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tour dt Phanuel , de celle de Soccoth , dé celle deSichem , & de quelques autres, qui étoient comme les ci-tadelles & les forrereíîès de ces villes. Voyez Magdalum.La tour de Babel , dont nous avons parlé fous le nomde Babel, devoir être auílì comme la fortereíle de Ba-bylone : Faciamus eivitatem &Turrim. ( b ) S. Jérôme re-marque que les Septante fe fervent souvent du mot grecBa ris, qui est un terme propre à la Palestine, où l'on ap-pel loit de ce mot les maisons fermées de toutes parts, &faites en forme de tours ; & c’est apparemment ce qu’ilnous a voulu marquer dans les Paralipoménes, en diíantque Josaphat avoit bâti dans Juda des maisons en forme detours : JEdificayit in Judo. domos ad instar turrium. L’hé-breu porte Biraniotb ; ce qui vient de Chaldéen B ira ,un palais. ( a ) Dom Calmet , Dictionnaire. ( b ) Genes 11 ,4 > 5 -
2. TOUR, (La) baronnie de France, dans la Cham-pagne , élection de Rheirns , appartient à Tillustre maisonde Colligny , qui descend des cadets de la premiere mai-,son de Bourgogne, & qui en justifie la filiation depuis Ma-naflès 1 du nom , comte & duc de Bourgogne, qui vivoiten 888. Tout le monde fait que cette maison a possédécn France les premieres dignités, & qu’eíle y a eu desmaréchaux de France , des cardinaux , & fur-tout Gaspardde Colligny , amiral de France. * Baitgier , Mémoires his-toriques de Champagne , t. z ,p. 345.
3. TOUR, ( La) bourg de France, dans la GascogneToulousaine, au comté de Comminges, élection de cenom.
TOUR DE BALAGUIER. Voyez Toulon.
TOUR DE BELIZAIRE, tour de la Romanie. En al-lant par mer du château des Sept Tours au serrail, on ren-contre à main gauche une tour carrée, qui est dans la merà environ vingt pas des murailles de la ville de Constan-tinople. Les habitans la nomment la tour de Bélizaire, &ils ajoutent que cet illustre général, pour récompense désimportans services qu’il avoit rendus à l’empereur Justi-nien , contre tous ses ennemis, tant en Asie , qu’en Afri-que & en Europe, fut renfermé dans cette tour, aprèsavoir été dépouillé de tous ses biens, 6 c réduit à la der-niere nécessité; 6 c qu’après qu’on lui eut crevé les yeux,il- fut contraint, pour ne pas mourir de faim, de prendreun petit.sac au bout d’un bâton , an travers d’une fenêtre ,& de crier aux pasiàns : Donnez ., s’il vous plaît , une oboleau pauvre Bélizaire , que f envie , & non aucun crime qu ilait commis , a réduit au triste état oh vous le voyez. * LeBruyn , Voyage du Levant, t. 1, p. 237.
TOUR-BLANCHE , bourgade de France , dans l’An-goumois, aux confins du Périgord- Noir, fur la routed’Angouléme à Périgueux.
TOUR DE BOSE , tour de France, dans le Piémont »au comté de Nice , fur la côte du golfe de Gênes. A unepetite demi-lieue au nord quart de nord-ouest du fortSaint-Hospice ou Saint-Soupir, on voit une petite pointe,de l’autre côté de laquelle il y a une tour carrée 6 c unepetite chapelle quon appelle la tour de Bose, devant la-quelle il y a une petite plage ; mais il y a plusieurs rochesaux environs de cette pointe. Entre la tour dé Bose 6 cSaint-Soupir, il y a un grand enfoncement, dans lequelon peut mouiller avec des vailïeaux Sc galères, venant ducôté de lest , & ne pouvant gagner Vtllefranche , il y adix , douze à quinze bradés d’eau ; il faudroít Rapprocher^u fort de Saint-Soupir à discrétion, il n’y a que sept ànuit bradés. Vis-à-vis la forteresse , environ une longueurde cable, il y a un petit banc de roches à deur d’eau, qu’ilne faut pas approcher , ce mouillage n’est guères fréquen»f e, à cause de la proximité de celui de Villesranche. * Mi-cbelot , Portul. de la Médit. p. 8 5.
TOUR DE BOUC ou d’Embouc , petit fort deFran-c e , dans la Provence , est bâti fur un rocher , à l’embou-ehure de l'étang de Martigue, dans la Méditerranée, à sixueues à l’occident de Marseille. On appelloit ci-devant cetendroit Castel Marfeilles.
TOUR de CACH 1 QUE, tour d'Afrique, sur la côtee *a baie d’Alger , près de la ville de ce nom. A l’ouest-to 0 j Ue ^ u cap Cadìne, environ dix-huir milles, est la°ur o e Caduque , qui est fur une pointe un peu avancéeers oueA, au bout de laquelle il y a quelques écueils horse eau , & f Qlls p cau p roc he la terre. Du côté de l’oueste cette pointe, il y a un peu d’enfonceroent, Sc une plage
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de fable , où l’on peut mouiller, & y être à couvert desvents de nord & nord-estj.on y mouille par quatre à cinqbradés d’eau.
