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Tome sixième. T - Z.
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province de Pékin , au département de Chinting, quatriè-me métropole de ia province. Elle est de 2 d zó' plus occi-dentale que Pékin , (ous les 39 d o de latitude.

TINGA, Voyez Tingis.

TINGARIENS 1 S ? siège épiscopal d’Afrique, dans laMauritanie Césarieriíe , selon la notice des évêchés de cetteprovince , où ce siège est dit vacant.

TINGCHEU , ville de la Chine , dans la province deFokien , où elle a Je rang de sixième métropole. Elle est deo d 55' plus occidentale que Pékin, fous les 2.; d 42 delatitude. Ee territoire de cette ville dépendoit autrefois desprinces de Min. Le roi Cynus lui donna le nom de Sinlo ,ct la famille Tinga lui donna celui quelle porte aujour-d’hui. Dutemsque régnoit cette derniere famille , Ting-cheu n’avoit que le titre de cité ; mais la famille Tnïminga,lans changer son nom, l’éleva à la dignité de métropole &lui soumit huit villes ; savoir ,

Tingcheu , Vu ping, Qtieioa ,

Ninghoa, Cinglieu, Jungting.

Xanghang, Liénching,

Quoique le territoire de Tingcheu soit presque tout cou-vert de montagnes , on ne laiíîe pas d’y trouver toutes leschoies nécessaires à la vie ; mais l’air qu on y respire esttrès-mal sain. Dans les endroits les moins cultivés de cetteprovince , & où les montagnes & les forêts font plus fré-quentes , il y a encore une nation sauvage qui n’a pointété subjugée. Elle se maintient en liberté á la faveur desmontagnes de trois provinces qui fe joignent dans ce quar-tier , ct qui forment des vallées profondes & presque inac-cessible.

TINGENA. Voyez Tin gis.

TlNGENE ,'contrée de la Mésopotamie. Ptolomee ,l, ^ , c. 18 , la marque au midi de la Gaufanite. Au lieu deTinghne , le manuscrit de la bibliothèque palatine porteIngene.-’

TlNGERI. Voyez Tingri & Tencteri.

TINGES, ville de l’Afrique propre, selon Procope,Vandalk. I. z. Elle étoit au voisinage de Bjzacittm.

TlNGEZ , vallée de l’Amérique méridionale , au Pé-rou , dans l’audience de Lima , à quatre lieues de la villede Valverde , du côté de l’orienr. Quoique cette valléeti’ait ni rivières ni ruisseaux , & que même elle ne soit ja-mais arrosée de pluie , elle porte néanmoins des poidschiches , les meilleurs de tout le Pérou , beaucoup de vin ,avec d’autres fruits , ct force coton , ce qui fait quelle esttrès-peuplée des naturels du pays , qui y ont leurs cabanes.Le chemin qui mene aux montagnes, paíle par cette vallée ;on va d’abord à la bourgade de Cordaba , & de-là à Lu-canes , province habitée d’índiens. Ceux qui vont avecbeaucoup de marchandises de Lima à Cusco , prennentcerte route. * De Laet , Description des Indes occidentales,

1. 10 , c. 15.

TlNGGÁN , ville de la Chine , dans la province deQuantung , au département de Kiuncheu, dixième métro-pole de la province. Elle est de 6 á $8' plus occidentale quePékin , fous les 19'* 26' de latitude. * Atlas Sinenjìs.

1. TiNGHAI, fonerelïede la Chine , dans la provincede Fokien , au département de P’uniùen, premiere forte-resse de la province. Elle est de 3 d 22' plus orientale quePékin , sous les 16 1 10' de latitude. _

2. TiNGHAI , forteresse de la Chine , dans la provincede Chekiarig , au département de Chinxan, premiere for-terdse de la province. Elle est de Q 38 plus orientale quePékin , fous les 29 e1 de latitude.

3. TINGHAI , ville de la Chine dans la province deChelciang, au département de Ningpo, neuvième mé-tropole de la province. Elle est de 5^ J ^ P^ us orientale quePékin, fous les 30^ o' de latitude.

TINGHANG , ville de la Chine , dans la province deChannsi , au dépártemeht de Taîyen, premiere métropolede la province. Elle est pl us occidentale que Pékin de 4 dió' , par les 39 d de latitude. Atlas Sinenjìs-

TíNGHING, ville de la Chine, dans la province c’ePékin, au département de Pàoting ; seconde métropole déla province. Elle est de í d t, z plus occidentale que Pékin,fous les 39 e1 42/ de latitude,

T’INGING, forteresse de la Chine, dans la provincede Queicheu , au département de Jungning , seconde

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grande cité de îa province. Elle est de ii d 2;' plus occi-dentale que Pékin , fous les 2 4 d 42 de latitude.

