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Tome quatrième. M - P.
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£* c ! ue ces noms íìgnitient des hommes qui ontfui! ° U ^ uacre y eu x - non pourtant que ces peuplesent tels, mais parce qu’ils appliquoienr route leurKnì. 011, en c ‘ ranI: leurs flèches, ôc tiroient juste.p eu ^lOBENSES. Ortelius , Tbes. dit qu’il trouvoir desj> ° es a ' n si nommés fur une médaille en cuivre dePereur Trajan , qu’ilavoit entre les mains.

MS. Voyez Nestus.

j es p ^'oTA, nom d’une ville dont il éroic parlé danstpjj scions pontificales des empereurs á’Oricnt : Or-l'Eiu” aur ' juge quelle étoit aux environs de

-pire.

c ifle fur la côte du royaume de Naples ,

tond o^uolo ôc l’ille de Lagajola. Elle est de formec * , e> & n’a guere qu’un mille & demi de tour. Duvon e C U m ' d ‘ ’ e ^ e a 11,1 P eut porr appellé Porto Pa-in C ' 0^ Ut les deux vers fuivans (s) dans un marbretet Itit la porte du pont qu’il faut palier pour mon-

^a vit a , sifle ratent, temonem htc v claque fige.^tta laborum hac est , ixta quies anima.

hiiì^ Ue ^ Hc P ecitc st ue ioit cette isle (b ), elle rapportédav tll '^ e ducats rous les ans. Elle en rapporceroics ei a ‘F a S e , s’il y avoir moins de lapins. Ces animauxriv^ Ent en ctre les maîtres j & il pourroit bien ar-p r ® r a ux habitans ce qui arriva à ceux d t Porto Santa ,q Cs de Madère, que ces animaux çhaíserent de Tísle.n . a àit ce q U ' 0 n peur pour empêcher que le nombrepaT ^ ev ’ enne excessif; car pour les détruire , ii ne tau:r , r X songer. Ils font leurs r lotis dans des rochers es-Pfrn’‘l lu environnent liste , & ou 1 on ne peut grim-ttotive aussi dans cette isle quantité de per-p aff > Ge faisans & de cailles, dans la saison de,leurch e a f- Outre cela, il y a une Madrague pour la pê-tj 0 a ton ; & le terrein de l’iflc est excellent : c’estr 0lu Tia ge qu’il n’y en a pas davantage. En suivant latr c e P ar mer, à environ un demi-mille, on rencon-d e j, 11 Petit écueil, qui n’est détaché de la terre quedu es P a ce de quinze pas. 11 est nommé par les gens\'ir 0n ^ s Lagajola , la cage. Sur le sommet & aux en-tiiw S 111 é m c dans la mer , on voir des masures de ba-ie ? an ciens> ôc au rivage de la terre ferme , il y áVitgi] 6 â nn temple ancien , qu’on appelle TEcole dedans C ’ 0 est à présent un hermitage fort bien situé ôcbai , o le solitude très-agréable. (<v) Corn. D\dt.{b)La-hJlrdîpge d’tralie, r. f. p. zquI\jjç Voyez Nisicates.i. ^ ^ES, peuple de l’Afrique ptoprë, selon Pline,uff' 4 -Ptolomée, l.y.c. 3. les place après les Na-te Livç Ont peut-être les mêmes peuples que Ti-^>0’ J- 3 3 .c. 18. nomme Nijnetx.

^ Ue do c c Nemausus , ville de France, dans le Lan-Aii t f 0l J à-he est fort ancienne, ôc il parole qu’on peurio, v , ati Ver environ 3400 ans de durée depuis fa premieredHei- c °, n ’ âonr on fait honneur à Nemaufus , filsûu Liby' C ' Oie du Thébain , soit de TEgyptien , soitv ssit dau* 1 ] O't prétend donc que T un de ces Hercules, quidí q U j s Os Gaules pour combattre le tyran Tauriscus,

ll0 ssin 1f f a iF a en Espagne pour domter un autre tyran ,

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er, on , eut des femmes de ces princes vain-^and nombre d’enfans , & enrr’aurres un ap-Q ?nai, f>is , qui fonda Nismes j & lui donna sonH’osper et , Déroule & ce Nemaufus , scion Euscbe ôc0°ye ^ Gt °scnt à peu près du rems de Pria m , roi de

ton

ce f„ . f eu avant 1 époque de fa destruction. Se-* ° u Soo nmeiU ’ Nisrnes at.noit été feulement fondée'^'Ornb] K| HS avant d-vme. Cette origine paroi r assezOi 1V C% a i e > dautanr qu’on fait qu'il y a eu en ester^‘Urnien ^ ^ un E^ereule. Diodore de Sicilef U ^ e eut dp , a ^Ell>n rapportent que les enfans qu’Her-1 0l ' 1 de re P ufieurs femmes dans la Gaule Celtique y

rent í * "-“““vs uaus ja vjauie celtique y

n 0 m, eaucou P de villes, auxquelles ils donnerentail Os . r>) ’ l -P u * s oerte fondation de Nistnes par Ne-

p Uai1 tem s n _ ne oonnoît plus l’érar de cette ville jus-es Phocéens de Marseille , colonie^ Ue! stues- r us s y établir mille ou onze amA«

ou onze cens âns aptes.

