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2. TR1TONOS-, petite ville de !a Doride. Tire Lrve ,7 . 28, c. 7, dit quelle fut prise par Philippe de Macédoine.C’est apparemment la même qu’Etienne le géographe mecdans la Macédoine.
TR 1 TTAU , château d'Allemagne, dans la halle Saxe,au pays de Vague, près de la rivière de Bille, entre Ham-bourg Sc Lubec. Jean , comte de Vagtie , commença à lebâtir en 1342. * Zeyler, Topogr. Saxon. inf. p. 231.
Tous les géographes s’accordent à mettre Trittau dansla Stormarie, & non dans la Vagrie.
TRITTEA, ville de l’Achaïe , selon Etienne le géogra-phe. Ce pourroit bien être la même que Tritea, donc cetauteur feroit deux articles fous deux orthographes diffé-rentes.
TRITTENHEIM , bourg d’AHemagne, dans l’arche-vêché de Treves, Trevir. El. p. 38 , entre Treves ScNumayen. C’est la patrie de Jean Trithéme, abbé de Tor-dre de S. Benoît, fameux par fes écrits, principalementpour Thistoire, Sc mort en 1316. -
TRITTENSES, peuples du Péloponnéfe, dans T Achaïepropre. Pline , l. 4 , c. 6 , entend par ce mot les habitans dela ville Trit/Ea ou Tritia. Voyez Tritea.
TRITTIA Voyez Tritia.
TRITUM. Voyez TretujCí.
TRITURITA , maiíoitde campagne en Italie , dans laToscane, fur le bord de la mer, près d’un port fort fré-quenté , qui pourroit être celui de Livourne. Voici la des-cription que Rutilms, ittner. I. 1, v. 527, donne de lamaison & du port qui étoit contiguj
Inde Trìturritam petimus ,sic villa vocatur ,
Qu£ laîet expuifis infula pene fretis.
Namque manu junfîis procedit in aquora faxis ,f , Quique domum pofutt condidit ante folum.
Contmuum flupui portmn , quem fama fréquentantPi/arum Emporte divitiuque maris.
TRIVENTO, ville d’Italie au royaume de Naples,dans le comté de Molistè, fur le Trigno , en latin Tre-Ventum. Voyez Treventinates. Cette petite ville fe pré-tend évêché dès les premiers stecles, mais avec peu defondement. Cependant cet évêché est exempt, par con-cession d’Alexandre III, & quoiqifil fût dans la provincede Bénevent, il s’est choisi celle de Lanciano. Crescentiusest Tévêque le plus ancien que je trouve; il assista au con-cile tenu à Rome Tan 853. * Hardouin , Collect. conc.t. 5, p. 79. Commainville , Table des évêchés.
TR 1 VER, Treves. Voyez ce mot, ôc AugustaTre-Virorum.
TRIVlcE LUCUS 8c NEMUS. Voyez Arície.
TR 1 VICUM , ville d’Italie , dans la Campanie , selonquelques-uns, Sc dans TApouilie , selon d’aucres, chez iesHirpinì , â Torient d’hiver d’Ariano , mais de Tatitre côtéde TApennin. Horace en fait mention dans fes satyres,L 1 , fat 5 , v. 79 , où il 11e lui donne pourtant que le titrede Villa. Quoi qu’il en soit, Trivicum devint dans láfuite une ville Sc même un íîége épiscopal. Le nom mo-derne est Trevico. Voyec ce mot. * Cluverius , Ital. ant.1, 4 , c. 9.
TRIULATTí , peuples des Alpes, & que Pline, l. 3 ,c. 10 , mec au nombre de ceux qui furent subjugués parAuguste. Le pere Hardouin les mec dans le diocèse de Sé-nés , vers le bourg d Alloz.
TRIOMPHALE. Voyez Ipasturgi.
TRIOMPHANT , peuples d'Iralie, selon Pline, /. 3,c. ro,, qui nous apprend qu’ils faisoient partie des Euga-'««. Ils habitoient la vallée que Ion appella de leur nomTrompla , ensuite Trompia , que Ton connoît aujour-d’hui fous le nom de Troppi a. Voyez ce mot. Pline, unpeu plus bas, nomme les Triumpiiini , au nombre desnations des Alpes, dont Auguste triompha.
TRIVY, lieu de France , dans la Bourgogne , au dio-cèse d Autun. II est situé en pays montueux, & tout lefìnage est de même, c’est pays de vallons. Les fiefs 'del’abbaye de Cluni, Sevignoti Sc Boistan en dépendent,comme aussi les hameaux de Château, Forge, Trivi &Villiers.
