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sous d’Augíbourg. Elle est de i’ordre de saint Benoit, &elle a beaucoup souffert parles guerres. * Zejler, Topo-grap. Bavar. p. 8r>
THIERS ou Thiern, Tiernum , Tigernum , ville deFrance, dans l’Auvergne, au diocèíe de Clermont , élec-tion de Riom , fur la pente d’un coteau fur la Durolie,aux frontières du Forez. Cette ville qui a vicomté & justiceroyale , est une des plus considérables de toute l'Auvergnepar son commerce, & l’une des plus peuplées. Son princi-pal commerce consiste en clinquailleries, papiers, cartes,cartons & fils, dont elle trafique par toute l’Europe, &jusque dans les Indes. Elle a servi d’appanage aune branchecadette de la maison d’Auvergne. Le duc de Lausun en aété seigneur par donation de feu mademoiselle d’Orléans,Ôc depuis il la vendue à M. Crozat. Cette ville a un consulatpour les marchands, & un chapitre de chanoines fondépar les comtes de Forez. L’évêque de Clermont y a établil'on séminaire. Il y a une abbaye d’hommes, ordre desaint Benoît, fondée par Begon évêque d’Auvergne; onl’appelle le Moufiiers. Elle est sous l’invocation de saintSymphorien ; elle étoit devenue déserte, mais Gui (Guido)homme riche ôc puissent dans ce pays, ôc qui paroît être lemême que celui qui fonda l’an 1016 Tégliíe collégiale desaint Genes de Thiern, remit ce monastère dans son ancienétat sous la réglé de saint Benoît. Il y mit pour abbé unnommé Pierre , personnage illustre par sa noblesse & par sasimplicité ; tir uni omni nobilitate conspkuus , & bcatœ fim-pheitatis filins. Cette maison étoit destinée pour qua-torze religieux ’ au moins. Le décret de l’an 13 2.4 enporte même vingt-cinq. Il n’y cn reste plus que deux outrois.
Saint Etienne instituteur de l’ordre de Grandmont,naquit à Thiers l’an 1046, de parens qui ctoient, dit-on,seigneurs du lieu, Ôc de qui,sont descendus les vicomtesde Thiers. Après fa canonisation faite en 1184, les cha-noines de Thiers, mortifiés de voir que d’autres poíse-dasiènt le corps d’un saint qui étoit enfant de la ville,le choisirent pour le patron de leur église, après avoir ob-tenu un bras de ses reliques. * Baillet , Topogr. des Saints,p, 48;.
â t THIERSTE1N, bour d’Allemagne , dans la Brantô-me, & dans les terres du margrave de Culmbach, prèsdu torrent de Litters, à une demi-lieue d’Artzberg , Ôc àmoitié chemin entre Eger & Wunsidel. On fait ici tousles ans une prodigieuse quantité de petites boules, qui ser-vent pour amuser les enfans, elles font d’une terre gralíè& gluantes. Ces boules endurcies au feu se transportent furplusieurs chariots à Nuremberg, ôc passent de-là par touter Allemagne & l’Italie. C est le seul commerce , qui, aprèsl’agriculture , donne de quoi vivre aux habitans. Zejler ,Topog. Fracon.
2. THIERSTEIN, bailliage dans le pays des Suisses, aucanton de Soleure, appartenoit autrefois aux comtes de cenom. Leur maison étoit puissante ôc poslédoir de grandesterres dans tous ses lieux d’alentour. Il y a environ trois centsans quelle est éteinte. * Etat & délices de la Suijfe , t. 3 ,?■ 8;.
^ THIESCOURT, lieu de France , dans la Picardie, dio-cèse & éleétion de Noyon. Cette paroisse est à une lieue ôcdemie de Noyon ; elle fait presque mille habitans qui fontlaborieux, mais intraitables. C’est un pays de bois ôc demontagnes.
THIESURES. Voyez Teucera.
THIEZ AC, bourg de France, dans l'Auvergne , du dio-cèse de saint Flour , sous sélection d’Aurillac ; on ycompte mille six à sept cents habitans.
THIGA, ville de la Libye intérieure. Ptolomée , /. 4 ,k. 6 , la marque sur le bord septentrional du Niger , entrePeside & Cuphc. Dans les canons du concile de Carthage ilest parlé d’un évêché nommé Tbigabenfis , mais Qrtélius re-marque qu’un manuscrit qu’il a consulté portoit Thembefi&au lieu de Tbigabenfis.
THIGANUSA. Voyez Teganusa.
THIGIBA, ville de l’Afrique propre. Ptolomée , 1 .4,c - ; , lui donne 1e titre de colonie, & la place dans la nou-velle Numidie. Le manuscrit de la bibliothèque palatinepoue Thieba pour' Thigiba. Voyez Tibigense.
THIGURA. VayezTHAGURA.
,, *“**- » lieu de France, dans la Bourgogne, diocèse0 Autun. C’est un pays de montagnes : il y a des vignes.