Ce ] * . - -t uv - >-ette ville sc gouverna

n ë intervalle en République , ôc qn’elle

Pédant- c T prércndenc qne c

NIS s 71

àvoi't me me vingt-quatre bourgs ou villes dans íapendance au rems que les Phocéens de Marseille y vin-rent. Ces Phocéens avoienr été premierement habitansde 1 Ionie dans 1 Asie Mineure, autrefois colonie d Athè-nes , ôc avoient été contraints de quitter leur pdys dé-sole par les Medes ôc par les Perles. 11 s croient venus futles côtes de Provence , & y avoient fondé Marseille dùrems de Tarquin, cinquième roi des Romains. Ils avoientmême été rejoints, 60 ou 80 ans après , par l e reste déleurs compatriotes , lorsque Cyr us , roi des Perses, curporté de nouveau la guerre dans T Ionie ; mais cettédouble colonie s’étant trouvée trop resserrée dans leterritoire de Marseille , fut obligée de se répandre dncôté d’Avignon , à Orange , à Nice , à Amibes , àTurin , à Tarragone , ôc à Nisrnes. Aussi voit-on quela plupart des noms des lieux eirconvoìnns de cette der-niere font grecs 3 comme celui du Catarau , torrentqui coule avec une très-grande impétuosité , & qui tra-verfoir Tancienne ville. On a même trouvé quelquesépitaphes grecques qui doivent achever de confirmercette opinion. De plus , le symbole ou les armoiriesanciennes de Nisrnes , qui étoient un taureau d’or. eiichamp de gueules , semblables à celles de Marseille ôcde Turin, font voir que ces villes avoienr eu quelquechose de commun dans leur origine. Au reste , les Pho-céens qui vinrent habiter Nisrnes, s’áccommodanr avecles plus anciens habitans qui suivoient les superstitionségyptiennes > adorèrent scs mêmes divinités en chan-geant» seulement les noms. Ainsi la Déesse Isis devintDiane , &c. ôc les temples ne reçurent aucun chan-gement. * Gautier , Hist. de la ville de Nisme.

Nisrnes resta’environ 440 ans dans l’état où lés Pho-céens la mirent , ôc tomba , avec le reste des Vols-ques , dont elle étoit capitale , fous la puissance desRomains. Les Volsques habitoient le long du Rhône,ils avoient assujetti cette ville , ou avoient été comquis par elle. Ce qu’il y a de sûr, c’esl qu’au rems oiìFabius Maximus la soumit aux Romains , elle étoit ap-pcilêe Nemaufus , urbs Volscerum Arecomicorum. A p-»paremment qu’elle fut dans la fuite lé soustraire decette nouvelle domination - car on trouve qu’elle furdu nombre des 837 villes que Pompée conquit dansses exploits , depuis les Alpes jasqu’aux derniers con-fins de l’Èspagne.

Plusieurs marbres que Ton a trouvés dans les débrisde Nisrnes avec des inscriptions latines, font voir queles Romains y Ont envoyé des colonies ; qn’elle a étégouvernée par des consuls &c des dmtmvirs , qifil y avoicdes édiles comme a Rome, un sénat, une Compagniede décurions, un questeur; qu’il y avoir un collège deprêtres & un temple dédié à Auguste. Ces inscriptions ,répandues en différens endroits, font au nombre de cinqà six cens.

Le gouverneur, qui àvtíit été établi à Nisrnes avecles colonies Romaines , y dura jusqu’en Fart de la fon-dation de Rome 1160, qui se rapporte à Tannée 41 sde l’ere Chrétienne, auqtiel rems les empereurs Ho-rtorius ôc Arcadius, cédèrent Nisrnes aux Goths, aprèsque certe ville eût été environ y 00 ans ou plus fous ladomination des Romains. Duranr ces cinq siécles, Nis-mes a produit de grands hommes dàns lá professiondes lettres, & dans celle des armes. On en vit sortirsous l'empire de Tibère un préteur, orateur d’iirégrande réputation , appellé Ûomitius Afer. Elle donnaaussi la naissance à Aurélius Fulvius , qui fur consul àRome, ôc pere de Tempereuv Antonin Pie. IÍ ne fautpâs douter que cette ville né sc soit beaucoup aggran-die, pendant qu’eile a été fous lá puissance des Romains-On fait par certains indices ou restes, que les mursdont ils Tenvironnerent, faisoient 4640 toises dc cir-cuit, & que Tétendue de ces murs, comparée aveccelle dés murs de Rome, du rems de Vespasien , h enétoit moindre que de mille toises. Ce fur pendant Jemême rems que la plupart des momimensqu on y voitaujourd'hui, furent construits : mats on ne fait par qui.Dès que les Gors fureur arrives à Nisrnes, ils firent unecitadelle des Arènes, y bâtirent les deux tours qu’ony voiteucore aujourd’hui, du moins en partie.

Quoique sous les derniers empereurs Romains, Stfous les premiers rois Goths, le Christianisme eût faic‘ïonií IV. C c c e ij