c. 2.3. Il y avoir, dit Cluvier , un village sur le bord de la,tuer nommé Trggylus, & se$ Jhabicans étoient appellesTrogilii, Thucydide, l. 6 , p ..413 LÌt'48; ,&l. 7 ,p. 490»parle du lieu nommé Trogylus qu’ii place aussi au voisinagede la ville de Syracuse. Je nesais.ce qui a porté Etienne legéographe à faire de Trog-ilus une contrée de la Sicile.
TROGILUS, contrée de la Macédoine, selon Etienne legéographe.
TROGITIS , marais de la Lyçaonie. Strabon, /. 12,p. 568 , l’appelle petit en comparaison de celui de C or dis ,& le mer au voisinage de la ville à’Itanium.
TROGLODYTES , peuples ainsi nommés, à caufe descavernes où ils faisoient leur demeure. Leur nom étoit for-mé de , foramen,, Sc deou ì'ifu , subeo. On trouvedes peuples de ce nom dans T Egypte > sor le golfe Arabi-que , dans la Palestine, dans l’Ammoniaque , canton de laMarmariqjie, dans l’Orient & dans la Scythie. Ceux néan-moins qui habitaient sor le golfe Arabique étoient lesplus considérables, Lt ce sont ceux-là que l’on entend leplus ordinairement sons le nom de Troglodytes. Les auteursanciens ne conviennent-pas fur les bornes de leur pays. Stra-bon , L 16 , commence la Troglody tique dans la partie laplus enfoncée du 'golfe : db Hermim orbe nayigantibusjuxta Troglodyticem. Ptolomée , /. 4, c. 8 , appelle Troglo-dytique tout le rivage le long des golfes Arabique Sc Avali-te. Pline, /. 6 , c. 29, paroît avoir été du même sentiment;car il dit que Ptolomée Philadelphe , qui, le premier sub-jugua la Troglodytique, y bâtit la ville d’Arsinoé, qu’il ap-pella ainsi du nom de fa íœur , & donna le nom de Ptolo-mée au fleuve qui arrose cette ville , ce que Pline n’auroitpas dit s’il n’avoic cru qu’Arsinoé qui étoit au fond du gol-fe , sot dans la Troglodytique ; cependant il y en a qui re-culent les Troglodytes au-delà du tropique du cancer , Scqui les mettent au nombre des peuples qui ont leur ombresdes deux côtés; car, selon Pline, /. 2, c. 74 , Eratosthènedit que, dans toute la Troglodytique, les peuples ont troisMois de Tannée leur ombre contraire à ce qu’ils ont coutu-me de Ta voir dans le reste du tems ; & une ancienne cartedressée sor les degrés de longitude Sc de latitude marquéspar Ptolomée, étend la Troglodytique depuis le Tropiquejusqu’313 golfe Avalite & au-delà. Pour accorder tout, ilfaut dire que dans un sens étendu , le pays des Troglodytescomprenolt toute la côte occidentale du golfe Arabique, Scque dans un sens plus étroit, il ne comprenoit que la partiede cette côte, depuis la ville de Bérénice que Pline , /. 2 ,t. 73 , appelle ville des Troglodytes ou depuis le Tropiquejusqu au détroit, ou jusqu au golfe Avalite.* Cellar. Geogr.ant. 1. 4, c. 1.
L'Ecriture sainte ne parle des Troglodytes qu’au secondlivre des Paralipoménes, c. 12, v. 3. Lybies & Troglodyte& JEthiopes , Thébreu : Les Lubims , les Sttçhìms Sc lesChítschims. La plupart des interprètes, dit dom Calmée,L>iéì. sont persuadés que Suchim signifie véritablement lesTroglodytes. On peut voir à ce sujet Bochart, /. 4, c. 29.Pbdeg , où il montre que Sucha en hébreu signifie un trouou une caverne, & que Pline place la ville de Sucha sor lebord de la mer Rouge, dans le pays des Troglodytes. Gro-t] us Sc quelques autres aiment mieux croire que les Su-( bims dont patient les Paralipoménes , Sc qui étoient dansf armée de Sefac, roi d’Egypte, signifient des peuples qui«^meurent sous des tentes comme les Arabes Scénitcs. II yAvoir beaucoup de ces Arabes dans TArabie Pétrée , & anxenvirons de TEgypte ; ils ne prenoient pas la peine de culci-Ver la terre, ni de bâtir;des maisons.
