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infer. part. r, p. 182., qui les séparoient. ) La provinceultérieure sut appellée Tranfifalana , du nom de la riviereSala , aujourd’hui i'TJsel, dont l’ancien lit futaggrandi parDrusus ; ainsi, c’est mai-à-propos que les anciens ont ap-pelle les habitans de cette province T'ransifêlant , ‘Tranfise-Icnses, Sc Tranjifelini ; on dit aujourd’hui Tranfijulani SiTranfifulama , ce qui n’est pas mieux fondé, quoique l’u-sage sait emporté. Ce province lé nomme présentementl’Over-Y/Iel. Voyez Over- Yssel.
TRANSILVANIE , principauté d’Europe, ( a J aujour-d’hui l’une des annexes de la Hongrie. Elle est bornée aunord par la haute Hongrie , partie par la Pologne, partiepar la Moldavie ; au midi par la Valaquie ; & à l’occident,partie par Ja haute, partie par la balle Hongrie. Ce pays estla portion de l’ancienne Dace , que le fleuve Chrysius sépa-roit de la Hongrie, ( b ) & que l’on nommoit communé-ment la Dace Méditerranée. Cétoit un royaume avant queles Romains s’en fuflent rendus maîtres. Les lettres & lesloix des Grecs s’y écojent introduites depuis long-tems. Eliess’y conservèrent jusqn’à l’arivée de Trajan qui pénétra dansce pays, dont la situation & les défilés des montagnes qui^entourent sembloient rendre l’accès impossible. Lorsqueìes Romains eurent conquis ce pays, ils y établirent plu-sieurs colonies qui y introduisirent la langue latine, & firentdu pays une province consulaire. On a une ancienne inscri-ption conçue en ces termes : Colonea UlpiaTrajanaAugusta Dacia ZARMts. Quoique la Dace Alpense ScRipense enflent leurs chefs , elles dépendoient néanmoins dela consulaire , & toutes trois ensemble étoient soumises aupréfet de Macédoine qui résidoit à Theflalonique. C’est àlui qu’on envoyaitl’or & largeur qui se tiroir des mines &les deniers publics. La Dace appartenois à i’Orient, & sur-tout à l’illyrie orientale. Elle fut soumise aux empereurs ro-mains jusqulà Gallien, quelle commença à se mettre en li-berté. L’empereur Aurelien voyant les troubles continuelsqui s’excitoient dans le pays, & désespérant de pouvoir lecontenir dans l’obéiflànce , en retira les troupes romaines,& abandonna le droit que Trajan avoir acquis, & que sessuccesseurs, au nombre de dix-huit, avoient conservé avecsoin. On voit encore aujourd’hui des marques du séjour queles Romains ont fait dans ce pays. Une infinité d’inscrip-tions, les chemins publics, les restes du pont de Trajan, Scd’autres anciens monumens en font des preuves incontes-tables. ( a ) De l'IJle , Atlas. ( b ) Scburflcichii disput.hist. 47 .
Les empereurs de Constantinople, après le partage del’Empire , furent maîtres de la Dace ; mais les Huns firentdes irruptions dans la Dace &c dans la Pannonie. Leur li-cence & leur cruauté les firent bientôt chaflèr , & les Hon-grois leur succédèrent. Leur roi Geysa II permit aux Ger-mains & aux Saxons de s’érablir dans la Transilvanie ; illeur accorda sept villes, queux & leurs descendans ont ha-bitées , embellies Sc rendues fameuses. Ces peuples ontconservé les coutumes & les loix des Germains & desSaxons qu’ils avoient apportées avec eux, Lc ils les ont tou-jours conservées malgré routes les révolutions du pays, Siles divers changemens de gouvernement.
