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parmi ceux qui y ont le plus avancé : ii fe peut faire qu-,íes uns y ayent apperçu de beaux vallons, 8c que les autresn’y ayent découvert que des rochers escarpes, il n est point<le montagnes fans vallées, mais ces vallées ne (ont quel-quefois que des précipices , ou remplies de rochers 8cd’un fable stérile. Aux environs du port & de la baye dePlaisance , il y a des étangs 8c des ruisteaux, qui y attirentquantité de gibier ; mais il n’est pas possible ci’y faire lachaste des bêtes fauves , dans un pays si peu ptaciquable :auslì , elles doivent s'y multiplier à l’infini , fans qu’onpuistë en profiter , que rarement & par hasard. Le froidne sautoir auíli manquer d’être bien rude , non pas tant acause de fa situation entre les 4 6 & les 51 e * de latitudenord, qu’à raison de fes montagnes 8c de ses bois ; desvents de nord 8c de ceux d’ouest, qui y règnent íouvent,& qui y font également froids dans f Amérique septen-trionale , & fur-tout de ces monstrueuses glaces, qui ve-nant des mers du nord , fe trouvent arrêtées fur fes riva-ges , & y séjournent long-tems ; enfin , il n’est pas étonnantque les chaleurs y soient vives pendant 1 été, dans les en-droits découverts , où le soleil darde fes rayons fur desrochers tout nuds & fur des plages pleines de cailloux, quiles réfléchissent de toutes parts.
On ne convient pas davantage fur les habitans naturelsde Terre-Neuve , que fur la nature de l’intérieur du pays ,que quelques-uns ont cru être habité, 8c que la plupartdes auteurs croient être absolument désert. On n'a jamaisvu fur ces côtes que des Eskimaux , qui y viennent de lagrande terre de Labrador, pour chasser 8c y faire la traiteavec les Européens : mais ces sauvages ont Iouvent parled autres peuples, dont ils racontent beaucoup de fables :& il est astèz difficile de concevoir que ces prétendus insu-laires fe tiennent tellement renfermés dans le centre deleurs ifles , qu’on n’en ait jamais vû aucun fur les côtes.Ce que les Eskimaux disent dt icur figure , suffit seul pourleur ôter toute croyance.
Le canal, qui sépare Liste de Terre Neuve du continentde 1 Amérique , fe nomme le détroit de Bdleisle , & courtnord-est 8c íud-ouest : quand on l’a pâlie, en descendantau sud j on trouve une grande baye, où les François ontun fort, qui porte le nom de Ponchartrain : mais il y apeu de profit à y faire avec ces sauvages > qui n’y fontpresque pas trairables. Au sud du fort de Plaisance, ily a une allez grande baye , où les vaisteaux peuvent hi-verner.
Les François avoient tous leurs étabîistemens en Tetre-Neuve , lur la côte méridionale de cette isle , & ceux desAnglois étoient à la côte orientale. Le principal étoic leport de Saint-Jean , 8c le plus avancé au nord étoient l iste& le port de Carbonniere , à l’entrée de la baye de laConception , fur la main droite. Ce voisinage a souventoctafionné des guerres entre les deux nations. Les Françoisfe font plus d’une fois rendus maîtres de presque tou$ lespostes des Anglois, qui n’onc pu faire aucune conquête lureux : mais par un article du traité d’Utrecht, tout ce que laFrance possédoit dans cette iste a été çedé à la couronned’Angleterre. * Hijìoire de la Nouvelle France dupere deCbar/evoix.
TERRE DES PAPOUX. ( la ) Voyez au mot Guinéel’arricle Nouvelle Guinée.
TERRE PROMISE. ( la ) VoyezT erre-Sainte.
TERRE DE QUIR. ( la) Voyez les articles Quir ,& Terre Australe du Saint-Esprit.
