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soisoit en certains jours ies assemblées de toute la Grece.Léonidas premier de ce nom , roi des Lacédémoniens, dela famille des Agides , défendit, avec trois cents hommesfeulement, le passage des Thermopyles, contre une arméeeffroyable de Perses , conduite par leur roi Xerxès. Cettemultitude n’ébranla point le courage de Léonidas, & quel-qu'un lui ayant dit que le soleil (croie obscurci des flèchesdes Perses : Tont mieux , dit-il, nous combattrons à l'om-bre. 11 fut tué avec tous les liens á cette bataille, qui sedonna le même jour que celle d’Artémise. L’empereurJustinien pourvut particulièrement à la défense des Pas desThermopyles. Il étoit autrefois aise , dit Ppcope, JEdif.lib. 4 , c. x , de se rendre maître des montagnes voisines,parce qu’elíes n’étoienc fermées que de foibles murailles.Justinien les rehaussa & en doubla les créneaux. 11 rit lamême chose à un vieux château qui n’avoit pas été bienbâti par le passé , & il y fit conduire de l’eau , dont il avoirgrand besoin. Il fit encore fortifier plusieurs autres pas, oùil n’y avoit auparavant ni muraille , ni défense. 11 eíl éton-nanc que , quoiqu’il y eût plusieurs pas, presque tous ou-verts, & par où des chariots pou voient palier , l’empereurdes Perses néanmoins n’en découvrit qu’un seul, des plusétroits, qui lui fut montré par des déserteurs. En effet, lamer qui bat le pied des montagnes, & les torrens qui endescendent avec violence , avoient tellement élargi les che-mins , qu’on n’esperoit pas pouvoir joindre des roches quela nature avoit séparées. La difficulté de l’entreprisc étoitcause que l’on s’abandonnoit à la fortune, au lieu de com-mencer le travail, & que l’on sc perfuadoit être en furetéparce que les ennemis ne connoiíloient pas allez le pays.De tous les ouvrages que Justinien fit élever dans une infi-nité d’endroits de l’Empire , ceux qu’il fit faire aux Ther-mopyles, lui acquirent, à plus juste titre , la gloire d’avoirsorpaílé en vigilance tous les princes qui l’avoient précédé.La mer obéit à ses delíeins : elle se retira , pour céder àl’industrie des ouvriers qu’il employeur, & pour leur laitierposer des fondemens à l’endroit même quelle couvroit au-paravant de tes vagues; mais aptes avoir uni des forêts,qui étaient éloignées l’une de l'autre , après avoir joint lamer aux montagnesil fit faire au-dedans de la murailledivers petits forts , afin que si elle étoit prise , les soldatscommis à fa défense euflènt une retraite. II fit bâtir desgreniers, pour serrer les grains, & des réservoirs , pourcontenir l’eau ; & y mit upe garnison de mille soldats.Outre cela, il n’y avoit point de ville à l’entour dont iln’eût pris un soin particulier. Quand on va d’Illyrie enGrece , on rencontre deux montagnes, qui en s’approchancforment un pas très-étroit. Il en sort une fontaine, quiproduit un petir ruiíîeau ; mais lorsque la pluie tombe enabondance , il s’y amasse un torrent. Les barbares Lou-voient entrer par cet endroit dans les Thermopyles & en-suite dans la Grece. Il avoit autrefois été fortifié, d’un côtépar la ville d’Héraclée, & de l’autre par celle de Myropole,qui en est proche ; mais comme le tems avoit ruiné les for-tifications de ces deux villes, Justinien les répara , & élevaun mur très-solide, par le moyen duquel il joignit les ex-trémités des montagnes , & en boucha l’entrée. De-là , ilarriva que le torrent battoir le pied du mur , jusqu’á cequ’il s’élevât au-deíîus , & sc perdît. Justinien pourvue aussià la fureté de toutes les villes qui étoient au dedans desThermopyles, en faisant réparer leurs murailles. Il consi-déra que les Barbares , qui faisoient continuellement descourses aux environs des Thermopyles , sc modéreroiencun peu eux-mêmes , quand ils fauroient que leurs peinesíeroient inutiles, & quand ils verroienc qu’il ne leur fer-viroit de rien d’avoir paílé le mur, puisqu’ils trouveroientensuite des villes bien fortifiées, &c dont ils ne íe pour-roient rendre maîtres , fans eíïuyer auparavant les fatiguesde plissx eurs sièges. * Toureil , Remarques sor 1 aï Philip.pag. 18 .
THERMUS ,bourgade de l’ffiolie, selon Polybe , /. y ,»°. 7 , & Etienne le géographe. C’est le même lieu que Stra-bon nomme Thermo.
THERMUTIACUS , fleuve d’Egypte, selon Ptolomée,4 > f • 5 • Quelques exemplaires portent Tbermutbiacus ; &se manuscrit de la bibliothèque palatine lit Phermuthiacus.
THERMYDRA. Etienne le géographe dit qu'on don-uon ce nom à un port d’une certaine ville del’ifle de Rho-des; & il ajoute que le nom national estTHERMYDRENSis.5ur cela, Berckelius remarque qu’Apollodore , z , ap-
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pelle ce port Ther.mydr.^e ; ôc que, selon Diodore deSicile & Vitruve, les Rhodiens avoient deux ports,l’ungrand & l’autre petit.