Tes Troglodytes, selon Strabon, 16, />. 77;, s’appli-
quoient à élever du bétail ; ils avoient plusieurs tyransParmi eux. Leurs femmes Sc leurs enfans étoient en cam-mun » si ce n’est les femmes des tyrans ; & celui qui en cor-£? m Poit une étoit condamné à Tamende d’une brebis. Les* r °glodytes combattoienc souvent pour les pâturages ; ilseotnmençoient d’abord le combat avec les mains , en ve-**otent ensoite aux pierres ; Sc lorsqu’il y avoit quelqu’un ds, e jse, ils avoienc recours aux fléchés & aux épées; alorses femmes s’avançoient au milieu d eux , & par leurs prie-â . e ogagcoient à faire la paix. Ils fe nourrissoient de^ air qdiís piloient avec les os, enveloppant le tout dansïút ^ * e failant rôtir. Ils vivoient aussi de sang & dede r* 15 es ensemble. Pline dit qu’ils fe nourriíloient encoreer pens. ii s a H 0 j enr mut nuds, portant seulement unepeau qm leur couvrait le milieu du corps, Sc pratiquaient
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la circoncision comme les Egyptiens. Quelques-uns d’entreeux enterroient leurs morts avec dçs cérémonies extraordi-naires ; ils lioienc la tête du mort à fes pieds Sc le portoienr,ainb ramasse, joyeux Sc riants, fur quelque colline , oùchacun lui jettoic des pierres jusqu’à ce qu’ils ne vissent plusde figure d homme ; ils partoient ensuite, après avoir misla corne d’une chevre au-dessus du heu où le more étoit en-seveli. Quand ils marchoient la nuit, ils attachoient des clo-chettes au cou de leurs animaux mâles, afiti d’épouvantecles bêtes farouches par ce bruit. Quand ils s arrêtoient, ilsallumoient du feu, veilloient autour de leurs troupeaux >Síchantoient à leur mode des chansons de leur pays.
TROGM ADORUM, ville dont il est parlé dans le con-cile de Chalcédoine, où son évêque est nommé Cyriaque.Ortélius croit que cette ville étoit dans T Asie mineure , Scque ce pourroit être celle des Trocmi , appelles par quel-ques-uns Trogmi.
TROGNON, prévôté dans le duché de Lorraine, dudiocèse de Verdun , au sud-est de cette ville, Sc au midid’Hatton le-Chatel. Cette prévôté étoit autrefois un fief ligede Téglise Sc de Tévêque de Verdun, dont les comtes de Bacleur faisoient hommage d hoirs en hoirs. Le dernier hom-mage qu’ils onr soit est de Tan 1399; depuis ce tems, ni lesducs de Bar, ni les ducs de Lorraine ne íe sont plus soumis,à ce devoir.
TROGYLIUM. VoyezT rogilia-Micales.
TROI. Voyez Taurisci.
1 TROIA. Voyez Troye.
2. TROIA , village de T Attique. Etienne le géographedit qu’on le nommoit de son temsXYPETE.
3. TROIA , ville de la Chaonie , dans la Cestrie , selonEtienne le géographe. Virgile, Mneid. L 3 , v. 349 , parlede cette ville & la surnomme la petite.
4. TROIA , ville d’Egypte, selon Etienne le géogra-phe. Strabon , /. 17 , p. 809 , ne lui donne que le titre devillage, Sc le place au voisinage du mont T roïeus ; il dirque c’étoit Tancienne habitation des Troyens, qui suivi-rent Ménélaiis dans fa captivité , Sc qui s ecablirent dans celieu.
TROIA, ville de la Cilicie. C’est Etienne le géogra-phe qui en fait mention au mot Thebe.
6. TROIA, ville d’Italie. Etienne le géographe la met nufond du golfe Adriatique, chez les Venétes. Tite-Live, /. 1,c. 1 , n’en fait pas une ville, il dit seulement qu’on donna lenom de Troia au lieu où Antenor Sc fes compagnons dé-barquèrent dans ce quartier.
7. TROIA, lieu d’kalie, dans le territoire de la ville deLaurentum, selonTite-Live, qui dit qu’on donna ce nom àl’endroit où Enée prit terre en arrivant en Italie. FestusL 1 , voc. Troie , dit aussi la même chose. Denis d’Halicar-nasse met ce lieu à quatre stades de la mer ; & si nous encroyons Ifacius, in Lycopb. ce lieu nommé Troja Sc Lauren -tum font deux mots synonymes.
8. TROIA, ville d’itahe, ( a ) au royaume de Naples ,dans la Capitanate , sor le CÍsilaro, près de T Apennin, en-viron à dix milles au nord occidental de Bovino. Corneilledit que cette ville est bordée de la mer de deux côtés ; il nelui en auroit guères plus couté de dire de quatre côtés ; à lavérité les bordures seroient un peu grandes ; car la cotedont Troja approche le plus en est à plus de vingc-cinqmilles. Si Corneille appelle cela être bordé de la mer, il yauroit à ce compte bien des villes maritimes. La ville deTroia ( b ) fut bâtie Tan 1008, des ruines d Aece 011 d 'Aece-num , ou peut-être Eclannm , ville de 1 Apouille qu’on voiedès Tan 500. L’évêché de Troia est dans la province deManfredonia , mais exemt. ( 3 ) Megin, Carte de la Capita-nate. ( b ) Commdmille , Table des eveehes.
9. TROIA , issed’ítaiie, sor la cote de Toscane, à leu-rrée du golfe de Piombino, a la droite, au nord oriental deTisse d’Élbe, Sc à Torient méridional de Piombino.
TROI AS , village de la Natolie, dans le pays d’Aidinzieou petite Aidine, près du cap Janisseri, où étoit TanciennevilleSigée. Ce sont les Grecs qui nomment ainsi ce village;il conserve en quelque maniéré le nom de Tancienne villede Troye, qui n’étoit pas fort éloignée de ce lieu. Le villageTroias peut contenir environ trois cents feux; tous ses habi-tans sont Grecs, & vivent de la vente de leurs denrées, quifont bleds, vins, fafrans, melons Sc autres fruits ; ils élè-vent beaucoup de volaille , Sc tout fedonneà fort bon com-pte.* Sport , Voyage de TArchipel, 1- r, p. 20.
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