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Tome sixième. T - Z.
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Sraphes on doit préférer j les Scholiastes mêmes ne nousfont d’aucun secours à cet égard. Etienne ie géographepourtant, qui cita Lycophron, écrit e/^05, Th j ber , & ditque le nom national -est Th i-br 1 us. Il fait à Thiber uneville du mont Satnhis , qui étoit, à ce qu on Woit, quelquepart dans la Grece. Il fe fonde fur ce passage de Lico-

phron,

Qui Tlubrtm habitant Satmumque tnontem.

THINIAS , promontoire de la Thracc , fur le Pont-Eu-xin. Ptolomée, 7 . 3 , c. n , le marque entre Peronticum 8cHalmydijfum lit t us.

TH 1 NIS A , siège épiscopal d’Afrique, dans la provinceProconfulaire :drns 1 c concile tenu fous saint Cyprien,on voit lafouscription de Venantius a Tbinisa. *Hardouin,Collect. conc. t. 1 , p. 171.

TH1N1TES , nome de la Marmarique, & an quel Pto-lomée , /. 4, c. 5, donne Ptolcmais Hermii pour métropole.Adénome est appelle Thœnis par A gara relus ; & peut-êtreest-ce le Tboî/ium de l’icinérane d’Antonio,

THINNEÍA. Voyéz T1 nnei a.

THINODUS , montagne d’Egypte , félon Ptolomée ,qui la marque entre les monts Ogciamus & Azar. Le ma-nuscrit de la bibliothèque palatine porte Tin o des pourThi nodus.

TH 1 NTIS , ville d’Afrique, dans la Pentapole. Ptolo-mée, /. 4 , c. 4 , dit qn’elle étoit dans les terres.THINUNEPSIS. Voyez Thimonepsis.

THíNUS , fleuve d’Anglc-rerre. Le vénérable Bedc,

/ 5 , c. 2, en parle dans son histoire ecclésiastique. VoyezTine , n°. 2.

THIOLS ouTeols, rivierede France, en Berri,passiàlíïoudun.

THlONVILLE, Theodonis-Villa , ville de France , dansle Luxembourg , sor le bord de la Moselle , entre Metz &Sirck. Elle porte le nom de son fondateur Théodon : onne fait qui il étoit ; mais il est certain que Tlsionville étpicune maison royale , dès le milieu du huitième siécle, puis-que le continuateur de Frédcgaire dit que Pépin , premierroi Carlovingien , tint à Thionville, apud Theodonis-Vil-lam , une allemblée ; & c’étoit dès-lors une maison appar-tenante au roi, puisqu’il l’appelle Villa public a. Dans lafuite , ce lieu est nommé palais : on y tine plusieurs assim-blées politiques 8c ecclésiastiques , Lc les empereurs & lesrois François y ont souvent demeuré dans le IX e . siécle.Dans le siécle suivant, ou vers l an 1000, Thionville vintau pouvoir des seigneurs particuliers, qui en étoient pro-priétaires, & dont la famille prit le nom de Thionville,Theodonis-Villa. Albert d’Aspremont épousa Marguerite ,fille de Thierri, comte de Thionville. La race masculinede ces seigneurs s’éteignit ; & les comtes de Luxembourgunirent cette seigneurie à leur comté avant la fin du dou-zième siécle. II est certain qu’après cela , cous ceux qui ontété maîtres du comté ou duché de Luxembourg , ont tou-jours poflédé Thionville, jusqu’à l’an 1558, qu’elle futprise sor Philippe II par l’armée Françoise , commandéepar François de Lorraine , duc de Guise. C’étoit alors uneplace très-importante ,tant par fa situation sor la Moselle ,que parce qu’elle avoir été fortifiée par Charles V ; mais1 année suivante elle fut rendue au roi d’Espagne , en exé-cution du traité de Gâteau Cambrcsis. Les fortificationsTurent depuis perfectionnées. Le prince de Condé , Louisde Bourbon, ayant vaincu les Espagnols devant Rocroy ,dans le commencement du régné de Louis XIV, assiégeaLc prit Thionville en 1645. Cette place fut cédée à laFrance, en 15 59 , par le traité des Pyrénées. Les habitansfont Allemands, Le patient allemand : ils appellent la villecn leur langue DidcïïHoven ou Tiden-Hoven. Depuis qu’elleappartient aux François, elle a été mile sous le parlementde Metz. Elle est lc'siége d’un bailliage & d’une prévôté.C’eít un gouvernement de place , avec état major, quidépend du gouvernement militaire de Metz. Piganiol,dans la description de la France, t. 7 , p- 3 5 ° > dit qu’on11e compte a Thionville que cinq cents cinquante habitans.On y paíïe la Moselle sur un pont, à la tête duquel est unouvrage a corne , qui en défend Ventrée. Ce pont est decharpente , sur des piles de pierres, desquelles il y en a quisont éloignées I une de 1 autre de soixante pieds : on faifoicvenir des montagnes de Vosges des poutres de sapin , decette longueur ; mais la difficulté d en trouver, & celle deles faire transporter, ont fait imaginer le secret de faire

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des poutres de cette longueur de trois pièces de chêne , quifont soutenues par les assimbiages qu’on leur donne. Cepont mérite Vattention de ceux qui aiment les méchaniques.

