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Tome sixième. T - Z.
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TROAS. Voyez Troade.

TROCALITANUS , liège épiscopal d’Italie, à ce■Ru’il paroît par le recueil des conciles cités par Orcé-lius.

TROCHOIDES, nom d’un lac de Tille de Delos, se-lon Ortélius , qui cite Arhcnagoras , in Légat.

TROCHOS, village du Péloponnéle , fur le chemind’Argos à Tégée. A la gauche de ce village on trouvoitle fort Cenchréh, ainli nommé, à ce que croît Pauia-nias , i, c. 24, de Cenchreus, qui étoit fils de Piréne.C’est là que Ton voyoic la íépulture commune de ces Ar-giens, qui défirent Tarmée de Lacédémone auprès d’Hysies.Ce combat fut donné du tems que Pifiílrate étoit archonte àAthènes.

TROCHMI. C’est: le nom d’un des trois peuples gau-lois .qui allerent s’établir dans la (Salarie, selon Pline ,/. 5 , c. 31. Les Trochmi fixerent leut demeure à To-■rient de la (Salarie près du fleuve Halyá, ou, comme Stra-bon dit, ils possédèrent la partie de cette contrée quiregarde le Pont-Euxin, & celle qui touche la Cappa-doce. Ce dernier ajoute qu’ils avoient trois bonnes forte-resses ; savoir,

Tavium, Mitbridatium, D anal*.

TROCHTELFINGEN, petite ville d'Allemagne , dansla Suabe , près de la riviere Schmelìha. La contrée est ru-de, montagneuse &c pleine de pierres. Cette ville appar-tient aux comtes de Furstenberg , qui y tiennent uu bailli.* Zeyler , Topogr. Suev. p. 74.

TROCLAR, ancienne abbaye de France, dans le hautLanguedoc, au diocèse d’Albi , dans le lieu appellé laGrave. Ce monastère, qui n'existe plus , a eu pour ab-besse dans le sixième siécle sainte Sigolene.

TROESOS , village de la Carmanie , fur le bord de laMer, selon Arrien-., de Induis , p. 343.

TROEZEN ou Troezene , ville du Péloponnéle,dans TArgolide , fur la côte orientale, un peu au-delà dupromontoire Scyllaum , à Feutrée du golfe Saronique. Lepériple de Scyllax nous apprend que le promontoire Scyl-Uum étoit dans le territoire de Troczène, 8 c ce territoire est

nommé Troezénide pat Thucydide, /. 2 ,/>. 156. La villeest appellée Tçoi&t, Troez.cn , par la plupart des Grecs &des Latins. Ptolomée cependant écrit , ‘Tïûcz.ène ,

Polybe Dans la place de Troezène, dit Pausa-

nias, /. 2 , c. 31, 3 2 , on voit un temple 8 c une statue deDiane conservatrice : les Troezéniens assuroient que cetemple avoir été consacré par Thésée, Sc que Ton avoirdonné ce surnom à la déesse , lorsque ce héros le sauva siheureusement de Crète, après avoir tué Astérion , fils deMinos. Dans ce temple il y a des autels consacrés aux dieuxinfernaux. Ces autels cachoient, à ce qu’on disoit, deuxouvertures ; par Tune desquelles Bacchus retira Sémele desenfers ; 8 c par T autre , Hercule emmena avec lui le Cer-bère. Derrière le temple étoit le tombeau de Pitthée, furlequel il y avoir trois sièges de marbre blanc , où Ton ditRu il rendoit la justice avec deux hommes de mérite , quiétoient comme ses assesseurs. Près de-lá on voyoit une cha-pelle consacrée aux muses ; c’étoit un ouvrage d Ardalus,bis de Vulcain, que les Troezéniens disoienr avoir in-tenté la flûte; 8 c de son nom on appelk les muses Arda-"des. Us assuroient que Pitthée eníèignoit dans ce lieu Tarede bien parler , & on voyoit un livre composé par cet an-cien roi. Au-delà de cette chapelle il y avoir un hôtel fortjulien ; la tradition vouloir qu il eût été consacré par Arda-*us. On y sacrifioit aux muses tk au sommeil ; car de cousks dieux , disoienr- ils , c’est le sommeil qui est le plus ami«es muses. Auprès du théâtre on voyoit un temple de Diane~T c ea , bâti par Hippolyte. Paufanias juge que ce surnomde Diane venoit, ou de ce qu’Hippolyte avoir purgé le paysdes loups, dont il étoit infesté, ou de ce que par fa mere ildescendoit des Amazones, qui avoient dans leur pays uuter >iple de Diane dc même nom- Devant la porte du tem-P e etoit une grolíe pierre appellée [z pierre sacrée , tk fur* a quelle on préccndoit qu’Orestc avoir été purifié du meur-rî^ k ^ ‘"ere par d’illustres personnages de Troezène , autels re neu(: ‘ Aí ^" ez k"ès de là , on trouvoit plusieurs au-i S P®" éloignés les uns des autres :lun consacré à Bac-us hauveur , eri conséquence d’un certain oracle ; un au-a Ihernis, & q UC Pitthée lui-meme LVAÎt consacré 3 un

