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Tome sixième. T - Z.
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B 50 TER

LesRiviè-res del A-

? R I-

QU E

Dans la Barbarie

Dans le Biledulgerid

Dans I’EgypteDans le Saara

Dans le pays des Nègres

Dans la GuinéeDans la Nu bi eDans I’Abissinie

Dans le Zanguebar

Dans le Congo

'Tcníîft.

.Onamirabi.

iCebn.

|Rio Major.Magreda.•Tripoli.

/Suz.

IDara.

Le Nil.

Ghir.

Niger.

Senéga.

Gambea.

R. Grande.Voira.

Nuabia.

{ Abanbus.Quilmanci.Mozambique.Zaire.

: izans le gongo

Dans le Monomotapa & les > Zambre.Cafreí LSpiriru Santo,

Dans le Canada

Dans la FlorideDans le Nouv. Mexique

Dans la Nouv. Espagne

Dans la Terre Ferme

Dans le PérouDans le Brésil

Daníle Paraguay

ÍS.

ILc

Laurent.

Le Saquenay.

{ Chucagua.May.

De Norr.CBarania.<Panuco.(Detaguadero-./Paria.

\ Cayenne.

{ Amazone.Xauxa.

S. Francisco.t Paraguay.<Parana.

( Vraguay.

r Dans la Terre MAGELL ANi-1 Oefaguadero.. QUE. L

Combien la terres a de lieues de tour.

Picard qni s’est appliqué par ordre du roi Louis XIV àmesurer la circonférence de la terre, après plusieurs opéra-tions très-exactes, a trouvé qu’un degré de longitude valoirz ; lieues, & $7060 toi'ses de Paris. Après cela il est aisé desavoir combien la terre a de toises ou de lieues de tour.Les astronomes 8c les géographes demeurent d’accord qnele plus grand cercle de la terre est composée de 360 degrés,il n’y a qu’à multiplier les toises ou les lieues d’un degré par360 Sc l’on aura toutes les toises Sc toutes les lieues de lacirconférence de la terre. Un degré vauc 57060 toisesmultipliées par 360

La terre a de circuit 10541600 toises

de Paris.

On fait la même chose pour savoir combien la terre a delieues dans fa circonférence. Un degré vaut 25 lieues; onmultiplie les M lieues par 360 ,& le produit est de 9000lieues qui est le tour de la terre.

La circonférence de la terre est de neut mille lieues ou dezo541600 toises. v .

Le diamètre de la terre, cest-a-dire, dici aux An-tipodes, fit de 2864 lieues, 8c 56-71 ou de 6538594toises. , ,

Le demi diamètre de la terre, cest-a-aire, d ici aucentre de la terre, est de 1432 lieues z8-; 5 ou de 3269297toises.

Combien il faudroit de tems a un voyageur pour faire le tourde U terre.

Je suppose que ce voyageur feroic dix lieues par jour, illui faudroit deux ans & demi, moins deux ou trois jours,tarla terre a 9000 lieues de circonférence; or , 9000 étantdivisés par 10, il Vient au quotient 900 jours , & c'es 900

jours valent deux.ans, six mois. 11 ne faudroit que six moisà faire ce voyage par mer, car dans la Zone Torride on faitordinairement pat jour deux degres de longitude, c’est à-

ter

dire d'occident en orient ; ainsi ce n’est qtle 180 jours pourles 360 degrés deTéquateur.

Pour voyager par terre dans des pays inconnus , fans autreguide qu une petite boujfole.

Je suppose qu’un curieux veut aller de Paris à Rome, 8cqu’il ne fait pas la route qu’il faut tenir.

I. 11 faut qu’il aie une carte géographique du pays avecune bonne boustole , où il y ait dans le fond un cercle diviséen quatre quarts de nonante, comme on a coutume de lefaire.

II. Il faut qu’il oriente la carte géographique avec la bous-sole, c’est-à-dire , qu’il tourne la carte sur une table où iln’y air point de fer, [usqu’à ce que Ion septentrion & sonmidi, son orient &: son occident regardent ces mêmes qua-tre points cardinaux du monde , qu’il tire du haut de la carteen bas une ligne méridienne qui pallè par le lieu d’où il doitpartir.

