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Châteaux & Augusta TricastinorUm. Ptolomée,t. z , c. 10 , nomme ces pépies Triscastenx , & les placeplus à l’orient que les Segalauni. Tice-Live , /. 11 , c. 31 ,Sc Silius Italiens, /. 3, v. 466 , écrivent Tricastini.Ammien Marcellin écrit Tricastini & Trecastini.Quelques notices disentT recassiani Sc VoGASiNiimaisce sourdes fautes. Voyez Augusta Tricastinorum ScSaint Paùl-trois-Châteaux.
TRICASTR 1 NI. Voyez l’article précédent.
TRICCA , ville de Macédoine , dans l’Eíliotide, selonPtolomée , 3 , c. 13. Homere, Iliad. B. v- 2.3 , a connu,
cette ville. Strabon ,8 ,p. 360, la met dans la Thessà-lie, ce qni revient an même , puisque l’Estiotide étoit unecontrée de la Thessalie. Elle étoit fur le fleuve Lethseus,/. 14 ,/>. 647 , fur le bord duquel on disoit qu’Esculapeétoit né. Le nom moderne de cette ville estTRicAtA.Voyez ce mot. Puisque le nom moderne de Tricca estTricala , il faut que le fleuve Penée ait aussi été appeliédes anciens Lothœus , puisque Tricarla est fur la Selampria,qui est l’ancien Penée.
TRICCIANA , ville de la Pannonie. L’innéraire d'An-tonin la marque fur la route de Sirmìum à Carnuntum ,entre Pons Manfneúams Sc Cimbtiana , à trente milles«du premier de ces lieux , & à vingt-cinq milles du second.
TRICESIMAE,. Voyez au mot Coloni a , l’article Co-
IONI A TRAJANA.
TRICESIMUM. Voyez au mot Ad , l’article adTri-
CES1MUM.
TRICHAICES, peuplés de l’ifle de Crète, selon Or-télius , qui cite Homere & Strabon , mais c’est plutôt lesurnom que le nom d’un peuple. Homere dit p. 177,
AapnïsTi TçftÁtxx', Dorhnfesque Trichatces ; sur quoi Stra-bon , lib. 10, p. 477 , remarque que les Doriens, voisinsdu Parnasse , étant passes dans l’ifle de Crète , y bâtirenttrois villes, qu’ils appellerent Ermeum , Boeum Sc Cyti -nium , ce qui fait qu’Homere les nomme Trichatces , parcequ’ils étoient comme divisés en trois peuples.
TR 1 CH ATEL ou V1 lle-Ch at el , baronnie de Franceen Champagne , dans sélection de Langres, I une des an-ciennes bavonnies dépendantes du duché de Langres.* B au-gier, Mém. hist. de Champagne, t. z , p. 348.
TRICHENEN, cest-â-dire, Trois Loges , ville d’Ita-lie , dans la Calabre , au commencement de la forêt Sila ,selon Gabriel Barri, qui dit qu’on la nomme aujourd’huiTaberna ou Tavernu.
TRICHIRAPALI, ville d’Asie, dans les Indes , auroyaume de Maduré, dans fa partie septentrionale, fur larive droite du Caveri, Près de cette ville est le fameux pa-gode de Chirangam , entre Tanjaour à lest, Si Maissour àl’ouest. Longitude ^8 , latitude 11,40.
Cette ville est devenue la capitale du royaume depuisl’irruption du roi de Mayssur dans ce royaume , qui s’em-para de Maduré, & causa de grands dégâts.
Elle est fort peuplée Sc d’une grande étendue : elle con-tient plus de trois cents mille âmes ; c’est la plus grandeforteresse qui soit depuis le cap de Comorin jusqu’à Gol-conde De nombreuses armées 1 ont souvent assiégée Sc tou-jours inutilement, aussi les Indiens, disent-ils, quelle estimprenable. Elle a une double enceinte de murailles, forti-fiées chacune de soixante tours carrées, éloignées les unesdes autres de quatre-vingts ou de cent pas. La seconde en-ceinte est plus élevée que la premiere, & est garnie decent trente pièces de canon d un aflèz gros calibre. Cetteseconde enceinte est encore partagée en deux forteresses ,qu’ils appellent la forteresse du nord & la forteresse dusud : celle-ci a la muraille intérieure plus basse que l’autre :
■ on y voir une haute montagne , qni sert a découvrir l’en-netni. Vers le milieu de la montagne est 1 arsenal, Sc aubas est le palais du prince. Le dedans de la forteresse in-rerieure est assez agréable : c’est un grand amphithéâtrecarré , avec ses degrés de tout côté , pour monter fur lesremparts. Le dernier degré le plus voisin de la terre est àhauteur d’appui. Outre les tours qui accompagnent la dou-ble enceinte de muraille, il y en a dix-huit autres plusgrandes ou 1 on met les provisions de bouche Sc les muni-tions de guerre , qui n’ont pû entrer dans l’arfenal. Onrenouvelle tons les ans les provisions de ris , & celui qu ontire des greniers est livre aux soldats pour une partie deleur solde. La garnison est d’environ six miUe hommes, Scquelquefois davantage.
