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S. Nerlin , n’a pas été borné LU diocèse de Beauvais. * Mé-moire dressé sur le lien en 17; r.
TOUR DE PATRIA, tour d’Italie au royaume deTJaples. .Mrchelor, Pvnul. dé lit Médit, p, 113 , dit : De lapointe de Gayette an cap de la Mesa, la route est le fud-est quart-de-sud, Sc la distance de quarante-un milles ; 8cdu cap de la Roque au même endroit, la route est le íud-íud-est environ vingt-cinq milles. Entre les deux d y a ungrand enfoncement, des terres bades & des dunes de fa-ble , bordées de plages. Presque par le milieu de cet en-foncement , on von une tour fur une haute pointe, Sc onJ’appelle la tour du Pacria. Près de cette cour du côté dusud, il paflè une rivière ; & il en coule une autre entrela tour de Patria Sc le cap de la Roque. On la recon-noîc par quantité de grands arbres dont elle est bordée»dans ce même espace, on voir beaucoup de marécages.
TOUR DE PE 1 L , petite ville de Suiííe au canton deBerne, dans le bailliage dé Vevay du pays Romand ; elle«st située au bord du lac deGeneve, Sc fait un même corpsd’églife avec la ville de Vevay , quoiqu’elle en soir sépa-rée -, à l’égard du gouvernement civil. On y voie un vieuxchâteau à demi démoli, au bord du lac , qui fut bâti lan1239 , par le comte Pierre de Savoye. Il paroît avoir étéfort avant l’ufage du canon. * Etat & délices de la Suisse ,
•t. i, p. L§2.
1. TOUR DU PIN , ( La ) bourgade de France, dansle Viennois, à deux ou trois lieues du Rhône. Les sei-gneurs de la Tour du Pin avoient plusieurs terres au-delàde cette riviere, tant dans la Brefle que dans le Bugey ; &ils étoient également indépendans des deux côtés du fleu-ve , excepte à Peroge, Sc cn d'autres fiefs de Brdse , oùils rels'-oism des archevêques de Lyon. Le premier de cesseigneurs qu’on trouve , est Berlion, qui vivoit i’an 1107.C’est de lui que descendoit en ligne directe masculineHumbert, seigneur de la Tour du Pin , qui épousa Agnès ,héritière du Dauphine; il unit à perpétuité fa baronnie•libre de la Tour, à la principauté de fa femme, Sc obtintde Fempereur Albert d'Autriche, la confirmation de cetteunion. Les rois de France ont aliéné la propriété de laTour du Pin , qui est sortie de leur domaine , il y a long-tems. * Longuerue , Description de la France , part. 1 ,
?- PZ.
1. TOUR DU PIN, petite rivière de France en Dau-phine , a fa source dans un lac, paflè par la Verpiíîe-1e, fous le pont de la Tour du Pin , & sc jette dans le•Rhône.
TOUR DE ROUSSILLON , four de France , (») dansle Roussillon, près de la Ter, à deux milles de Perpignan.Ce font les restes infortunés de l’ancienne ville de Ruscino ,qui a donné le nom à tout le pays.Tite-Live nous apprendque c’ctoit une ville célébré du tems d’Annibal, où lespetits rois des pays voisins s’aísembloient pour conférerSc délibérer lur leurs affaires. L’ilJustre Sc savant de Mar-ca,( b ) croit que cette ville fut détruite vers Fan 8x8 ,lotsque Louis le Débonnaire châtia ceux auxquels lagarde de la frontière avoir été confiée, Sc qui Favoienc'mal défendue contre les Sarrazins. ( a ) Piganiol , Descripr.de la France, t. 7 , />. 617. ( b ) Marc a Hispanic. I. 1,
p. 10.
TOUR-SANS'VENIN, tour de France, dans le Dau-phine , fur la pointe d’un rocher, à une lieue de Grenoble.11 n’en reste aujourd’hui qu’une muraille.On lavoir appel-lée Sans-Venin, parce qu on n y a jamais vu d’inscctes ve-neneux , que ceux qu’on y a quelquefois portés, & quis’ en font auffi tôt éloignés. * Piganiol , Descript. de la Fr.
t. 4, p. n.
TOUR DE SILOÉ. (La) C’eroir apparemment unetour voisine de la fontaine de même nom , à l’orient deJérusalem.
TOUR DE STRATON. C’est le lieu où l’on bâtit de-puis la ville de Céfarée de Palestine. Voyez Straton.
TOUR DES SYÉNES. Ezéchiel parle en deux endroitsde la Tour de Syenes. A Tune Syenes usque ad termì -tios Mtbiopia. Mais nous avons fait voir fous PartielsSyéne, qu d faut ainsi traduire l’hébreu. Depuis Migdolou Magdolum , ville de la baffe Egypte , jusqu a la ville deSyéne, située à (extrémité de FEgypte , & fur les frontiè-res de l’Ethtopie. * Dom Calmet , Dict.
