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Tome sixième. T - Z.
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ment lorsqu’on vient du côté de l’est , elle semble mêmeà la tour Sc iíle S. Pedro. On découvre aussi , venant deTest, par- deíîus cette pointe , la ville de Médine , fur unehaute montagne fort élevée.

U ne faut pas approcher la pointe de Trafalgar , parcequ’il y a beaucoup de roches fous seau & hors de l'eau, quis'avancent un demi-mille en mer.

x. TRAFALGAR , ( sèche de ) vis-à-vis de cette pointede Trafalgar, droit au sud-ouest-quarc-d’ouest , environ•cinq milles , il y a une roche fous l’eau fort dangereuse ,qu’on appelle la Scittete de Trafalgar , fur laquelle il n’ya que cinq pieds d’eau , où la nier brise presque toujours.De cette roche , tirant vers le nord-nord-ouelt, il y a ungrand banc de roches fous l’eau , qui continue le long dela côte, jusques par travers de la pointe du nord-ouestde Connil , fur lequel il n’y a que cinq à six braisesd’eau , à une grande lieue de la côte , ce qui fait que l’onrésiste plus facilement à la rade de Connil , parce queces rochers empêchent que la mer n’y entre avec tant deviolence.

3. TRAFALGAR ,{ mouillage de ) environ une demi-lieue à l’est-quart-de-sud-est du cap de Trasirlgar , il y aune grolíè pointe escarpée Sc unie , avec un écueil au-près , fur laquelle est une tour de garde qui est ronde.Entre ces deux pointes est une anse de sable, dans la-quelle on peut mouiller par cinq, sept ou neuf bradesd’eau , fond de fable vaseux , lorsqu’on est éloigné de latour de Trafalgar dune petite portée de canon, mais ilne faut pas approcher de cette pointe plus d’un quart delieue. w

Remarques.

On peut padèr à terre de la sèche de Trafalgar & dubanc de roche que nous avons ci-devant dit, en rangeantá un quart de Lieue ladite pointe ; on y trouve , dans cettedistance, quatre , cinq & six braises d’eau , à demi-portéede canon de la tour. Depuis cette pointe jusqu’à la fechede Trafalgar, il y a un autre banc de roches sous leau,où la mer bouillonne extrêmement, Sc les courans, quiy fout fort violens , portent au sud est , lorsqu’il est dotou mer montante , Sc au nord-ouest, lorsque la mer bailleou qu'il est justant, jusqu’á la pointe de Trafalgar, k situa-tion des marées y est presque est & ouest, c’est-à-dire , sixheures les jours de la pleine Sc nouvelle lime.

i. TRAGéEA, iíle voisine des Cyclades. C etoit, selonEtienne le géographe , la patrie de Theogiton le Péripa-téticien , ami d’Aristote. Voyez Tr agi a.

z. TRAG/EA , ville de l’ide de Naxos. Etienne le géo-graphe qui en parle , dit qu’on y rendoit un culte parti-culier à Apollon Tragien, Sc qu’Eupolis, au lieu de Tra-çai a , écrivoit Tragea.

TRAGAS/E, contrée de l’Epire. Etienne le géographedit quelle tiroir son nom de Tragasus, en faveur de quiNeptune condensa le sel. Il ajoute que dans cette contréeil y avoir une campagne où l’on faifoit du sel , Sc que l’onnommoit campus Halsius ou campus Alesius. Voyezl’article suivant.

TRAGASsiE/£-SALIN/E,salines de la Troade, prèsd’Hamaxitum » selon Strabon , ij , />. 60;. Le selTragaféen , dit Pline , 7 .31 , c. 7 , ne fait point de bruit,Sc ne faute point quand on le jette dans le feu. Les habi-*ans de la Troade pouvoient user librement de ce sel ;mais lorsque Lysimachus eut mis dessus un impôt, le selcessa de se congeler ; ce changement ayant étonné Lysi-machus , il abolit l’impôt, Sc aussi-tot le sel recommençaà fe former comme de coutume. Le pere Hardouin remar-que qu’un manuscrit de Pline dit Trages^us, au lieude Tragasaìus , Sc Strabon est pour la tncrae ortho-graphe que Cafaubon a cru devoir être changée. Je lis,dit-il, Tptíy«(r«7flv, au heu de t payura^v , si si- déterminé pourl’orthographe que suivent Athénée, Pline Sc Etienne le géo-graphe. Ce dernier fe trompe en mettant Tragasa; dansi’Epire. * Atben&us , 1 . 3 , p. 73.

TR AGARETE , village d Espagne , dans la nouvelleCastille, près de la source du Xucar. II n’est remarquableque parce que quelques géographes croyent y trouver laLaxta des CeJtibériens.

TR AGI A, iíle de la mer /Egée, & l’une des Sporades,selon Pline , /. 4 , í. 11 > & Plutarque , in Pertcle. Elle estpom«iéç Tragea par £fie«ne le géographe, qui la met

TR A

an nombre des Cyclades ; mais fous le nom de Cycladesil comprend aussi les Sporades. Voyez Tragea.

