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Tome quatrième. M - P.
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<Lpù on 6c Petrîcordium Sc Fetricorium, aujourd’huiPérigueux. * Longuerue , Description de la France, part.

Les Goths s’eœ parèrent du Périgord au commencementcinquième fiécle ; mais les Francs le prirent fur eux.Les rois de Neustris Mérovingiens Pont possédé jusqu’auteins du duc Eudes, qui se rendit absolu dans l’Aquitai-n e , & ce fut Pépin , pere de Charlemagne, qui conquitle Périgord fur Gaifre, petit- 61 s d’Eudes. Les Catlovin--giens, qui ont régné dans la France occidentale, ont eujusqu’au dixième liécie le même pays, qu’ils gouvernoientpar des comtes qui n’étoient que de simples officiers. Dansle même siécle , Guillaume Taillefer, comte d'Angoulê-me, étoit auffi comte de Périgord, & il eut pour succes-seur son 61 s Bernard, qui, fous les rois Louisd’Outre-nier & Lothaire , & fous les deux premiers Guillaumes,ducs d’Aquitaine , se rendit véritablement propriétaire dec es deux comtés, en reconnoiffant néanmoins le ducd’Aquitaine pour souverain. Le comte Bernard, qui mou-rut sans enfans » eut pour successeur au comté de Péri-gord , Bozon , comte de la Marche, son beau-frere,qui avoit épousé sa sœur Emma. Cette comtesse, qui étoitla véritable propriétaire du Périgord, étant mécontentede son mari , l’empoisonna ; 6c pour venger ce prince ,Guillaume II, duc d’Aquitaine, assiégea la ville de Péri-gueux &la prit ; mais il conserva le comté de Périgord àHelies, 61 s de Bozon. Depuis ce tems, il y eut deux comtesde cette maison > l’un en Périgord , & l’autre dans la Mar-che , jusqu’à ce que ce dernier comté vint à la maison deLusignan. Le Périgord demeura dans la race masculinede ses anciens seigneurs jusqu’au tems d’Archambaud,qui par arrêt de Pan 1396, fut banni du royaume comme-rebelle, & ses biens fùrent confisqués.Son 61 s, Archam-baudle Jeune, ayant persévéré dans la rébellion de sonpere, fut aussi banni, & lès biens furent consisqués parun autre arrêt de l’an 1399. Charles VI donna le comtéde Périgord à son frere Louis , duc d’Orléans , qui lelaissa à Ion fils Charles > aussi duc d’Orléans. Charlesayant été fait prisonnier par les Anglois 3 & ayant besoind’argent, vendit l’an 1437 , le comté de Périgord à Jeande Blois, dit de Bretagne , comte de Penthievre , qui lelaissaà son 61 sGuillaume. Celui-ci n’eut qu une fille nom-mée Françoise , qui épousa Alain , sire d’Albret, bisaïeulde Jeanne d’Albret, reine de Navarre. Jeanne apportasous ses états en mariage à Antoine de Bourbon, pered’Henri IV , qui, ayant succédé à Henri III, réunit à lacouronne le Périgord & tous ses autres biens patrimo-ffiaux. La seigneurie utile & la justice appartenoient à i’é-gstfe collégiale de Saint Front, qui a été long-rems des-IcL'vie par des chanoines réguliers -, il y a même un arrêtsondu l’an 1299 , par lequel les chanoines & l’églife dekaint Front font maintenus au pariage de la seigneurie 8cde la justice de Périgueux avec le roi, duc d’Aquitaine.Tous les biens de cette église ayant été unis à la meuleépiscopale , ces droits appartiennent aujourd’hui à P évê-que de Périgueux, coseigneur avec le roi, comme lesPrédécesseurs de ce prélat l’avoient été avec les ducs d’A-quitaine. Philippe-Auguste prit Périgueux fur Jean Sans-sorre, roi d’Angleterte & duc d’Aquitaine ; mais HenriÏII, fils de Jean, reprit possession de cette ville & desout le Périgord, en exécution du traité conclu avec saintLouis l’an 1239. Philippe le Bel dans la guerre qu’il fitcontre Edouard II , se rendit maître de la ville de Péri-lleux. Philippe de Valois convint avec Edouard III, lors-qu il lui fit hommage du duché de Guienne > qu’on ren-droit au roi d’Angleterre , duc de Guienne > le Périgord ;mais la guerre ayant recommencé entre les François 6c*es Anglois, on fut contraint de céder aux Anglois la ville& cité de Périgueux en ìSfite souveraineté l’an 13 60. Cetraité fut rompu sons Charles V , qui reconquit la plû-Part des pays qu’on avoit perdus sous le régné de son pe-re , & particulièrement Périgueux, qui fut réuni à la

couronne.

