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Tome sixième. T - Z.
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Simili à se gli habitât or produce :

Jmpet'o f à nelle battaghe prime ;jMa it leggier poi langue , & fi réprimé.

T O U

roìiTes taïUables , qui, en 1698 , payoient deux millions’six cents crente-quatre mille íix cents livres de taille. Cesélections font :

Ce portrait que fait le Tasse des Tourangeaux , a été élé-gamment rendu par un Sicilien , qui n’étoit guère moinspocte que le Tasse ': <

Turba Tic et Chaljbis cataphracla horrore ni sentis ,

JE.gr a labore t amen, nec vivid.i robere : mollis

Blavdaque terra sibi fìmiles eàuát alumnos ,

- Salie ct : bi fub prima ruunt discrimina pugms

Précipites, Je d restincìoiuox fulgure torpent.

Toute cette province est du ressort du parlement & dela cour des aides de Paris. On y compte deux présidiaux,Tours & Châtillon fur l’Indre ; trois sièges royaux , Lo-ches , Chinon & Langeais ; & trois bailliages royaux,Amboife, Loudun & Montrichard. Le grand bailli de Tou-raine est d’épée , sc a les mêmes fonctions & prérogativesque ceux des autres provinces. Par édit du mois de novem-bre 1639 , le roi érigea Châtillon en présidial, & créa enmême tems un bailli depée qui a droit de commanderla nobleílè de l’arriere-ban de ion district. Sa majesté aug-menta lors de cette érectjon l’ancien ressort de Tours ,outre lesquelles le roi donna*encore le marquisat de Mé-y.ieres & la baronnie de Preuilly ; mais ayant connu qu’il-avoir trop affoibli le présidial de Tours, il y remit Mézie-rcs, composé de douze paroisses, & Preuilly , composé devingt-quatre, par fa déclaration du mois dc mai de Pan1643.ll y a cependant encore quelques paroisses de Mé-zieres contestées entre le présidial de Tours Lc celui de Châ-tillon. Quoique la ville de Loudun & le Loudunois soientdu diocèse de Poitiers , & que la plupart des géographes lesmettent dans le Poitou , l'une & Tautre font néanmoins duressort de Tours pour la justice & finance ; mais ils ont unecoutume particulière qu’on prétend n être que locale. Le roiHenri III transféra le parlement 8c les antres cours supe-rieures de Paris à Tours l’an 1583 , où elles demeurèrentjusqu’au mois de février 15 94, que le roi Henri le Grandles rétablit à Paris. Pendant le séjour que firent ces cours su-périeures à Tours, cette ville a accrut d’un tiers an moins,ôc cette raison fair ardemment souhaiter aux habirans qu’ilplut au roi d’y établir un parlement. II y a aussi une jurisdic-, lion consulaire établie à Tours. Elle est composée d’ungrand juge, de deux consuls , qui font élus tous les ans parles marchands, sc de douze conseillers qui font de Tou-raine, qui fut rédigée pour la premiere fois en 1460, & ehdernier lieu le 8 octobre 1539.

La chambre des monnoies de Tours & celle de Paris fontles plus anciennes de France : car il n’y avoir autrefois queParis sc Tours où l’on battit monnoie. La monnoic frap-pée au coin des seigneurs particuliers , n’étoit reçue quedans leurs seigneuries, ou dans celles des seigneurs avec quiils étoient en confédération express pour cela. La monnoiede Paris étoit plus forte d’un quart en fus, ou d’un cinquièmeau total que celle de Tours ; ainsi le foi Parisis valoir quinzedeniers tournois, sc le fol Tournois n’en valoir que douze.L’ordonnance de 1667 , a abrogé la difïerence du Parisis& du Tournois : car cw ne peur plus stipuler que la livreTournois. La chambre 011 l’hôrel des monnoies de Tours,est composée de deux juges gardes, d’un procureur du roi& d’un greffier. Il y a des moniioyeurs sc des taillerelîesqui travaillent à cette fabrique, òí nos rois ont accordéces droits à des familles particulières. On trouve dans lésanciens titres Parvi 'Turonenfes , deniers tournois, doublestournois. Solidi Turonensies étoient aussi de cuivre , sc c’estce que nous appelions un fou tournois. Libéra Turonenfisétoir un denier d or, sc souvent appellé fronças aureus &Çcutatus aureus, 8c valoir vingt fols. Toutes ces espècesa voient pris leur nom de la ville de Tours , 011 elles étoientfabriquées, de rssnre qu’on- appelloic fous Parisis , livresParisis , celles qui avoient été frapées à Paris. Le bureaudes finances de í ours a été établi au moisd’octobre 1367',& est composé d’un premier président sc de vingt-ttoistrésoriers de France, dont les quatre plus anciens pren-nent ia qualité de contrôleurs généraux des finances , 8cdeux receveurs généraux. La généralité de Tours com-preno la Touraine, l’Anjou sc le Maine. On y compteseize érections*, &■ mille cinq cents íoixautc-dix-neuf pa-

