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flcuit, & sut laquelle il y a toujours de la neige ; on la nom-sne présentement la montagne de saint Barthelemi.
On parle trois langues difíérentes dans Tlaxcallan ; la pre-mière , qui est la langue de la cour 8 c la principale de tout leMexique , est appellée Nabuabl : la seconde Otoncir , & l'on~s-en sert ordinairement dans les villages. Il n’y a qu’unefeule tue où l'on parle pinomer , qui est le langage le plus^grossier.
La ville est aujourd’hui habitée par des Espagnols 8c par•des Indiens. C’est le siège d’un président ou principal officierde justice, qu’on envoyed’Espagne de trois en trois ans ; onTappelle alcalde-major. Son pouvoir s’étend fur les villes &-villages qui font à vingt lieues à la ronde ; il en nommed’autres tous les ans appellés alcaldes, regidors 8c alguazjls.Ce font des officiers supérieurs 8c inférieurs, pour l’adrni-îiistradon de la justice ; il a soin de les tenir en bride. II yavoir anciennement, comme il y a encore aujourd’hui, unefort bonne police dans la ville, 8c diverses sortes d’artisans ;on y trouve des orfèvres, des plumaffiers , des barbiers ,des étuvistes 8c des potiers qui font de très-belle vaisselle deterre. Ces Indiens font tous bien faits 8c bons soldats ; ilsîî’ont point d’autres richelïes que le gland ou lebledqu’ilsappellent centli , de la vente duquel ils retirent de quoi s’ha-biller 8c les autres choses nécestaires. La terre est grastè 8cfertile , & propre pour le bled, les fruits 8c les pâturages ;car il croît tant d’herbes parmi les pins, que les Espagnols yfont paître leur bétail.
L’évêchê de Tlascala situé entre l’archevêché deMexique & l’évcché de Guaxaca , a plus de cent lieues delongueur d’une mer à l’autre ; on lui donne quatre-vingtslieues de largeur du côté qui touche la mer du Nord ou legolfe du Mexique , & dix-huit lieues du côté de la mer duSud. Outre la province de Tlascala , il renferme celles deTepeaca 8c de Zempoala. La principale ville de ce diocèseest appellée par les Espagnols Puebla de los Angeles , 8c l’ony a transféré l’église cathédrale, qui, jusqu’en 1550 , avoirété à Tlascala. Herrera dit que dans cet évêché on compteplus de deux cents bourgades principales d Indiens, 8c plusde mille petits villages, 8c qu’il y a plus de cent cinquantemille Sauvages qui payent tribut ; ces bourgades font di-yilées en trente-six dalles, dont chacune est gouvernée parquelques prêtres, outre trente mations de dominicains }de cordeliers 8c de religieux de l’ordre de saint Augus-tin. * De Laet, Description des Indes occidentales, 1. z,
C. d.
TLAXCG, province de l’Amérique septentrionale ,dans la nouvelle France, selon de Laet, Description desIndes occidentales , 1. ; , c. 5 . En tirant, dit-il, de la mé-tropolitaine du Mexique vers Altacabaya & les monta-gnes , on vient premierement à Alapulco & à Xalaraca , àsept lieues de la ville. On rencontre plus loin la province deTlaxco , où il y a quantité de colonies d’Espagnols auprèsd’une riche mine d’argent, 8c il y a auffi de belles mi-nes de fer. Certe province , ajoute de Laet, est vers le sud-ouest ; par-là on va à la mer du Sud , au travers de plu-sieurs bourgades. De l’Islé ne distingue point cette pro-vince , qui doit être dans la partie orientale du Me-
choacan.
TLETES , nation de l’iberie en Europe , c’est-à-dire ,de l’Espagne, selon Etienne le géographe. Il ajoute qu’ellehabitoit aux environs des Tarteffiens. Cet auteur distingueJes Tletes des Gletes j mais, comme l’ont fort bien re-marqué Is. Voffius , tn Melam. I. 3 , c. 1 , & Berkelius, inStepb. Etienne le géographe s’est fèrvi d’un exemplairecorrompu de Théopompe, qn H c jte pour garantir le mot‘Tletes , ou du moins il n a pas fait attention que les let-tres r & t font sujettes à être prises 1 une pour l’autre parles copistes. La situation qu’il donne à ces peuples, pourpeu qu’il y eût fait attention, auroit du lut faire ^soupçon-ner que les Gletbs 8c les Tletes étoient le même peu-ple ; car il donne les premiers pour voisins des Cynetes,8c il place les Tletes au voisinage des Tarteffiens-, or, lesCynetes 8c les Tarteffiens étoient deux peuples limitrophesdes Gletes , selon Hérodote, qu’Etienne le géographelui-même cite au mot tahtes , & dont le paílage en ques-tion nous a été conservé par Constantin Porphyrogenète 3«n y voit que les Gletes habitoient entre les Cynetes &3es Tarteffiens, du coté du nord. Quelquefois au lieu deGletes on écrivoit Igletes , & l’on trouveroìt une infi-nité de noms grecs où la lettre / est , ou ajoutée , ou bien
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otée, c’est ainsi qu’on dit : b dx<r* 8 c ì'Saxnt rtfaí 8 c fyx»rtî î8 c aussi de même Gletes 8 c Igletes. C’est ce qui empêchequ’on réadmette la correction de Cafaubon , qui dit Gle-tes OU ’EchjKí.
