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Tome sixième. T - Z.
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^apprêter & à la fabriquer, sans parler de la rtibanerie,dont ìi y a eu autrefois, tant à Tours qûaux environs,plus de trois mille métiers ; il n en reste pas maintenantsoixante : plusieurs choses ont concouru à réduire cettemanufacture au point de diminution où elle est à présent.La ceflation du commerce avec les étrangers , la sortie desouvriers hors du royaume, l’obligation qu’on a imposéeâux marchands d’acheter. à Lyon les foies dont ils ont be-soin , &c. Le séjour que le parlement de Paris fit à Tours,îa situation de cette ville dans un pays fertile, & la com-modité de la rivìere de Loire, donnerent lieu au destein d’yétablir une université , qui fut créée par lettres patentes deHenri le Grand, données au mois de janvier 1594 ; maiscomme le parlement fut rétabli à Paris un mois après, ceslettres n’ont point eu d’exécution. Les jésuites avoient uncollège à Tours , où ils enseignoicnt jusqu à la théo-logie.

Cette province a été érigée en gouvernement généralTan 1545 , & aujourd’hui, elle a un gouverneur , un lieu-tenant général, un lieutenant de roi , Sc quelques gou-verneurs particuliers. Le gouvernement de la ville Sc duchâteau de Tours est attaché au gouvernement généralde la province, & la même personne est revêtue de i’unSc de sature. La ville de Loches a un gouverneur Sc unlieutenant de roi. Amboife a auíli un gouverneur parti-culier , qui est le bailli de la ville Sc du château , & unlieutenant de roi. Beaulieu n’a qu’un gouverneur, & pointde lieutenant de roi. Chinon a un gouverneur pour le roi,& le château en a un autre , qui est à la nomination duduc de Richelieu , lequel en est seigneur ; mais il a desprovisions du roi.

La maréchaussée générale étoit composée d’un prévôt,de deux lieutenans , d’un astèífeur , d’un commissaire auxmontres , d’un procureur du roi d’un greffier , de deuxexempts & de trente archers. La maréchaustee provin-ciale avoir un prévôt, deux lieutenans , un astèsieur, uncommissure aux montres , deux exemts, un greffier Scdix-neùf archers. Par la déclaration du roi, du 9 avril1720 , il n’y a plus pour la Touraine que deux lieutenansdu prévôt général d’Angers , établis à Tours , avec un as-sesteur, un procureur du roi , un greffier, &c.

II y a deux duchés-pairies dans ce gouvernement,Montbazon & Luynes. On compte dans la Touraine vingt-sept villes, dont il y en a huit royales, ainsi que je l’aidéja remarqué , Sc les autres appartiennent à de íeigneursparticuliers. La plupart de ces dernieres ne font, à pro-prement parler, que des bourgs ; mais on leur donne lenom de villes , parce que les seigneurs barons ont droit,par la coutume de Touraine, d’avoir villes closes ; oubien parce que ceux du pays les qualifient de villes.

TOURAN. C’est l’ancien nom du pays de Turquestan ,qui tire son origine de Tours, fils de Feridoun, roi deLerse 3 de la premiere dynastie , nommée des Pischda-diens. Tour avoir un frété aîné, nommé Irag’, lequelç ut , de son pere , la Perse en partage ; de sorte queTour , son cadet, fut contraint de passer le Gihon oul’Oxus , &d’aller régner dans les provinces Transoxanes.Us succesteurs de Tour, dont le plus célébré est Afra-Lab , ont toujours donné beaucoup d’assaires aux rois deLeríe, sor quoi il faut voir les titres de Aferidoun ouLeridoun , Sc d’Afrasiab. On sc contentera seulement deremarquer ici, que depuis ce rems, les provinces , quicomposent aujourd’hui le royaume de Perle , ont porték nom d’Iran , que l’on prétend avoir été tiré de celui*1 Lag’, fils de Feridoun, Sc que toutes celles qui sontau-delà du Gihon ou de l’Oxus, ont pris de Tour,au-tre fils de Feridoun , celui de Touran , & que dans lesrraites de paix, qui fe faisoient autrefois entre les Persans& ^s Turcs Orientaux, on metcoit toujours le Gihon 011■* Oxus , pour ligne de séparation entre ces deux grands> qu’on nommait l’Iran & le Touran. Hauteur de1 histoire intitulée Moschtarek , écrit que les limites duPays^ de Touran sont du côté du couchant , la provincee Khotiarezm , & du côté du midi le fleuve Gihon ,e Puis le pays de Badalkhschan , qui est à l’orient, jus-qu a celui de Ivhouarezm , Sc que ses bornes sont incon-nues , ta nt du côté de 1 orient que du côté du fepten-T' 10 ' 1 L f n ^ tne auteur ajoute que la nation appelléeuuatht.ah , qui a f a i c de si grandes irruptions dans la* er * e > *ou$ Gobad & Nouschirvan son fils, rois de Perse,

