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tombeaux, ses conducteurs firent de grandes acclamations àla vue du serpent qui venoit à eux, Sc qui s’entoiulla autourde leurs jambes. Paul Lucas s’avança pour pouvoir le regar-der de plus près ; le serpent qui l’apperçut, quitta les autrespour venir à lui, mais fil répugnance l’ayant fait reculerquelques pas, le serpent s’arrêta incontinent,Sc s’éleva pres-que tout droit fur fa queue, devint large comme la main au-delïous de la tête, Sc après savoir bien regardé, alla enrempant se cacher dans les tombeaux. Comme il fut impos-lìble de le revoir après cela, les conducteurs de Paul Lucasen conclurent que fange ne lui vouloir pas de bien. * PaulLucas , Voyage du Levant, t. i , c. 7.
TA B. Baudrand, dans la table de son dictionnaire, faitentendre que c’est le nom moderne du fleuve Hytanis desanciens. Voyez Hytanis.
TABA. Voyez Tava.
TABABCARJENS 1 S, fiége épiscopal d'Afrique, danslaMauritanie Céfarienfe. Dans la notice des évêques de cetteprovince il est fait mention de Crispinus, évêque de ce lieu.* Hardouin, Collect. conc. r. 2 , p. 873,
TABACHASAN, ville de f A fie mineure } dans f Anato-lie. Baudrand qui cite Niger, dit que c’est l’ancienne Coma-na-Pontka. Il ajoute que le nom moderne est Com , Sc queTabachafan est le nom qu’on lui donne dans le pays. VoyezCom & Comana,
Baudrand admet, ainsi que les autres auteurs, deux vil-les du nom de Comana , surnommées l une Pontka Sc l’au-tre Crufa. 11 donne pour nom moderne à la premiere KomSc à l’autre Tabachissa , ce qui est bien différent de cequ’on lui fait dire dans cet article.
1. TABACO. Voyez Taboga.
2. TABACO ouTabago , isle de l’Amérique septen-trionale ( a ), & Lune des Antilles , dans la mer du nord auseptentrion de l’iíle de la Trinité , dont elle n’est séparéeque par un canal allez large à la vérité. Cette iste ( b ) n’acommencé à être habitée Sc cultivée qu’en 1632, lors-qu’une compagnie de Hollandois Sc de Fleffingois établi-rent une colonie, qui la nomma nouvelle Owacre.Cette petite colonie fut détruite en 1678 , ( c ) par le comted’Etrées, qui avoir le commandement d’une flotte fran-çoife, forte de vingt vaisseaux de guerre, 8c d’un irès-grand nombre de brûlots. On fut surpris qu’tine si bellearmée navale, qui pouvoir se promettre d’exécuter les plusgrands projets, s’attachâc à un misérable rocher qui n’estbon à rien. Pourchot, dans fa philosophie , s’est rrompéquand il a dit que les Portugais ont apporté le tabac enEurope de l’ille de Tabaco ; cette isle n’a jamais été en leurpouvoir : d’aurres ont cru, avec aussi peu de fondement, quec’éroic cette isle qui avoit donné le nom au tabac ; c’ellplutôt le tabac qui lui a donné le sien. Les insulaires del’ifle espagnole nommoient le tabac Cohiba , Sc appel-,loient Tabaco 1 instrument dont ils se servoient pour fu-mer. On ne doute point aujourd’hui que ce ne soit là l’ori-gine du mot tabac. Le sentiment du P. Labat, qui le faitvenir de la ville de Tabasco, dans la nouvelle Espagne, neparoît -pas mieux fondé. Corneille paroi t confondre cetteisle avec celle de Taboga, que Dampier appelle Tabacoou Tabago. Ces deux isles font bien différentes, puisquel’une est dans la mer du nord, 8c l’autre dans la mer dusud. ( a ) R. de Vatigondi , Atlas. ( b J Labat, Voyage del’Amérique, L 1, p. 159. ( c ) Cbarlevoix, Hist. de Saint-Domingue, liv. 8 , p. 154.
TABADCARIENSIS. Voyez Tababcariensis.
1. TABdE., promontoire d’Ethiopie. Arrien * 2. Perib./. 8, le place fur le golfe appellé Barbarkus.
2. TABdE. Etienne le géographe connoît trois villes dece nom ; l’une qu'il marque dans la Carie, l’autre dans laPérée, Sc l’autre dans ] a Lydie.
Ç TAByE, ville de Cilitie, selon Pline , /. 5 , c. 27 ;mais le P. Hardouin, au lieu d e Tabaï , lit Jotape.
4. TABdE, ville que Tite-Live , l. 38 , c. 1 3 , dit êtreaux confins de la Pisidie, du côté de la mer de Pam-phylie.
T A B AICARIENSIS, siège épiscopal d'Afrique, on nefait dans quelle province. Ea conférence de Carthage faicmention de Victor , son évêque. * Hardouin , Collect. conc.t. 1 , p. Î090.
