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vers Je nord-est jusqu’à ce qu’eile foie à quatre lieues de lamer, où elle reçoic une branche de la riviere de Saint-Pierre & de Saint-Paul ; eníuice elle court vers le nordjusqu’à ce qu elle fe jette dans la mer, par une cmbouchu requi a près de deux milles de large , Sc un peu au-delà, il ya une barre où l’on ne trouve qu’onze ou douze piedsd’eau ; mais à un mille ou deux plus loin , vis-à-vis d’unenfoncement qu’on voit fur le bord de la riviere à lest , ily a trois brades d’eau Sc un bon ancrage, fans qu’on aitrien à craindre de la force du courant. Le flot de la maréemonte près de quatre lieues dans la saison sèche ; maisdans le tems des pluies elle ne va pas si loin ; car les tor-rens rendent l’Ebe fort rapide. Pendant que les vents dunord durent, elle inonde tout le pays bas jusqu’à quatorzeou quinze lieues, Sc alors on peut trouver de l’eau fraîcheau-delà de la barre. Cette riviere abonde en chats marinsauprès de ton embouchure , on y voir auísi quelques bro-chets , quantité de veaux marins qui trouvent de bonnepâture dans plusieurs de ces criques. C’est une efpéce depoiflon d’eau douce qui n’est pas tout à-fait si gros que lefranc veau marin qui vit dans la mer, mais du reste il a lemême goût Sc la mêmç figure. Le terrein auprès de la ri-viere , fur-tout à la droite , est marécageux & chargé dequantité d’arbres. On trouve auísi dans ce quartier quantitéde tortues de terre extrêmement groiïes, Sc l’on y voit desmangles & divers autres arbres peu connus. Dans quelquesendroits autour de la riviere , Sc allez avant dans le pays ily a une fuite de petites collines, dont le terrein est sec Sccouvert de cotons Sc d’arbres à chou ; ce qui fait unpaysage fort agréable. On ne trouve aucune habitation àhuit lieues de l’embouchure de la riviere ; mais on rencon-tre après cela un petit parapet, où il y a ordinairement unEspagnol avec huit ou neuf Indiens, postés des deux cô-tés de la riviere, pour veiller fur les bateaux qui prennentcette route ; & comme il y a plusieurs criques qui répon-dent aux Savanes, quelques-unes de ces sentinelles fontpostées de telle maniéré dans les bois , qu’elles peuventvoir dans les Savanes, pour te garantir d’être surprises parderrière * Dampier , Voyages divers , chap. 4.
i. TABASCO , iíle de l’Amérique septentrionale, dansla Nouvelle-Espagne au gouvernement de Tabasco , versl’embouchure de la riviere de même nom. Après que la bran-che occidentale de la riviere de Saint-Pierre & de Saint-Paul a parcouru huit ou neuf lieues verd le nord ouest, ellefe perd dans la riviere de Tabasco, à quatre lieues ou envi-ron de la mer, & forme par ce moyen l iste de Tabasco, quia douze lieues de longueur. & quatre de largeur vers sonnord ; du moins on compte quatre lieues depuis l’embou-chure de la riviere de Saint Pierre & de Saint-Paul, jusqu’à1 embouchure de celle de Tabasco. Le rivage s’etend de l’està l’ouest Durant la premiere lieue le terrein est couvert demangles , & il y a quelques baies sablonneuses , d’où lestortues vont à terre poser leurs œufs. * Dampier , Voyagesdivers, p. 161.
3. TABASCO, gouvernement de l’Amérique septentrio-nale , dans la nouvelle Espagne. I! est borné au nord parla baie de Campêche , à l’orient par le Yucatan , au midipar ’le gouvernement de Chiapa , Sc à l’occident par celuide Guaxaca. Sa longueur, en suivant la côte de la baie deCampêche, est d’environ quarante lieues de Lest à l’ouest.Elle a presque autant de largeur depuis la côte jusqu’atixmontagnes de la province de Chiapa. Le terroir y est pourla plus grande partie plat Sc humide, entrecoupé par-toutde divers étangs, où font plusieurs sortes de postions Scmême de fort grands, principalement des manatis & desTortues de mer. Le pays ne laiffe pas d’être couvert de beau-coup de forêts & depais bocages. Comme il pleut presquependant neuf mois continus, l’ai r y est extrêmement humi-de , & pourtant fort chaud ; ce qui fait qu’il s’y engendre ungrand nombre de moucherons très-incommodes. La terreest fort fertile, elle fournit de pâture aux bêtes avec abon-dance , & produit du maïs, des cacaos en quantité, c’est cequi fait la richeste du pays. On y recueille le maïs deux foisl’an Sc quelquefois trois. La fertilité est presque égale pourle miel. Cette province qui abonde en tigres, lions, cerfs,daims, sangliers, lapins, armadilles & autres, a été autre-fois plus habitée quelle n’est présentement, la plupart desnaturels étant morts de peste, à quoi on peut ajouter la dan-gereuse coutume qu’ils ont de fe laver d eau froide , lors-qu’ils font atteints de quelque mal. Depuis qu ils-ont com-
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mencé â fe faire aux mœurs des Espagnols, ils vivent enplus grand nombre ensemble dans les bourgades, Sc pren-nent leurs repas à certaines heures. Ils fe nourriflènt de chairde bœuf & de pour ceau, Sc usent d’un breuvage fait demaïs cuit & de cacao, & où il entre diverses choses aroma-tiques. Les Espagnolsn’ontqu’une ville dans cette province ;on l’appel!e auísi Tabasco. Voyez l’articíe suivant. * Robertde Vaugondy , Atlas.
