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TRIBOCCI, peuples de la Germanie, en-deça du Rhin. Etienne le géographe. C’est la meme ville que Ptolomée,Le nom de ces peuples est écrit fous différentes orthogra- /. 2 , c. 4 , appelle Triocla , 8c qu’il place dans les terres,phes dans les anciens. César lit Triboci 8 c Triboces. Ces deux auteurs, quoiqu’ils employent une différente or-Pline & Strabon Triboci ; Tacite Treboci 8 c Tribo- thographe, ne font le nom de cette ville que de trois fylla-ci , Prolontée Tiubocci. On conjecture que ces peuples bes. Les autres le sont de quatre. Diodore de Sicile, inavoient eu leur nom de trois hêtres , auxquels peut-être ils Eglog. pag. 913, & Silius Italiens, lib. 14 , vers 271 , en-rendoient un culte divin : on trouve encore dans leur an- tr’autres écrivent Triocala :
demeure un village nommé Zun dregen Buchenc est a-dire, aux trois Hêtres ; & peut-être dans le nom dece village a-t-on des traces de Tancienne superstition de ses. Premiers habitans, & l’origine de leur nom. César, Bell.Gai. /. 4 , c. 10, & Strabon 4, c. 194, mettent lesTRi-ïocci fur le Rhin, entre les Mediomatrici 8 c les Tre-Vi r 1 ainsi dès ce tems-lá ces peuples croient établis dansla Gaule, 8c leur migration précéda celles des Fangiones 8cdes Nemetes , qui devinrent dans la fuite leurs voisins.Quant aux bornes du pays des Triboci , il feroit bien distì-
.Servili vajlata Triocala lello.
Et c’est conformément à cette derniere orthographe quePline , /. 3 , c. 8, appelle les habitans de cette ville Trio-cALiNi.Cicécon, 7 Ferr. 10 , ditTRicAUNtm. Le nommoderne est Troccoli , selon le pere Hardouin.
TRICAMARUM , lieu d’Afrique , à cent quarante sta-des de Carthage, selon Proçope , Hijl. des JFandal. /. 2 ,c. 2 , de la trad. de Cousin. C’est le lieu où les Romains rén-
ale de les fixer , puisque les anciens mêmes ne s’accordent contrèrent les Wandales campés , 8c près duquel les deuxpas par rapport à Perdre dans lequel ils rangent les peu- armées en vinrent à une futaille, dont le succès fut défa-ples de ce quartier. Voyez Cluviet dans son ancienne Ger- vantageux aux Barbares. Il y avoir tout proche un petit
fleuve dont l’eau étoit vive 8c coulante , quoique son coursfût si foible , qu’il n’avoit point de nom , & qu’il n’étoitmis qu’au nombre des ruisseaux par les gens du pays. Orté-lius, qui cite aussi Procope, dit que le lieu Trtcamarumétoit à cent quatre-vingt-dix stades de.Carthage. Seroit-ceune faute d’imprimeur ?
TRICARANA , lieu fortifié au Péloponnéfe , dans laPhliasie, selon Etienne le géographe. C’est apparemment lemême lieu que Xénophon , Démosthéne 8c Suidas nom-ment Tricanon , & que ce dernier place dans l’Argie.
TRICARENIA, c’est-à-dire , Fille Triple. Ortélius, quicite Palephatus , in Geryone & Cerbero , dit que c’est oùcommandoit Géryon.
TRICARICO , en latin Tricaricum , ville d’Italie ,au royaume de Naples, dans la Basilicate, près du bordseptentrional du Basiento. Cette ville est petite , mais jolie.Elle étoit évêché fous Acerensa avant l an 1060. * Cor»mainville , Table des évêchés.
TRICASII. Voyez TricassiNI.
TRICASSINI, peuples de la Gaule Celtique ou Lyon-noife, & dont le pays étoit presque renfermé entre la Seine8c la Marne. Ce font les Trec asses de Pline, /. 4 , c. 18 ,&lesTRicAsn de Ptolomée2 , c. 8. Le nom de cespeuples fe trouve encore fous différentes orthographes,comme Tricasses, Tricases & Trecases. Une an-cienne inscription rapportée par Gruter, pag. 371, num. S,fait mention de ces peuples :
mante, /. 2, c. 10.* Spener , Not. Germ. antiq. 1 . 6
c - 5.
TRIBOLA , ville d’Espagne, selon Appien, in Ibericis ,cité par Ortélius.
TRIBONI. Voyez Tribûcci.
TRIBORI. Voyez Treviri.
TRIBU. Ce mot signifie, en général, un partie d’un peu-ple : mais il paroît qu’il ne présente pas la même idée à 1 e-gard de toutes les nations. Par exemple, lorsqu’on parle desJuifs, le mot Tribu signifie race, ou lignée. Tout le mondelait que Jacob eut douze fils, qui furent chefs de douzenombreuses familles qui formerent le peuple juif, & cha-cune de ces familles fut nommée Tribu. Ces Tribus étoientJudo ., Siméon , Leyi , Benjamin , Dan , Ephraim , Manas-fe , Ruben, Gad, AJer , Zabulon , Ifachar 8c Nephtali.Pour ce qui les concerne , voyez leur article en particu-lier.
