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Cette ville est la même qu’Homere appelle Trechis &Pline Trachjn , 8c c’est la même qu’Héradée de Trachi-Jiie. Voyez Héraclée , n°. 17.
TRACHON, lieu dont parle Lucien,/» Toxari. Celieu devoir borner les états du roi du Bosphore Cimmérien,car les Schytes lui demandent que ses pasteurs n’avancentpoint jusque dans la plaine, mais se contentent de fairepaître leurs troupeaux au - dedans du lieu nommé Tra-chon.
TRACHONES. Strabon,/. j 6 ,/>. 756» nomme ainsideux collines de Syrie , au-delà de la ville de Damas. Orté-lius , qui cite W. Wiílènburgius, dit que ces collines font lamontagne Hi p pus de Ptolomée, /. 5, c. 15 , 8c celle deGilfad des Hébreux.
TRACHONIT/E ARABES, peuples Arabes, dans laSaccée , au pied du mont Alsadamus , selon Ptolomée.Voyez Trachoniti de.
TRACHONITIDE, contrée de TArabie, an midi de laville de Damas , & à laquelle les Arabes Trachonites,avoient donné leur nom. ]e n’oserois, dit Reland , Pal&Jl,I. 1,, c. 2 3 , renfermer tout le pays des Arabes Trachonitesdans des limites de la terre promise que Moïse & Josuéaíîìgnerentaux douze tribus.Eusebe 8c l’interpréte Chaldéenmentent cependant dans la Trachonitide, quelques-unesdes villes que les Israélites possédoient au-delà du Jour-dain. Mais, ajoute Reland, les témoignages d'un grandnombre d’autcurs prouvent que la Trachonitide doit êtreplutôt mise au nombre des contrées voisines de la Pales-tine , que considérées comme en faisant partie.
Joseph est celui qui fournit le plus de lumière, pour fixerla véritable situation de la Trachonitide ; il dit qu’elle estsituée entre la Palestine 8t la Cœle-Syrie ; dans un endroitil l’appelle T(*x<iùtiì , 8c dans un autre T?ú%m. La Tracho-nitide ne touchoit pas à la Galilée, ce qui fe voit par cequ’on lit dans Joseph , que tout le pays qui se trouvoit en-tre Trachon 8c la Galilée, fut le partage d’Hérode. Il estdit, dans le même endroit, que la Batanée fut jointe à laTrachonitide ; 8c comme la Gaulonitide setendoit depuisla mer de Tibériade jusqu’aux sources du Jourdain , il s'en-fuit que la Batanée étoit à l’orient de la Gaulonitide, l'Eti-rée ou l’Auranitide, à l’orient de la Batanée, 8c la Tra-chonitide au nord de la Batanée ; car tout ce que les Israé-lites possédoient au nord de la Pérée, se rapporte à cesquatre contrées, la Gamalitique, la Gaulonitide, la Bata-nee 8c la Trachonitide > quelquefois pourtant la Gamaliti-que se trouve renfermée dans la Gaulonitide. Quant à laTrachonitide, elle paroît s’être étendue au nord de la Ba-tanée ; car Joseph dit que le lac Phiala, qui étoit à centvingt stades de Panéas , íe trouvoit fur le chemin par oùl'on montoit à la Trachonitide. 11 écrit encore que Panéasêc Matha étoient entre la Galilée 8c la Trachonitide, quecette derniere contrée étoit pleine de retraites de voleurs ,qui íe sauvèrent en Arabie , 8c qu’on envoya dans la Tra-chonitide trois mille Iduméens, pour empêcher leurs bri-gandages.
Voici les témoignages des autres auteurs, qui ont parléde la Trachonitide. Canatha , selon Eusébe, in yoce Kamoct °it dans la Trachonitide, près de Bostra. Le même au-, ad vocem’iTxpal* , a cru que l’Iturée 8c laTrachoni-l, de étoient la même choie ; car il dit qu’on appelloit Tra-chonitide le pays qui joignoit le désert voisin de Bostqi,■ville de TArabie. S. Jérôme , in Onomafl. ad yocem Tracho ,dit de même que la Trachonitide est au-delà de Bostra,ville d’Arabie , dans le désert, au midi de Damas. Toutcela s’accorde avec le Talmud , qui étend la Trachonitidel Us qu’à Bostra. Voyez Ligtfoot, dans ses remarques cho-r °graphiques , fur S. Luc, fecl. 4. On peut ajouter à toutcela qu’Aurelius Victor , en parlant de 1 empereur Phi-*PPc, qui étoit né à Bostra, l’appelle Arabe Trachonite :"Op u ^ Us Philippas Arabs Trachonites. Ptolomée connoîtïl’lsi des Arabes Trachonites , ce qui empêche de mettre larachonitide dans les montagnes du Liban , ni dans cellese l Anti-Liban; car alors ses habitans n’auroient pas étér abes, mais Syriens.