4.T AB ASCO, ville de l’Amérique septentrionale, dansla nouvelle Espagne, fur la côte de la baye de Campecîie,au gouvernement de Tabasco, dont elle est la íeule ville.On la nomme souvent Nuestra-Senqra de la Viïto-ria. Voyez cet article en son rang.
TABASI ou Tabassi , peuples del’Inde, en-deçà duGange. Ptolomée, /. 7, c. 1 , dit qu’ils habitoient entre lesmonts Sardonicus Sc Bìttigus. Le grec porte que ce peupleémit très-grand ; au lieu de quoi le manuscrit de la bi-bliothèque palatine dit Magorum gens , une nation deMages.
TABASO ou Tabasso , ville de l’Inde en-deçà ditGange. Ptolomée la marque entre le lìynda & le Píeudosto-mus, près de Nagaruris.
TABASSARAN , ( le territoire de ) dánsleSchirwan, estborné du côté du nord , par le fleuve Diarbach , qui le sé-pare des Chaitaki Sc des se tira Chaitaki. Il s’érend au le-vant presque jusqu’à la ville de Detbend. Il est borné au sudpar le Kurœlij- dont il est séparé par une chaîne de monta-gnes , Sc la petite riviere d’Agulali le sépare au couchant;des Chaíïuh Kumaki. Ce territoire est allez grand : on ytrouve beaucoup de villages, les uns beaux, les autresmauvais, & cela suivant qu’ils font situés entre les monta-gnes. Ils étoient sujets de la Perse, écoienc soumis á unmach-lum ou régent, & à un rustanbeg 011 cady , lesquelsrelevoient du sultan de Detbend. Depuis 1715, ils font su-jets de la Perse, & leur mach-lum dépend du commandantde Detbend. Les habitans vivent en partie du provenu deleurs terres, Sc en partie du provenu de leurs bestiaux. Ceuxqui habitent près de'-Derbend font un peu civilises, ont desterres très-bonnes pour le bled, & de très-bous jardins;mais ceux qui habitent les montagnes lont de véritablessauvages : ils ne recueillent point de grains, à cause du froidcontinuel qui régné en ces quartiers, & des neiges qui cou-vrent toujours leurs montagnes : ils 11’ont m forêts, ni bois.En un mot, ce font des sauvages qui ignorent jusqu’à l’u-fage du pain, ne vivant que de leurs bestiaux Sc de brigan-dages : ils font armés de fléchés & de mousquets á mèche ,quelques-uns ont cependant de bons sabres Sc de bons fu-sils. Comme ils font tous portés à la révolte > on les tientcontinuellement en crainte ; Sc lorsque quelque village s’op*pose à ce qu’on veut exiger de lui, on le ruine auísi-tôt pouctenir les autres dans la crainte. Les revenus qui te moutent àpeu, retournent au mach sum, auquel le seigneur territorialest obligé de donner une certaine somme par an, & qui estobligé daller à la guerre lorsqu’on en a besoin. La dignitéde mach-fum est héréditaire , Sc le fils , pour succéder aupere, n’attend point la confirmation du seigneur territorial,mais feulement de celui qui a le commandement de Der-bend. On demande cependant, pour la forme, aux habi-tans leur consentement. Ils sont tous mahométans fuscui, Scont une langue qui n’a de rapport à aucune autre. * Descr»des bords occidentaux de la mer Caspienne par M. Garber ,officier dans ces pays , au service de la Ruffie-
TABATH, Voyez Thebatii. x .
TAB ATHE, bourgade de la Palestine, a cinq milles dela ville de Gaza, vers le midi. C’est à Tabathe que S. filia-tion avoir pris naissance , Sc ce set le heu de ía premiereretraite. Nicéphore Calliste met Tabathe, ou comme ill’appelle Thabase , à quinze milles de Gaze. * Baillet ,Top. des saints, p. 672..
TABATHRA. Voyez ThabracA.
TABARAGENSIS, siège epiícopal d’Afrique. On ne fa tdans quelle province La conférence de Carthage fait men-tion de Marcianus, son evêque. * Harduin. Collect. conc.t. x , p 1102.
1. TABLA , ville de l’Asie mineure, dans la grandePhrygie, se ! on Srrabon ,/. 1 2 ., p. 575.
i. TABLA , ville de V Afrique , selon Ortélius, qui citele concile,de Carthage , tenu fous S. Cyprien.
TABLERA, campement des en fan s d’ifraëi dans le dé-sert ( a ). 11 est nommé Incendiant dans le latin, & c’est ia
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