* Longuérue , Description de la France , 2 part. pag. 111& fuiv.

THIPONOBASTI. Voyez PtTHONOBAST^;,

THIR , prieuré conventuel, de Vordre de íaint Benoît ,dans le Beaujolois.

THIRENSTElN 011 Tyrnstein , petite ville d’Aíle-magne, dans la Bassi-Autriche, près du Danube , à unmille au-dessis de Stein. Elle avoir anciennement ies pro-pres seigneurs de la famille de Chuenring , dont deuxfreres, Hademar Sc <fdenri, étoient, par rapport à leurcruauté, surnommés les Chiens. Frédéric le Belliqueux ,duc d’Aurriche, prit à celui-ci la ville de Thirenstein , avecses dépendances. Il y a un monastère , & un château danslequel on dit que Richard , roi d’Angleterre , sot détenuprisonnier, jusqu a ce qu’il eût payé une grossi: rançon. Ilavoir été emmené prisonnier à Vienne , par Léopol, ducd’Autriche , & par Hademar II, seigneur de Chuenring.

* Zeyler ,Topogr. Arthrite , p. ;6.

THIRiC. Voyez Thrace. _ '

THIR 1 MIDA , nom d’une ville, selon Ortélius, quicite Priscien. Il croît que c’est la même ville que Saliuiteappelle Tijirmida , & qu’il place dans laNumidic.

THIRMIDA. VoyezTHiRiMiDA.

TH1ROPHAGI , peuple de la Sarmatie Asiatique. Pto-lomée , /. 5 , c. 9 , les place à la source du fleuve Rha.Au lieu de Thiropbagi ; le manuscrit de la bibliothèquepalatine porte Pbtbiropbagi.

TH 1 RSK, petite ville d’Angleterre , dans la provinced’Yorck. On y tient marché public; & elle a droit d’en-voyer ses députés au parlement. * Etat présent de la grandeBretagne , t. 1.

THIS , en grec © 1 ?, ville d’Egypte , selon Etienne legéographe, qui dit que le nom national étoit ©i»st»;, Thi -nites. Sur quoi Berckelius remarque qu’il y a absolumentfuite ou dans le nom de la ville, ou dans le nom national ;car si la ville s’appclloit ©W > le nom national devoir être©ssií. Si au contraire le nom national ctoit ©«»■«, commeportent les exemplaires imprimés Sc les manuscrits , lenom de la ville étoit ©st- ; ce qui peut damant plus êtrereçu , que Vordre alphabéthique ne feroit pas plus troublépar ©soi, que par ©b. La difficulté feroit levée si nousavions le livre Mgyptiaca. d’Alcxander, que cite Etienne legéographe. Il y a toute apparence, néanmoins, que danscet endroit d’Etienne le géographe , il faut lire ©stj Thi-nis , au lieu de ©k , Tbis. Le mot s,«st-,-, Tbiuites , n’estpas le seul appui de cette conjecture. Ptolomée, /. 4, c. 5,sert aussi à l’appuyer ; car il place en Egypte, près d'Aby-dos , Thinites, & Etienne le géographe met la ville T bis auvoisinage de la même Abydos. A la vérité, Ptolomée nedit pas formellement que la métropole du nome Thinitesfût appellée Tbinis ; mais on ctoit que cet endroit de cegéographe est altéré , & qu’au lieu de lire : Thinites nomus& metropolis Ptolcmais Hermii , il faut lire : Thinites no -mus é' metropolis Tbinis : Ptolomdïs Hermii.

THISA , ville de l’Arcadie. Pnusanias, L 8 , c. 27, dit,qiTelle étoit près du mont Lycée.

THISALPHATA , lieu qu’Ammien Marccllin , /. 25,c. 8 , met aux environs de la Mésopotamie.

1, THISBÉ , ville de la Palestine, dans la Galilée, & lapatrie de Tobie (*'). Elle étoit à la droite , c’est-à-dire, aumidi de la ville de Cadès, capitale de Nephtali. Quelques-uns ont cru ( b ) q n Elie de Thesbé étoit natif de cette villede Thisbé en Galilée; mais qu’il avoir ete long tems habi-tant du pays de Galaad. ( c ) Thesbites de babitatoribus Ga-la ad. Ortélius, qui cite André Masius, dit que dans To-bie , c. i,2, au lieu de ©st?», >1 faut lire ©»^..VoyezThebal Q)Tob. 1 , 2. ( b )Rtland, T. z. PaLest. p. 1055.Q) III. Reg. 17,1.

2. THISBÉ , ville de la Bceotie, selon Paufanias, /.p ,c. 32. 11 dit qu’en rangeant la côte pour aller de Creufìdesà Tbipha , on rencontre à la droite la ville de Thisbé , quiavoir pris son nom d’une nymphe qui s’appelloit ainsi.

3-THISBÉ, nom d’une fontaine de la Cilicie, selonS. Clément, Recognita 1®» CIÍC pat Ortélius.

THISBOA, nom que Gerhelius donne à une partie dela ville de Mcgalepohs en Arcadie. Ortélius , in verb.Mcgîilepolis.

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