TOUR DE CORDOUAN. Voyez Cordouan.
TOUR DE DERMON , tour de France, dans laProvence , fur la côte du golfe de Gênes , dans l’évêchéde Graste , aux confins de l’évêché de Fréjus, fur un petitcap qui forme l’entrée de Panse d’Agay: * De l'Iste ,Atlas.
TOUR .DES GARDES. (La) On trouve souvent cettemaniéré de parler dans PEcríture sainte : depuis la tour desgardes jusqu à la ville fortifiée : ( a ) c’est pour marquer gé-néralement tous les lieux du pays, depuis les plus petitsjusqu’aux plus grands. ( b ) Les tours des Gardes, ou des Ber-gers , étoient feules au milieu de la campagne, pour logerles bergers & les autres pasteurs qui gardoient les trou-peaux , ou pour placer des sentinelles. Le roi Ozias sicbâtir plusieurs tours de bergers dans les déserts , & y fiecreuser beaucoup de citernes, parce qu’il avoit grand nom-bre ( c ) de troupeaux. La tour du Troupeau, dont il estparlé dans cette liste des tours , & la tour dont parle Isaïe,c. 5 , v. 2 , qui fut bâtie au milieu dune vigne, étoient decette sorte. ( a ) IVReg. 17,9 d" 18 , 8. ( b ) Dom.Calm.Dict. ( c ) II Par. 2<í, 10.,
TOUR GRISE , bourg de France, dans le Perche,près de Verneueil.
TOUR. ( La grande ) Voyez Toulon.
TOUR DE LÈANDRE , tour ou petite fortereste de laRomanie, fur le canal de Constantinople. On la rencon-tre dans le passage de Pera à Scutari. On ne fait pas pour-quoi on la nomme ainsi. Les Turcs Rappellent Kiss-Kolœ ,c’est-à-dire, la tour des Vierges. Elle est entre Scudaret 6 cle Serrail ; mais plus près de la côte d’Aíìe que de celle dcl’Europe. Elle est très-forte, pourvue de pièces de canon ,qui servent à tenir en fureté les deux canaux de la merNoire & de la mer Blanche, qui font des deux côtés dnBosphore de Thrace. Il y a un puits dans cette tour, doncl’eau est très-fraîche, excellente à boire , Sc que la plupartcroyent être une fontaine fous terre, mais il y a appa-rence que ce n’est qu’une citerne. Elle est fur un écueil quia deux cents pas de tour, l’empereur Manuel la fit cons-truire , & en fit bâtir une autre du côté d’Europe , au cou-vent de S. George., pour y tendre une chaîne qui fermale canal. Cette tour est carree, & terminée par un comblepointu, garnie de quelques pièces d’ariillerie ; elle est en-fermée dans une enceinte aussi carrée & presque fans dé-fense. * Le Bruyn , Voyage au Levant ,p. 174,
TOUR DU LAY , ( La ) prieuré.en France, au diocèsede Beauvais , à une lieue ou environ de Beaumont furOise, dans 1 ’étendue de laparoiste d’Hedouville.Ce prieuréest de Tordre de S. Benoît, & dépend de Tabbaye du Bec,diocèse de Rouen. Il seroit peu connu sans une ordon-nance & une lettre pastorale , que donna à son sujet Tan1727 M. de Saint- Agnan , alors évêque de Beauvais. Ellesfurent imprimées séparément, Sc sc débitoient chez Fran-çois Josse 6 c Briaston. On y lit que ce prieuré avoit primi-tivement été fondé par un comte de Beaumont, perit-filsde France , fous le titre de Notre-Dame ; que par la fuiteon y donna un second patron que le prélat avoue etre in-connu, & qu’il dit être nommé S. Nerim, dans le titrede fondation qu’il s’en fait exhiber ; qu’insensiblement lepeuple a changé le nom de ce saint Nerlin en celui de saintRobert, qu’il s’est imaginé être le fils du fondateur y qu’onlui a attrroué bien des miracles ; qu on a accouru à untombeau érigé dans la nef de ce prieuré, & à une fon-taine du jardin á laquelle on a donne le nom de ce saintRobert, qu’on a cru devoir honorer le 21 avril. C’est ccculte que M. Tévêque de Beauvais a défendu dans ce prieu-ré. L’églife en est allez vaste, les batimens du prieuré sontassez nombreux Sc bien entretenus, fans -religieux cepen-dant. Ce lieu est environne de quelques petits bois fur uneélévation. Le tombeau du saint qui a excité le concourséioit encore éìeve de plus de deux pieds, avec une figurede prêtre asièz antique , Tan 1732. Il est fur six piliers:la retréciflure du mausolée du côté des pieds, semble in-diquer qn’il y a au moins quatre cents ans que cela a étédressé.On trouve dans le Berri, en quelques collégiales desmartyrologes manuscrits, où au 21 avril on lit , ItemRoberti abbatis ; ce qui marqueroit que le culte de ce saintRobert, qu’on a prétendu être encore plus inconnu queTome V- KKkkkk