennent de tous côtés fur l’autre ri-ve. A l’opposite de la ville , il y a un grand villagedans lequel on trouve une grande église 6c une grandemaison, bâties de pierres. L’eau de vie y est à si bonmarché , qu’on en a huit bouteilles pour quarante fols.Les vivres n’y sont pas plus chers à proportion. On yachete un agneau ou un mouton ordinaire treize àquatorze sols; deux petits canards un sol, une bonnepoularde trois fols , vingt œufs un sol, deux painsblancs de grandeur raisonnable un sol, un pain bis desept à huit livres auifi un sol. La bíere y est bonne 6cà grand marché. * Le Brun , Voyage, p. 8o.
On compte que la ville de Nisen est à huit censwerítes de Moscou ; ce qui fait cent soixante lieues d’Al-lemagne ; mais il n’y en a pas plus de cent par terre.La ville n’est habitée aujourd'hui que par des Russiens:on n’y volt plus de Tartares. Elle est fort peuplée. Lesjours de fêtes se solemnisent dans cette ville par la dé-bauche. On ne fait rien que s’enyvrer ces jours - là.Les riches boivent chez eux : les pauvres se rendent de-vant les Kabaks ou maisons où l’on vend de l’eau devie, & en prennent outre mesure. Lorsque la boisson leurmonte à la tête , ils se couchent sur le pavé ; car ilfaut qu’ils restent dans la rue : il ne leur est pas per-mis d entier dans la maison. 11 y a à la porte une ta-ble, sur laquelle ils mettent leur argent: on leur mesurealors la quantité d’eau de vie qu’ils souhaitent. On latire d’un grand chauderon avec une cuiller de bois,& on la met dans une tasse qui est aussi de bois. Lesfemmes y vont comme les hommes & s’enyvrent demême.
NISERGE, ville de la Perfide. Ptolomée , l. 6. c. 4.la place dans les terres.
1. NISI, riviere de Sicile, dans le Val-Demone. Ellea fa source dans le mont Spreverio : elle coule du nord-ouest au sud est, & se décharge dans le Fare de Mes-sine , au nord du cap Saint Alessio. * Atlas, Bob. deVaugondy.
z. NÎSI, bourg de Sicile, dans le Val-Demone , furune riviere de même nom. II a titre de baron nie.
NISIBE ou Nisibis , ville très-ancienne & très-célè-bre, dans la partie septentrionale de la Mésopotamie.Elle étoit fort éloignée de l’Euphrate , mais voisine duTigre , dont elle étoit distante de deux journées de che-min , selon Procope , Fer sic. L 1. c. 1 r. ainsi PierrePatrice se trompe , lorsqu’il dit, in ultimis Excerptis ,p. ;o- que Nisibe étoit située fur le bord du Tigre. IIest bien vrai qu’elle étoit fur une riviere, mais c’étoit furleMygdonius, 6c non fur le Tigre. Julien, Orat. 1.p. 27. de Nìfibe , & Orat. 1. p. 61. le dit positivementen ces termes : Amnis Mygdonius inundans infunditurin adjacentem mœnìbus campim. A la vérité, Etiennele géographe paroit la placer fur le Tigre ; mais ilfaut traduire avec précaution ce passage de cet écri-vain , ìitclfiiÇ troTaí ívtij sUpai* t? Trpàí t&T Tiyptiri 7toTct/a £: ildoit se rendre de la forte; « Nisibe est une ville située,, dans le quartier appelle Trans-Euphratense, qui est» dans le voisinage du Tigre. » * Cellarius , Geogr.anr. I. 3. c. IJ.
La ville de Nisibe passe pour etre si ancienne, qu’onne fait aucune difficulté d attribuer fa fondation àNemrod. En effet, on lit dans saint Jeiome, que Nerr.»rod régna & dans Arac , qui est Edesse , 6c dans Achad,qu’on appelloit de son rems Nisibe. Les Macédoniensne la sondèrent pas, ils ne sirenr qu’en changer le nom:comme ils donnerent à ce canton de la Mésopota-mie le nom de Mygdonie, ils donnerent a la ville deNisibe, qui s’y trouve située, le nom d’A mioche deMygdonie. Les Barbares, dit Plutarque, in Lucnllo ,p. 514. la nommoient Nisibe, 6c les Grecs l’appel-íoient Antioche de Mygdonie. Strabon, /. 16. p. 747.