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Les fiefs de Champeaux ôc la Brochelle en dépendent. Il ya un chapitre composé d’un doyen ôc de cinq chanoines.Le doyenné peut valoir cinq à six cents livres , & les cano-nicats la moitié.
THILATj£OMUM, ville d’Asie, vers la Cyrrhesti-que : l’itinéraire d’Antonin la marque fur la route de Cal-lecome à Edifia , entre Hierapolis ôc Batba , à dix milles dela premiere de ces villes, & á quinze milles de la seconde.Ortélius croit que c’est la même ville que la notice des di-gnités de l’Empire , fieft. 25 , appelle Thillacama , ÔCqu elle place dans l’Osrhoéne.
THILBsS. Voyez Thalbis.
TH 1 LBISINA , ville de la Mésopotamie , selon la no-tice des dignités de l’Empire , où on lit : Equités Sagittariiindigent Tbibitenfes ‘Tìulbifnœ.
THILLAAMANA , Thileacama, Thileafica &Thillazamara ,noms de quatre villes que la notice desdignités de l’Empire marque dans l’Osrhoéne, & qui nefont guères connues d’ailleurs. Vo^ez Thilat.^gomum.
TH 1 LE ouThiele ,riviere de Suisse, au pays de Vaud.Elle prend son cours vers le septentrion, & grossie deseaux de l’Orbe, elle sc jette à Yverdun, dans le lac de Neu-châtel, au sortir duquel, après un cours d’une lieue , elleentre dans le lac de Bienne , d’où elle fort à Nidau , pouraller se perdre dans l’Aar, deux lieues plus ba sfScbeucbker,Carte de la Suisse.
TH\LEM.kKCK.' } Tellemarcbia , province du royaumede Norwegue, dans le gouvernement d’Aggherus, auxconfins du gouvernement de Berghen,de l’évêché duquelelle dépend , selSn Hermaneids , Descr. Norw. ». 121;.
1. THILLE. Voyez Tille.
2. TF 1 ILLE ou Dile , riviere des Pays-Bas , dans leBrabant : elle prend fa source entre Nivelle & Senef,passe à Louvain , & sc rend dans l’Escaut au nord de Ma-lines.
THILUTA-CASTRA , camp dont parle Ammicn Mar.cdlin , /. 24, c. 2.11 dit qu’il étoit au milieu du fleuve ,apparemment l’Euphrate, & dans un lieu extrêmementélevé ôc fortifié par la nature.
THIMANEI, peuples de l’Arabie Heureuse. Pline, l. 6,c. 28 , ses metau voisinage des Nab’atb&i.
THIMARUM , ville de la Thessalie, selon Tite-Live ,/. 52 , c. 14, qui fait entendre quec’étoit une place peu con-sidérable.
TH 1 MBRUS , nom d’un lieu de l’Asie mineure. C’estXënophon, Cyriacor. l.y , qui en parle. Ortélius soupçon-ne qu’ondevroit lireThymbrusau lieu deThimbrus. VoyezThymbra.
THIMERAIS , Theodemerenfis Ager , pays de France :c’est une partie de la province de Perche , démembrée decette province , du gouvernement du Maine. Sa ville ca-pitale est Châteauneuf, dit en Thimerais , c’est à peu prèsla même partie du Perche que celle des terres démem-brées.
THIMETHUS. VoyezT imetus.
THIMISA. Voyez Themis.
THIMONEPSIS , ville d’Egypte. L’itinéraire d’Antoninla marque fur la route de l’Arabie , au-delà du Nil, entreAlyis ôc Aphrodites, à seize milles du premier de ces lieux,ôc à vingt-quatre milles du second. Peut-être est ce la mêmeville que la notice des dignités, de l’Empire, feôi. 18 , ap-pelle Thinanepsis.
THIMOR. Voyez Timor.
THINA ou Thiua. La notice des parriarchats d’Antio-che ôc de Jérusalem, publiée par Schelstrate, met un siègeépiscopal de ce nom sous la métropole de Tarses.
THINiE, ville d’Asie, ôc i laqueile Ptolomée l. 7,
c. ; , donne le titre de métropole des Chinois. Elle étoit ,selon lui, dans les terres. Marcien d Heraclée, Peripl. p. r 5,connoît aussi cette ville. Il lu> donne aussi se titre de métro-pole des Chinois, ôc dit que c est l’extrémité de la terreconnue & inconnue. Le nom moderne , selon Mercator,est Tendue. ,
THINGA, ville de la Libye , selon Etienne le géogra-phe , qui cite Hécatee. Ne scroit-ce point, dit Ortélius, lamême ville que Strabon appelle Tinga ì
THINGRUS. Ce mot est écrit différemment dans Ly-cophron, ou on lit tantôt ©pé/suy, tantôt ©iVfp»', tantôt ©l'ôpoj;Il y a faute , sans doute , dans quelques-uns de ces endroits,mais il n’est pas possible de décider laquelle de ces ortho-
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