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Tome sixième. T - Z.
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*espectoit rien, 1cs assbmmaà coups de pierre ; cest pour-quoi on célébrait tous les ans un jour de fête qu on appelíoit■la Lapidation. De Tautre côté c’étoit un stade, nommé lestade d’Hippolyte, & au-deslus il y avoir un temple de Ve-nus, surnommée la Regardante ; parce que cétoit de-làque Phèdre, épris d’amour pour Hippolyte , le.regardoitroutes les fois qu’il venoit s’exercer dans la carrière ; c'estaussi là que l'on voyoit le myrte qui avoir les feuilles toutescriblées; car la malheureuse Phèdre , possédée de sa pas-sion j 6c ne trouvant aucun soulagement, trompoit Ion en-nui, en s’amuíânt à percer les feuilles de ce myrte avecson aiguille de cheveux. Là, se voyoit la sépulture dePhèdre, & un peu plus loin celle d’Hippolyte ; mais letombeau de Phèdre étoit plus près du myrte. On y remar-quoit aussi la statue d’Esculape faite par Timofhée; 6c l’oncroyoit à Troezène que c étoit la statue d’Hippolyte. Pour3 a maison où il demeuroit, je lai vue, dit Pausanias ; ily avoir devant la porte la fontaine d’Hercule , qu’on diíoit

• avoir été découverte par Hercule.

Dans la citadelle on trouvoit un temple de MinerveSthéniade , la décile étoit représentée en bois. Cétoit unouvrage de Gallon , statuaire de Piste d’Egine. En descen-dant de la citadelle, on rencontrent une chapelle dédiéeà Pan le libérateur, en mémoire du bienfait que les Troe-zéniens reçurent de lui, lorsque par des songes favorables,ìl montra atix magistrats de Troezène le moyen de remé-dier à la famine , qui affligeoit le pays & encore plus l’At-íique. En allant dans la plaine , on voyoit fur le chemin untemple d’isis , 6c au-dessus un autre temple de VenusAcrea ; le premier avoir été bâti par les habitans d’Hali-carnasse, qui avoienr voulu rendre cet honneur à la ville•de Troezène , comme à leur mere. Pour la statue d’Iíis,c’étoit le peuple de Troezène qui l avoir fait faire. Dansles montagnes du côté d’Hermione, on rencontrait pre-mierement la source du fleuve Hylycus, qui s’écoit appelleautrefois Taurins ; en second lieu une roche qui avoir prisle nom de Thésée, depuis que ce héros, tout jeune en-core , la remua pour prendre la chauílure &c l’épee de son,pcrc, qui les avoir cachées d estons ; car auparavant elle seiiommoit P autel de Jupiter Sthénius. Prés dela on montrait•la chapelle de Venus, surnommée Nymphé, bâtie par Thé-sée , lorsqu’il épousa Heîéne. Hors des murs de la ville ily avoir un temple de-Neptune Phytalmnis, surnom dontla raisqp est que ce dieu , dans fa colere, inonda tout lepays des eaux salées de la mer, fit périr tous les fruits deJa terre , & ne cessa d’affliger de ce fléau les Troezéniens,jjusqua ce qu’ils Tendent appaifé par des vœux & des sa-crifices. Au-dessus étoit le temple de Gérés, légistatrice,consacré, disoit-on, par Althippus. En allant au port ,situé dans le bourg nommé Celendris , on voyoit un lieuappelle le Berceau de Thésée, parce que cétoit lâ que.Thésée étoit né. Vis à-vis on avoit bâti un temple au dieuMars , dans le lieu même où Thésée défit les Amazones.C’étoit apparemment un-reste de celles qui avoient com-battu dans l’Attique, contre les Athéniens, commandé parce héros. En avançant vers la mer PfepHée , on trouvoitun olivier sauvage nommé le Rhachos , tortu : car ils don-noient le nom de rhachos á tons les oliviers qui ne por-toienr point de fruit ; & ils appelloient celui-ci tortu , parceque c’étoit autour de cet arbre que les rênes des chevaux-cl’Hippolyte s’écoient embarrassées, ce qui avoir fait ren-verser son char.

11 y avoir deux iíles qui dependoient de Troezène ;savoir l’isle de Sphérie, depuis nommée l isse íacrée , 6ccelle de Calaurée. Une bonne partie du pays de Troe-zène , étoit, à proprement parler , un isthme qui avan-coit considérablement dans la mer, & secendoit jusqu aHermione.