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ctoient sortis du pays de Touran. Ahmed Ben A’rabschadécrit austì dans son Akhbar-Timour, que tous les paysqui s’érendent au-delà du fleuve Gihon , portent le nomde Touran , d’où les Arabes prétendent, quoique faulle-ment, que celui de Turkestan soit dérivé. Le même au-teur ajoute que le partage de l’Iran 8í du Touran sur-fait entre Caïcaous, roi de Perse , & Afrasiab , roi desTurcs , conformément à ce qu’en écrivent les historiensde Perse. Mirkhond écrit qu’il y a une ville du Maua-ralnahar , située fur la rive orientale du Bahr Khozar,qui est la mer Caspienne, qui fut bâtie par Tour , filsde Feridoun , duquel òn vient de parler , & que c’est diínom de cette ville que tout le pays , qui est au-delà dufleuve Gihon, ou de l’Oxus > a tiré celui de Toucan.belot , Biblioth, or. p. 395.

Selon Fauteur de l’histoire des Tatars, pag. 529 , cenom Touran est pris quelquefois dans un lens opposéau pays d’Iran, & en cette signification , il désigne touìles pays qui sont au nord de la rivière d’Amù, commele pays d'Iran désigne tout ce qui est au sud dc la mêmerivìere ; mais dans fa véritable signification , lc pays deTouran comprend seulement cette étendue de pays quiest renfermée entre la mer Glaciale, la rivìere de JeniíèaSc les montagnes du Caucase ; ce qui est précisémentla Sibérie. Ensin , Petis de la Croix dit, dans Ion his-toire de Timur Bec , /. 2, c. 50 , que le Touran est toucce qui s’appelle la Grande Tartarie , depuis TOxus jus-qu’en Moscovie, Sibérie & Chine. Timur , ajoute-t il,âpres avoir absolument réduit fous ia domination les pays& royaumes du Touran, que Genghiz Kan avoir autre-fois partagés entre ses deux enfans Touchi Kan & Za-gataï-Kan , il les confia à la garde de ses lieutenans, 8 &résolut de conquérir l’empire de l’Iran ou de Perse.

TOUBALÉ ou Tourbali , village de la Natolie , aupays de Sarchan , environ à moitié chemin entre Smyrne ScAìasalouk , ou Ephele. Spon , Vojage du Levant, liy. 3 ,fait entendre qu’il y a deux routes pour aller de Smyrneà Ephéíe ; savoir , l’une qui est le chemin ordinaire , $cqui traverse les rochers du mont Mimas , où il y a unpassage dans le roc , que les bonnes gens de ces quartiersdisent que saint Paul coupa avec son épée ; l’autre routepastè par la plaine , & c’est celle que prit Spon , pommela plus sûre. Après avoir pastè de grandes plaines , Sctraveríé la pecice rivìere Hasts, qui ailoit autrefois à Co-lophon , il vir à droite & à gauche les ruines d’un aque-duc , qui traversoit le chemin , & ailoit vers le villagede Tourbalé , qui donne quelques marques d’avoir été an-ciennement une place plus considérable quelle n’est pré-sentement , Sc qui éroit , peut-être , la ville appelléeMetropolis , dont il pourroit se faire que le nom deTourbalé seroic venu. Voyez MetroPolis.

TOURBE, rivìere de France , dans le Recélois. Elleprend fa soucce à Somme-Tourbe , passe à Ville-Tourbe,& fe jette dans l’Aisne au-dessus du bourg d'Autri.*Co«/o«>Rivières de France , p. r 66.

TOURBILLON ou Turbel , château da Valais, prèsde la ville de Sion , fur une montagne, L évêque de Siony fait ordinairement fa demeure. * Longuerue , Descript.de la France, part. 1 , p. zo;.

TOURIENNE , montagne de Turquie, dans la Rema-nie , au pied de laquelle est le village de Tosoourg ; stsaur deux heures pour la> traverser.

TOIJRILLE , ( plage de ) plage d’Espagne , fur la côtede la Catalogne , dans la viguerie de Girone. Miehelor,pag. 47 , dit, dans son portulan de la mer Méditerranée :Environ cinq milles vers le nord , cinq degrés vers lestde la pointe du nord de Bégu , sont les istes de Médes ;entre cette pointe & ces istes est une grande anse , bordéed une plage de fable , qui a deux a trois milles cFenfon-cement, appellée communément plage de Touriste , dans' 'laquelle on peut mouiller , lorsqu’on a lc vent à la terre ;toutefois, il ne faut point trop s’approcher de la plage,fur-tout proche le cap Begu , vis-à-vis d’un petit vallon^,où font quelques magasins à pêcheurs ; pour le reconnoî-tre, on voir au deílùs lc vieux château Sc la tour quenous avons dit être au-dessus de Bégu , qui fe voit de Fau-tre côte. Oa mouille , vis à-vis cette plage, a telle distanceque l’on veut ; car à la petite portée du canon de terre ,il y a dix, douze & quinze brasier d’eau , fond de fablevaseux. Vers le nord ouest du lieu où l’on mouille, il yÇSkkkkiij