Band 
Tome sixième. T - Z.
Seite
949
JPEG-Download
 

t

TOB

TNYSSUS, ville de la Carie, selon Etienne le géo-graphe , qui cite Hécatée.

TO, colline de la Chine, dans la province de Quangsi,su territoire de Pingjo , quatrième métropole de la pro-vince , près de la ville de Sieugin. Cette colline qui ap-proche d’une montagne par fa hauteur , est inaccessible audehors ; mais la nature a formé au dedans un escalier encolimaçon, par où l’on peut monter jusqu’au haut. * AtlasSinenfis.

TOACE ou Toax. Voyez Granius.

TOAM ou Tuam 8 c Towmond, en latin Tuama ,1 Ttíanum , Tuyomontium , Thuetmonia, ville d’Irlande ,dans la province de Connaught, dont elle a été la capi-tale , au comté de Galway , à sept milles des frontières deMayo ; on la nommoic autrefois Tuaimda-Galand. Cetteville, qui est le siège d’un archevêque, & qui a été célé-bré autrefois, n’est aujourd’hui qu’un simple bourg, quidonne le titre de vicomte au lord Richard Wenman. Lesévêchés de Mayo & d’Enagh-downe lui ont été réunis.Ce bourg fut brûlé par les Anglois en 1691 , avec leglifecathédrale. 11 est à vingt milles de Galloway , au nord.^'archevêché de Toam a pour fuffragans les évêques d’El-phin , de Clonfert, de Killala. * Etat présent de la grandeBretagne , t. 3 , p. 2.9.

L’évêché d’Elphin a été supprimé., ainsi on ne peut pasdire qu’il soit suffragant de Toam , qui a réellement pourfuffragans Clonfert , Galloway , Killalo , Killalow 8cAthlone.

TOANA, ville de l’Inde, en-deçà du Gange. Ptolo-mée, l. 7, c. 1 , la donne aux peuples Nanicha , 8c la mar-que à l’orient du fleuve.

TOANI, peuple de l'Arabie heureuse. Pline, 6,

c - 18, le place aux environs du détroit du golfe Ara-bique.

TOAUX, peuple errant dans 1 *Amérique septentrionalede la Louisiane. Il fe trouve entre la riviere sainte Thé-rèse , ou la Maligne , & la riviere des Cenis. C’est fansdoute le même peuple que la relation de la Salle, dans cescontrées , appelle Tohaha , ou bien les Tohans, qui fetrouve fur la même route, 8c dont le nom difíere si peu ,qu apparemment ces trois noms font d’un seul peuple.

TOB , pays de Tob ,de Tubin , ou des Tubieniens ,pays situé au delà du Jourdain , dans la partie la plus sep-tentrionale du partage de Manaffé. C’est dans le pays deTob que ( a ) Jephté , chaste par fes freres, fe retira. Cepaysest nommé Tubin , dans le premier livre des Macha-bees, c. 5 , 1 j , & les Juifs de ce canton ( b ) font appellésTubian^emi ou TuSiANâi. ( a ) Jttdic. II, < , 4.( h ) IIMath. n ,17. . 5 4

TOB AR, bourg d’Espagne, dans la vieille Castille, danstme plaine , aux confins de Castrogeriz , à íept lieues deBurgos. On y recueille quelque peu de Bled : on y élevedu bétail, Le on y trouve du gibier. Le comte FerdinandGonzales peupla ce bourg en 950 , après qu’il l’eut gagnéfur les Maures ; Se le roi Ferdinand III le donna à SancheEernandez de Tobar.* Silva , Poblac. de la Espana , p. 34.

TQBARIA , bourgade d’Espagne , dans l’Andalousie,Bir un terrein creux , qui produit du bled, du vin , de* huil e & des fruits. Les mûriers, qui y font, nourriflènt unepande quantité de vers à foie. Il y a dans ce bourg, outre, pareille , un couvent de cordeliers. On prétend queCe st l’ancienne Turbula ou Tremula. ■

TOBAS , nation Indienne du Chaco , dans l’Amériqueseptentrionale. Elle est fort nombreuse , & occupe un très-grand pays, qui s’étend depuis la frontière du Tucuman ,ssien avant á l’orient. Ces Indiens fobt aussi les plus braves

f-heco , 8c ont souvent fort incommodé les Espagnols.

. îOBAT , nom d’un pays qui s’étend entre les Indes,T - u * ne ^ ffurquestan. On l’appelle communément lemet. Ogtaï Caan , fils de Ginghizkhan 8c son fucceflèur,envoya Saksin 8c Ilgar, fes capitaines , pour subjuguerfe pays là. Cette entreprise leur réussis, car les Tartares ou

ogols , pénétrèrent de-là jusqu à la Chine, 8c la conqui-

e nt entierement. * D'Herbelot , Bibliothèque orientale,P-889. '

( lOh ATA , ville de la Paphlagonie. Ptolomée, y ,

" x'oRp 131 ^ 115 ^‘ 1ns k s rerres -

5 -,p ^L, commanderie de l’ordre de Malte , dans la1 e ’ a n Pays de Thourgau. Elle fut fondée en 122.8 paromte Diethelm de Toggenbourg. Elle fe trouve à moi-

TOB 949

tié chemin entre Frawenfeid 8c Bischofszell.* Etat & Dé»lices de la Suisse , t. ; , p. 130.