Les Troezéniens faifoient tout ce qu ils pouvoient pourdonner deux une grande idée. Ils difoient que leur pre-( mier roi s’appelíoit O t us , & qu’il étoit originaire du pays ;mais je crois, dit Pausanias, l. z c. 30 , que le nom d'Orusest plutôt égyptien que grec. Quoi qu’il en soit,, ils assu-xoient que de son nom le pays avoir été appelle l’Orée ;qu ensuite Althepus, fils de Neptune & de Léis, qui étoitfille d’Orus, ayant succédé à son aïeul, toute la contréeprit le nom ^TAichepie. Ce fut sous son régné que BacchusSc Minerve disputèrent a qui aurait le pays fous fa pro-îeââon,& que Jupiter les mit d’accord en partageant cetdhonneuc entre l’un & 1’autre. C’est pour cela qu’ils hono*

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raient Minerve & Poliade , & Minerve Sthéniade, don-nant deux noms différens à la même divinité, & qu’ils rê-veraient Neptune fous le titre de roi ; même l’anciennemonnoie de ce peuple avoir d’un côté un trident & de l’au-tre une tête de Minerve. A Althépus succéda Saron ; celui-ci , suivant la tradition , bâtit un temple à Diane Saronide,dans un lieu où les eaux de la mer forment un marécage »aussi l’appelloir-on le marais Phœbéen. Depuis Saron , onignorait la fuite des rois jusqu’à Hypérétés & à Antha , filsde Neptune & d’Alcyone , fille d’Atlas. Ce furent eux quibâtirent dans le pays les villes d’Hypérée & d’Anthée. En-suite Aëtius, fils d’Antha , ayant succédé à son pere & àson oncle , changea le nom d une de ces villes , & voulutquelle s’appellât Posidonia ; maisTroezen 6c Pitthée étantvenus chez Aëtius, le pays eut trois rois ; & bientôt lesdeux fils de Pelops devinrent les plus puiífàns. Ce qui leprouve, c’est que Pitthée , après la mon de Troezen ,joignant ensemble Hypérée & Anthée, de ces deux villesn’en fit qu’une feule , qu’il appella Troezène du nom deson frere. Plusieurs années après , les descendans d’Aëtius,fils d’Antha , ayant eu ordre de conduire des colonies endivers lieux , allerenc fonder Mynde 6c Halicarnassè dansla Carie. Pour les fils de Troezen , Anaphlystus & Sphet-tus, ils se transplantèrent en Attique , où ils donnerentleurs noms à deux bourgades. Après le retour des Héra-clides dans le Péloponnéfc, les Troezéniens reçurent lesDoriens dans Troezène, je veux dire ceux des Argiens,qui y voulurent venir demeurer; ils se souvenoient qu’ilsavoient été soumis eux-mêmes à la domination d’Argos ;car Homère, dans son dénombrement, dit qu’ils obéis-foient à Dioméde. Or Dioméde 6c Euryalus, fils de Me-cistée, après avoir pris la tutelle de Cyanippe, fils d’Egia-lée, conduisirent les Argiens à Troye. Quant à Sthénelus,il étoit dune naissance beaucoup plus illustre, & de la racede ceux qu’on nommoit Anaxagorides ; c’est pourquoi l’em-pirc d’Argos lui appartenoit. Voilà ce que l’histoire nousapprend des Troezéniens. On pourrait ajouter qu’ils oncenvoyé plusieurs autres colonies en différens lieux.

z.TROEZEN, ville du Péloponnéfc , dans la Messé-nie. Ptolomée, /. -3 , c. 16 , la marque dans les terres. Or-télius dit que cette ville est nommée Trezina par Niger , ScTrizen par Plethon.

3. TROEZEN , ville dont parle Stace, au livre qua-trième de fa Thébaïde. Ortélius dit que Placidus en faitune ville de la Thessalie, 6c soupçonne que ce pourraitêtre- une erreur. II n’y a point de doute à cela ; Terreur estmanifeste. Stace nomme Troezen avec d’autres villes duPéloponnéfc, Le la surnomme Theseïa ; c’en est assez pourdire qu’il entend parler dc la ville de Troezen dans TAr-golide:

..... Dederat nec non focer ipfe regendas.

JEgton, Aranenque & quas Theseìa Troezen.

Addit opes , ne rura movens inglorius iret

Agmina, neu raptos Patria fentiret honores.

TROEZENA. Voyez Troezen , n°. 1.

TROEZENE , ville de í’Asie mineure , dans la Carie,selon Pline , /. 5, c. 2.9. Elle avoir pris son nom des Troe-zéniens, qui, à ce que dit Strabon , /. 14, p. 656, habitè-rent autrefois dans la Carie.

TROFFELACH, bourg d’Allemagne, dans la haute Sti-rie , près de la rivière de Couss, à un mille de Leubin.* Zeyler, Topog. Stir. p. 8

TROFINIANENSIS ou TrofimiAnensis , siège épis-copal d’Afrique, dans la Byzacène. Son évêque est nomméHilarinus dans la notice des évêchés d’Afrique, 6c Proban-tius dans la conférence de Carthage ,n°. 133. *

TROGILIA MICALES ou Trogilion , lieu dont parleEtienne le géographe. Ortélius croit que c’est le promon-toire MYCALE.qu’Hérodote,/. 9,» 0 . 89 , met dans Tlo-nie. Il croit aussi que c’est le promontoire Trogilium ou Tro-gylìurn , que Ptolomée, 5, c. z , marque entre Ephéfe

& Tembouchure du Méandre , 6c devant lequel Strabon »l. 14 , p, 636 , dit qu’il y avoir une iste de même nom.S. Luc , ail. c. zo, parle de ce promontoire. Pline dit qu’ily avoir trois istes fragiles, Pison , Argennon 6c Sana-tion.

TROGILORUM-PORTUS , port dc la Sicile, près dela villçde Syracuse, Il en est .parlé dans Tice-Liye, /• M »

f. rz.