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per le reste de leur cidre, une portion de racines & du paincomme à dîner, avec quelque pomme ou poire au des-sert ; mais aussi dans ce premier repas on ne leur présentequ une portion de légumes avec leur potage. Quand ils nefont que la collation, un quart d’heure leur soffit, & illeur reste encore une demi-heure pour ie retirer, après la-quelle ils se rendent dans le chapitre , où l’on faic lecturede quelque livre de piété , jusqu a six heures que l’on diccomplies : ensuite on fait une méditation de demi-heure.Au sortir de I église on entre au dortoir , après avoir reçude l’eau bénite des mains de l’abbé. A sept heures on sonnela retraite, afin que chacun se couche. Ils ne se déshabillentpoint, non pas nteme quand ils sont malades : se couchentfur des ais, où il y a une paillasse piquée , un oreiller rem-pli de paille & une couverture. A côté de ce lit est un prie-Dieu fur lequel est tine tête de mort & un chapelet. Toutela douceur qu’ils ont à Pinfirmerie , c’est que leurs paillassesne sont pas piquées. 11 arrive rarement, quelque maladesqu’ils soient, qu’on leur donne du linge, à moins que lamaladie ne soit extraordinaire. Ils ne iaiísent pas d’y êtregouverné avec grand foin. Il mangent des œufs & de laviande de boucherie ; mais on ne leur donne ni volailles,ni fruits confits ou sucrés; & lorsqu un malade paroîten danger de mort, l’infirmier prépare de la paille &de la cendre, fur quoi on le met quand il est prêt d’ex-pirer.
Le nombre de ces solitaires s’est beaucoup augmenté de-puis la réforme ; & la réputation de leur sainteté a inspiréau grand duc de Toscane Penvie d’érablir une maison decette même réforme dans Pabbaye de B non Solafso dans sesétats. Le pape lui ayant accordé ce qu’il souhaitoit, il fitdemander au roi de France dix-huit religieux de la Trap-pe, qui en partirent'au mois de février 1705 , pour ferendre en Italie. Un de ces religieux connu dans le mondefous le nom de comte d’Aria , Piémontois de naissance ,& qui avoitfait autrefois une grande figure à la cour de Sa-voie , susnommé abbé de cette mission. Le frété Arsène ,frere aîné du marquis de Janson tk de Pabbé de Janson , &qui avoir porté dans le monde le nom de comte de Ro-íënberg, fur du nombre des dix-huit religieux. * Fêlibien ,Descript. de Pabbaye de la Trappe.
TR AQUATOA, bourgade de P Amérique méridionale,fur le bord méridional de PAmazone, à lestd’Eviraroha ,& presque à Pembouchure de l’Yuray. C est une des sixmissions desservies par des missionnaires carmes Portu-gais.
TRARBACH , petite ville d’Allemagne, dans le palati-nat du Rhin. Elle est située à Pextrémiré du Hundfruck aubord de la Meuse , & à huit milles de Coblentz , & à neufde Trêves. Elle fait partie du comté de Spanheim. Le vinqui y croît est fort estimé. On rire des ardoises de ses mon-tagnes. C’est une ville d’importance à caille de fa forrerelsesituée fur une montagne, dont le canon domine le paíîàgede cet endroit fur la Meuse , pour entrer dans lepaiatinat.Ce fort fut pris par le comte de Belliste le 2 may 1734.
* Zeyler, Topogr. Pal. Rhen. p. 52.
TRARIUM. Voyez Traron.
TRARON , montagne dont parle Lycophron. Ifaciusdit quelle étoir dans la Troade ; & Ortélius remarque queScaliger au lieu de Traron lit Treron, que Cante-rus fuit cette derniere orthographe, & que Jean Tzerzèsest pour la premiere. Strabon, /. 13 > /’• 607 , decide-roic si l’on étoit fur que la bourgade Trarium, qu’ilplace dans la Troade, eût quelque rapport avec cette mon-tagne.
TRASELLÍS, siège épiscopal d’Asie. Dorothée, Bi-lliotb. Patrum. t. 3 , p. 148 , dit que Philippe , I un des feprdiacres qui baptisa Simon le Magicien & l’eunuque , sotévêque de cette ville.
TRAS 1 MENUS-LACUS , lac d’Italie , dans la Tosca-ne , fatal aux Romains du tems de la guerre Punique ; carc’est où Annibal vainquit le consul Flaminius. Polybe, j ,í. 82 , dit 0ç«cr^.évs), ; tnais Strabon, /. 5 , comme la
plûpart des auteurs latins, écrit par un T simple ;
mais ces deux anciens fe trompent dans la pénultiè-me , que les poètes latins font longue, Ovide , 6, Faji.
v. 76;.