TOBELICUM. Voyez Tritium.

TOBISO, petite ville du Pérou, dans la province de losCharcas.

TOB 1 TSCHAW , petite ville d’Allemagne , dans laMoravie, près de la Morawa, entre Olmutz 8c Cremsir ,au voisinage de Kojetin 8c Prostnitz. U y avoit autrefois unchâteau fortifié, que le général suédois Torstenfohn fitfauter en l’air en 1643.

TOBIUS , fleuve de la Grande Bretagne. Ptolomée,/. 2 , c. 3 , marque son embouchure fur la côte occidentaleentre le promontoire Ottapitarum 8c l’embouchure dufleuve Ratojlathybius. Le nom moderne est Towey , selonCambden.

1. TOBOL, riviere de l’empire Russien , dans la Si-bérie. Elle donne son nom à la ville de Tobolsca, doncelle arrose la partie occidentale. Il fe rend dans le Tobolune autre riviere , qui vient du nord , & qui tombe duhaut d’une montagne , près des côtes de la mer. Les Sau-vages la nomment Tafea , 8c les Moscovites ont depuispeu bâti fur íes bords une ville nommée Pelun , selon lanouvelle carte de l’empire Russien. Selon cette même carte,le Tobol a fa source dans les montagnes qui font aux con-fins de la Sibérie & de la grande Tartarie. Cette rivierecoule d’abord du nord au midi, elle tourne insensiblementdu côté de l’orient, & vase perdre dans l’Irtisà Tobolskoi.Les principales rivières que reçoit le Tobol,font l’Iféet, laNevia , accrues des eaux du Reesch & de' la Tura , & lePelun. Ces rivières fe jettent toutes dans le Tobol á lagauche. Le Brun, dans son voyage du Levant, tom. 5 ,p. 332 , remarque que le rivage de cette riviere est bas 8csujet dans le primeurs aux inondations ; & qu’elle fournittoutes fortes de bon poiflon.

2. TOBOL , Tobolske ou Tobolskoi , Tobolsca ,ville de l’empire Russien, dans la Sibérie, dont elle estla capitale, á quatre cents lieues au levant de Peters-bourg, 8c à cent soixante au midi de Berefow. Elle estsituée , d’un côté , fur la rive droite de la granderiviere nommée Yrtis , qui fe jette dans l’Obi ; & lariviere Tobol , qui fe perd dans l’Yrtis, & qui donneson nom á la ville, la mouille d’un autre côté ; de forteque Tobolsca fe trouve au confluent de ces deux rivières.Cette ville est bâtie fur une montagne, dont le pied, aussi-bien que le rivage de l’Yrtis , font habités en partie par desTartares Mahométans, 8c en partie par des Russiens. C’està Tobolsca , la résidence du vice-roi, que toutes les villesdu pays envoient chaque année leur tribut ; & quand ilsfont tous payés, on les envoie à Moscou fous une bonneescorte. Le gouvernement est fort févere, 8c tous les autresgouverneurs de la Samoïede &: de la Sibérie font obligésd’obéir au vice-roi. Il fe fait à Tobolsca un grand trafic demarchandises qu’on apporte de Moscovie.il y vient mêincdes Tartares du Sud , 8c du fond de la Tartarie, aussi-bienque divers autres peuples. Cet abord s’augmentede jour enjour ; ce qui produit un grand avantage aux Moscovites,qui ayant acquis ce pays fans guerre , 8c Payant incorporédans leur empire par des voies de douceur , 8c du consente-ment des habitans , semblent n’avoir rien à craindre de cecôté-là, les peuples leur étant très-affectionnés. Inexpé-rience a appris aux Moscovites que pour établir une nou-velle domination , & pour civiliser des peuples íauvages,il faut les traiter avec humanité. * Description de la S thé rie ,infére'e dans les voyages de la compagnie , t. 1 , p. 2 3 6 , édit.de Rouen , latitude yo d 5'.

TOBOLSKE, ou Tobolskoi. Voyez 2. Tobol.

TOBRUS , ville de l’Afrique propre. Elle est marquéepar Ptolomée , l. 4 , c. 3 , au nombre des villes qui soncentre la ville Thubraca 8c le fleuve Bagradas. Simlcr croieque c’est le Tuburbum de l’itineraire d Antonin ; & Velferveut que ce soit le Tubo de la table de Peutinger,

TOBULBA , ville d*Afrique , au royaume de Tunis.fur la côte , à quatre lieues de Monester. Marmol, Descript.d’Afrique , r. r , c. 27 , en parle ainsi : Tobulba est uneville bâtie par les Romains. Elle étoit autrefois riche & fortpeuplée, parce qu’elle a un grand territoire, avec quantitéd’oliviers, qui rapportent beaucoup d’huile. Elle a suivi lafortune de Suze , de Monester & d’Africa, & elle a été à lafin si fort incommodée des guerres ôc des courses des Ara-bes , qu’elle s’est presque toute dépeuplée. Aujourd'hui

P D d d d d iij