Le fosse qni environne la forteresse est large 8 c profond :íl est plein d’eau , & il y a quelques crocodiles. On a étéobligé de creuler ce fossé dons le roc en plusieurs en-droits , ce qui n’a pû fe faire fans de grandes dépenses.Trichirapali a quatre grandes portes , qui répondent auxquatre principales parties du monde : il n’y en a mainte-nant que deux , savoir celle du septentrion Sc celle du midiqui soient ouvertes. Celle d’orient qu’on appelle aussi laporte de Tanjaor, a cté long tems murée, celle d'occidenrn’est libre qu’aux femmes du palais. Toutes les nuits on faittrois rondes dans la place : la premipre au son dés tambours& des trompetés, lorsque le jour baisse : la seconde versneuf heures avec le haut-bois, & quelques autres instru-mens : la troisième fe fait en silence vers minuit, on enfait quelquefois une quatrième à trois heures après minuit.
La rivière de Caveri va db l’ouest â l’est de la forteresse.Au-dessus de Trichirapali, on a construit un canal large Scprofond, qui porte seau autour de la ville de ce grand ca-nal , sortent plusieurs autres canaux, qui vont fe rendredans de grands étangs qu’on trouve au-dedans & au-dehorsde la ville. On y von plusieurs places publiques & plusieursbazars : il y en a deux considérables , qui foyt placés auxdeux principales portes. Celui du nord s’étend jusques sucles bords du Caveri. Au delà du Caveri, on trouve unautre bras du fleuve Coloran, & c’est au milieu de cesdeux grandes rivières qu’on a bâti le pagode de Chi-rangam.
Le palais de Trichirapali n’est pas si beau que celui de-Maduré. Il cousisse en un amas de salles , de galeries Sc-d’appartemens intérieurs.
On compte environ quarante lieues de Trichirapali âMaduré, à cause des détours qu’on est obligé de pren-dre, pour éviter les bois qui font infestés de voleurs , maison va continuellement dans une allée de beaux arbres,qui commence an sortir de la ville jus qu’aux portes deMaduré. * Lett. éd. rec. 1
TRICHIS ,. ville d’Egypte , selon Etienne le géogra-phe. Ce mot pourroit être regardé comme suspect; carEtienne le géographe n’observe pas l’ordre alphabétiquedans cet endroit.
TRICHONE. Voyez Trichonium.
TRICHONICJM, ville de l’Etolie, Paufanias, /. z ,c. 37 , Sc Etienne le géographe en font mention ; le pre-mier dit, que Arrjphon étoit originaire de cette ville ; furquoi il remarque que cet Arriphon étoit un savant hom-me , fort estimé des Lyciens , parmi lesquels il vivoit ; cri-tique judicieux qui découvroìr bien des choses à quoi lesautres n’avoient pas pensé. C’est lui, ajoute Paufanias, quia remarqué le premier que tout ce qui concerne ces mys-tères de Lerna, vers, prose ou mélange de l’un & de l’au-tre , étoit écrit en langue dorique. Or , avant l’arrivée desHéraclides, dans le Pèloponnéfe, les Argiens parloient lamême langue que les Athéniens, & du tems de Philarn-mon , le nom de Dorien étoit encore inconnu â la plupartdes Grecs. Telle est la découverte dont on étoit redevableà Arriphon. Ortélius croit que le Trichonium de Pau-fanias Sc d’Edenne le géographe, est le Trichone dePline, /. 4, c. 3 ; mais le pere Hardouin lit Tithronepoqr Trichone , & soutient que ce ne peut être le Tri-chonium en question , qui étoir dan s l’Etolie , au lieu quele Trichone de Pline étoit dans la Locride. Il fonde facorrection fur Paufanias même, qui met dans la Locrideune ville nommée Titiîronium, & fur Hérodote,8,»°. 33, qui nomme cette derniere.villeT ethronium,
TRICIUM. Voyez Tritium.
TRICOLLORI , peuples de la Gaule Narbonnoi/ë.Pline, 3, ç. 4, éloigne ce peuple de la côte de la mer.
Leur pays est aujourd’hui, selon le pere Hardouin, lediocèse de Sisteron , Sc la capitale étoit Alarante , doncla table de Peutinger fait mention , & qu’on nomme pré-sentement Talard, lieu du Dauphjné, sur la route de Sis-teron à Gap. C est du moins le sentiment de Nie. Bouche,dans son histoire de Provence, /. 3 , c. 7.
TRIÇOLONI , ville de l’Arcadie. Paufanias, /. 8,c. 35, qui dit qu’elle étoit à dix stades des ruines de Chu-rìfium , ajoure que la ville Tricoloni ne subíistoit plus deson tems, q-u’il ne s’étoit conservé qu’u n temple de Nep-tune, fur une colline, avec une statue du dieu de figurecarrée, Sç un bois siteré qui enviropnoit le. temple. Cetteville avoir été bâtie par les enfans de Lycaon. En prenant