THERMYDRUS-MONS, montagne dont fait mentionLycophron , cité par Ortélius.
THERNE, ville de Thrace , selon Etienne le géogra-phe. Ortélius dit qu’il y a une médaille ancienne sor laquelleon lit ce mot Voyez Zerna.
THEROGONLJS , colline de l’InJe , au voisinage dufleuve Hydaspes , assez près du mont Eléphant. C’est fau-teur du livre des fleuves & des rivières qui en parle.THERON. Voyez Ptolemais.
THEROTHOfiE. Voyez Troglodytes.
THERSA ouTherza. D. Calmet, Dicl. dit : ville dela Palestine , dans la tribu d’Ephraïm , qui fut le siège desrois d’ísraël, ou des dix tribus, depuis Jéroboam , fils deNabat, jusqu’au régne d’Amri, qui acheta la montagne deSéméron , & y fit bâtir la ville de Samarie , qui fut dans lafuite capitale de cet état. Josoé tua le roi de Therla. Mana-hem , fils de Gasi de Therla , fit mourir Sellum, usurpateurdu royaume d’Israèl, qui régnoit à Samarie ; mais la villede Therla lui ayant fermé les portes , il en fut íi indigné ,qu’il lui fit ressentir les plus terribles effets de son indigna-tion , IV Reg. 15,14,17. Voyez Joseph , antiq. 1 . p ,c. 11.* Jofué , iz , Z4.
THERSARA, ville de l’Aíîyrie. Ptolomée , 1 . 6 , c. 1 ,la marque dans les terres. Au lieu d e Thersara, le manus-crit de la bibliothèque palatine litTHESARA.
, THERSLT/E , peuples qu’Etienne le géographe, quicite Polybe , mec dans l’Ibéne , autremenfdans i’Espagne.Polybe3 ,»°. z; , connoît eu effet les Therfita. II ditqu’ils furent du nombre de ceux qu’Annibal fit passer enAfrique.
THERUlNGI, peuples qui habitoientune partie de îaDace , au-delà du Danube , du tems d’Eutrope , /. 8 , c. 1.Ammien Marcellinfait mention de ces peuples en plus d’unendroit ; mais quelques exemplaires portent Teruingi , &d’autres Terungiti. 11 y a apparence que ce sont les mêmesque 1 esTeruigi. Voyez Teruigi.
THESARA. Voyez Thersara.
THESBON ,Thesbé ou Thisbé , ville de la Palestine,au pays de Galaad , au delà du Jourdain , & la patrie duprophète Elie, qui en prit le nom deThesoite , Elias Thés-bites. Saint Epiphane de vitis propbetarum , dit que Thesoéétoit dans le pays des Arabes, parce que de son rems lepays au-delà du Jourdain appartenoit aux Arabes. Joseph ,Antiq. I. 8 , c. 5 , appelle cette ville Theíbon. * III Reg .17,1.
THESCUS, ville du Chersonnéfe de Thrace, selonAgathías, /. 5, cité par Ortélius. Procope, Mdif.l, 4 , soiraussi mention de cette ville . £c il la nomme Tbescon.
THESE 1 -ARA 011 Thesei-Saxum , lieu du Pélopon-nésc, fur le chemin qui conduiíoic deTrœzeneà Hermione.Paufamas, /. z , c. 3z & 34 , dit que ce lien s’appellad’abord l’autel de Jupiter Sthémen.; mais qu’il changea denom lorsque Thefée en eut enlevé l’épée & la chaussured’Egée , qui étoient cachées sous la roche fur laquelle étoicl’autel. Cette roche est nommée Colurea par Calliniaque ,& Tbefei-Saxum par Pausonias.
THESPANIS , fleuve de la Sarmatie Asiatique; sonembouchure est marquée par Ptolomée , l. 5 - c - 9 - entrecelle du Rhombitus & la ville Az.ara. Au lieu de Thes-panis, le manuscrit de la bibliothèque palatine porte Théo «phanius.
THESPIA ou Thesei^î-; car ce nom , íelon Strabon ,s’écrit de ces deux maniérés. C Coît une ville de la Béotie,au pià du mont Hélicon , du côté du midi, fur le borddu golfe Chrjffœus. Paufamas, Bœot. c. z6 ^ dit aussi quelleétoit au pied de i’Héiicon ; mars elle y étoit de façonqu’elle regatdoit aussi | e mont Citheron. Le périple deScylax , Hérodote 6 c Etienne le géographe , Tite-Live &Pline parlent aussi cse cette ville. Ce dernier, /. 4,1.7,en soit une ville libre. Dans quelques exemplaires de Iti-néraire d’Anronin le nom de Thespis, est corrompu en celuide Tefti&- Cet itinéraire la marque fur la route de l’Epire »de la Thessalie 6 í de la Macédoine , en suivant la côte , 6 cil la place entre Phocides & Megara , à quaranre millesdu premier, & à égale distance du second. Les Thébainsvictorieux fous Epaminondas, saccagèrent Thespie , &
n’en épargnèrent que les temples. Athènes recueillit les