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tte ensuite les pointes del Yerro Sc de Çapeìlar , & legolfe de Cofano , où I on voit une montagne leule versle rivage , qni paroi t iíoiée. On rencontre ensuite unautre grand écueil , & l’on arrive enfin au cap San Vìto.
Saint Albert , carme , naquit en cette ville l an ir.tr, :ìl se sic religieuse-, fan i rro , au mont Trapano, dans leterritoire de la même ville , Sc mourut , près de Meílìne ,Tan izqz. Une partie de ses reliques, dans la lutte, futtransportée au mont Trapano. * Buillet , Topogr. dessaints, p. 10t.
i. TRAPANO ou Drepano , nom moderne du capde l’iíle de Candie , appellé par les anciens Drepanum pro-montorium ; on lui donne encore d’autres noms. VoyezDrepanum.
r. TRAPANO , selon Corneille ; Sc Drepano , selon defille , cap de fille de Candie , sur la côte septentrionale ,entre la Suda & Retìnto. C’est le Drepanum Promqn-TORiuM de Prolomée.
TRAPANO , petite ifle de la mer Ionienne , furla côte méridionale de la côte de Céphalonte, à feu-trée du port d’Argostoli. C’est Niger qui donne à cetteifle le nom de Trapano. Le pere Coroneili l’appelieGauardiani. Cette petite ifle est la Letoa ou Letoìades anciens.
TRAPERA , ville ou lieu de f Inde , près du golfe Ba-rygazène , selon Arrien , r Peripl p. 24.
1. TRAPEZA, ville de f Arcadie. Etienne le géogra-phe dit .qu’elle étoit près de Tricolmum. Cette ville estnommée Trapezus par Pausamas, à 8 , cap. ; , quinous apprend qu’elle devoir ion norn à Trapezeus , fils deLycaon.
r. TRAPEZA , promontoire de la Troade , à dix-huitmilles de la petite ville de Dardanium , félon Pline , /. 5 ,c. 30. Il étoit à feutrée de fHellesponc ; & on ie nommeprésentement capo de Janijferi.
TRAPEZAS. Voyez Trapezusa.
TRAPEZOPOL 1 S , ville de f Asie mineure , dans laCarie, selon Prolomée , /. 1 , c. 2 , qui la marque dansles terres. Pline,/. 5 , c. 29 , nomme les habitans Tra-PEzopotiTjî. La notice épiscopale range la ville deTrapezopolis parmi les évêchés de ia Phrygie Ca-patiane. Nicéphore Calliste met aufli une ville de ce nomdans la Phrygie, mais il écrit Trapezoniopol is pourTrapezopolis , ce qui est fans doute ufie faute decopiste.
TRAPEZUM, colline de Syrie , ou voisinage de laville d’Antioche. Strabon,/. 16 , />- 751 , dit qu’on avoirnommé cette colline Trapez^um , à cause qu’eile avoir lafigure d’une table.
TRAPEZUNTII. Voyez Arcadie.
1. TRAPEZUS , montagne d n Chersonnèse Taurique ;c’est Strabon, /. 7, p. 509, qui en parle ; il sait auffimention d’tine ville de même nom , qui, dit il, est voi-sine de la Tibarénie Sc de la Colchide.
2. TRAPEZUS, ville de la Cappadoce. Ptolomée ,/. ç , c. 6 , la marque sur la côte du Pont Cappadocien ,près de Pharnacia. C ecoit, selon Etienne le géographe,une colonie des habitans de Sinope, Sc on la nommoicaufli Oezinis. Voyez Trébisonde.
j. TRAPEZUS , montagne fur le bord du golfe Ara-bique , selon Ortélius, qui cite Etienne le géographe. Jene trouve point dans ce dernier de montagne nomméeTrapezus , mais feulement une ville de ce nom. Aprèsavoir parlé de la ville de Trapezunte de I Arcadie , ilajoure : ÉV< N-A ‘á>M nxr.nn tS a’jjT» A’p«?i'*8 kÍxtx , c’est-à-dire , est et 'um alia ( urbs ) juxta Arabìcum sinum.
■ 4. TRAPEZUS. Voyez Trapeza.
TRAPEZUSA , ville du Pont Cappadocien. Ptolomée,/. 5 > c. 6 , la marque dans lès terres. Orrelins croie quece pourroit être la même ville nommée Trapezas dansla vie de S. Théodore f Archimandrite.
TRAPHE,ville située aux environs du Pont, selonEtienne le géographe.
TRAPHIA , ville de la Bœorie. Etienne le géographedit qu’on y élevois beaucoup de bétail.
TRAPONTIUM. Voyez Suessa.