TR 1 ZAY, en latin Trifagium , Triz.aïum , Trigefium ,lieu de France , dans le Poitou , au diocèse de Luçon , furda rivière appellée le Lay. II y a une abbaye d’hommes de
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Tordre de cîteaux , de filiation de Pontigny, & qu onrient avoir été fondée Tan 114; , 8c unie à la congréga-tion de cîteaux Tan 1193, sous Guichard , abbé de Ponti-gny. Elle a eu pour fondateurs des seigneurs de Poitou ,nommés Arvée ou Hervée de Mareuil Sc Géofroi de Tif-fauger. Elle vaut six mille livres de rente. L’églife est fousle vocable de TAstomption. Il n’y reste plus qu’un reli-gieux , à qui l’abbé commendataire donne une portioncongrue.
TRIZEN. Voyez Troezene.
TRIZI, peuples voisins du Danube, au nord de cefleuve, selon Etienne le géographe , qui cite Hécatée.
1. TROADE, contrée de T Asie mineure, ainsi nomméede la fameuse ville de Troye fa capitale. Sion prend le nomde Troade pour tour le pays soumis aux Troyens, ou poucle royaume de Priam, il fe trouvera quelle comprenoicpresque toute fécendue du pays que Ton entend sous le nomdes deux Mysies ,8c sous celui de petite Phrygie ; mais si onla restreint à la province oíi étoit la ville de Troye, & quiétoit la Troade propre ,e!le fe trouvera ne comprendre quele p*ays qui est entre la Dardanie au nord, Sc au nordoriental le pays des Leleges, â Torient méridional THelles-pont & la mer Egée au couchant. Pcolomée, /. 5 , c. 2 ,qui renfêrme la Troade dans la petite Phrygie, y met leslieux fuivans,
f Alexandria Troas ,
Sur le bord de la mer Agée. < Leílumpromontorium ,
( Affum.
Dans le terres. ILium.
2. TRO A DE, en latin Tm», ville de l’Asie mineure,dans la Troade ou dans la petite Phrygie, fur la côte deTHeilespont, vis-á vis de Tiíle de Tenedos.-Cette ville furaussi quelquefois appellée Antigonia Sc Alexandria .- IpftTroas Antigonia dicla mue Alexandria , dit Pline, /. 5 ,c. 30. Quelquefois on joint les deux Alexandria-Troas .Saint Paul étant allé à Troade en Tan de l’ére vulgaire 32,eut la nuit cette vision. Un homme de Macédoine fe pré-senta devant lui, 8c lui fit cette prière : Paflez en Macédoine,8c venez nous fecoutir.il s’embarqua donc à Troade 8cpaflâ en Macédoine. On croitque cet homme qui lui appa-rut étoit l’ange de la Macédoine, qui Pinvitoit â venir prê-cher dans ce royaume. L’apôtre fut encore quelques autresfois â Troade ; mais on ne lait rien de particulier de ce qu’ily sir. Voyez AH. 20, 5 , 6 ; 8c 77 Cor. 1, 14. Il avoirlaissé à Troade chez un nommé Carpe quelques habits 8cquelques livres, qu’il pria Timothée de lui apporter à Romeen Tan 6; de Tére vulgaire , peu de tems avant fa mort ar-rivée en fan 66. Voyez II Timotb. 4, 13. * AH. 16, 8& fuiv.
TROAKI, village de TAnatolie , fur le cap de Janistâri.Ce village dont le nom signifie petite Trope , est habité pardes chrétiens Grecs ; ce qui est cause que le Turcs le nom-ment Giaourkio'i, c’est-à dire, village d’infidéles, paresqu’ils appellent ainsi tous les lieux ouïes Mahométans n’oncpoint de temples , 8c qu’ils donnent le nom de Gïaours àtous les chrétiens. Les voyageurs trouvent à Troaki beau-coup de rafraîchissementëSc à bon marché. On y a unedouzaine de poulets pour quinze fols, Sc le baril dutonneau de vin muscat de l’iíle de Tenedos n’y vaut qu’unécu.
TROALICIDA. Voyez Trallia.
TROARN , Troarnum , bourg de France, dans la bafle'Normandie , au diocèse de Bayeux , à trois lieues au levantde Caen ,'fur la Méance, entre Sainr-Pierre fur Dive Scla mer, une lieue au-deflous d’Argences. II y a une églisefous la vocation de saint Martin. C’étoit autrefois une col-légiale que Roger, comte d’Hiesme érigea en abbaye. Aulieu de douze chanoines que son pere, ou son oncle, appelleaussi Roger, y avoir mis ,.il fit venir l’abbé de Conciles ,nommé Gilbert, qui, ayant été suivi de quelques moines »y établit Tétroite observance de saint Benoît. On comptepour premier abbé de ce monastère, Durand, religieuxde l’abbaye de Fécamp. Quelques-uns mettent son élec-tion en 1038 , 8c d’autres en 1070. Odon , 011 Eudes I,trente unième évêque de Bayeux, confirma Téreótion decette abbaye , qui est à présent pofledée par les grands bé-nédictins. * Corn. Diction. Hermant , Hist. du diocèse àeBayeux, t. 1.