TOUR DE TnNPAN ou Toijr de Timpan, tour
de France, dans la Provence, à l’cmbouchure du Rhône.
T OU
Michelot dit : Environ quatre à cinq milles vers lé nordde la pointe des Tignes ou l iste Baudus , il y a une groílètour carrée, qu’on appelle Tour de Tanpan , située fur unibas terrein , fur le haut de laquelle il y a une espèce deguérite , qui de loin reísemble aux voiles d’un vaisseau. Ondécouvre cette tour bien plutôt que le terrein des environs,qui est, comme nous avons dit, extrêmement bas. Elle estégalement apperçue, soit qu’on vienne de Fouest ou delest, Sc cest en partie ce qui donne la connoiflance decette baise pointe. L’autre entrée du Rhône,qui est du côtédu nord-est de Fille Bandits, est la plus profonde ; Sc c’estpar celle là qu’entrenr toutes les tartanes Sc autres petitsbâtimens qui vont à Arles ; mais parce qu’il y a plusieurspetits bancs de fable à leurrée, fl est nécelíàire d’avoirdes gens pratiques , parce que ces bancs font tantôt d’uncôté & tantôt de l’autre, suivant les débordemens de lariviere, ou des tempêtes qui remuent les labiés par-deflòusles eaux ; aussi y voit-on presque toujours briser la mer »à moins qu’elle ne soit calme, ou que les vents ne soientà la terre. Sur la pointe de la droite en encrant dans leRhône , il y a plusieurs cabanes de pêcheurs qui en don-nent une connoiílance, Sc quelques dunes de fables, quiparodient de loin comme de petites iQ.es.* Michelot , Port.■de ìa mer Méditerranée ,p. 60.
Remarques.
On reconnoît encore cette pointe de Tignes, pat lechangement de couleur que produisent les eaux douces,qui paroìísent blanches fur la surface de la mer, & déten-dent fore loin, auíîì-bien que par les fils des courans ,qu’on voie ordinairement par le travers de l’embouchurede cette riviere, dont les eaux vont presque toujours versle sud ouest. On peut paflèr par un beau rems, pendant lejour , fort proche la pointe de Tignes, y ayant à un milleau large cinq à six braises d’eau. 11 est encore à observer,qti’on navigue le long des côtes du golfe de Lyon ; il sauravoir égard, autant qu’on le peut, aux différens couransqui y font fort irréguliers ; car on remarque, lorsqu’il afait de grandes pluies, Sc que les étangs & les rivières fedégorgent pins abondamment, que les mers portent plusvivement au large , & qu’au contraire dans le tems des fé-chereíses que ces mêmes étangs sc rempliíscnt, les mersportent alors à terre : outre qu’une longue expérience nousfait connoître que les golfes & les plages attirent toujoursles vagues de la mer, à quoi il faut que les pilotes ayencégard. On dira peut être qu’on ne peut pas savoir, venantde loin avec un vaisseau, les tems qu’il a faits dans le gol-fe, puisqu’ils ne font pas universels; mais au moins ot»fera averti qu’il faut se précautionner à tout évenement »en fe tenant plus au large, à moins que le vent ne fût dacôté de terre.
TOUR DU TROUPEAU ou la Tour d’Ader. Ot»dit que cette tour étoic au voisinage dc Bethléem , Genesis,f 5 , 2 ï , & que les pasteurs à qui l ange annonça la nais-sance deNotre Sauveur, ( a ) étoient près de cette tour,( b ) où dans la fuite on bâtit une église. Plusieurs interprètesprétendent que le passage de Michée, où il est parlé dc laTour du troupeau, ( c ) Et tu Tunis gregis , nebulofa filiaSion , désignoit la ville de Bethléem, d’où devoit íortir leSauveur du Monde. D’autres soutiennent que le prophète avoulu marquer la ville de Jérusalem. Voyez les commenta-teurs fur cet endroit. ( a ) Luc. 2. 8,13. ( b ) Hieron. ep. 27.( c ) Mich. 4 , 8.
TOUR-LA-VILLE , bourg de France, dans la Norman-die , du diocèse de Cotttances, fous sélection de Valo*gnes. Ce bourg n’est séparé de la ville de Cherbourg quepar la riviere ; il y a de très-beaux moulins ; la chapelle dcsaint Maur est dans une lande ; il y a aussi deux hermitagesn és - propres ; les hermites font prêtres Sc cordeliers, à lanomination du seigneur de ce bourg. On voie encore danscette paroisse, à íl’extrémité dans la forêt, unetrès-belleglacerie, où l’on fait des glaces de miroir qui font brutes »Sc qu’on embarque par mer à Cherbourg pour les porterà Paris, où on les polit. II y a un directeur, un contrôleur,un payeur, & autres officiers. Il y a plus de cent ouvriers oc-cupés à difserens ouvrages. II y en avoir autrefois deuxcents six gentilshommes qui n’avoient foin que de couper lesglaces de toutes grandeurs. 11s fe relevotent de trois en trotsheures, Sc avoient pour cela douze cents livres d’appom-