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cienne résidence de levêque éroit à Marruv'uim , don rles ruines font au village de S. Benoît, fur la rive dulac de Celano. * Commanville, Table des arch. & évê-chés.
2. PISCINA. Voyez. Frisquinge.
PISCIOTTA, bourgade d’Italíe >au royaume de Na-ples > dans la Principauté Citérieure , entre Castel à Ma-re de la Bruca , vers le nord, & Acqua délia Frecaglio,vers le midi. Elle est située à l’embouchure d’une petiteriviere, à laquelle elle communique son nom, ainsi qu’aucap voisin. Pisciotta, selon Leander, est le Buxentumdes anciens, & la riviere est, à ce qu’on croit, l’ancienneElea. D’autres cependant croient que Buxentum est au-jourd’hui Policastro. Cluviera cru que Pisciotta n’estpas fort différente de 1 ancienne Velia. * Magin , Cartede la Principauté Citérieure.
PISCO, ville de f Amérique méridionale , au Pérou ,dans I audience de Lima. Cette ville, qui éroit autre-fois au bord de la mer, en est à présent éloignée d’unquaft de lieue. Ce changement arriva en 168 1 > par untremblement de terre si rude, q ne la mer se retira d’unedemi-Iieue, & remonta ensuite avec rant de violence ,qu’elle inonda presque autant de ter rein au-delà de fesbornes-, de forte qu’elle ruina la ville de Ptsco, dont onvoit encore les mafuress’étendre depuis le rivage jusqu’àla nouvelle ville. Plusieurs curieux ayant suivi la mer àmesure qu’elle fe retiroit, furent engloutis à son retour.Depuis ce tems, on a bâti la ville dans un lieu où ledébordement n’atteignit pas. Elle est divisée par quar-tiers réguliers. L’églisc paroissiale est au milieu de laville fur une place de 1 étendue d’un quartier. Derrièrecette église est celle des Jésuites. Plus à l’est , on trou-ve celle de S. François, qui est petite, mais fort pro-pre. Au nord est l’hôpital de S. Jean de Dieu , & ausud de la place, est la Magdeléne, chapelle des Indiens,au-devant de laquelle il y a une pente place. Environtrois cens familles composent cette ville, & la plupartfont métifs, mulâtres & noirs : les blancs y font le pluspetit nombre. 11 y a un corregidor & un cavildo, pouradministrer la justice » & fore souvent un juge, pourempêcher le commerce en fraude des pignes qu’on ap-porte des minières. * Frezier, Voy. de la mer du Sud,
t. 2. p. Z 20.
La Rade de PISCO peut contenir une armée nava-le. Elle est au nord, d’où il ne vient point de ventdangereux dans ce quartier , qui est de 15 d. 40 min. delatit.méridionale. On y est a couvert des vents ordinairesqui règnent depuis le fud-fud-ouest jusqu’au sod-est. Sil’on vouloir caréner, il faudroit entrer au fond de l ancede Paraca, où il n’y a point de mer ; 6c il y a par toutmouillage, depuis onze jusqu’à cinq brasses d’eau. Ducôté de l’ouest , on trouve plusieurs petites isies entre les-quelles on peut passer fans crainte ; mais ordinairementil convient mieux de passer au-dedans de celle de S.Galland, & déranger la terre de Paraca pour gagnerau vent. On vient ensuite mouiller vers les maisons àquatre ou cinq brasses d’eau. Parmi ces petites isies, il yen a une qui est percée à jê en deux endroits, de ma-niéré qu’elle paroît comme un pont. Depuis les maisonsde Paraca, jusqu’à la ville de Pisco, il y a deux lieues deplaine sablonneuse & aride. On aime mieux mouiller de-vantles maisons de Paraca, quoiqu’à deux lieues de Pisco ,que d’aller devant cette ville, parce que la mer est simaie au rivage , qu’il est presque impossible d’y débar-quer pendant la journée. On peut néanmoins quelque-fois au matin mettre pied à terre avec un bon grelin Scune bonne ancre ; mais c’est toujours avec beaucoup depeines & de risques. Les navires qui mouillent devantla ville font le bois & l’eau demi-lieueplus au nord dansla coulée où passe la riviere de Pisco-, & ceux qui mouil-lent à Paraca font l’eau dans le fable à une demi-lieue aufud-est des maisons.
Les campagnes de Pisco , sont presque toutes rem-plies de vignes fort fertiles, & dont le vin est très bon.Cette seule ville en fournit Lima , & plusieurs autres en-droits. Tous les vaisseaux qui partent de Callao , 011 pourla côte du nord , ou pour celle du sud, vonr prendre àPisco leurs provisions de vin & d’eau de vie,- quelquessiavires en chargent pour Panama, qu’on transporte en-soite par terre à Porto-Bello, & de là à Carthagene. L’air
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de Piséo est un des meilleurs d e toute la côteson y laitla vendange dans les mois de Mars & d’Avril : on y trou-ve les mêmes fruits qu’en Europe : il s sont d’un goûtmerveilleux : ceux qui sont propres au pays sont en abon-dance; ÌSc on peut avancer lans témérité que Pisco estl’un des plus beaux endroits de toute ia côte du Pérou.