TERRE-SAINTE , ( la ) pays d’Asie, où fe font opérésles mystères de la rédemption du genre humain. C'est delàque les chrétiens lui ont donné le nom de Terre-Sainte.Nous avons déja marqué fes dtsterents états íous les nomsChanaan ,Judée , Palestine. Voyez ces anicles.ilfaut voir ici fou état présent sous le joug du Turc , touteruinée & déserte. Cet état est moins une fuite de lanégligence avec laquelle les Turcs cultivent les pays quileur appartiennent , quand ils font loin de la capitale,qu’un accomplissement des prophéties. Si on excepte Jéru-salem , elle n’a plus que des bourgades 8c quelques châ-teaux , 8c le tout fort mal peuplé. Le plat pays est en proieaux Arabes, qui l’infestent fans ceste pour voler les pas-fans, car la campagne y est peu cultivée. Les garnisonsturques four trop foibles & trop écartées les unes des au-tres , pour réprimer ces brigandages. La crainte de tom-ber antre les mains de ces gens-là, fait que les pèlerins-,
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veulent aller de Jérusalem à Damas, aiment souventmieux prendre ia mer à Jafsa, & côtoyer jusqu’à Tripoli,de Syrie , 1 espace de cent lieues, 8c de-ià , en quatre jour-nées de chemin , ils fe rendent à Damas, par la plaine quiest entre le Liban, à leur gauche, 8c l’Antiliban à leurdroite. D’auttes ne remontent par mer que jusqu’â Acre ,a quarante lieues de Jaffa, descendent vers le midi, 3cviennent á Sephori, autrefois capitale de la Galilée mé-ridionale , où il y a sept lieues : de-là ils vont à Nazareth ,qui en est á deux grandes lieues , & par le Thabor, ils ferendent à Tibériade, fur le lac : de Tibériade àBethíaide ,par Magdalon , qui font cinq autres lieues astèz grandes.Ceux qui risquent daller de Jérusalem à Samarie , pren-nent escorte , 8c passent par Naploufe , où il y a ^louzelieues, de-là à Samarie , quatre lieues, & ensuite à Naza-reth -douze. De Jérusalem , vers i’orient , on va , parBéthanie, à Jérico , où l’on compte sept lieues, de là auJourdain, deux autres, & de Jérico à la mer Morte trois.Sur le Jourdain , on va voir les restes de l’église bâtie suc1 endroit du fleuve , où Josué l'arrêta , pour faire passerles Israélites. Cette église tut nommée l’Evêché du Gué duJourdain ; 8c ion autel étoic composé sur les douze pierresque l’on tira du fond de ce fleuve, pour íervir de mo-nument de ce passage miraculeux. * De la Rue , Terre-Sainte.
Les voyages vers le midi font de Jérusalem à Bethlé*.hem , où il y a deux lieues ; de Jérusalem à Hébron huiclieues, 8c d’Hébron à Gaza douze : lorsqu’on veut aller enEgypte , de Gaza à Damiéte , la Thamtatis des anciens,il y a cent trente-cinq mille pas , que le moine Bro-card réduit à deux journées d’Allemagne , qui font quartedes nôtres.
Les voyages vers l’occident font de Jérusalem à Scalo-11a, seize lieues en passim par Eleuthéropolis ; de Jérusa-lem à Emaùs quatre lieues ,de Jérusalem à Jassa seize.
Le Jourdain est aujourd’hui regardé comme la borneorientale de la Terre-Sainte. Personne n’ose le passer depeur de tomber entre les mains des Arabes Bédouins. Ducôté du midi ce pays est ouvert, aux Arabes Sarrazms.L auteur, qui me fournit les matériaux de cec article , dicque ces Arabes Bédouins fe prétendent descendus des an-ciens Maaianites ; & que les Arabes du midi font les Sar-razins , qui , forcis de l’Atabie Heureuse , occupèrentPldumèe dès avant le tems de saint Jérôme. C’est , dit-il,une chose étrange , que quoique depuis eux il y ait eu par-tout là des évêchés & des chrétiens, ces peuples y soienttoujours retournés comme par droit de réversion , 8c com-me dans leur propre héritage , au lieu que le peuple Juifn'a jamais pu pat venir á demeurer de nouveau dans sonancienne patrie.
La Tevre-Sainte a le Turc pour souverain , 8c fi cen etoit 1 asyle naturel que les chrétiens ont trouvé dansl’enceinte du Liban, il n’y en auroit plus aucun en tous ceslieux. Les chrétiens, ramassés dans les vallées du Libanfous leurs évêques maronites,- font unis à l’égliie catholi-que , 8c font environ cent soixante mille. Ils dépendent »pour le temporel, d’un seigneur arabe , qui se du Emir.DE Tripoli , 8c qui est tributaire du Turc. Il y a entr’euxenviron vingt mille hommes portant les armes pour feuedéfense particulière. L'Antiliban est auslì habité par le$Druses. Voyez ce uiot.
Toute la Terre-Sainte a foixante-sept lieues d étendusdu midi au nord, ou du torrent de Gazara â 1 Antiliban ,fous les trois degrés parallèles , 3 1 , } 1 dc 3 3 , 8c c est ceque l’on nomme improprement fa longueur ; fa largeur .n’est pas égale de Gaza â la mer Morte, elle a trente.,lieues ; de Jastaau Gué du Jourdain vingt-deux ; de Caíaïrà Scyrhopoli vingt ; d’Acre à Capharnaum quinze ; deSeide à Belenas ou Céfarée de Philippe rrente-huit millepas. .
Les pèlerins divisent aujourdhui la Terre-Sainte entrois provinces ; la Judee , la Samarie 8c la Gali-
La Judée comprend les terres qn’oçcupoient les tribusde Juda ,de Beniamin , de Siméon 8c de Dan, 8c enoutre les cinq Satrapies des Philistins.
La Samarie répond au pays de la tribu d’EpHRAÎM& à celui de la demt-Tribu de Manassé, en deça dtlJourdain.
La Galilée sc divise encore en deux parties comme