Le sénéchal de Périgord est sénéchal de Périgueux,^arlat 8c Bergerac. H en est auffi gouverneur particulier ,ous les ordres du gouverneur de Guienne , comme lescnechaux & gouverneurs d’Agenois & de Condomois.a charge est d épée, & la justice se rend en son nomtans les trois fenechaussées. It commande la noblesse lorsde la CQuvoçatjçn duban, & il a cent cinquante Uvres de

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gages employés dans l’état des charges du domaine. 11 y aauffi un lieutenant du prévôt général de la maréchausséede Bordeaux, un assesseur, un procureur du roi & ungreffier.

Le Périgord a trente-trois lieues de long, & vingt-qïïà-rre de large. On le divise en Hauc & Bas Périgord >, ottbien en blanc ôc en noir.

Dans le Haut Périgord appellé le Blanc , sont :

Périgueux,Bergerac,

Mucidan ,Limeil,

Aubetefre,

Dans le Bas-Perigord , ou Noir Périgord, ainsinommé, parce qu’il est plus couvert de bois, sont :

Sarlat, Castillon, Domnê, Terrasson.

Les rivières les plus considérables de cette provincèson r la Dordogne , la Vezere , Piste & la haute Vezerc',Ces trois dernieres ne sont navigables que par le secoursdes écluses. Le terroir produit du seigle 8 c de Forge.II y a beaucoup de montagnes couvertes de noyers & dechâtaigniers ; mais le pays abonde sur-tout en mines d’ex-cellent fer, dont on lait des canons, qui passent pouf êtreauffi bons que ceux de bronze. On trouve auffi plusieurssources d’eau médecinale. L’air est pur 6 c sain. Les habi-tans sont vifs & belliqueux. 11 y a beaucoup de noblesse ,qui est fort ancienne. * PiganioL , Descr. de la France ,t. 4. p. yoy.

PERIGUEUX , Vesuna , Vesunna , PetrocorîPe-trocorii , Ck ïtas Pet, ocorìontm , ville de France , capi-tale du Périgord, fur la riviere de Lille. La tour Vesune ,le reste d’un amphitéatrb & quelques autres monumenssont des preuves de son ancienneté. L’ancienne ville étoitd’une grande étendue, fut ruinée en divers tems parles Bai baies. Ceile qu’on voir aujourd’hui est ronde &fermée d’épaisies & sortes murailles. L église cathédraleest remarquable par une autre pyramide elevée sur unetour carrée en maniéré de clocher. La tour Vesune estde forme ronde : fa hauteur va au-dela de cent pieds : l’é-paisseur de fa muraille est d’une toise , Sc elle est assezentiere. En-dedans elle est enduite d’un ciment de chaux& de tuiles : elle n’a ni portes ni fenêtres. On y entrepar deux souterrems qui y conduisent. On croir queceroit un temple consacré à Venirs. Les Dominicains, lesCordeliers, les Augustins 6e les filles de Sainte Claire ontdes maisons dans cette ville. 11 y a un collège , 6 c l’Hô-tel-Dieu est fur le bord de la riviere de Lille , que l’onpasse fur un beau pont pour aller dans les fauxbourgs.* FiganioL , Description de la France, t. 4. p. y 63.

Certe ville est franche , & ne paye point de taille , &la banlieue, qui a une assez grande étendue, ne payepoint d’irnposition.

E'évêché de Périgueux rapporte environ vîngt-deuxmille livres de rente. II est fort étendu , & renferme plusde quatre cens cinquante paroisses, dont le plus grandnombre est du gouvernement de Guienne , & le reste decelui d’Angouiliois. Cet évêché est fort pneien , 8 c on ditque saint Front en a été le premier - évêque, dans le qua-trième siécle. 1 .'abbaye de ce nom est unie depuis fortlong-tems à l’évéché de Périgueux ; mais son chapitre n’áété uni à celui de la cathédrale que depuis environ soi-xante ans. L’église cathédrale , qui étoit dans la cite,fut ruinée par les Calvinistes : comme on n’avoic pu làrebâtir qu’à moitié , on transporta lors-de l’union desdeux chapitres le service dans l’église collégiale de SaintFront ; de sorte que l’ancienne église cathédrale n est plusque l’église paroissiale de la cité Le chapitre de la cathé-drale consiste en quatre archidiacres, un chantre, unfouschantre, un écolâtre, un théologal Sc trente-quatrechanoines. Outre ce chapitre, il y en a enc< ?. r , c U1 ? au ~tre dans le diocèse ; c’est celui de l’église co egiale de

Saint Astier. ... „ -,

. Armai Rançonnes éroir de cetre vi le. passa pourun desplus savans hommes de son hec e. Cujas lui dédiaen 1 f r 7 , ses notes w Jnli\ Pauh rècept. Sent. H sc ficmourir lui même , de sc voir accuse d avoir eu commer-ce avec sa fille. On n’a jamais vu une famille plus mal-heureuse que la sienne. Sa fille mourut sus un fumier,1m. IV. X x x x x 5