Saint Etienne, premier roi de Hongrie, conquit la Tran-silvanie vers fan ioor , sir r Guila, son oncle , qui fut faitPrisonnier dans cette guerre qu’il avoir commencée lui-même en haine de la religion chrétienne que ce saint roiprofefloit. Elle fi,r jointe depuis au royaume de Hongrie, &a toujours été fous le commandement d’un waivode ou vice-|‘ > °i* Plusieurs de ces vice-rois se sont rendus fameux dans‘histoire, iiir-tout Etienne, qui, pour se venger de ce queLouis I n’avoic pas récompensé ses services dans la guerreoe Naples , fut le premier qui attira les Turcs dans la Hon-§tie. Jean Corvin , nommé Huniades , à caule qu’il étoitdans une ville de Transilvanie qui portoit ce nom , &Jean Zapolí n’ont pas été moins fameux. Le premier sotendit si redoutable aux infidèles , s’étant signalé contre euxplusieurs occasions , que les meres qui entendoient criere . urs enfans, n’avoient point, à ce qu’on dit, de moyenjR“ s sûr pour les faire taire, que de les menacer de l’arrivéeuniades. Sa piété fut égale à fa valeur. Prêt à mourires bl e st ures q U >j:j zvoit reçues à la défense de Belgrade , ile c constuire dans l’églife , où , après s’être confesse, ilcommunia & expira entre les bras des prêtres qui le sou-enoient. Jean Zapoli, comte de Scepuze , monta fare trône de Hongrie , après la défaite de Louis II, le der-
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nier de fes rois, à qui la Transilvanie ait obéi, comme fai-sant partie de leur royaume. Les démêlés qui survinrentaprès fa mort entre Isabelle, sa veuve , & l’archiduc Ferdi-nand , frété de l’empereur Charles V, attirèrent Soliman IIen Hongrie. Ce sultant, s’étant emparé de Bude Sc des au-tres villes principales, laifla la Transilvanie en principautéà Isabelle , qui, voyant que Ferdinand n’observoít pas lesconditions sous lesquelles elle avoir voulu la lui remettre,en prit posteision appuyée du Turc. Jean Etienne Sigis-mond , son fils, en fur ensuite reconnu souverain, & se fitmême couronner roi de Hongrie lorsque Ferdinand futmort ; ce qui excita entre l’empereur Maximilien Sc lui uneguerre qui fut cause qu on lui céda par accommodementquelques comtés de la haute Hongrie. Comme il n’avoicpoint d'eníans, il iaiísii la Transilvanie par testament àMaximilien. Les grands du pays , n’osant se donner à cetempereur, de peur d’irriterles Turcs , choisirent EtienneBattori, Hongrois d’origine, qui ayant été élu roi de Polo-gne peu de tems après par la retraite d’Henri de. Valois ,depuis roi de France, fous le nom d’Henri III , remit 1 étatde Transilvanie à Christophle Battori, son frere. Celui-cieut pour succeflèur Sigismond Battori, son fils, qui renditcet état entièrement libre par la prise de toutes les villesdont les infidèles s etoient emparés. Le cardinal Battori, àqui il avoir remis son état dans ses dernieres années, contreRengagement qu’il avoir pris avec l’empereur Rodolphe,sut mal soutenu par Mahomet III. Ainsi fa défaite par Mi-chel , prince de Valaquie, ayant obligé Sigismond de re-prendre le gouvernement , celui-ci céda de nouveau laTransilvanie à l’empereur , & alla mourir à Prague. Lepér-textede religion ayant entraîné dans ce tems les Transit,vains à une révolte générale, ceux qui ont depuis gouvernéla Transilvanie , partie par sélection des états, partie parusurpation , ont eu recours pour se maintenir , les uns auTurc, & les autres à l’empereur, selon qu’ils ont espéréun plus fort appui de l’une ou de l’autre. Les noms de cesprinces sont, Etienne Boskay , Sigismond Ragoski, Chi-mi Janos & Michel Abaffi , après la mort duquel la Tran-silvanie fe vit obligée de reconnoître le pouvoir de l’empe-reur.
On peut dire en général que les Transilvains ne font pasmoins belliqueux que remuans. Les Siculiens plus barbaresque les autres, ne font aucune distinction du noble & du ro-turier. Les Saxons plus polis ont retenu les coutumes & lalangue des anciens Allemans dont ils fe disent istus : il n’y aque les Hongrois avec qui ils s’accommodent peu , ne leurvoulant point permettre de bâtie dans leurs villes. La reli-gion est dans une grande confusion parmi tous ces peuples.Les uns font ariens, les autres anabaptistes, Si d’autres So-ciniens, calvinistes & luthériens. George Blandrata, méde-cin du prince Jean Scepuze, l’entraîna dès fa jeunesse dansles erreurs du luthéranisme. Denys Alexis, que ce médecinintroduisit à la cour, mit auprès du prince un autre docteurappelié François David , qui, de luthérien , le fit calvinis-te , & lui enseigna ensuite la doctrine d’Arius. FrançoisStancardo, autre médecin Italien , contribua encore beau-coup à le pervertir, après quoi David étant monté en chaireen présence de Jean de Scepuze & des états assembles a Se-geswar, prêcha publiquement contre la sainte Trinité Sccontre la Divinité de Jésus-Christ dans l’église de S. Pierrede cette ville. Une grande dispute s’érant elevée là-deflìisentre les calvinistes Si les ariens, on aflîgna une assembléeà Waradin pour voir si on pourroit les mettre d accord. Leprince, ayant entendu les uns Sc ses autres , fe déclara pourDavid, & son jugement prévalut de telle forte, que le pro-grès de l’arianisme surpasse celui de toutes les autres sectes.Pour enseigner ces erreurs, on fit venir d Allemagne JeanSomer Si Matthias Bolonois, a qui on donna la directiond’un collège qui fut établi â Clausembourg, Par ce moyenelles passerent de Transilvanie en Hongrie & en Pologne.Etienne Battori, qui tacha d y rétablir la religion catholi-que , fut lelserncnr traverse dans ce dessein, qu’il se vit sou-vent contraint d’entendre la messe dans des lieux secrets ,où il alloit fous prétexte dechaíser.Quand il eut affermi sonautorité, il sis venir des missionnaires de Rome & de Vien-ne , & Christophle Battori, son frere , établit dans lamême ville des jésuites à Clausembourg, ce qui rompit enquelque façon le cours des hérésies. Sigismond Battori,qui succéda à Christophle, ne se montra pas si ferme quelui. Les hérétiques n’oferent pourtant rien entreprendraM M m m m m iij