* Feuiltée, Journal des Observ. 1. part. p. 394.
r PISCOPIA, bourgade de l’iste de Cypre, avec unévêché Grec, selon Corneille , qui ne cite aucun garant.II ajoute que ce bourg est fur la côte méridionale, entreBasso 8c Limisso, & qu’on le prend pour l’ancienne Cu-bas. Selon le Brun , Voyage au Levant , t. 2. p. 498. quiau lieu àe Piscopia écrit Biscopia , c’est nne belle plaineunie , où l’on voit beaucoup d’anciennes ruines, & qui
arrosée d’une belle riviere. Anciennement il y crois-foit beaucoup de cannes de sucre ; mais aujourd’hui elleest plantée d’arbres qui portent le coton. Voyez. Bisco-riA.
2. PISCOPIA , ville ancienne de Cypre, qu’on nom-me présentement Arnica, & dont les ruines font connoî-tre qu elle a été autrefois rrès-considérable.
Corneille, qui me fournir cet article, ne cite aucungarant ; ce qui me le rend suspect. D’ailleurs je ne con-nois aucun ancien auteur qui ait mis dans l’isle de Cy-pre une ville nommée Piscopia. Quant à Arnica 011 Lar-neca , le Brun , dir que ce n’est aujourd’hui qu’un mé-chant bourg. Erienne le géographe fait mention de Pisco-pia, ville épiscopale. Voyez, Biscopia.
3. PISCOPIA, isle de l’Archipel, entre celle de Lo-lango ou Stanchio, & celle de Rhodes , près de l’istede Nissari, en tirant vers le nord oriental. C’est l’isie Te-lus de Pline qui dit que Callimaque l’a nommée Aga-thufa. * Atlas, Robert de Vaugondy.
PISCURI. On donnoit ce nom , selon Straborf, l. 11.p. y 11. à des peuples d’Asie, qui, avec les AparniSi les Xanthiì , étoienr compris sons le nom communde Dajb.
PISE, 'Pifa, ville d’Italie, dans la Toscane, sor lariviere d’Arno , à dix-fept lieues de Florence , dans uneplaine entierement unie. Cette ville, qui est très an-cienne , a été la capitale d’nne république , qui se ren-dit fameuse par ses conquêtes en Afrique, &c dansla Méditerranée, où elle s’étoit emparée des isies Ba-léares , & de celles de Corse & de Sardaigne, qu’el-le avoir conquises fur les Sarrasins. Son port, à deuxlieues de Fembouchnre de la riviere d’Arno dans la mer,étoit un lieu d’un très-grand commerce. Elle a au-trefois entretenu jusqu’à cinquante galères ; maisles guerres civiles Payant affoiblie, les Florentins l’as-siegerent & la prirent en 1406. Elle n’a jamais pu serelever depuis. Elle est encore à présent fort déserte ,8c malgré les soins que le grand duc sc donne pouraugmenter le nombre de ses habitans , ses belles rues,presque toutes tirées au Cordeau , & bordées de très-belles maisons, sont couvertes d’herbe comme un pré.C’est dans la vue d’y attirer du monde que le prin-ce y a établi 1 arsenal de construction de ses galères,qu’il y a mis le chef d’ordre des chevaliers de SaintEtienne, qu’il a augmenté le nombre des professeursde l’uníversité , 8c qu’il n’épargne rien pour y attirerd’habiles gens, un grand nombre d’écoliers. Cette at-tention a déja eu quelque succès. Ce n’étoit qu’un évê-ché ; mais vers la fin du onzième siécle on Péri-gea en métropole. * Mijjon .. Voyage d’Italie , r. 2.
p. 317. & fuiv, Labat , voyage d’Italie, r. P- io 7& fu>v. * &
La cathédrale , qu’on appelle le Dôme , est ^d unegrande beauté , quoïqu’elle soit bâtie dans le goût go-thique, qu’on appelle à la Tudesca. Elle a des pro-portions si justes , elle est si claire , les ovnemenssont distribués si à propos, elle est si propre 8c entre-tenue avec tant de soin, qu’on ne peut sc lasser del’admirer, quand on y est- Ses portes font couvertesde bas-reliefs de bronze , qui reprefentent plusieurs hi-stoires de Pancien & du nouveau testament, 8c qui fontd’un goût exquis. Le pavé de l’églisc est de pierres rap-portées de marbre de différentes couleurs. II y g que l_ques tombeaux magnifiques, des statues, des peintu-res des meilleurs maîtres, avec un grand nombre decolonnes de marbre , qui séparent la grande nefTom. ÍWrliuii ij