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P ai í es grandes réparations & les embeilissemens que leardmal Porto-Carrero , qui en a été évêque , y a faitaire * Le chapitre est peu considérable : l’églisc Sc lecouvent des Carmes sont à la troisième terrasse ; ce sonts Carmes chaussées & mitigés : en montant encorede°P terra ^ es - Hui ne sont pas aisées, car la montagne1 tœneste est haute & rude, on arrive à la cinquièmeterrasse, 0 ù étoit le temple de la Fortune, & où estau J°urd’hui le palais Barberin. On dit que l’arsenal estous ce p a ] a j s ^ A qu’on y garde quantité de beaux canonsc fonte. Les appartemens de ce pelais sont assez bien di-nbué s> Ce qn’on y volt de meilleur , est un petit salon^ Lout du vestibule ; son plancher est une très-belle0laïque, représentant les distérens états & conditionses hommes qui travaillent toute leur vie à chercherr . ne fortune, à laquelle ils n’arrìvent presque jamais :c ‘ en n’est si beau que ce ce plancher . Sc il est très-bien°nservé ; il peut avoir douze à quinze pieds de lon-ç UeUr for dix de large. On assure qu’il a servi Sc qtsil estnc °rc dans le même endroit où etoit la statue de la For-^ n Ç On montre dans ce palais quelques petites statuesf ert a déesse; c’étoient des vœux qu’ùn lui avoit of-
La chapelle de sainte Rosalie est à la droite & un peuP US basq ue le palais. II y a deux mausolées très-beaux,Un du p r j llce Thadée, Sc l’autre d'u cardinal Antoine«arberin. A côté est une espèce de sacristie dans laquelle11 y a deux tombeaux fort simples, qui renferment les£> r ps de ces deux seigneurs , avec ces mots for l’un :"eposìtum Thadá Barbarini ; & fur l’autre : DepositumCard. Antonïi Barbarini. Ce cardinal avoit étépand Aumônier de France & archevêque de Rheims.Le prince Thadée avoit été préfet de Rome, & tousdeux comblés de biens par la France, qui les avoit re-ps Sc entretenus pendant leur exil. & les avoit ensuiteLfo rentrer dans la possession de leurs biens. II ne resteP' Us rien du bois consacré à la déesse.
^ La ville de Palestrine avoit été détruite par le pape^°riiface VIII, qui avoit transporté tous les habitans au^aut de la montagne. Ils y étoient en belle vue & en< 0t l air, mais très-serrés & très-incommodés. Ce lieu°it plutôt une forteresse qu’une ville, Nicolas V leurjprniìt d’abandonner ce mauvais endroit : ils le laissèrentP c plaisir, & le ruinèrent si bien, qu’il n’y reste plusa u un e tour. La ville fut rebâtie fur ses anciens fon-dpïïens. Cette ville a appartenu aux Colonnes, qui l’ontPuis vendue aux Barberins. II ne faut pas chercherY u ? foin pourquoi Boniface VIII la fit détruire ; il estc oler il P a y a un P eu eherement ce mouvement de
1>o P ALESTRINE ( Le chemin de ), c’est le nom que(pi 1 donne aujourd’hui en Italie à la voie Pramestine«f'vsti»*). * Labat , Voyage d’Italie , t. z.p.rzo.] ALET. Quelques-uns écrivent ainsi le nom du vil-Pa° U nac l u 'r Pierre Abelard. Voyez. Pai,ais.né c • LURIANA , ville del’Espagne Citérieure : l’iti-ra au " e d’Antonin la met fur la route de Nismes'à Tar-de i nC ' Cntre Antistiana Sc Tarragone , à treize millesq a Ptemiere, & dix-sept milles de la seconde. Quel-S Manuscrits portent Fafuriana pour Palfuriana.p h Ìí P ALI, champs de l'Arcadie, au pied du montantus, scion Pausanias, /. 8. c. jy.