...... Trasimenaquelitora testes.
TR A
Siiius Italiens4, v. 740, en use de même :
. Stagnis Trafimenus epacis.
Et Stace , l. 1. Silvar. car. 4, v. 86.
. gaudet Frafimemts, & Alpes,
Cannenfeique anima.
Le nom moderne de ce lac est L a go di Perugìa.
TRASMAUR , petite ville d’Allemagne , dans la balíêAutriche, sor la rive droite du Drafain, environ à unelieue au-deffùs de l’embouchure de cette rivière dans leDanube. * Jaillot , Atlas.
TRASP, en latin Taraspum , château & village du Ti-rol, dépendans de la ligue haute des Grisons , (ous la juri-diction de Schuls, dans la communauté de la balle Enga-dine , sor la rive droite de l’Inn. U dépend de la juridictionde Schuls pour les affaires civiles, criminelles & matrimo-niales, & il y a une fontaine d’eau salée. * Etat & délitesdela Suiste, r. 4, p. 63.
TR A \J ,Tragarium, ville de laDalmatie, sor la côte, 3 csi voisine de Pille But, qu’un de ses fauxbourgs est danscette iíle , à laquelle elle communique par des ponts. * Co-ronelli , Ifolario , p. 1 ^ 1.
TRAVANCA , (S. Sauveur de) abbaye d’hommes,ordre de saint Benoît, dans la province entre Duero 3 cMinho, au diocèse de Porto.
TRAVANCOR, royaume de la presqu’iste de l’Inde,sor la côte de Malabar. U est borné au nord par les étatsdu Samorin , à l’orient par le royaume de Maduré, au midi& à l’occident par la mer. Nos cartes, dit le pere Tachard,lettres édifiantes , t. 3 ,p. 202 , marquent des isles sor lacôte de Travancor : mais on n’y en trouve point. DepuisCalecut jusqu’au cap de Cotnorin , il n’y en a qu’unefeule, à deux lieues de Calecut, & que les cartes ne mar-quent pas, peut être parce quelle est trop proche de ta terre.Les jésuites missionnaires de ce royaume enlarrosent tousles jours de leurs sueurs les labiés brùlans , à l’exemple desaint François Xavier, qui souffrit sor cette côte tant de per-sécutions ; mais il s’en faut de beaucoup que le fruit ré-ponde à leurs travaux , 8 c si on en excepte les chrétiens deReytoura & de quelques autres églises, tous les autresfont souvent gémir les ouvriers évangéliques par leur in-docilité ou par leurs entêtemeiìs. Quoique l’idolatrie soitsorr enracinée daus le royaume de Travancor, on ne laissepas d’y voir le long de la côte des croix plantées sor le ri-vage , & un grand nombre d’églisesoù Jesos-Christ est adey-ré. Les principales sont :
Mampoulain, Culechy,
Reytoura, Cabripatan,
Poudoutourey , Le Topo,
Cuvalan.
* Lettres édifiantes , t. 5, p. 30 & fuiv.
Outre ces églises, il yen a plusieurs autres qui (ont com-me des succursales qui eu dépendent. La ville de Cotatetermine le royaume de Travancor du côté du sud. VoyezCotati. Elle n’est pas plus d couvert que le reste du paysdes courses des B adages , qui viennent presque tous les ansdu royaume de Maduré faire le dégât dans les terres du roide Travancor. La plaine où laint François Xavier, le cru"cifix à la main, arrêta lui seul une grande armée de ces bar-bares , n’est qu’à deux lieues de Cotate du côté du nord. Jene fais, dit le pere Martin, si, lorsque le saint fit ce prodige,les rois de Travancor éroient différens de ce qu’il? font au-jourd’hui ; mais à moins que leur puissance n’ait étrangementdiminué , celui en faveur duquel saint François Xavier micen fuite les Barbares, n’avoit assurément nulle raison deprendre la qualité de grand roi, puisqu’il est un des pluspetits princes des Indes , & qu’il est tributaire du royaumede Maduré : mais comme il ne paye ce tribut que malgrélui, les Badages font obligés d’entrer quel piefois à mainarmée dans fes terres pour l’exiger. 11 lui íeroit cependantallez facile de s’y mettre à couvert de leurs incursions, estfassant fermer par de bonnes murailles, un défilé quiest le seul endroit par où les Badages entrent dans fesétats , & en y mettant un petit corps de troupes, quipourroic, par la situation du lieu, arrêter les plus noiti-
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