III. Ayant trouvé fur la carte le lieu d’où il part & celuioù il veut aller, il tracera de l’un à l’autre une ligne quej’appelle la ligne de route ou de voyage, parce que c’est laligne qu’il doit suivre durant tout le voyage , sans s’en écar-ter que le moins qu’il pourra.

IV. Il faut qu’il place le centre de fa boustole orientée furle lieu d’où il doit partit, c’est-à-dire, que le midi de laboustole soit sur la ligne méridienne qui est tracée lur Paris,& alors il regarde de combien de degrés est sangle que faitla ligne déroute avec la méridienne. Dans l’exemple pro«poíé qui est de Paris à Rome , on trouve lur la grande cartede l’Europe par le sieur Duval, que la ligne de route fait unangle de 54^ avec la méridienne. Ainsi notre voyageur feraastùré que tant qu’il marchera fur une ligne, qui fera un an-gle de 54 a avec la méridienne, il ne s’écartera point du toutde Ion chemin.

V. Quand il rencontre, ce qui arrive souvent, & c’est en

quoi consiste toute la difficulté, deux ou trois chemins,& qu’il ne lait lequel prendre, il doit alors avoir recoursà fa boustole : il l’oriente â la tête de tous ces dissérenschemins, il voit celui qui répond le mieux à sa ligne deroute, qui fait toujours dans son voyage de Rome un an-gle de 54 a avec la méridienne de Paris, Sc marche papcelui là. ê

VI. S’il rencontre dans son chemin des montagnes , desprécipices, des lacs , des rivières, des forêts qui le tirenthors de fa ligne de route , il faut qu’il observe avec sa bous-sole de combien de degrés il se détourne,afîu d’y retournerdès qu’il le pourra ; à quoi servira beaucoup l’oblervationqu’il fera de certains points fixes, comme íonc les grandsarbres, les châteaux, les rochers , par le moyen desquelsil pourra juger à peu près de combien il se détourne , ceque les pilotes ne peuvent faire fur la mer, où ils ne trou-vent pas souvent de ces points fixes fur lesquels ils puistènt fcrégler. Cette maniéré de voyager par terre est la même quesuivent les pilotes dans leurs voyages de mer. Toute leurapplication de jour Sc de nuit est d’observer sur leur bousto-le, s’ils suivent la ligne qu’ils ont tirée fur leur carre hydro-graphique, depuis le lieu d’où ils font partis jusqu’à celuioù ils vor*t.

Le pere Schot, jésuite, dit qu’étant jeune, il se (èr.yit de.cette méthode dans un grand voyage , & quelle lui réulsii;si heureusement, qu’il fut de Flandre par la Picardie , par laChampagne, par la Bourgogne, par la Suistë , dans toutel’Italie , à Rome , de-là en Sicile, Sc enfin á Naples, avecdeux religieux de sa compagnie, fans jamais prendre deguide & fans s’égarer.

Cha.\çondy\e, P/iJìoire des Turcs, l. 3 , ». 5 , p. 54, ditque les Turcs qui vont en pèlerinage á la Mecque/e ferventdune boussole, de peur de se perdre dans des déíerts larges,profonds Sc sablonneux par où il saut pastèr. Ils montentfur des dromadaires Sc se guident par les étoiles où avec leqmdran de la navigation , par le moyen duquel,après avoirpris leur adreste fur le point du nord', ils voient quelles rou-tes ils doivent tenir.

Si le. voyageur n’a pas de carte géographique, il fgut tous.les matins avant que de partir , se faire montrer, pjîr quel-qu’un vers l’horizon , à peu près le lieu où l’on veut aller,couçhçr, A alors après avoir orienté sa boustole, il faut ti-rer une ligne, visuelle du centre de sa boustole à 1 endroit de.l’horwon marqué, 8c regarder dé combien de degrés est