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pendant la vie d’Etienne qu on avoir élu roi de Pologne ;mais dès qu’il fut mort, les Tranlvlvains fe liguèrent pourobliger Sigismond à chaííèr les jésuites de ses états , fousprétexte qu’ils y vouloient introduire l’inquisition. Ils íe ré-iolurem de cette forte dans une diete qui se tinta Megef-war le jour de saint Etienne eni; 8 8 : cependant la religioncatholique diminuant tous les jours, Sigismond rappellaces peres deux ans après. Ils firent des conversions fansnombre dans cette principauté. Ce fut par leurs lavantesexhortations que Christianus Franken , qui avoir changéde religion jusqu’à treize fois, abjura lès erreurs dans Weis-íembourg en présence du prince & d’un grand concours depeuple. 11 déchira de ses propres mains les livres qu’il avoircomposés pour prouver la fauíïè doctrine ; mais ces grandsprogrès n’eutent pas de fuite fous les autres regnes. Les hé-rétiques fe rendirent si puiílans , qu’on fut contraint d’ac-corder la liberté de conscience ; ce qui éteignit pres-qu’entieremenc la religion catholique dans la Transilva-xtie.
L’air de ce pays est extrêmement tempéré , & en été la cha *leur y est excessive, & le froit violent en hiver. Le terroir,
<qui est très fertile , produit entr’autres le meilleur fromentde l’Europe. Les vins que l’on y recueille ne cèdent guèrescn force & en délicateíïè à ceux de Hongrie, & les monta-gnes renferment des mines d’or, d’argent de fer & de sel.
On en tire aussi un certain bitume , dont la partie la plussolide sert à faire une cire brune propre à éclairer, commecelle des abeilles. Les bois font remplis de cerfs, de daims,d’ ours, de bulles & de chevaux sauvages, dont le crintraîne jusqu’à terre. Les rivières y font fort poistonneuses jmais comme leurs eaux patient par des mines d’alun & demercure qui leur communiquent une qualité maligne, ellesaie font pas meilleures à boire que celles de Hongrie. Il y«n a qui ont des grains d’or mêlés parmi leur fable. Les prin-cipales font la ChriJio, le grand & le petit Samos, Sc l’Alt
ou roit.
Quelques-uns divisent la Transilvanic par ses comtes, &les autres par les trois sortes de peuples qui l'habitent ; lesSaxons, les Siculiens &c les Hongrois. Ces derniers fontparticulièrement établis fur les bords de la Marisch. Les Si- Comtésculiensdescendus des anciens Scythes ou Huns, ayant été delaTran- <chassés de la Pannonie où ils s’étoient établis, changèrent de silvanie.îiom pour fe dérober à la fureur des autres nations déchaî-nées contre eux. Ils habitent la partie qui est contiguë à laMoldavie & à la Russie nommée Siculie, & les Saxons oc-cupent le reste. Voici les noms des comtés de la Transilva-®ie, avec leurs principaux lieux :
Bistritz aux Saxons.
Neubania.
Marosck.
Comtésde laTran-^Wvanie.
Zolnok intérieur.
Maros-Vasarhel.
Bistritz,
Radna,
Matar ,
Bas-Borgo ,Hauc-Borgo,
Cofe,
Petit Sajo fGrand Sajo.Kozotvar ,
Haut Kosel,
Bas Kosel,Sosmezo.
Marus Orlosfàlu,Hot-Maros,Filehaza,
Gorgini.
Sibo,
Deez ou Burglos,Haut Iskolo,
Bas Iskolo,Magiar-Egregi,Zombor.
pSaunosvivar,Bethlen,Tekendorf,Matísfaíva,Bonezida,
Vecs,
Beghen,
Kosma,Nananfalva,
LVafarheii.
TR A
Utvarhel,
Ciorcio.
C'hik.
Vafathel.
Colosvat ou Clau-senbourg.
Dobaca.
Cheíbourg.
Reps.
Haramsek.
Abrobania.
Torda.
Kokelvar.
Gros-Schink.
Cronstat.
La partie orientaledu comté de Za-rand.
Utvarhel,
Petelie,
Sofalva,
Kerestur,
Gerni,
S. Abram,Bikfalva.
,-S. Miklos,\TopIocza ,x Haífalu,f Ut sala,
^•Vastob.
CChilk,
\S. Lelek,
^Seritia,jS. Miklos ,jrSomtio,
LCfogod.
{ Vaíârhel,
<Vifalo,
íKaszon.
Colosvar ou CIaa«fenbourg,
Berend,
|Sebes,
Nagypatak,
Giula.
Malomfalva »
Mikes ,
Panith,
Band.
Cheíbourg ou Sc-gesvar,
(Korod,
( Kerestur ,
Romiha ,
Radnoth,
Keizr.
Reps,
Olostelek,Streitforc.
Kesdi,
Percez,
Osdi,
Osterlam,
Orbay .
J^^§on,
Nien,
Les sept villages desSiculcs.Abrobania,
Gial,
Bistra.
Torenburg ou Tor-da,
Kecze,
Koczart,îinrz,
Tbroílo.
TKekeívar,JCzintos,
1 Ebersdorf,(.Naglak.Gros-Schink,,Birthelm,Hunderbiihl,Agneclen,
Leskirch.
Cronstat ou Bra-
so>
Kalnok,
Miklosvar,
Itfalo,
ÍMarienbourg,Rofenau,Tersbourg,Czernest.
^Kereíbanja,
)Brad.