tau
le titre de colonie, & ajoute qu on la nomtnoit auparavantNaxos. L’itinéraire d’Antonin la nomm cTauromenium Na-xum. C’est qu’après la ruine de Naxos les habitans furenttransportés ìTauromtnium , comme le dit Diodore de Sici-le,/. 14 ,/>. zS i, & /. i6,/>.'4ii. La ville de Tauromeniumécoit située fur le Mont-Taurus ; & celle de Naxos avoir étébâtie fur la pente de cette monragne du côté du midi. Aulieu de Tauromenium , quelques manuscrits de Pline portentTaurominium ; 5 c les habitans de cette ville font quelquefoisappelles Tauromenitani , Sc quelquefois Tauromtnitani. Ci-céron , Orat. Frument. cap. 6 , qui donne à cette ville letitre de confédérée, écrit Tauromeniíana civitas -, Lc SiliusItaliens, /. 14, v. z 57 > fuit l’autre ortographe :
Taurominitana cernunt de fede Cbarybdin.
TAU 807
Dans les endroits où le mont Taurus laiÛè des ouverturesLc des paíïàgeSjOn leur donne le nom de Portes ou de Py-les. 11 y a les Portes Arméniennes, les Portes Caspiennes Scles Pyles de Cilicie.
Les anciens ont encore donné d’autres noms à cette mon-tagne , ou plutôt à ses diverses branches. Quelques-unes fontnommées,
Par Strabon,
Parachoatra , Majìus , Polyarrìs , Zdgrius , G or duits.
Par O rose,
Ariobarfanes , Memarmalisi Parîb&us , Oscolares.
On lit fur une médaille de l’empereur libéré ces motsCol. Aug. Tauromen. Le nom moderne est Tavor-mina. Voyez ce mot , 3c l’articlesuivant.
TAUROMINIUS,fleuve de Sicile , selon VibiusSeque-ster, qui le marque entre Syracuse & Messine, Lc ajoutequ’il avoir donné son nom à la ville Tauromenium. Ce fleuveest 1 ’OnobaU d’Appien, Bel. Civ. L 5 , ôc c’est aujourd’hui leCantara.
TAURON, lieu de France, dans la Marche , diocèse deLimoges, élection de Gueret. Il est composé d’environ qua-torze cents habitans. C’est une pareille située en pays desmontagnes ; terres pierreuses, bonnes à seigle, bled noir,petite avoine ôc raves ; les pacages Lc foins y font maigres ;on y fait un petit commerce de bestiaux. Il y a plusieurs boisdans lesquels les habitans font des sabots ôc quelques char-rettes ; ils ne font pas fort commodes.
x. TAUROPOLION, temple d’Artémide, ou Diane,dans l’ifle de Samos, selon Etienne le géographe.
z. TAUROPOLION, Strabon , /. 14, c. 6z9 , dit quedans l’ifle d’Icarie il y avoir un temple de ce nom consacré àDiane.
TAUROPOLIS , ville de la Carie, selon Etienne le
Par Ammien Marcellin,
Ascanimia
, Tspurius ,
Naz.auitium ,
Opurocarra.
Comedus ,
Atria ,
Asmira ,
Par Ptolomée,
Semanthinus ,
Sariphus ,
Chaboras ,
Phcenix »
Sericus ,
Masdoranus,
Udacespis »
Hippieus ,
Bepyrrus ,Damaffus ,
Coronus ,
Paryadres,
Sugdius ,
Jafonius ,
Abus,
Amanus ,
Parjuetus ,
Strongylus ,
Majìeytus ,
Anti-Taurusl
Corax ,
Oromes ,
Celmus ,
Pline dit que ces diverses branches du Taurus étoient ap-pellées en général monts Cérauniens par les Grecs. Pompo-nius en comprend la plus grande partie fousce nom , Lc il endonne de particuliers à quelques branches, comme Amazo-niens , Caspìus , & Coraxkus.
z. TAURUS. On comprend proprement fous ce nomcette partie du mont Taurus, qui sépare la Pamphylie Lc la
géographe Lc Porphyrogenéte. Ortélius dit qu’on l’appelle Cilicie de la petite Arménie Lc la Cappadoce des deux preprésentement Stlurìopoli. . mieres de ces contrées. Les modernes conno.flent ce mont
TAURORUM PENINSULA. Voyez au mot Quer- Taurus, proprement dtt, ious les noms de ^anibel , dA-
i\TvtrpT" * * * “
sonnése , l’article Quersonnése-Taurique.
TAUROSCYTHcE, Tauro -Scythe ou Tauri-Scyth-íë , peuples qui faifoient partie des Tauri , Lc quihabitèrent au voisinage de la pénrnfule appellée la Coursed’Achille. Ptolomée, /. 3 , c. 5, ôc Pline, /. 4, c. 1 z,fixent la demeure des Tauro-Scythes dans ce quartier.