TINGIS , ville d’Afrique , dans la Mauritanie Tingíta-ne , dont elle étoit la capitale , ct à laquelle elle douncitson nom. Pomponius Mêla, l 1, c. 5 , ct Pline, / 5, c. 1,disent que c’est une ville très-ancienne , qu'on diíoit avoirété bâtie par Antée. Le dernier ajoute que dans la fuite,lorsque l’empereur Claude y transporta une colonie ,l’anciennom fut changé en celui de Traducta- Julia.Le nom de cette ville est différemment écrit par ses an-ciens. Pomponius Mêla dicTiNGE , Pline Tingi , & Ptolo-mée Tingis, orthographe quia été suivie par Itinéraired'Antonio, dont quelques manuscrits portent Tingen ÔCTingi. Dans un endroit de Strabon , L 17 , on lit Tiga ,mais ce nom est corrompu -, car ce même auteur, dans lelivre troisième , lit Ar- Ti'ysW au génitif. Selon Plurarque, tnSertorio, qui nomme cette ville Tingen a , ce ne fut pasAntée qui en fut se fondateur. Les habitans cie Tingis,dit-il, racontent qu’après la mort d’Antée, fa veuve ap-pellée Tinga , coucha avec Hercule, & en eut un sils nom-mé Sophax, qui régna dans le pays, & fonda cette ville,à qui il donna le nom de fa mere. Plutarque ajoute queSenorius ayant pris dallant la ville de Tingis, & ne pou-vant croire ce que les Africains disoient- de Ia grandeurmonstrueuse d’Antée , qui y étoit enterré , il sit ouvrir sontombeau, où ayant trouvé , à ce qu’on dit, un corps desoixante coudées de haut, il fut très-étonné, immola desvictimes, sit religieusement renfermer le tombeau, & par-la augmenta beaucoup le respect ct la vénération qu’onavoit pour ce géant, autíi-bien que les fables qu’on débi-toit fur son compte. Strabon , dans son dernier livre ,donne aussi soixante coudées à ce corps d’Antée ; mais ilfait entendre en même tems que c’est une fable que Gabi-nius avoit débitée dans son histoire romaine, avec plu-sieurs autres.

La ville de Tingis étoit située fur le détroit, entre lepromontoire , les côtes & l’embouchure du fleuve Valon ,selon Ptolomee , /. 4 , c. x , qui la surnomme Cafarea .L’itinéraire d'Antonin la marque d dix-huu milles du lieunommé ad Mercuri . C’est aujourd’hui la ville de Tanger.Voyez Tanger.

T 1 NGLEAO , lieu de la Chine , au royaume de Leao-tung , où il a le rang de huitième petit lieu du départementdeTieling, premier petit lieu de la province. Il est de ; dzo' plus oriental que Pékin, fous les 39 d 44' de latitude.* Atlas Sinenjìs.

TlNGNAN , ville de la Chine, dans la province deKiangsi , au département de Cancheu , douzième métro-pole de la province. Elle est de 2 d 30' plus occidentale quePékin, fous les z^ 20 de latitude.

TINGOESY ou Tingoeses , peuples de l'empire Rus-sien, dans la Sibérie ; ils habitent le long du fleuve Jénis-cea, & leur origine vient du tud-est , quoiqu’on ne sachepas précisément de quel endroit. Ils ont un double menton,c’est-à-dire,une grolseur qui s’étend du menton à Ia gorge,apparemment ce que nous connoiííons sous le nom <soGoitres. En parlant, ils gloussent comme des coqs d’inde ;les Tartaresn’entendent point leur langage. LesSamoiedesy comprennent quelque chose, se langage de ceux-ci ayantquelque rapport avec celui des Tingoeses. A lest de la ri-vière Jéniscea , il y a , selon la description de la Sibérie,insérée dans le recueil des voyages de la compagnie des In-des , t. 1 ,p. 241, édit. de Rouen , de hautes montagnes,quatre desquelles jettent du soufre y mais en-deça vers1 ouest est un pays bas, couvert d’agréables pacages & dedivers arbres fruitiers, ct où l’on trouve quantité d’oi-scaux. Le Jéniscea sc déborde au primeras, à peu prèscomme fait le Nil en Egypte , & couvre plus dé soixante-dix lieues de bas pays. Pendant ce tems ses Tingoeses pas-sent de l’autre côté du fleuve, & fe tiennent fur les monta-gnes jusqu à ce que l’eau soit, retirée ; ils retournent alorsdans ce beau pays avec leur bétail. Ces peuples sont paisi-bles ct doux ; ils se soumirent volontiers aux gouverneursde la Sibérie, à quoi ils furent incités par les Samoïedes,qui leur dirent que ces gouverneurs éroient comme desdieux. On ne fait point quelle est la religion de ces gehs,les Moscovites étant trop négligens, ct ne faisant point àdivers égards tout ce qu’ils pourroient faire dans ces pay$-là pqur leur avantage. Ces peuples peuvent être ses mêmesaste les EobkÀMïNÀ-ToUNGÓusi. VoyezToNGous.

H TINGPIEN,