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Tome sixième. T - Z.
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TER

-autrefois-, en GaiilÉe Septentrion axe-ou des Gen-tils ; &en Galilée Méridionale ou des Juifs.

La Galilée Septentrionale renferme le partage■desdeux tribus d’A sser ôc de Nephthal i , Sc la côte deTyr Sc de SiDON.On voir trois places qui sont encoretrès - considérables ; Beaufort , ouvrage des François•durant les guerres de la Terre-Sainte ; Sepher , placeancienne dont parle Jofephe , & Montfort , dont lenom François marque Porigine. Beaufort a donné le nomà cette Galilée qu’on appelle Terre de Beaufort.

La Gaulée Méridionale contient le partage desTribus d’IssAcriAR Sc de Zabulon , Sc n’a rien de pluscélébré que Nazareth Sc le Thabor.

Ce«pays est présentement partagé entre trois émirs, &Je Turc , dont ils relèvent, & qui outre cela y entretient-deux sangiacs, subordonnés au bacha de Damas. Ces troisémirs íontPÉMiR. de Seyde,' 1 ’émir deCasair,&I’émïr de Gaza.

L’emir de Seyde occupe presque toutes les deux Ga-lilées , & polléde depuis le pied de PAmiliban jusqu’aufleuve de Madesoer.

L’émir de Casair tient la côte de la mer, depuisCaïplia , fous le Carmel , jusqu’à Jasta exclusivement.L’émi R de Gaza a fous lui l'Idumée.

Tous trois, comme nous avons dk , relèvent du TurcScdépendent du bacha de Damas.

Les deux Sangiacs ou gouverneurs Turcs prennentIse noms de leurs résidences , qui sont Jérusalem & Na-

PLOUSE.

Celui de Jérusalem a pour département la Judée , &celui deNAPLOusE commande dans laSamarie.

Alt delà du Jourdain est ce qu'on appelle le royaumedes Arabes. A l’orient de la mer de Tibériade , endescendant le Jourdain, jusqu’au-destousdu lieu ou Notre-Seigncur Jésus-Christ fut baptisé, sont des Arabes Bé-douins j au midi de ceux là sont les Arabes Bergers, aunord & à i’orient de la mer Morte. Ces Arabes ont un roi,qui ne reconnoît en rien ['autorité de la Porte. 11 estsouverain indépendant, & a dans ces deíerts un royaumede trente journées de longueur fur douze de largeur.

TERRE VERTE. ( la ) C’est une tradition du motGroënland. Voyez ce mot.

TERRE AUSTRALE , particulière ou propre , en latinAustralis régla particularis. C’est une porte de la terreAustrale ou terres Antarctiques : elle est à l’occident dela nouvelle Hollande, & au midi de l’ancien continent.Ce pays fut découvert í’an 160; par un capitaine FrançoisnomméGoneville , qui y fut jerté pat la tempête, amenaen Normandie un fils d’un roi de ce pays , & en donnaune relation en i66z , par où on voit que c’est un paysgisez fertile , fans être peuplé, que ses habirans sont do-ciles Sc vont à densi-nuds , fur-tout les jeunes gens; quechaque canton a son roi, Sc qu’il y a des racines propresà faite de belles teintures. En 1697,1e capitaine Ularn-niing Hollandois, envoya trois vaiílèaux íur la terre Aus-trale propre , qui y remarquèrent quelques havres astèzbons Sc des rivières fort poilsonneufes.

TERRES ANTARCTIQUES ou Continent Méridio-nal en latin Regiones Antartiu & Australes , sont bor-nées 5 par la mer du Sud, l'Oeéan ou mer d’Ethiopie, &

VOcéan eu mer des Indes. On les nomme aussi le ContinentMéridional. Ce sont la nouvelle Guinée , la terre des Pa-poux, la Carpenrarie , les isles de Salomon , qui ont à leurmidi la terre Australe du Saint-Esprir, la nouvelle Zemble,Piste de Horn , l iste de Cocos, Piste des Traîtres Ôc au-tres petites illes aux environs , Piste ou terre de Feu , laterre des Etats, la terre Australe particuiiere, la terre desDiements&la nouvelle Hollande. Voyez ci-après les Ter-res Australes.