TRAGI/E , iíle d’Asie , fur la côte de l’Ionie. C’est Pli-ne, /• 5, c. 31 , qui en fait mention. Quelques exemplairesportent /Egeze pour Tragi/£ ; mais le pere Hardouinpréféré cette derniere orthographe, parce qu aucun auteurne mec dans ce quartier des iíles nommées /Egées ; ail lieuque Thucydide, 1 , p. 7 5, y en connoîc une appellée

Trachia.

TRAGILUS , ville de Thrace. Etienne le géographedit qu'elle étoit du nombre des villes qui fe trouvent prèsdu Chersonnéfe Sc de la Macédoine , tS Xtfmp-ttwì m«*£<$Wk 5 , c’est-à-dire , apparemmnt que cette ville íetrouvoit entre le Cheríonnéfe & la Macédoine ; car ilne feroir pas possible qu’elle eut été voisine de ces deuxcontrées.

TRAGIUM. Voyez Nedus.

TRAGOD 1 T/E, peuples dont fait mention Isidore, citépar Orcélius. Il dit que ces peuples étoient dune si grandelégèreté , qu’ils atteignoient les bêtes à la course ; mais ,ajoute Ortélius, au lieu de Tragodit/E , il faut lire Tro-glodyte , comme Solin.

TRAGOED 1 A. Pline le jeune , qui étoit de Côme ,avoir plusieurs maisons de campagne auprès du lac deCôme. Il donne entr'aimes la description de deux de cesmaisons : L’une , dic-ii, /. 9 , ep. 7 , ad Rom. bâtie à la fa-çon de celles qu’on voie du côté de Saies , s’éléve far desrochers, Sc domine le lac : l’autre , bâtie de la même ma-niéré , le touche. Il appelloic la premiere Tragédie , Scla seconde Comédie : celle-là , parce qu’elle avoir commechaude le cothurne ; celle-ci, parce qu’elle n’avoit quede simple brodequins. Elles ont, ajoute-t-il, chacune leursagrémens, Sc leur diversité même en augmente la beauté,pour celui qui les possède toutes deux. L’une jouit du lacde plus près, l’autre en a la vue plus étendue. Celle-la bâtiecomme en demi-cercle , embradè le port ; celle-ci formecomme deux ports distérens, par fa hauteur, qui s’avancedans le lac. Là , vous avez une promenade unie , qui, parune longue allée, s'étend le long du rivage ; ici un parterretres-spacieux , mais qui descend par une pente douce.Les flots n’approchent point de la ptemiere de ces mai-sons; ils viennent fe briser contre la seconde. De celle-la,vous voyez pêcher ; de celle-ci, vous pouvez pêcher vous-même , fans sortir de votre chambre, Sc presque fans sor-tir de votre lit, d’où vous jetiez vos hameçons commed’un bateau.

TRAGONICE, ville de la Perfide. Ptolomée,/. 6, c. 4,la marque dans les terres. Ammien Marcellin fait anlf*mention de cette ville.

TRAGR 1 A. Voyez Trache.

TRAGURIUM , ville de la Dalmatie. Pline, lìb. 3 ,cap. xx , dit qu’elle étoit connue par son marbre , ScPtolomée, lìb. x , cap. 17, donne le nom de Tragurium,non-fculement à la ville , mais encore á í’iíle fur laquelleelle étoit située. Tout le monde convient que c’est aujour-d’hui la ville de Trau. Quant à l’ifle, il y en a qui la nom,ment Bua.

TRAGUS , fleuve du Péloponnéfe , dans i’Arcadie.Ce fleuve , selon Pausanias , lib. 8 , cap. 3 z , prenoicnaissance d’un gros ruisseau , qui, après avoir coulé prèsde la ville de Caphyes, Sc fait un certain chemin, fedérobent sous terre , puis reparoistoit à Nafes , près d’unvillage nommé le Reunus , Sc commençoit là à s’appellerTragus.

i. TR AHON A , gouvernement dans la Valteline,dela dépendance des Grisons, est partagé en dix communau-tés , dont chacune est compolee de deux , trois ou plu-sieurs villages. Ces communautés sont, y compris Tra-hona , Buglio , Ardenno , Datio , Clivio , Mel, Civo ,Camp , Mantello Sc Dublino. Etat & de'lices de la Suijfe>t. 4 j p- 14G

z. TRAHONA , joli bourg du gouvernement de mê-me nom , dans la Vaseline, près de la rive droite del’Adda. C’est où réside le gouverneur. Somagna , SusingfSc d’autres village font une communauté avec le bourg dsTrahona.

TRAIA-CAPITA , lieu de l’Espagne Tarragonnoife»chez les Ilercaones. L’itinéraire d'Antonio la marque entreOleastrum Sc Dertosa , à vingt-quatre milles de la premiersds ces places. Sc à à fept-willes de la seconde. Au lieu

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