Lorsqu’on parle de Rome on d’Athénes , le mot de tribusignifie â peu près la même chose que clasiè ; parce que lepeuple de ces deux villes étoit divisé par tribus ou claíïès.Pour ce qui regarde les Tribus d’Athénes, voyez Toureilfur la harangue d’Eschine, t. 4, p. 295. Pour les tribus ro-maines , voyez la célébré dissertation de Boindin, fur lestribus romaines.
TRIBULA. Voyez MutuscvE.
TRIBULIUM, lieu fortifié, dans la Liburnie. Pline lemet au nombre des lieux de cette contrée, qui étoit fameuxpar les batailles que le peuple romain y avoir données. Lepere Hardouin remarque qu’au lieu de Tribulium, lésmanuscrits portent Triburium.
TRIEUR, TRiBURiv£,mais plus communément Tri»bur , maison royale , dans la Franconie , au voisinage deMayence, fur le bord du Rhin. Ortélius, qui cite Trithé-me , dit que cette maison royale étoit entre Mayence &Oppenheim , 8c qu’en descendant le Rhin on l’avoit à ladroite. C’est dans ce lieu, aujourd’hui désert, que fe tint
Aete. Memori.a AureliDemetri AdiutoriProcc.Civitatis Senonum.Tricassinorum. Meldo-
RUM. PARISIORUM. ET. CI- .
VITATIS ADUORUM.
Dans la fuite on a dit Trec^ ou Treci , d’où l’on a
la diète oùlles Allemands déposèrent l’cmpereur Charles le fait le nom moderne de leur capitale. Voyez Troyes.
Cras ; & fe séparant de la monarchie françoife, déférèrentla couronne de Germanie ou de la France orientale, auprince Arnoul, fils naturel du roi Carloman , frété aîné deCharles le Gras. Il est souvent mention de Tribut dans lesécrivains du IX e & d u X e siécle, parce qu’il s’y tint desconciles & plusieurs diètes.
. TRIC A, ville d’Italie, dans la Pouille. Pline, /. 3 , c. 11,Air quelle fut détruite par Dioméde.
TRICADIBA, ifle de l’Inde, en-deça du Gange. Elle estte marquée par Ptolomée, non dans le golfe Colchique,garnie le dit Ortélius, mais fur la côte, en allant du golfe
TRICASTENI. Voyez Tr 1 c ast 1 n 1.
TRIC ASTIN ou Tri c ast 1 no is, pays de France, dansle bas Dauphiné. Il est borné au septentrion par le Valenti-nois & leDiois ; à l’orient 8c au midi par le comrat Venaií-sin, 8c à l’occident par le Rhône. Ce pays . qu occupoiencautrefois les Tricajliní, peuples de la Gaule Narbonnoife ,n’a point d’autre ville que Saint-Paul-trois-Chateaux.
TRICASTINI, peuples de la Gaule Narbonnoife. Tite-Live , /. 21, c. 31 , dit qu’Annibal , pour aller aux Alpes ,ne prit pas le droit chemin : niais que, le détournant àgauche , il traversa le pays des Tricajtm i, d’ou passant par
, C- 1 rr •* 1 ..I.,»- /«Iyp' 7 lAe » 1 V st
CanticoíneTu golfe Colchique , au midi de l iste d’Hepta- fcs coqfins des Focontii , ií vint chez les Tncortt, 8c arrivanesia. P S à la Durance. Plutarque, m Hmmbale du que ce géné-
i. TRICALA, ville des états du Turc, en Europe, dans ral fe rendit à la Durance, par es pays des Allobroges , desla province de Janna, fur le bord de la rrtûere de Selatn- Tricajlini 8c des Focontn. Dc a maniéré que le poete Si-kria, entre Janna ou Jannina & Lariste , avec évêché lustra- hus Italiens. /. 3 ’J emW ?- T Annib jjp^_
gant de cette derniere métropole. C’est de cette ville qu’é- fur les confins des Tmastmi , & traversa le pays des Ftoit évêque Héliodore, auteur du beau roman de Theagene contii : mais on ne fauroit prendre des phrases poeciqu^ Caticlée ,& qui, étant repris fur ce livre , aima mieux, la rigueur. , , . . . . . , j , n
à°n, perdre son évêché que de brûler son ouvrage. C'est Les ASTiN, habitoient fur la me gauche ‘h RI io-1 “aenne Tr.ccì. Voyci Tricca. ne. eme Segatann, & l« Cav “ ES L L j“/ Duis C .„
1 *TRicai A VovezTRicALUM. nommoic anciennement Noviomagus , ôc depuis Au-
TRIÇALUM'ot TWCAEA . è -i- Si»,- . s°,°n OCSTA TR.CAEI.NORUM.^oye^SA.ni^PAUL.IRO!.