TAURUNUM, selon Pline , /. ;, c. z; , 8c Tauru-3 tUM , selon Ptolomée, /. 2 , c. 16 , ville de la baflè Pan-nonie à l’embouchure de la Save dans le Danube. On l’ap-pelle aujourd’hui Alba-GRìíca, ou Belgrade , en alle-
cras , Giulich , Carama ôc Cortiìestan. La partiequi approchoit le plus de l’Euphrate étoit appellée par leshabitans du pays Munzzarum 3í Maurum , selon Zonare,Cédrène Le Curopalate. * Ortelti Thefaur.
3. TAURUS , promontoire de l’ifle de Sicile. Il est mar-qué par Ptolomée , /. 3 , c. 4, fur la côte orientale , entrel’embouchure du fleuve Alabus 3c celle du Pantachus. Onl’appelle aujourd’hui Cabo di fanta Croce.
4. TAURUS ou Taurus Scythicús, montagne deScythie, selon Jornandès, de reb. Getic. c. 7, qui donne ce
mand Grhhisch-Weijfeinburg. La notice des dignités de nom à la branche du mont Taurus qui s’étend aux environsl’Empire , fett. 57, fait mention de cette ville aussi bien que des Palus Méotides de la mer Caspienne & de la mer fep-l’itinéraire d’Antonin ôc la table de Peutinger. tentrionale. Hérodote ôc Denys le Périégete placent cette
1. TAURUS, montagne d’Asie Lc la plus grande que montagne au voisinage du Cherfonnéfe Taurique.nous connoiffions. On lui a donné ce nom à cause de fa 5. TAURUS , montagne de la Germanie , selon Tacite,grandeur & de fa hauteur, la coutume des Grecs étant d’ap- Annal. L 1 , c. 56 & l.itc. z8.ll y en a qui ont douté íípeller T«ír f(í Tauri , ce qui étoit d’une grandeur démessirée. cette montagne étoit en-deça ou au delà du Rhin; maisQuelques-uns mettent son commencement dans la Lvcie, 3c Spener, notit. Germ. ant. I. z , c. 3 ,-a fait voir qu elle de-
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d’autres dans la Carie Lc d’autres dans la Pamphylie , 3 cne la terminent qu’à l’extrémité la plus orientale de l’Asie.Le plus grand nombre, Lc entr’autres Strabon, /. 1 & t. 14,Pomponius Mêla Lc Pline, /. x , c. ç ; font commencer
voit être au-delà du fleuve à l’opposice de la vilk'de M ayen
ce, ôc qu on la nommoic aujoutdhui der Hqr L. dte
Hohe. 11 ajoute néanmoins qui pour ^
sentiment qui veut que ce soit ^ trouve d a ?"
cette montagne au promontoire Sacrum ou Chelidoniim , jourd’hui Dyns ou Dunsberg , Lc qu ans a
Quoiqu’XIraversc toute la Cane jusqu’à la Pérée -, mais Hesse, près Úe Giessen. Pomponius Mêla, / 3 ; cou-ses branches de ce côcé-là n’ont paru apparemment, m noît aussi une montagne nomme ^ £ G t -
assez hautes, ni assez larges pour mente,: le nom d eTaurus me II dit qu elle est “ a dcnt > au Uw ^TAURUS.
On l’a nommée diversement, selon les diverses contrées & la situax.on.il y en a quF ^ Tac J e ^ans Pompo-
les divers peuples où elle jette un grand nombre de bran- il saur lire Tau ?" s ’- f, qU ’écnt Spener.ches ; ou,comme Pline le remarque , dans tous les pays ou mus Mêla 1 & «A^ J e fl'Ethiopie , selon Ortélius.
elle s’etend elle prend des noms nouveaux. Voici ceux qui 6. TAURUÔ^^^ & oiodore de Sicile ; il ajoute que
ont été connus de cet ancien auteur. qui cite r , _ _—- * '
Taurus, Parphariades
Imaus , ou Pariades ,
Fmodus , Cboatras ,
Paropamifus, Oreges ,Gircius, Oroandes ,
Chambades ,
Niphates ,Caucasus ,Sarpedon ,CoracejïusyCragus ,
Hircanus ,Caspius ,Pariedrus,Moscbiut ,Scytbieus.
Strabon décru deux montagnes de ce même nom dans" lamême contrée.
7. TAURUS, fleuve de l’Asie Mineure, au voisinagede la Pamphylie , selon Tite- Live , /. 38 , c. 1
8 . TAURUS , fleuve de Péloponnésc. Athénée, citépar Ortélius, dit que ce fleuve étoit voisin de la ville deTroezene. Hefyche , in vstk,-r«l!?k,o» 1 XÈ« 1 appelle /Lgx-taurus.