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Tome quatrième. M - P.
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ces arcades il y en a six autres, avec de grandes vou-tcs . que les Turcs appellent KiJJèrai.De là, en tirantencore plus vers le sud, on trouve les ruines d’unthéâtre, fur le penchant de la colline, d’où la vueest très-belle fur la plaine. Parmi les débris de mar-b s e on trouve une belle inscription ancienne, consa-crée par le sénat 8c par le peuple de Pergame, à^'honneur de Catius Antins AuLus Julius Quadrants ,qui avoir été deux fois consul 8c proconsul d’Asie ,outre plusieurs charges & emplois qu’il avoir eus dansdiverses provinces particulières , & autres places, com -tne en Candie 8c à Chypre, Eparque de Syrie, fous^empereur Trajan, & grand bienfaiteur de Pergame,comme le porte rinfeription. * Spm, Voy. du Levant,t- i, p. 203.

Les Chrétiens de Pergame font aujourd’hui en pau-vre état. Leur église cathédrale de Saint Jean est àl’orient, mais entierement ruinée. Elle a cinquante-à pas de longueur, fur trente deux de largeur. LesTurcs ont pris les pièces des colonnes de la nef pourttiettre fur leurs tombeaux. Le corps du bâtiment n’é-toic que de brique. La ville est peuplée de deux outrois mille Turcs, & il n’y a que douze ou quinzernisérables familles de Chrétiens Grecs qui cultivent laterre. 11 leur reste une église dédiée à saint Théodore,évêque de Smyrne, fous le diocèse de laquelle ils sontcompris..

C’est à Pergame qu’on trouva l’usage du parchemin.Pline, /. 13. c. 11. sur le témoignage de Varron , donneà cette ville la gloire de l’invention d’une chose quiassure une sorte d’immortalité aux hommes. ClaudeGalien, fameux médecin , 8c grand philosophe , étoitde Pergame, ainsi que le rhéteur Apollodore , précep-teur d’Auguste. Cardan met Galien au nombre desdouze plus subtils Espagnols dont on ait jamais par-le. II vivoit dans Je deuxième siécle, fous l’empire deMarc-Antonin le philosophe. II mourut dans fa pa-trie , âgé de soixante & dix ans. Quelques-uns veulentpourtant qu’il ait vécu cent quarante ans.

PERGAMUM, ou Pergama : c’étoit le nom dela forteresse de la ville de Troye. Elle étoit située dansle lieu le plus élevé de la ville. Virgile en parle dansdivers endroits de l’Enéide.

PERGANTIUM, ville de la Ligurie , selon Etiennele géographe. C’est aujourd’hui Bregançon , sur la côtede Provence, vis-à-vis des isles d’Hières, car la Ligu-rie s’est autrefois étendue jusques-là. Voyez. Bregan-Çon.

PERGAZA , canton de l’Attíque. Etienne le géogra-phe dit que c’étoit une partie de la tribu Erechrhéide;6c Aìlien ajoute que c’étoit la patrie de Nicias. * Or-iel. Thesaur,

PERGâ Voyez Perga.

PERCE , ville d’Asie, dans la Pamphilie. Voyez Per-ça 1.

PERGELL, ou Pregell, vallée chez les Grisons fai-sant la septième communauté de la ligue de la Caddée,ou maison de Dieu. Après avoir traversé le mont Sep-timer, on entre dans le pays de Pergell, ou Pregell,e n latin Pragallia , ainsi appellé par les anciens, par-ce qu’il étoit aux frontières de la Gaule Cisalpine. Quel-^ues-uns néanmoins veulent que le nom latin soit Prœ-ìulia , & qu’il lui ait été donné pârce que le pays estsitué au pied des Alpes Juliennes. C’est une grande val-lée, qui s’étend en long de l’orient à l’occident. El-le a reçu de grands privilèges des empereurs , & detems immémorial elle a été appellée Pays libre de l’Em-pire ; aussi fait-elle feule une communauté générale.Elle est partagée en deux jurisdictions, qui font bor-nées par un endroit, nommé la Porte. Les paroissesd’au-dessus de la Porte font Cafaccia, village au pieddu mont Septimer, & célèbre à cause du corps de S.Caudence > qui y a été enterré. On avoir fondé en l’hon-fleur de ce saint un monastère près de ce village. L’onen voir encore les ruines auprès du grand chemin. Lesautres paroisses d’au-dessus de la Porte font Piazza ,Saint Caffiano , Stampa, Cultura , &c. Celle d’au-des-fous de la Porte font Soglio, en allemand Solg, ouSoy , Castasegna, Bondo, ëcc, * Etat & Délices de laSld JT e , t. 4. p. J 4.