TRAPOR , Trapour ou Tarapor , ville des Indes,fur la côte de Malabar, au Concan , entre Daman &Baçair». Cette ville est astez bien habitée, Sc les habi-tans en font riches. La rivière n’y porte que des bateaux
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& des barques médiocres, qui n’y entrent qu’avec peine.Il y a, à Trapor, une paroisse , une chapelle de la misé-ricorde & une église dc dominicains. Dellon , qui íc trou-va dans cette égide un soir du vendredi Saint, y entenditun sermon fur la passion , dans lequel, du il, on fit plu-sieurs pauses , pour montrer au peuple tous les points deses sacrés mystères. Les femmes four séparées des hom-mes par une balustrade cachée d’un rideau ; mais si onne les voir pas, ajoure Dellon , on entend leurs cris , Scles coups quelles se donnent toutes les sots que le prédi-cateur dit quelque chose qui excite à la compassion. Laprocession se fit après le sermon ; elle étoit précédée deplusieurs pénitens, qui avoient le visage découvert & ledos tout r.ud , Sc qui se fouetroient fi violemment, queleur sang rejailiiísoit par-1 ou t où ils paíîòient. Les bour-geois marchoient ensuite , chacun un flambeau à ia main ,ôí l’on pottoit, après les prêtres , l’image de Jesus-Christ ,représenté tel qu il étoit à la descente de la croix. Unevingtaine de petits Nègres , masqués armés de lances , Seayant à leur tête un centurion, précédé de tambours Scde trompettes , accompagnoient cette figure. Aptes avoirfait le tour de la ville , la figure fut posée dans le sépulcrequ’on avoir préparé-
TRAPPE , ( la ) abbaye de France , ordre de cîrcaux.Elle est Innée dans le Perche , diocèse de Séez, entre lesvilles de Séez, de Mortagne , de Verneuil & de f Aigle;on l’appelle aussi Notre-Dame de la Maison Dieu.,Elle est dans un grand vallon , & les collines Sc les forêtsqui i’environnent , font disposées de telle forte, quellessemblent la vouloir cacher au leste de la terre ; elles en-ferment des terres labourables , des plants d’arbres frui-tiers , des pâturages Sc neuf étangs , qui font autour def abbaye , Sc qui en rendent les approches si difficiles,que l’on a besoin d’un guide pour y arriver. Cette abbayefut fondée _ en 1140, par Rotrou , comte du Perche , Scconsacrée fous fin vocation de la Ste Vierge , en 1214 ,parRobert, archevêque de Rouen, Raoul, évêque d'Evreux ,& Sylvestre,évêque de Séez. Lé relâchement où elle étoittombée , depuis un fort grand nombre d’années, portaArmand Jean Bouthilier de Rancé qui en étoit abbécommendataire, Sc qui se sentit vivement touché de l’a-mour de Dieu, à exhorter les religieux de demander eux-mêmes qu’elle fût mise entre les mains des peres de l’é-troite observance de fordre de cîteaux, pour y rétablir lapremiere & la véritable pratique de la régie , ce qui futfait par un concordat palîé avec l’abbé Sc les anciens re-ligieux de la Trappe , le 17 d’août 1661 Ce fut en vertude ce concordat que ceux de Tétrode observance enrre-rent dans ce monastère Sc en prirent poílelsion, Lorsqu’ilscotnmençoient à y faire revivre f esprit des peres & dessaints, qui en ont été les premiers fondateurs, l’abbé deRancé , qui s’étoit retiré du monde depuis quelque tems ,obtint du roi la permission de tenir certe abbaye en régie,& prit fhabit religieux en i66z , dans le couvent deNotre-Dame de Perleigne , où il fut admis au noviciat &où il fit profession le 16 de juin 1664. Lorsqu’il eut reçu dela coût de Rome ses expéditions , pour tenir fabbayçde la Trappe en régie, il s’y rendit le 14 de juillet suivant,& ne songea plus qu’â inspirer , par son exemple, auxreligieux, le désir de reprendre toutes les austérités quiétoient en usage dans l’établiflenient Je cette sainte régie.Sa conduite toute édifiante , Sc féloquence qui lui étoit na-turelle , l’en firent venir aisément à bout, & il n’y eut au-cun d’eux qui ne voulût l’imiter Sc s’abstenir comme lui deboire du vin , de manger des œufs Sc du poiííòn , ajoutantà cela le travail des mains chaque jour pendant trois heu-res. II mourut le 2 6 d’oeftobre 1700.
On découvre cette abbaye au sortir de la forêt du Per-che , lorsqn’on vient du côté du midi; & quoiqu’it semblequ’on en soit fort proche , on sait encore près d’une lieueavant d’y arriver ; enfin , après avoir descendu la monta-gne , traversé des brnyeres, & marché quelque tems en-tre des haies & des chemins couverts , on trouve la pre-miere cour où loge le receveur. On y a , depuis quelquesannées, bâti une hôtellerie, fous le nom d’hospice, où lesvoyageurs descendent ordinairement. Elle est séparée decelle des religieux par une forte palistàde de pieux Sc d’é-pines. C’est là , qu’ayant sonné à la porte, un frere laivient ouvrir ; on entre dans une grande cour plantée d’ar-bres fruitiers, dans laquelle, á main droite, il y allst
colombier,