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troisième avoir été consacré au soleil le libérateur par lesTroezéniens , lorsqu’ils se virent délivrés de la crainte qu’ilsavoient eue de tomber fous Tesclavage de Xerxès & desPerses. On y voyoit auísi un temple d’Apollon Theorius ,& qui passoiepour avoir été rétabli 8 c décoré par Pitthée.C’étoit le plus ancien des temples que connût Paufanias.La statue qu’on y voyoit étoit un présent d’Auliscus, 8 c unouvrage du statuaire Hermon , natif du pays ; on y voyoicencore les deux statues des Dioscures ; elles étoient de bois ,& aussi de la main d’Auliscus. Dans la même place, il yavoir un portique orné de plusieurs statues de femmes &d enfans, toutes de marbre : c’étoient ces femmes que lesAthéniens confièrent avec leurs enfans aux Troezéniens,lorsqu’iis prirent la résolution d’ábandonner Athènes , dansl’impoílìbilicé où ils étoient de la défendre contre les Perses,avec le peu de forces qu’ils avoient fur terre. On nerigeades.statues qu’aux plus considérables d’entr’elles. Devant letemple d’Apollon 011 remarquoit un vieil édifice , appelléle logis d Orcjle, où il demeura comme séparé des autreshommes, jusqu à ce qu’ii fut lavé de la tache qu’il avoitcontractée en trempant ses mains dans le sang de sa mere 3car on disoit que jusqucs-là aucun Troezénien n’avoit voulitle recevoir chez lui ; de forte qu’il fut obligé de palierquelque tems dans cette solitude , où Ton prenúit foin dele nourrir 8 c de le purifier, jusqu’à ce que son crime futentièrement expié ; 8 c même encore du tems de Paufanias »lesdescendans de ceux qui avoient été commis à fa purifica-tion , mangeoient tous les ans à certains jours dans cettemaison. Les Troezéniens diloient qu’auprès de cette mai-son , dans le lieu où Ton avoir enterré les choses qui avoientservi à cette purification , un laurier avoir poulie , 8 c s’éroittoujours conservé. Les Troezéniens avoient aussi une fon-taine Hippocrène , au sujet de laquelle ils avoient une tra-dition différente de celle des Bœotiens : car ilsdisoient biencomme eux, que Pégase ayant frappé du pied contre terre,il en sortit une fontaine ; mais ils ajoutoient que Belléro-phon étoit venu à Troezène pour demander à Pitthée íafille Ethra en mariage, & qu’avantque de la pouvoir épou-ser, il fut banni de Corinthe. On voit aussi au même lieuune statue de Mercure Polygius, devant laquelle ils aíîù-roienc qu’Hercule avoit consacré sa massue faite de boisd’olivier. Quanr à ce qu’ils ajoutent, dit Paufanias, quecette maílùe prit racine & pouílà des branches , c'est unemerveille que le lecteur aura peine à croire. Qjoi qu’ilen soir, ils montrent encore aujourd’hui cet arbre mira-culeux 3 & à l’égard de la massue d’HercuIe, ils tiennentque c’étoit un tronc d’olivier qu’Hercule avoit trouvé au-près du marais saronique. O11 voyoit encore à Troezèneun temple de Jupiter Sauveur , bâti, à ce qu’tm disoit , parAëtius , lorsqu’il avoit pris possession du royaume après lamort de -son pere Antha.

Les Troezéniens donnoient, comme une merveille, leurfleuve Chryforrhoès, qui, durant une sécheresse de neufannées qu’il ne tomba pas une goutte dc pluie , 8 c que tousles autres tarirent, fut le seul qui conserva toujours seseaux , 8 c coula â Tordinaires Us avoient un fore beau boisconsaaré à Hippolyte, fils de Thésée , avec un temple oùTon voyoit une statue d’un goût très-ancien. Ils croyoientque ce temple avoit été bâti par Diomède, qui, le premier,avoit rendu des honneurs divins à Hippolyte. Ils honoraientdonc Hippolyte comme un dieu. Le prêtre charge de sonculte étoit perpétuel, & la fête du dieu se célébrois tous lesans. Entre autres cérémonies, les jeunes filles coupoientleur chevelure & la lui consacraient dans son temple. Aureste, ils ne cqnvenoient point quHipP°‘y re bit more, em-porté & traîné par les chevaux , mais ils vouloient persua-der que les dieux l’avoienc mis dans le ciel au nombre des

constellations ,& que c’étoit celle qu on nommoit le con-ducteur du chariot. Dans le memebois il y avoit un templed’Apollon Epibaterius, & qu ils tenoient avoir été dédiéfous ce nom par Diomede, après qu il fe fur sauvé de ! atempête qui accueillit les Grecs, lorsqu’ils revenoient dusiège de Troye. Ils disoienr me me que Diomède avoir insti-tué le premier les jeux pythiques en Thonncur d’Apollon.Ils rendoient un culte á Auxella & à Lamia , auísi. bien queles Epidauriens &: les Eginetes 3 mais ils racontoient diffé-remment i’hîstoire de ces divinités. Selon eu», c croientdeux jeunes filles qui vinrent de. Crète à Troezène , dans letems que cette ville étoit divisée par des partis contraires ;elles furent les victimes de la sédition, & le peuple qui ne