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TRON, village dans le pays des Grisons, dans la hauteLigue, dans la communauté de Difentis & dans la juris-diction de Tron. Il est situé au-destous de Difentis, au borddu bas Rhin , & célébré à cause des assemblées de la liguequi s’y tiennent quelquefois. Il y a dans fa jurísdíction di-vers châteaux ruinés. Elle comprend quelques villages ,entr’autrés Sonvix , Sttmmus Vicits & Rinckenberg, où ily a des mines d’argent & de cuivre. * Etat & délices de USuìjfe s x. 4, p. 15.
TRONCHET, ( La) en latin Tronchetum , abbaye«Thommes, de Tordre de S. Benoît, en France, dans lahaute Bretagne , au diocèse de Dol. Elle a eu pour fonda-teur Alain , fils de Jourdain, sénéchal de Dol. Ce ne futd’abord qu’une celle, cella , ou dépendance de Tabbayede Tiron au Perche. Elle sut érigée ensuite en abbayeTan 1170. Elle a dépendu de Tiron pendant trois sié-cles.
TRONDE, en latin TrondoU , lieu de France, dansla Lorraine, au diocèse de Toul. Le chapitre de cette ca-thédrale est seigneur de la parodie , il est aussi patron dela cure pendant six mois, & le pape pendant le restede Tannée. Son église est dédiée à S. Eliphe.
TRONIA. Vofez Triboccï.
TRONIS,contrée de la Phocide au pays des Dauliens ,selon Paufanias , L 10, c. 4. Tronis, dit il, est un petitcanton du territoire des Dauliens. On y voir le tombeaud un héros que ees peuple regardent comme leur fonda-teur. Les uns disent que c’est Xamipe, homme de répu-tation à la guerre, & les autres que c’est Phocus, fils d’Or-nytion , & petit-fils de Sisyphe. Ce héros, quel qu’il fût,étoit honoré tous les jours par des sacrifices ; on faisoiccouler le sang des victimes dans son tombeau, par uneouverture destinée à cet usage ; & les chairs de ces victi-mes étoient consumées par le feu.
TRONODËRUM , ville de France, dans la Bourgo-gne , íèlon Ortélius, qui cite Aimoin. C’est aujourd’hui,à ce qu’on croix, la ville de Tonnerre.
TRONSO , bourgade de la Norwege, au gouverne-ment de Wardhus, fur la cqte méridionale de la plusgrande des ifles , connues fous le nom de Tromsond.Elle est située vis-à-vis du cap de Tromsond , dont elleest séparée par un détroit allez large. * Del’IJle, Atlas.
1. TRONSOND ou Tromsond , contrée de la Nor-wege, dans fa partie septentrionale, au gouvernementde W'ardhus. Elle comprend une partie du continent quiforme le cap de Tromsond & trois ifles parallèles, situéesau nord de ce cap, & qui ne font séparées que par desdétroits.
1. TRONSOND ou Tromsond , cap de la Norwege,dans fa partie septentrionale, au gouvernement de War-dhus. II est couvert de plusieurs ifles; savoir , de celles deSallero à Toccident, de celles de Tromsond au nord, &de celle d’Ulloe à Porienr.
5. TRONSOND ou Tromsond , détroit au nord dela Norwege , dans le gouvernement de Wardhus. C’est lebras de mer qui se trouve entre la plus orientale des iflesde Tromsond , & celles de Loppen-Calf & de Sktisoe ouSkerseu.
TRONTINO , riviere d’Italie , au royaume de Na-ples , dans TAbruzze ultérieure. Son cours est du midioccidental au nord oriental. Elle arrose Teramo, & vase perdre dans le golfe de Venise, entre Giulia-Nuova& Monte Pagano. On croît que c’est le Batinus & leJuvantius des anciens.* Magin , Carte de 1 Abruzze ul-térieure.
TRONTO , riviere d’Italie, au royaume de Naples.Elle a la source dans TAbruzze ultérieure, au-dessusd’Amarri. Son cours est du midi au nord oriental, & aprèsavoir arrosé la ville d’Ascoli , elle va se jetter dans 1 cgolfe de Venise , où à son embouchure elle forme leport d’Ascoli. Cette riviere sert de borne entre TAbruzzeultérieure & la Marche d’Ancone. * C’est le Truentus desanciens.
TRONUM , ville de la Dalmatie. L’itinéraire d’An-tonin la marque fur la route de S atone à Djrrachium ,entre Pons Tiluri S*. Biludium , à douze milles du premierde ces lieux àc a treize milles du second.
TROODE, montagne de T,fie de Chypre: on Tap-pelle aussi Olympe. Elle est fort haute , Sc on y voir unegrande pierre verte. Le peuple a beaucoup de vénération
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pour cette pierre, persuadé que l’arche de Noé s’açrêc 3premierement deííus au tems du déluge. Cela est causequ’on la porte en cérémonie comme une chaste , pour ob-tenir de la pluie dans les grandes sécheresses. * Corn. Dict.fíift. de l ifle de Chypre.