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Le pays de Pregell est assez fertile & se ressentbeaucoup de la douceur du climat de J’ítalie. Les montsSeptimer & Majols , ou Malojus, lui fervent de rempartcontre l’impétuosité du vent de nord ; & la rîviere déMeta ou Maira, formée de deux branches qui sortentde ces deux montagnes, l’artose dans toute fa lon-gueur , après quoi elle entre dans le comté de Chia-venne. Le matin il se leve un vent d’orient qui souf-fle jusqu’à midi, où il s’en leve un d’ouest qui soufflejusqu’au soir.

1. PERGOLA, petite ville d’Italie, dans la partieorientale du duché d’Urbin, fur une petite rivière quife jette dans le Cefano, si ce n’est pas une des bran-chés de ce fleuve. * Magin, Carte du duché d’Ur-bin.

2. PERGOLA. Corneille dit : Petit bourg ou villa-ge de liste de Naxie , dans l’Archipel. II ajoute:Celieu, près duquel on voie les ruines d’un ancien tem-ple de Bacchus, étoit autrefois une ville que l’on ap-pelloìt Strongyle. De Tournefort, r. r. p. 84. quidans son voyage du Levant donne une liste des villa-ges de l’isie de Naxie, ne connoît point celui de Per-gola , à moins que ce ne soit celui qu’il nomme Pyr-gos . A l’égard du temple de Bacchus, il étoit fur uneécueil, à une portée de fusil de l’isie, tout près duchâteau. J’ai parlé de ce temple dans l’article de l’isiede Naxie. Voyez Naxie.

PERGUS 011 Pergusa, lac de l’isie de Sicile, àcinq milles de la ville d’Enna, du côté du midi. LesPoètes disent que c'est près de ce lac que Pluton ra-vit Proserpine. Comme les anciens avoienc beaucoupde vénération pour le lac de Pergus, on croit quec’est de ce lac dont Claudien entend parler dans cesvers :

.... admittu ìn ahumCernenteis oculos ; & latè pervius humorDucit inoffensos liquido fit b gurgite vifus ;Imaque perjpicui prodit jecreta profundì.

* Ovid. Metam. /. 5. v. 38s , &soiv.

Ce lac a quatre milles de circuit , 8c au lieu qu’ilfe trou voir autrefois àu milieu d’une forêt, aujourd'huises bords sont plantés de vignes. On n’y voit point depoissons ; mais on y pourroic pêcher une quantité pro-digieuse de couleuvres.

On appelle aujourd’hui ce lac Coridan. Voyez cemot.

PERIA. Voyez Pereia.

PER 1 ADA, ville de l’Eubée, selon Òrtelius, The-saur , qui cite Strabon.

PERJAN, ville d’Asie , dans la Tartarie, dans laprovince ou royaume de Bedakchan, à deux journéesd’Enderabe, du côté de Siapouches, selon Petis de laCroix. Hist. de Timur-Bee , /. 3. r. 3.

PERIAPATAM, bourgade des Indes, à l’extrémitéoccidentale da cap de Comorin, dans l’étac de Tra-vancor, entre Culechij au nord occidental, & Top-po à l’orient. * Atlas , Rob, de Vaug .

PERIBOLUS, ou Perieoeon ; Denys de Byzance,p. 10 . dans fa description du Bosphore de Thrace dit,qu’après le bois d’Apollon on trouvoit le PeriboluStoù les Rhodiens attachoient leurs vaisseaux pour lesgarantir des tempêtes. II ajoute que de son teins il endemeuroit encore trois pierres, & que le reste étoit tombede vieillesse. Le mot nipí/ScÀm , Peribohis , & ^ “ e ~seriptiondontDenys de Byzance l’accompagne » semblentdire que c’étoit un môle . une muraille, ou un quairevêtu. Pierre Gylles. de Bosphore Thrac. /• 1 - c -juge que ce lieu est le même que les pêcheurs nom-ment aujourd’hui Rhodaciniòn ; 8c st son e ce ju-gement , non seulement sur le rapport dès noms, matsencore fur la situation des lieux, Denys e yzanceplaçant le lieu où les Rhodiens attac oient eurs vais-seaux, précisément dans l’endroit appelle aujourdhuiRkodacinion. On n’y volt présentement qu une grossepierre qui sort au-dessus de l’cáu ,. & qui t-ent a d au-tres pierres qu’on jettá autrefois dans 1 eau pour y son-der un môle qui formoit un port. Ce mot de Feribo-lus est grec 8c signifie proprement une enceinte de