TERRES ARCTIQUES , ( les ) c’est-à-dire, Septen-tíu on a l es. J’ai déja expliqué ce mot Au.cn que en ionlieu. Les géographes appellent terres Arctiques, les terresles plus voisines du pôle septentrional, comme sont lespays de Groënland Sc les autres qui (e trouvent au norddc l’Amérique , autour des détroits de Hudson , de Davis,

Sc de la baie de Bassin. On donne aussi ce nom au Spitz-berg, qui est au nord de P Europe , & à la nouvelle Zem-ble , &c. Les terres Arctiques sont peu connues. On n’ena découvert que quelques cotes au nord del’Amérique,

& on ignore si ce fonc des istes, où si elles tiennent ati

continent. Les desiigi émeas Sc les risques d’une navigation,peu lucrative à proportion , ont empêché qu’on en achevâtla découverte. L’envie de trouver un palíage aux Indespar le Nord , a fait découvrir ce qu’on en connoîc exceptéle Groënland, dont les Danois Sc les Norvégiens sont enpoílession long-tems avant la découverte de l’Amériquepar Colomb. On doit à la pêche des baleines la connois-sance que nous avons du Spirzberg, qui est au nord del’Europe. Je ne fais s’il faut mettre au nombre des terresArctiques, une terre que le chevalier de Forgerais décou-vrit au nord-ouest, Ôc astèz loin de la Californie, en re-venant de la Chine par la mer du Sud. Il en parle astèzavantageusement dans un mémoire qu’il adrellà à sesmaîtres , & que j’ai entre les mains.

Un géographe hollandois , à qui on a l’obligationd’avoir aminé ses compatriotes à la découverte des paysles plus septentrionaux, par Pespérance dc trouver parl’Oeéan un passage vers la Chine ; ce géographe, dis-je ,nommé Pierre Plantius , publia en r $ 94 une mappe-monde , dans laquelle il suppose que le pôle de la terrea perpendiculairement une roche fous le 9cri. Cette rocheest au milieu d’une mer qui communique à notre Océanpar quatre décharges , qui forment autant de grandesisles. Une de ces prétendues décharges vient au nord duGroënland, entre le 10 «Se se 2o d de longitude. Une autreest au nord de la nouvelle Zemble , entre le 90 & le ioo d ;une troisième est entre le 180 & le 190 e * ; la derniereenfin entre le 270 Sc le 280h II met emre la première Scla seconde une isle habitée par des Pygmées de quatre piedsde haut. Ne sachant que mettre dans les trois autres isles,il en a rempli le blanc par les remarques suivantes ; savoir ,que quelques-uns pensent que notre Océan coule au nordpar ces quatres Euripes , fans discontinuer , & que les eauxy sont engouffrées ; il dit dans un autre , que ces Euripes nese glacent, dit on, jamais , à cause de la violente rapiditéde leurs cours. La plus judicieuse de toutes ces remarquesest celle-ci. J’ai mis, à l’exemple des autres , ces quatregrandes istes sous le pôle Arctique , non que je (ois per-suadé quelles existent véritablement, mais afin que lesignorans ne sc plaignent pas qu’on les ait omises.

En effet, qui que ce soit à qui cette imagination soit pre-mièrement venue , il s’est livré d une conjecture que les na-vigations n’ont point confirmée. Les glaces que l’on trouveen approchant du pôle sont un grand obstacle. La curiositéde savoir ce qui est sous les pôles coureroit trop cher à qui-conque en entieprendroit le voyage.

TERRES ARNOLPHES, petit pays d’Itnlie, dansPEtat de l’Egliíe, au patrimoine le long du Tibre. Ony trouve

Aqua Sparta, Cesi, S. Gemini, Mafia, &c.

TERRES AUSTRALES, (les) c’est-à-dire, Méridio-nales, Antarctiques, ou opposées aux Arctiques,terres situées vers le pôle méridional. Il s’en faut bien qu’onsoit aussi avancé vers le midi que vers le nord. En voici plu-sieur raisons : L’Europe d’où parroit les navigateurs, altoicplus d’intérêt de connoîtrele pôle dont elle est voisine, quecelui qui lui est opposé. La navigation du nord se pouvoirfaire d moins dc frais que celle du midi. On cherchoit unpassage aux Indes, le grand objet des navigateurs des quinzeSc seizième siécles. Quand on eut doublé le cap de Bonne-Espérance, on se vit touc d’un coup dans la mer des Indes,Sc il n’y eut plus qu’d suivre les côtes en prenant la saisondçs vents favorables. Quand on eut trouvé passage dans lamer du Sud par le détroit de Magellan , on se trouva auxcôtes du Chili & du Pérou , Sc on s’embarrasla peu despays qu’on lailsoit à ia gauche du détroit ; des vaiílèauxchargés de provisions ou de marchandises cherchoienctoujours un prompt retour.

La terre qu’on lailsoit au midi en passant le détroit de Ma-gellan , parut d’abord le commencement d’un continent nou-veau , peut-être aussi grand que l’Amérique. La terre de Vue,espèce de cap situé par les 4^ de latitude méridionale, à 6 ou7 d de longitude, la Nouvelle Hollande, la Nouvelle Zélarde& la Terre Australe du Saint-Espric, parurent propres à nelaire qu’un seul continent avec la terre de Feu , Sc c’est socce pied-'à que sont tracés ces pays sor la carte de Plan-tius, quoique fans leurs noms qui sont la plupart plus mo-dernes que la carte ; mais les navigateurs on détruit ces

conjectures.