i, TLOS, ville de l’Asie mineure , dans la Lycie, se-lon Strabon , 14 , p. 66;, qui la met dans le paflàge
même de la montagne de Lycie , du côté de Cibyta ; elleest comptée par Prolomée , /. ; , c. 3 , au nombre des vil-les méduerranées de la Lycie, 8 c qui fe trouvoient au voi-sinage du mont Cragas. Selon Etienne le géographe, laville de Tlos tiroir son nom de Tlos, ou plutôt Tlous,fils de Trcmyle ou Tremiles, & de la nymphe Praxi-dice.
Cette ville étoit épiscopale. Andréas son évêque, sous-crivit au concile de Chalcedoine de l’an 451, 8c à celui deRome tenu en 503.* Hardouin, Collect. conc. t. z , p. 370& z8y.
z. TLOS, ville de Pisidie, selon Etienne le géographe.
TMARIUM , montagne de l’Arcadie. Il en est parlédans le lexicon de Phavorin.
TMARUS , montagne de l’Epire, dans Thesprotie.Strabon, /. 7 , p. 3Z8, qui dit qu’on la nommoit auffiTamarus , Tomarus , met un temple au pied de cettemontagne. Pline & Solin écrivent pareillement Tomarus.Etienne le géographe nous apprend qu’on difoit encoreTomurus, ce qui est confirmé par le témoignage d’Eus-tathe, ad Odyff. 11. C’est du nom de cette montagne queJupiter est íurnomtnéTmarien par Héfyche. Calhmaque,Hymn. in Cer. v. 5 z, fait mention de cette montagne.
Montibus in Tmariis virum aspicit Le&na.
Les cent fontaines qui naistoient au pied du mont Ima-ms , font célébrées par Théopompe , cité par Ortélius.
TMESCHEDE , ville d’Allemagne, dans le comtéd’Areníberg, qui appartient aux archevêques de Colo-gne : elle est fur la rivière de Roer, à deux lieues de laville d’ Areníberg,
TMOLUS, montagne de l’Asie mineure, dans la grandsPhrygie , 8 c fur un des côtés de laquelle étoit bâtie la villede Sardis. Homere, Catalog. y. 373 , dit que les Méoniensétoient nés au pied du Tmolus.
0< xyj Mtlyoôíg iysv vtfo T ytyctxTUg»
Qui & Meonas adduxertmt fub Tmolo natos.
Denys le Périgéte, v. 830 , donne au Tmolus l’épithétede Ventosus D’autres ont vanté cette montagne comme unexcellent vignoble. Virgile , Georg. I. z, v. 97 , dit :
Sunt etiam Amminea vites > firmijfima vina ,
Tmolus & adfurgit quibus & r ex ipfe Pbanatis.
Et Ovide, Metam. I. 6 , y. 15 ,s’exprime ainsi :
Deferuere fibi nymphes vineta Tmolï.
Ovide n’est pas le seul qui ait ditTiMOLUs pour Tmo-lus. Pline , 5, c. Z9 , nous apprend que c’étoit le nom
ancien de cette montagne , qui antea Tìmolus appellabatur.Son sommet, selon le même auteur, /. 7 , c. 48 , fe nom-moit Tempsis. Galien fait du Tmolus une montagne deCilicie , & parle du vin Tmolite , ainsi appellé de la mon-tagne qui le produifoir. C’est toujours du même Tmolus,dont il est question , il pouvoir être placé dans la Cilicie ,parce qu’on voit dans Strabon , que les Ciliciens habitè-rent autrefois dans le quartier où est le mont Tmolus. Le.fameux fleuve Pactole avoir fa source dans cette monta-gne Bozdag, c’est-à-dire, montagne de Joie. Il y avoit aupied de cette montagne une ville nommée Tmolus, quifut renversée par un tremblement de terre, qui renversacelles d’Ephéfe , de Philadelphie & de Temnus, la cin-quième année du régne de Tibere , & cet empereur les fitrebâtir , comme on le voit par la baie de la statue co-lossale de cet empereur à Pouzzol.
TMORUS. Cédréne donne ce nom à un des sommetsdes monts Cérauniens , dans l’Epirc, & au lieu de Tmo-RUs Gabius, lit Imorus , dans la version de Curopalare.Il y a apparence que les uhs 8 c les autres veulent parler duTmarus,