»
TIN
TINGPIEN, ville de la Chine, dans la province d’Iun-rian, au département de Çuhiung , quatrième métropolede la province. Elle est de i<, á p' plus occidentale que Pé-kin , fous les z 5 d i S / de latitude. * Atlas Sinensis.
TINGRI, peuples de la Germanie. Ce st Pcolomée ,
/. i, c. n, qui en fait mention , mais ses interprètes lisentTencteri , au lieu de Tingri.
TINGRY, petite ville de France, dans le Baíïïgny,avec titre de principauté. La place est bonne & considéra-ble ; elle ressortit á Langres, Sc est frontière de la Lorrai-ne. Ceux de la maison de Luxembourg la possèdent au-jourd’hui, & s’en disent princes & souverains. * Taviti ,Champagne.
TINGT'AO , ville de la Chine, dans la province deXantung , au département d’Yencheu , seconde métropolede la province. Elle est de I e1 10' plus occidentale quePékin , fous les 3 5 d 50' de latitude. * Atlas Sinenjìs.
1. TINGYVEN, ville de 1 & Chine, dans la provincede Sùchuen , au département de Chungking , cinquièmemétropole de la province. Elle est de 1 i d 8' plus occiden-tale que Pékin , fous les 3 i d o' de latitude.
2. TINGYVEN , ville de la Chine, dans la provincede Kiangnan , au département de Fungyang, seconde mé-tropole de la province. Elle est de o d 30' plus orientale quePékin , fous les 3 3 d 3 T de latitude.
TINGYD'EN , ville de la Chine, dans la provinced’Iunnan, au département de Çuhiung, quatrième mé-tropole de la province. Elle est de 1 Ç ; T plus occidentaleque Pékin , fous les 2$ d 23' de latitude.
TINIA , selon Pline, /. 3 , c. 5 , & Teneas , selonStrabon , /. 5 , p. 22 5 , fleuve d’Itaíie , dans l’Umbrie. Si-bus Italiens 8 , v. 45 4 , fait entendre que c’étoit un pe-tit fleuve qui le jettoit dans le Tibre.
. . . Narqttc albescentìhus undis
In Tybrim properans , Teneaque inglorius htrnor.
Quelques manuscrits de Silius Italiens, lisent Tunìa , aulieu de Tinta. Parmi les exemplaires imprimés, il y en aqui portent Tinìa , 8 c d’autres Teneas. Le nom moderne,selon Cluvier, Ital. ant. I. 2 , c. 10, est il'Topino.
TINIAN, ille de l’Océan oriental, & l’une de cellesqu’on nomme les ifles Marianes. Elle est située à it>2 dde longitude , & fous les 14 e1 50 de latitude septentrio-nale, à l’orient méridional de l’isle de Saypan. Le pereGobien, jésuite, dans son histoire des ifles Marianes,donne à l’ifle de Tinian quinze lieues de circuit ; il ajoutequ’on lui a donné le nom de Buena visa Mariana , parcequ’on prétend que la Vierge s’apparut à Taga, l’un des in-sulaires , l’exhortant à se faire chrétien , & à donner du se-cours aux Espagnols , qui venoient de faire naufrage prèsde cette isle.Taga obéit, assista les Espagnols, se fit ins-truire & reçut le baptême des mains de dom Marco Fer-nandez de Torcuera , ce qui attira des missionnaires à Ti-ruan, où ils trouvèrent les habitans disposés à profiter desinstructions qu’ils leur donnerent. La foi y fit de fort grandsprogrès en peu de tems, & elle s’y est établie solidement.* &e rifle, Atlas.
TINICA. Voyez Tinisa.
TINIORIDI, Timoridi ou Tiniodiri , lieu d'Afri-que, dans la Cyrénaïque , fur la route de Carthage àAlexandrie. L’itinéraire d’Antonin le marque entre Ana-hucis & Boreum , à vingt-cinq milles du premier de cesbeux, & à douze milles du second.
TINISA, ville d'Afrique, selon Ortélius, qui cite leconcile de Carthage fous S. Cyprien. Voyez l’article Ti-
NtSTENSIS.
TINISSA , ville* de la grande Arménie , selon Ptolo-™ ee » ^ 5 , c. 13. L’édition de Molet lit Tinia , au lieu deTinissa.
TINISTENSIS ou Tinisensis, siège épiscopal d’Afri-que, dans la Numidie, à ce qu’on croit.-Dans la confé-tence de Carthage ,n°. 180, son évêque est nommé Co-ionicus episcopus Tinistenfis ; & Venantius a Tinisa ., assistaconcile de Carthage sous S. Cyprien. Ptolotnée, l. 4,
C ' 2 »fait mention d’une ville nommée Tinissa, qui pour-roit êrrp u » r
Tivu la meme -
, f^OsJTH, château d’Angleterre, dans le Nor-um erland, á Fembouchure de la Tine , sur le bord fep-encrional de cette rivière. Le nom de ce château lui vient
TIN 9 57
de sa situation, carTiNMOUTH ne veut dire autre choseque l’embouchure de la Tine. En 79; , sous le régnéd’Ethelred , les Danois étant entrés dans Fembouchure delaThyne ou Tine, y pillèrent le monastère de Tynmouth,fondé par le roi Egfrid. 11 s ne purent, pour cette fois, por-ter plus loin leurs ravages, parce qu’Ethelred, assisté d’Oi-saroi de Mercie son beau-pere, les repoussa dans leurs vais-seaux. * , Histoire d’Angleterre, t. 1 ,/. 17;.