TABAKIDES, fauxbourg ou village de Grece, dansla Boeotie, à trois cents pas de la ville de Thébes. On l’anommé ainsi à cause qu’on y sait des pipes propres à
fumer du tabac. On y voit un sépulcre de marbre, queceux du pays disent être de S. Luc. Il est dans une églisequi porte Ion nom. On lit sur ce sépulcre une épitaphepaïenne en vers , d’un certain Nedymus , fans qu’il y soitfait mention de S. Luc. Le papa de cette église en donnepour raison aux voyageurs , qu’un seigneur de ce pays-làavoit fait mettre le corps de S. Luc dans ce cercueil, Scque pour ne pas l’expoíer au zélé indiscret des ennemis duchristianisme, il y avoit fait ajouter 1 epitaphe d’un de sesfils. Cela ne nous satisfit pas assez , dit Spon , Foyage deGréce,i. 2, p. 55. U me vint en peníëe, pour ne pastout à fait m’oppoíèr à cette tradition , que ce pouvoit êtreS. Luc, I’hermice, de la montagne Stiri, où il y a un mo-nastère bâti en l’honneur de ce saint, Sc qui porte ionnom. Il fe peut faire que le corps de ce laine Luc aied’abord été enterré dans ce tombeau de païen, qu’on avoirtrouvé vuide , Sc que peut être depuis le monastère deS. Luc avant été bâti, on l’y avoit transporté
TABALTHA, ville de l’Afrique propre. L’itinéraired’Antonin la marque fur la route de Tuburbum à Tacapa ,entre Septinitmkia 6 c Cella Picentin », á vingt milles de lapremiere de ces places Sc à trente milles de la seconde.Ortélius croit que c’est cette même ville que l’icinéraired’Antonin appelle dans un autre endroit Ihaoaltha ou Ta-balaú , Sc qu’il place entre Augemmi Sc Thebelami, àtrente milles de la premiere de ces places, Sc á vingt-cinqmilles de la seconde. Ce pourroit ctre encore, selon Orté-lius , la ville Tablatha de la nonce des dignités de l’Empi-re ; Se peut-être aussi la Tlîaíbalte de S. Augustin Sc deS. Cyprien.’ Tabaltha étoit une ville épiscopale. VoyezTasbaltensis.
TABALUM , ville de l’Asie mineure, au voisinage del’Ionie, selon Hérodote , in Clio. cité par Ortélius.
TABANA , ville de la Chcrlonnèfe Tau tique : elle étoitdans les terres, selon Ptolomée, /. 3 , c. 6 .
TABANE , bourg Sc monastèie double d’hommes Sc defilles, en Espagne , dans l’Andalousie, à deux lieues Sc de-mie de Cordoue , vers le nord Ce lieu a produit des mar-tyrs durant la persécution des Sarrazins. * Baillet, Topog.des saints,/. 672.
TABARCA , ville maritime d’Afrique , fur la côte dela mer Méditerranée , an royaume de Tunis, à vingt lieuesà Test de Bonne. Elle sépare la côte maritime de Tunisd’avec celle d’Alger. Vis-à-vis de cette ville, il y a une islede même nom , à demi-lieue de la terre ferme. Cette islefut autrefois conquise par l’Espagne. Elle appartient à pré-sent en souveraineté à messieurs Lomellini, nobles Génois,qui y tiennent un gouverneur. II y a un fort, une garnison,plusieurs maisons de particuliers qui y habitent, Sc uncomptoir pour la pêche du corail Sc pour le commerceavec les Maures. Tout auprès de Tabarca, il y a une petiteplace nommée la Caste. * Laugier de Tajjjt, Relat. d’Al-ger,/», 132.
TABARESTAN. Voyez Thabarestan.
TABARIE ou mer de Tabarie. Philippe de la Rue,dans fa carte de la Sourie, ou de laTerre-Sainte moderne,donne le nom de Tabarie à la mer de Tibériade , autre-ment le lac de Génésareth. Voyez Cenereth.
1. TABAS, ville de laParécacène, selon Quinte-Curse,/. 5. Ortélius soupçonne que ce pourroit être la même queTanea. Voyez ce mot.
2. TABAS, lieu de Sicile , à ce que croit Clavier, Skt-lia ant. p. 39t. Silius-Italicus, /. 14, v. 272, est le seulqui en parle :
Et bellare Tabas docilis Cojfyraque parva.
Clavier soupçonne pourtant que ce pourroit être la villede Tavaca d’Ettenne le géographe. II ajoute qu’au voisi-nage de Castro - Gtovanne , d’AIaro Sc de San - Philipped’Argiron, il y a un château nommé Tavi , que la relíem-blance du nom pourroit faire prendre pour l’ancienne Ta-bas ou Tuba.
1. TABASCO , riviere de l’Amérique septentrionale,dans la nouvelle Espagne, au gouvernement de mêmenom, dans la baye de Campêche. C’est la riviere la plus re-marquable de toutes celles qui ont leur embouchure dansla baye de Campêche. Elle prend fil source fur les hautesmontagnes de Chiapo , Sc beaucoup plus â l’ouesi que lesrivières de Saint-Pierre Sc de Saint-Paul. De-là elle coule