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fouets o rtf rainesd’eau salée & bleuâtre; elfes païïènt entrees gorgés des montagnes qui soutiennent la soufrière d’oùces cânJí dt'scend'enr. Le premier est en venant de la ri-vière tires grands Bananiers , & fe nomme le Trou Mada-me ; le second le Trou-au-Chien , Sc fe troisième leTrou-an-Cliat.
TROUVILLE-SUR-SEINE , paroisse de France,ssansla Normandie , an Roumois , avec titre de baronnie. Elieest située à deux lit ires aii-deííus de Qtiillebœuf ; son égliseparoissiale & ses maisons font bâties fur la côte. On y re-cueille quantité de fruits pour les boisions , & des grainsdans lés campagnes qui retendent jusqu’à S. Orteil desChamps , S. Thurien , Sainté Opportune & autres. Les pa-reilles de Quillebceuf, de S. Aubin , de Vieux-Port & deTrouvHie, forment cette barormie qui appartient à l’ab-baye de Jumiége. * Corn. Dict. Mémoires dreffés fur les
ítenx.
1. TROY A , cap d’íralie, fur la côte de Toscane, à feu-trée dtr golfe dé Prombinoà la droite. D u cap de Piombi*íìo , drr -Mrtlrelor, Portulan de la Méditerranée , p. 104, aucap de Trcrya, il y a environ vingt milles vers fe fud-est.Entre les deux on troeve une espèce de golfe on grand en-foncement d’environ treize milles en certains endroits, avecplages Si im bas rerrein rempli de, marécages 8 í d'étangs.On appelle ce iìeu-la la plaine de C ah d Vetleta ; il y eu a unat;rre du côté du fud-est dans un autre enfoncement nommé.Scalino. Au bout dc í’ouest du cap de laTroya est une petiteifiè allez haute , fur laquelle il y a une cour de garde ron-de , éloignée de la core d’environ un quart de licite ; entrecette iíle & la terre font quelques écueils hors de l’eau. Succette pointe il y a une tour carrée , ri y en a une autre unfc.i plus fur le terrein proche de la précédente, & un vil-lage dans le fond dc la plage nommé fille.
2. TROYA ou Troia , bourg d'Allemagne, dans laballe Carniole , fur fe bord d’une petite riviere qui fejette dans la S a w. Ce bourg qui est situé au midi de Saa-neck, est pris par Lazius pour le Metulum des áncîens.* Jaìllot , Atlas.
TROYE, en latin Troia ou Ilitttn , ville de í Asie, la ca-pitale de la Troade. Voyez Ii.ion. On tient que cette villequi étoit située fur le sieuve Scamandre ou Xanthus, â troismilles de la mer Egée , fut bâtie par Dardanus, venu deCrète ou d'íta!ie,qui fut le premier roi des Troyens.Troyeest fort célébrée par les poètes, à cause du siège que lesGrecs mirent devant cette ville ; ils lá brûlèrent. Dardanusfonda cette ville fan du monde 2514, & régna trente Scun an ; Erichthonius en régna soixante cinq ; Tros soixante& dix ; c’est de lui que cette ville prit le nom de Troye ;elle se nomtlioit auparavant Dardante. Iulus, qui lui succé-da , régna cinquante-quatre ans; e’est de son nom que laforrereííè de Troye s’appelia Iiittm. Laomédon régna tren-te- six ans; i! bâtit les murailles de Troye des trésors deNeptune & d’Apoilon. Priam régna quarante ans. L’an duinonde2794, Paris, fils de Priam, enleva Hélène, femmede Ménélatis, roi de Lacédémone. Les Grecs, après avoirdemandé plusieurs fois qu on rendît Hélène, déclarèrent laguerreaux Troyens, & comméncerent le siège de Troye ,qui fut prise 8c brûlée dix ans après j l’an du monde 2820,avant 1 ere vulgaire 1184.
On prétend que cette guerre si cruelle prenoit son ori-gine de plus ha tir. On dir qu’il y avoir une guerre hérédi-taire entre la maison de Priam & celle d’Agamemnon. Tan-tale , roi de Phrygie , pere de Pélops, Sc bisaïeul d’Aga-memnon & de Ménélaiis, avoir enleve , il y avoir long-tems, Ganyméde, frets d’îlus. Cer lins, grand-pere dePriam , pout fe venger d’unè injure qui le touchoit de sigrès , dépouilla Tantale de fes états , & l’obligea de fe ré-fugier en Grece, où rétablirent les Pélopidesqui donnerentle nom au Péloponnése. Paris , arriéré-petit-fils d’ilus,enleva Hélène par une espèce de représailles, contre Mé-nélaiis , arriére-périt-fils du ravisseur de Ganyméde. II fautcependant convenir qu’il y a beaucoup dc fables mêléesdans tout cè que les poètes nous disent du siège de Troye Scdes premiers héros de cette guerre > & qu’ainsi il ne faut pastrop compter fur ce qu’ils débitent d’Acbille, d’Ajax, d'U-lyflc, de Paris, d’Hector , d’Enée 8c de tant d’autres, ausiî-bien qiìé du fameux cheval de bois , dont ils disent que lesGrecs (e servirent pour surprendre les Troyens qu’ils n’a-voient pas pu réduire par la force. Le fameux cheval debois, dic Paúsanias, i , G 2 ;, étoit certainement une
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machine de guerre inventée par tpéris, &' propre à renver-ser les murs, telle que celles ati-xquelles on donna dans lafuite le nom de Relier ; on,continue Patsianias, il faut croireque les Troyens croient dés insensés, qui 11 ’avotent pas carbre de raison.