TINNA. Voyez Tinus.
TINNEIA, Tineia ou Thinneia. Servius fait laremarque suivante fur ces vers de Virgile, JEneid , L 3,v. 399.
Hic & Nantît pofuerunt mœnìa Locri.
Les Locres Epizéphyriens & Ozoles, furent, dit il, lescompagnons d’Àjax Oiléen ; mais ayant été séparés par latempête, les Epizéphyriens abordèrent en Italie, dans lepays des Brutiens, Lé s’y établirent, tandis que les Ozo-les , jettés fur les côtes d’Afrique, s’établifloient dans laPentapole. On lit encore , par rapport aux Ozoles , ajouteServius, qu’ayant été portés à Tinneia , ils pénétrèrentdans le pays & y bâtirent une ville qu’on nomme aujour-d’hui Usalis ou Ozalis.
TINNEN, ville des états de l’empire Ruísien. La des-cription de la Sibérie , insérée dans les voyages de la com-pagnie des Indes , t. 1 , p. 234 , éd. de Rouen , parle ainside cette ville : De la riviere de Tœra on entre dans uneautre grande riviere qu’on appelle Ta bal, à peu près àdeux cents lieues de Vergareria , & fur laquelle on va jus-qu’à Tinnen , ville peuplée, bâtie depuis vingt un ans. Enhiver il y a beaucoup de gens qui prennent des traîneaux áSaphanim , pour aller en douze jours à Tinnen , place oùil le fait présentement un grand trafic de pelleteries entreles Moscovites, les Tartares 8c les Samoïedes , & ce lieu-là est commode pour ceux qui ne veulent passer que sixmois en voyage ; mais il y en a qui veulent pénétrer plusavant, 8c qui paflènt bien loin au-delà de FOby, tant àl’est qu’au sud.
TINNETO , village de la Rhétie. L’itinéraire d’Anto-nin le marque fur la route de Bregentz à Milan , en pre-nant le long du lac ; il étoit entre Coire 8c Murum , à vingtmilles du premier de ces lieux , 8c à quinze milles du se-cond. Scudus, dit Ortélius , veut que ce soit présentementTintschen ou Tinz.cn , & Simler aime mieux le placer àTinnez.0110 ; mais Ortélius n’a pas pris garde que Tinschenou Ttnt.cn , 8c Tinnescono ou Tenez.ono font le même lieu.Les Allemands le nomment de la premiere maniéré , & lesItaliens de la seconde.
Ce lieu est aujourd’hui une bourgade appelléeTenezone.Voyez ce mot.
TINNIS. Le géographe Persien écrit, dans son troisièmeclimat, que c’est le nom d’une des isles du Nil, qui étoitautrefois habitée 8c cultivée ; mais quelle étoit de son remsentierement ruinée. * D 1 Herbelot , Bibliothèque orientale,pag. 889.
TINNISENSIS, siège épiscopal d’Afrique, dans !aprovince proconsulaire , selon la notice des évêchés d’Afn-que , qui nomme son évêque Dalmatius.
TINNISENSIS. Voyez Utinisensis.
TINPHADUM ou Timphadum , lieu d’Afrique, dansla Numidie. L’itinéraire d’Antonin le marque fur la routede Theveste à Sitifis, entre Theveste Sc Vegesela , a vingt-deux milles du premier de ces lieux, & a vingt milles dusecond. ,
TINTIBERITANUS-LIMES, contrée d;Afrique, dansla province de Tripoli, selon la notice des dignités de l’em-pire, feól. 35, où on lit ces mots : Prœpostus limitis Tin-tiberitani. v
TINTILLANT , monastère de France fur le territoirede Vannes en Bretagne. S. Aubin y fut élevé , & il en futabbé pendant vintgt-cwq ans, avant que d’être fait évêqued’Angers. Cette abbaye,qui fut bâtie dès le cinquième sié-cle , avant que les François fuflènt chrétiens, & qui étoitfort célébré au sixième siecle, pour fa régularité, a étéruinée du tems des Normands. * Baillet , Topogr. dessaints, p. 43 ^.
TlNTO , riviere d’Espagne. Voyez RioTinto.
T1NTON , nation des prairies, dans 1 Amerique sep-tentrionale , dans la nouvelle France. Cette nation est uneTotneV • Cccccg