1. TROP/EA. Voyez Trophées.
2. TROP/EA , village de T Arcadie, selon Panfanias,1 . 8, c. 25 , qui le place fur la route de Psophide à Tel-phusa , à la gauche du Ladon, près du bois nomméAphrodijìttm.
z. TROP/EA ou ad Trop/EA , ville d’Iralie , chez lesBrutiens, au voisinage du port d’Hercule. Etienne le géo-graphe place cette ville dans la Sicile : cela vient de ceque de son tems les auteurs donnoient à cette partie d’Icaliele nom de Sicile. Dans les actes des conciles , cette villeest simplement nommée Tropea , nom qu’elle conserveencore aujourd’hui. Voyez Tropea. Hobsten, dans sesremarques fur Cluvier, insinue que le nom de cette villepourroit lui avoir été occasionné par la victoire de SextusPompée.
TROP/EA AUGUSTI, ville de la Ligurie. Ptolomée,/. 5 , c. 1 , la donne aux Marseillois, & la met entre leport d’Hercule & celui de Monœchus. Quelques uns veu-lent que ce soit aujourd’hui 'Torbta ou Turbìa , & d’autresVilla-Franca.
TROP/EA DRUSI, ville de la Germanie , selon Pto-lomée , /. 1 , c. 11. Elle étoit à moitié chemin entre laSala & le Rhin , dans Tendroit «ù Dru fus mourut, selonOrtélius, qui a cru que c’étoit de cette ville dont Dion-Cassius a voulu parler fous le nom de trophées de Drufus.Cependant Dion-Cassius, l. 15, initio , dit positivementque Drufus ne mourut pas dáns Tendroit où ses trophéesavoient été élevés; mais après qu’il eut recommencé à re-tourner fur ses pas, & avant pourtant que d etre arrivé jus-qu’au Rhin. C’est aussi Tendroit où Tibère fut salué empe-reur par Tarmée romaine. 11 n’étoit point question alorsde ville dans ce lieu-là. Les Romains , après leur victoire,y firent un retranchement, où ils élevèrent une trophéedes armes vaincus, & mirent au bas'les noms de toutes lesnations qui avoient èu patt á la défaite. Dans la fuite il puts’y former une ville, puisque Ptolomée y en marque une.* Tacit. Ann. 1 . 2.
TROPAS, ville d’Iralie. Curopalate & Cédrène disentque Nicéphore l’enleva aux Sarrazins. Ortélius juge qu elleétoit vers la Calabre, & soupçonne que ce pourroit êtreTropiana. Voyez Postrop^ïa.
TROPATENE, contrée d’Asie, dans la Méfie. Pto-lomée , /. 6, c. 1, l’écend depuis le pays des Geli-Mar-gafi , jusqu’à celui des Amariaci. Ce mot Tropatene estcorrompu d’Atropaténc ou Atropatie. Voyez Atropa-tene.
TROPEA , ville d’Italie, au royaume de Naples, dansla Calabre ultérieure, en latin Trophaa , Tropaa ou aiTrop*a. Cette ville située à douze milles de Mileto & àquarante-cinq milles de Reggio, est bâtie ( a )dans unepetite plaine au sommet d’un roc, d’où 011 a le plaisir dedécouvrir d’un côté les fertiles côtes de la Calabre, & deTa titre la pleine mer à perte de vue. On monte à Tropeapar une longue rue bordée de jardins qui fait le fauxbourg ;& ensuite on trouve un grand nombre de petites rues étroi-tes , dont la plus grande, qyi paíïè par le milieu, divisela ville en deux parties. ( b ) Tropea a une place d’unegrandeur médiocre ; & plus avant est Téglife cathédrale ,qui n’est remarquable que par son antiquité. Les capucinsont un très beau jardin & une vue agréable fur la pleinemer. La porte par laquelle on fort pour y aller, a quelquestours & d’autres fortifications pour défense. Après cetteporte on trouve une belle plate forme , au pied de laquellesont deux rochers en façon de petites ifles. Sur Tu n de cesrochers il y a une petite chapelle, faite à Timitation damont Calvaire. Tropea ( c ) étoit évêché sous les Grecs,dans le huitième ou le neuvième siécle , dans la provincede Reggio , dont il est encore à présent. On y a uni oUtransféré Tévêché d 'Amantia. Voyez Trop^ea , n°. f. Lesnobles, á Texclusion du peuple , jouissent du privilège degouverner cette ville. ( a ) Gemelli Caren, Voyage autourdu monde , t. 5, p. 6. ( b ) Corn. Dict. ( c ) Commainyille »Table des évêchés.
TROPH/EA. Voyez Tropea & Trophées.
TROPHÉES. Ce mot viept du grec , tiré da