11 ne reste aucun vestige assuré de cette ancienne ville;on voir à la vérité , dans le quartier où elle étoit, dés rui-nes considérables ; mais , quoi qu’en disent certains voya-geurs , ce íorit plutôt Ies> ruines de la nouvelle Troye, queCelles de f ancienne. On y trouve quantité de colonnes demarbres rompues, & une partie des murailles-& des fonde-mens le long de la côté. I ; 1 rt’y a rien d’entier ; ce qui est lemoins ruiné fe trouve fur le bores de la mer. Un peu plusloin on voir le bastin du porc, avec une grande Sc épaiflèmur a i Ile sis la core : t Ile étoit, fans doute, ornée de plu-sieurs colonnes de marbre qui four à présent routes briséesfur la terre, & dont les pieds, qui restent autour, font ju-ger que le CHCiiit du pose étoit d’environ quinze cènes pas.L entrée de ce port est aujourd’hui bouchée de fable, & iln’y reste presque pas d’eau. On ne sautoir dire qne ce soit leporc de i’aneienne Troye , ni que les antiquités que l’on voirioienc de plus vieille date que le tems des Romains. Belon8e Piecro délia Valle asiùrenc avec beaucoup de confiance,que ce font les ruines de la fameuse Troye ; mais c’est l’I-lium moderne qu’Alexandre le Grand commença à bâtir ,Sc que Lylïmaque acheva §c appeila Alexandrie, Sc qui futensuite une colonie des Romains. * Wheler , Voyage duLevant, tom. 1 , p. 118. Spon , Voyage du Levant, t. 1 ,p. ni.
Un peu au-delà du port ort trouve divers tombeaux demarbre , avec la tête d’Apollon fur quelques uns, & sucd’autres des boucliers fans aucune inscription. Spon a remar-qué que ces tombeaux font de la même forme que ceux desRomains qui font en France, dans la ville d’Arles , ce quifait juger que ce ne font pas les tombeaux des premiersTroyens , comme Pietro délia Valle fe l’est imaginé. Unpeu plus au hridi du port, il y a deux colonnes couchéespar terre ; elles ont chacune trente pieds de long ; une troi-sième en a trente-einq; celle ci ,qui est rompue en trois mor-ceaux , est de marbre granite d’Egypte , Sc a un diamètrede quatre pieds neuf pouces. Le grand seigneur ( Maho-met f V ) fit enlever de ce lieu une grande quantité de co-lonnes pour la fabrique de la mosquée neuve de la sultanemere.
* En allant encore plus le long de la côte, on trouve lesdébris d’un aqueduc qui conduiíoit l’eau au port. A quel-que distance de-là est un canal ou foîle, long, étroit & pro-fond , fait apparemment pour laisièr entrer la mer, afinque les vaisseaux allasient jnsqu’à la ville; mais il est aujour-d’hui à sec. Droit au deísiis, un peu â la droite, on voitd’autres masures très-coníìdérables qui découvrent la gran-deur de la ville. Il y a un théâtre , des fondemens de tem-ples 8c de palais, avec des arcades autour , Sc des voûtesfous terre. On y trouve encore debout une partie d’un pe-tit temple rond , qui a une corniche de marbre au dedans.Tout proche font trois carreaux de marbre faits en fa-çon d’autel ou de piédestal , avec des inscriptions qui nedisserenc que dans les derniers caractères, comme vie.Vu. vie. vin. & vie. ix. Il suffit de rapporter l’une destrois.
Divi Juti FlaminiC. Antonio. M. F.
Volt. Rufo Flamini.
Divi Aug. Col. Cl. AprensEt Col. Jul. PhilippensEorlndem et Principi itemCol. Jul. Pariant trib.
Milit. Co», xxxii. Volun-
TARIOR. TRIB. MIL. Leg. XI11.
Germ. Pr-*f. Eqit..al^ei
ScUBULÙRUM VIC VII.
Ces inscriptions font à l’honneur de Caïns Antonius Ru-shs , fils de Marcus, de la tribu Voîtinie , prêtre de Jtils #d’Auguste César , fait chef de la colonie d’Apri, par ClaU'dius, 8c de Philippi par Jtilius, comme auffi de la colonisParium par Julius , 8c mestre de camp dc la cohorteXXXII, des volontaires , Commandant de la légion XlH »appellée Germina, Sc capitaine de la premiers ails de ca-