co j,. e noi Ti de Trachonitide venoit, fans doute , des deuxla 'î| es ^achones , que Strabon met au voisinage debieâ/lu 6 Damas. 11 ajoute, qu’en tirant de-Ià vers l’Ara-où il , on trouve des montagnes peu praticables ,
y a des cavernes profondes , dont une pourroit con-nir quatre mille hommes. Guillaume de Tyr, hijì. /. i ;,
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c. 10, rapporte que des voyageurs qui paíîoient par cettôcontrée , appercevant des ouvertures de citernes, 8c s’ima*ginant y pouvoir puiser de seau aisément, y perdoient lesvaiííèaux dont ils vonloient se servir pour puiser, parcsque les hommes qui étoient cachés dans ces cavernes, cou-poient la corde 8c retenoient les vaiííèaux. Ces cavernesétoient entre Adraa 8c, Bozra, selon le même historien ,qui ajoure que la Trachonitide faisoit une partie considé-rable du diocèse de Bostra, 8c que cette contrée dont Bos-tra étoit la métropole , étoit aride ôc fans eau, n’a.yant nirivières, ni ruisseaux , ni fontaines , de forte que l’hiveton étoit obligé de ramaster l’eau de pluie, 8c de la conser-ver dans des trous pour l’usage de toute Tannée. Les habi-tans confervoient austì leurs grains dans des cavernes quileur servoient de greniers.
TRACHSELW ALD, bailliage de Suide, au canton deBerne, dans le pays allemand. Son chef-lieu est un villagede même nom , avec un château fort par fa situation avan-tageuse. Ce bailliage est passablement grand , contenanthuit grandes paroisses. C’est là qu’est le quartier du paysqu’on nomme proprement Emmethal , c’est à dire , Vald'Emme. Là, font la plupart des anabaptistes du canton deBerne, 8c comme ils font au voisinage du canton de Lu-cerne, 6c qu’ils ne peuvent point porter les armes ( ce quicil un des articles de leur secte ) c’est pour cette raison queles Bernois ne les veulent pas souffrir, ne pouvant pointcompter sur eux, au cas que les Lucernois si lient quelqueirruption de ce côté-là. Il y avoir autrefois dans ce bailliageun monastère de chartreux qommé Trub, auprès d’un vil-lage du même nom ; les Bernois y entretiennent un rece-veur. Dans ce bailliage est la petite ville d’Hutwyl, auxfrontières de Lucerne. C’est là que les paysans rébelles te-noient leurs assemblées Tan 1653. Après y avoir complotéfur les opérations de leur armée, ils allerent assiéger Berneavec des canons de bois garnis de cercles de fer. * Etat &delices de U Suijfe , t. 2, p. 204.
TRACHYS, montagne de TArcadie. Paufanias, /. 8 »f. 13.
TRACTARI, peuples du Cherfonnèfe Taurique , fé-lon Pline , /. 4 , c. 12. Les manuscrits que le pere Har-douin a consultés , portent Stactari , au lieu de Trac.tari.
TRACY ouTrassy , village deFrance, dans le Niver-nois, au diocèse d’Auxerre , sur le rivage droit de laLoire, entre Pouilly 8c Cône. C’est une des trente-sept an-ciennes paroisses de ce diocèse , puisque S. Aunaire en faitmention dans son règlement de Tannée y 80 ou environ.Elle y est connue sous le nom de Draptiacus , qui paroîtdérivé de ces anciens noms Drapes , Drapetes , des com-mentaires de César, lib. 8. L’église de S. Syphorien deTracy , fut une de celles que Humbaud , évêque d’Auxer-re , retira de la main des laïques vers Tan 1100, 8c qu’ildonna à la nouvelle abbaye de S. Laurent, chanoines ré-guliers.
TRACY-LE-MONT ou Tracy le haut, lieu da-France , dans la Picardie , élection de Noyon,
TRACY-LE-VAL, ou Tracy le bas * lieu de France,dans la Picardie , élection de Noyon : il dépend de Tracy-le-Mont.
TRADATE , bourg d’Italie , dans le Milanez, fur larive gauche de la riviere d’Olona , d fiez près 8c au midide Gastion. * Magm , Carte du Milanez.
TR/EMENOTHURIT/E, peuples de la Troade. Pto-lomée , /. 5 , c. 2 , leur donne la ville de Trajanopolis.Quelques exemplaires portent Trimenothurit^b pourTR^MENOTHURiT/E,&Tzetzèsappelle ces peuples Gri-
MENOrHURIT.fE.
TRAEN , riviere d’Allemagne , dans lelectorat de Trê-ves. Cette petite riviere fe jette dans la Moselle à demi-lieue au-destòus, du même côte.
C’est la riviere appelles par Aufone , Dr aconits.
TRfERBACH. Trarbach.
1. TRAFALGAR , ( le cap de ) cap d’Espagne, fur kcôte occidentale de 1 Andalousie. Michelot, Portai, de laMédit. p. 6, dit: Le cap de Trafalgar est une longue pointeballe , fur laquelle est une tour carrée, appellée tour dela Meca , armée de deux petits canons, qui de loin paroîtisolée , pares que le terrein qui est entre cette tour & unegrosse pointe, qui est au nord-est est fort bas ; tellement quelorsqu’on range cette côte elle paroît isolée ^principale-