Sì cì j ^LI , peuples de Scythie , selon Diodore dele S le - L r. c. 43.11 dit que les Pâli Sc les Napi étoient]’,. ^Mendans de deux frétés, l’un nommé Palus, &
^Napu,
, 0m ,LIANA » ou Palliana , ville de la Sérique. Pro-' ^ p Ce ’ L 6. c. 16. la place entre Drosache Sc Thogara ,a uald la nomme Panconia, selon Ortelius , Thesaur.C ^ T ‘ * ALIACATE , Paeicat , Palicate & Paeea-t0v E * y dfo des Indes, for la côte de Coromandel, auCanH- l1ae Carnate , fur la route de Mafolipatan àdeg 1Cote , au nord de Madras. Elle est située par i zMin ,Mfo- de latitude septentrionale, Sc ioo deg. 30Ç e u 1 ^.fotaglrude, dans une plaine sablonneuse Lcstérile.Mouiii qu une Pfoge sans aucun port. Les vaisseauxneuf h enE a une P ecite demi-lieue de terre . fur huit oubonne ra * ies 5 fond de fable argilleux, & st faut avoir unefonde ^onnoissanee des bancs & de l’inégalité des pro-Uls > pour conduire les vaisseaux dans les bons
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mouillages. Palicate est peuplée de Maures Sc de Gen-tives. Les maisons y sont assez serrées & basses. Au nordde cette ville est le fort de Gueldres, qui appartient auxHollandois. 11 est en bon état, & capable de résisteraux attaques des Maures. C’est un carré régulier , flan-qué de quatre bastions, revêtu de pierres de taille , ainsique les courtines > & bien garni de canons. Le fossé quil’environne est assez large, mais à sec le plus souvent.Comme le fond est de fable mouvant, il est arrivé quel-quefois que leS couráns des eaux, qui dans la mauvaisesaison sont de vrais torrens , ont ébranlé ce fort. C’est-là que les Hollandois, qui habitent le long de la côte deCoromandel, tiennent leur comptoir, & où demeurele chef de tous ceux qui sont dans les terres du roi deGolconde. II y a ordinairement deux cens soldats ou en-viron en garnison , outre plusieurs marchands qui s’ytiennent pour le négoce, Sc autres gens qui, aprèsavoir servi la compagnie tout Je tems qu’ils y étoientobligés , sc sont retirés en ce lieu. Entre la ville & le fort .on a laissé une place assez grande, pour que le fort nepuisse être incommodé du voisinage de la ville. Dans lamousson des pluies il arrive souvent que les terres bas-ses qui sont derriere, sc trouvent couvertes d’eau ; maiscela ne dure guère : les eaux coulent assez promptementdans la mer, & il n’y a que les petites rivières qui endemeurent enflées, & où, parle moyen des sables quis’y amassent & qui les barrent, il sc fait de profondscanaux. C’est dans ces canaux que les Maures font passerleurs batimens plats, en les rouant pour les mettre àcouvert de la violence de la mer, jusqu’à ce que la bon-ne mousson soit venue. La maniéré dont les habitans dePalicate vont prendre l’eau quils boivent, a quelquechose de remarquable. Quand la met est retirée, ilsvont sur la grève la plus proche de la mer, ils y fontdes trous où ils trouvent de l’eau douce qui est excel-lente. * Atlas, Rob. de Vaugondy. Scbouten , Voya-ge, t. 1. p. 288. Tavernier , Voyage des Indes, 1 . 1.c. 18.
2. PALIACATE , ou Paeicate , montagne des In-des , au royaume de Carnate, à six ou sept lieues àl’occident de la ville de Palicate. Cette montagne estfort haute, Sc contribue beaucoup à inonder le baspays qui l’environne par les eaux qui coulent dans la sai-son des pluies.
PALIANO. Voyez. Palliano.
PAL 1 BOTHRA, ville de l’Inde , en-deçà du Gange.Pcolorsée, l. y, c. 1. la donne aux Mandrales. Arrien ,in Indie. c. 10, qui parle aussi de cette ville , l’appellePalìmbothra , & la place au confluent de l’Erannoboa Scdu Gange, aux confins des Prafiï. Niger lui donne lenom de Vothara ; Thevet l’appelle Jadafon ; Mercatorla nomme Ana, & Vincent le Blanc ressuscite le nomentierement, en faisant une ville de P alìmbrote, que lesvoyageurs ni les cartes ne connoissent point.
PALICA, ville de Sicile, Selon Diodore de Sicile,/. 11. c. 87. Sc Etienne le géographe. On en volt les rui-nes fur une hauteur, au nord oriental du lac appellePalicinus Font Sc Palicorum Liacus. Voyez. Palici.
PALICATE. Voyez Paliacate.
PALICE ( La ), petite ville de France, dans le Bour-bonnois, élection de Moulins, fur la riviere de Beíbre.On ne compte dans cette ville qu’environ trois cens sixfeux, Sc quatre cens cinquante habitans. II n’y a qu’unejustice de seigneur, & le château est antique Sc bien bâ-ti. Cette ville ne laisse pas d’être considérable par sesfoires qui sont au nombre de douze, par scs marchesqui sc tiennent toutes les semaines, & par le passage deceux qui vont de Paris à Lyon : elle est aussi renommespar les bonnes bottes qui s’y font. La Palice est une an-cienne baronnie à la maison de Chabannes. * Ptgamol ,Descrip. de la France , t. 6 . p. 214. , , ,
PALICHI, bourg de l’ille de Céphalonie, fur le bordoccidental du golfe d’Argostoli, vis-à-vis de la ville ctev.e-phalonie. On croit que c’est l’ancienne Paleis. . ce mot.
PALICI,Paeici dii, ou Palicorum farum, tem-ple dans Visse de Sicile, où Ton rendoit un culte auxdieux Palm. Ce temple étoit auprès de la ville Palwaqui en avoir pris son nom ; & dans le voisinage il y avoitencore un lac appellé Lacas, oa Stagnum Palicorurn.Les anciens, crédules fur beaucoup de choses, éprou-