Tours,Amboife :Loches,Chinon,Loudun,Richelieu

La FlècheBaugé,Saumur ,Angers,MayenneLe Mans,

Château-Gon-ticr,

Montreuil-Bel-

ijjy.

Château du Loir,&• Laval.

De toutes ces élections, il n’y a que les cinq premièresqui soient en Touraine, & par conséquent de ce gou-vernement. 11 y a aussi dans cette province dix greniers àsel, qui sont à

Tours, Langeais, La Haye ,

Amboife, Loches, Montrichard ,

Neuvy , Chinon , Sainte-Maure sc Preuilly.

Par édit du mois de février 1689 , le roi créa un grandmaître des eaux sc forets, au département de Touraine.Cette gtandç maîtrise des eaux sc forêts, a une maîtriseparticulière établie à Tours , composée d’un maître parti-culier , d’un lieutenant, d’un procureur dti roi, djungarde-marteau , d’un greffier Sc de deux gardes. Sa ma-jesté a trois forêts dans cette province : celle d’Amboifequi contient seize mille arpens de bois, dont il y en amille trois de toute futaye, Lc le reste en taillis ; celle deLoches eontieiMánq mille arpens, tons en bois de futaie ,& celle de Chinon environ sept mille arpens, tous enbois de futaie. Toutes ces forêts font plantées de chênes ,parmi lesquelles il y a quelques hêtres. Sa majesté avoiraussi huit villes royales, qui faífoienr partie de son do-maine ; savoir,

Tours , Loches , Langeais &

Amboife, Châtillon , Montrichard.

Loudun, Chinon,

Mais le domaine de toutes ces villes est engagé , â l’excep-tion de celui de Tours. Toutes les impositions, tant or-dinaires qu’extraordinaires, qui se sont établies dans lesautres provinces, ont lieu clans celle-ci.

Le principal commerce de cette province consiste dansle débit des marchandises qui fe fabriquent dans les ma-nufactures, dont, selon l’ordre de leur établissement danscette province , la draperie est la plus ancienne, la tanne-rie vient ensuite, & enfin la soierie.

On trouve plusieurs réglemcns qui concernent la dra-perie dans la coutume de cette province ; mais elle ne futétablie à Tours qu’en vertu des lettres - patentes du roiCharles VII, données à Bourges le 6 mars 1460, avecexemption aux ouvriers pendanr dix ans de guet, de gardedes portes 8c d’aides. Les draps qu’on fabriquoit dans cettemanufacture étoient autrefois fort estimés , Lc on y acompté plus de deux cents cinquante métiers, & plus decent vingt maîtres-, mais la guerre, la mortalité & la diffi-culté des tems , ont presque anéanti en Touraine cettemanufacture, qui ne s’est soutenue que dans la feule villed’Amboise , dont les étamines Lc les droguets lont fortestimés. La tannerie attíroit autrefois beaucoup d’argentdans la province , 8í a enrichi plusieurs familles On tientqu’il y avoit plus de quatre cents tanneries en Touraine;mais il n’en reste aujourd’hui qu’environ çinquante-quatredans toute cette province.

La hoirie est la manufacture la plus considérable & laderniere établie en Touraine. Louis XI envoya chercher àVenise, à Florence, â Gènes sc jusque dans la Grece lesplus habiles ouvriers qu’il y eut, sc-les fit venir â Tours en1470. Il obligea d’abord les habitans de les loger, Lc deleur fournir l’ustensile; mais en 1480, il leur permit parlettres-patentes de faire un établissement, & leur accordades privilèges. L’industrie de ces ouvriers fe perfectionnatellement, que dès le tems du cardinal de Richelieu , cettemanufacture égaloit ou furpastoit celle de Gènes Lc d’An-gleterre; On comptoir, pour lors, dans la feule ville deTours, vingt mille ouvriers en foie, plus de huit millemétiers d’étoffes de foie , sept cents moulins à foie, Lc plusde quarante mille personnes employées à dévider la foie, à