NIS
est de ce sentiment, & ajoute qu’elle étoit située ahpied du mont Masius. Tigranes en étoit posseneurdu teins de la guerre de Mithridate, 6c Luculluslui enleva. Elle devint alors le boulevard de lempitRomain, contre les Parthes ; mais l’empereur Jovienleur rendit ignominieusement (a). Saint Jacques, si ul /étoit né, en fut fait évêque ( b ), vers les commencemens du régné de Constantin , qui le regarda toujoucomme un puissant protecteur de la ville. En ette ,tant qu’il vécut, il la garantit des assauts des le rlAprès fa mort, Jovien ayant cédé Nisibe aux y erle ^*la plupart des habitans, plutôt que de subir le joug ^ces nouveaux maîtres, s’en allerent demeurer dansbourg éloigné & emporterent le corps de saintavec eux. Saint Ephrem étoit né dans le territoirecette ville , 6c y avoir demeuré long-tems avant quepasser à Edesse. Saint Malch, solitaire célèbre par acaptivité , dont saint Jerôme nous a donné l'Nistoire,étoit né aussi dans le territoire de Nisibe. («*)Marcel. 1 . 2. y. c. 31. ( b ) B aille t , Topographie de
Saints, p. 547- „
Dans l’inscription dune médaille de JuliaPatiUa» ^
lit ces mots CE.KOAsl.NEC ibi , c’est-à-dire , 6$
tìmia Coloni&Nejïbitanœ. Etienne le géographe veut <?uquelques uns ayent écritNùsv/So, Nafìbis ; mais par t0ailleurs on lit Nìfibis. Aujourd’hui on écrit NrsBitVNassibin ou Naisibin , c’est le nom moderne; 11,8la ville n’est plus que l’ombre de ce qu’elle étoit acìennemenr. Elle est partagée en deux quartiers s e Prés par une- terre labourée, & ces deux quartier 5valent pas un bon village. II y avoit autrefoiséglise dédiée à saint Jacques, qui est appellé ft £íC ..Notre Seigneur: on ne voir à présent que les arcad ^des portes, 6c un petit espace qui étoit, scion Rs"ssparences, le fond de Tégíííe. Les Syriens ont scrn^^.endroit, & y célèbrent encore aujourd’hui, de tncque les Arméniens. Neíbin dépend du hacha de Ndin. * Olearius, Voyage du Levant, t. 3. p. 92. •
A une grande demi-lieue de Neíbin, du côté du k va ’il passe une assez belle riviere, qu’on traverse s tîs 1 Spont de pierres ; & l’on voir fur le chemin plusieursde murailles avec une grande arcade ; ce qui faitqu’anciennement la ville s’étendoit jusqu’à la rivsc rC 'deux portées de mousquet du pont, vers le couchaon rencontre une pierre, à moitié enfoncée d#** sterre & fur laquelle sont écrits quelques mots , , jqui font connoître que c’est le tombeau d’un 8^ ^d’armée, François de nation ; mais le tems a efface le 0 _ ^Nassibin est éloignée de Moussul de cinq journe es %,pays est presque par tout désert 6c inhabité de cCté. On ne trouve de l’eau qu’en deux endroits, e „re n’est-elle pas trop bonne : de rems en tems ° n âcontre quelques Pâtres qui habitent sous des tcnr ^siedeux ou trois lieues en deçà de Neíbin, il y a P 1du chemin un hermitage. C’esl une petite charnh 1 ^^,un enclos de murailles, & dont la porte est treS ": ta geQuelques Juifs vont de tems en tems à cet herpour y faire leurs prières, parce qu’ils croient si ule lieu où est enseveli le prophète Elisée. v ^ ,
Le pays qui s’étend depuis Coufasar jusqu a N jje
est une large campagne , & la premiere journée ^.voir d’autre herbe sur la terre , que de la pi rn P l piedla plante en est si grosse, qu’il s’en trouve “ u tf0 uve6c demi de diamètre. La journée suivante > onla campagne couverte dune autre plante, dont a ^^^>eest grande , large & épaisse , Sc l’oignon & r ° S urS jaU"un œuf d’oie: on y voir aussi quantité te scoU'
nés, rouges 6c violettes, des tulipes de diffetenleurs, des anémones 6c dtH narcisses sirnpses-nier, Voyage de Perse, 1 . 2.
N 1 SIBES. Voyez Nisives.
1. NISIBIS. Voyez. Nisibe. 1>Eupb râ-
2. NISIBIS, ville de la Mésopotamie, íur > p3 ste, selon Joscphe, Antiq. L 18. c. 1 2. Je ne^ ,
qu’aucun autre écrivain fasse mention de cet ,
3. NISIBIS, ville d’Asie, dans 1 Ane. ». par# ca ~lib. 6. cap. 17. la place entre Jrcîtane
ne ce. , p ecip leS
NISICATES, ou Nisicastes & Nisit /£. 4. J 5 'de l’Ethiopie, sous l’Egypte, félon Plme,